[Fiction] - Protection Rapprochée - Chapitre 8 (Partie 1/3)

Réveil de bon matin, j'ai mal dormi. La nuit a été mouvementée et j'ai pas arrêté de penser au moment où Bill a posé sa bouche sur la mienne. A son piercing. A l'effet que ça m'a fait. SURTOUT à l'effet que ça m'a fait. Je me rappelle pas m'être déjà retrouvé dans cet état-là avant hier soir. J'y ai pensé un bon moment et j'ai même eu envie de poser ma démission dès le matin. Je sais que j'en ferais rien, ce job je l'aime, j'ai vraiment envie de rester et je m'avoue amèrement que je veux rester avec lui. Pour le protéger. J'y réfléchirais plus tard.

J'avale un café vite fait, debout dans la cuisine, ce matin on va faire les boutiques mais d'abord on passe prendre Andréas. Je suis en train de me servir une deuxième tasse quand Bill entre en trombe dans la pièce.

- Bonjour, Tom ! Bien dormi ? Moi j'ai dormi comme un bébé.

- J'ai entendu, vous avez ronflé ! Même à travers la porte ça s'est entendu.

Il me regarde, certainement étonné de m'entendre plaisanter. C'est vrai que jusque là j'ai été tellement crispé qu'il ne connait pas encore ce côté de ma personnalité. Mais on va cohabiter pendant un petit moment et cette nuit j'ai décidé de suivre le conseil de Gus : laisser faire les choses et surtout me détendre.

- Tom ! Vous plaisantez ? Je ne ronfle pas !

Il ajoute d'un air suspicieux en continuant de plaisanter :

- Vous écoutez aux portes ?

- Croyez-moi, vu le volume c'était franchement pas la peine !

On rigole un peu tous les deux et c'est franchement très agréable. Il se sert un café et mord dans un muffin, assis carrément sur la table face à moi. Le temps de finir ma tasse, je le regarde manger, profitant du fait qu'il est en train de lire une brochure quelconque. Il fronce un peu les sourcils pendant sa lecture, et de temps en temps il passe sa langue sur ses lèvres pour récupérer quelques miettes du muffin. Sa langue. Je sens dans mon ventre une curieuse boule de chaleur qui contracte tous mes muscles à cet endroit. Il relève les yeux et je vois un éclair d'étonnement passer, il a pas l'air de comprendre pourquoi je reste comme ça à le fixer, j'en ai déjà moi-même à peine conscience. Il avale une gorgée de café et se lèche lentement la lèvre supérieure pour essuyer la dernière goutte qui peut rester, visiblement ravi de me voir hypnotisé. Il reste une miette sur le coin de sa bouche et je me surprend à penser que ça me plairait que ce soit ma langue qui l'enlève. Il remarque où se posent mes yeux et mordille alors doucement sa lèvre inférieure. Après cette nuit, la tension monte vite fait entre nous. Mon portable se met alors à sonner et je l'entends me dire, avant que je décroche :

- Je vais dire à Miguel de sortir la voiture, et j'appelle Andi pour lui dire qu'on arrive.

- D'accord, je vous rejoins dehors.

Je m'éloigne, passablement énervé en entendant le nom de son petit ami dont j'avais totalement oublié l'existence. C'est Sam au bout du fil et son ton est légèrement paniqué.

- Tom, vous allez sortir aujourd'hui il me semble ?

- Oui, il doit aller faire du shopping, nous allons récupérer Andréas et nous serons de retour pour déjeuner. Pourquoi ?

- Vous pouvez passer me voir un instant ?

- En fait, nous étions sur le point de partir, Bill m'attend à la voiture.

- Oh, ok je vais faire court alors. J'ai reçu un appel téléphonique ce matin, il y a à peu près une heure. C'était une voix d'homme qui demandait après Bill. Il n'a pas voulu donner son nom, ni la raison de son appel.

Mes sens se mettent tout d'un coup en alerte.

- Il n'a rien dit de plus que ça ?

- Si justement, il a dit, je cite « vous vous êtes crus malins en engageant un nouveau garde du corps ? Dites à Bill qu'il aura de nos nouvelles dans la journée... »

- Pourquoi vous ne m'avez pas appelé plus tôt ? J'aurais alors pu dissuader Bill de sortir aujourd'hui !

- Ça c'est même pas la peine, quand il s'agit de shopping il n'y a rien qui arrête Bill. J'ai appelé mon contact dans la police pour savoir si on a pu récupérer le numéro appelant mais bien évidemment, il n'a pas parlé le temps nécessaire.

- Bon de toute façon on ne devrait pas en avoir pour longtemps. Nous rentrerons directement, je ferais le nécessaire pour. Quitte à ceinturer Bill.

Sam rigole un peu, malgré la menace qui pèse et ajoute :

- Il y aura une voiture de policiers en civil qui restera dans le coin. Tâchez de ne pas vous attarder et revenez directement après les courses de Bill. Je vous appellerai toutes les demis-heures. Inutile de mettre Bill au courant, n'est-ce-pas ?

- Bien-sûr, soyez tranquille je resterais discret et vigilant. Ok, à plus tard.

Je raccroche et me dépêche de rejoindre Bill qui trépigne d'impatience dans la voiture à l'idée de chauffer sa carte bleue. En pro que je suis il ne remarque pas que je suis préoccupé et est déjà au téléphone avec Andréas.

Après être passés prendre le blond niais, on commence la séance de torture pour moi. La rue est immense, y a un tas de magasins et les deux veulent absolument entrer dans tous ! J'en boufferai mon bonnet si j'en avais un ! Mais chaque fois que nous sortons du magasin, je remarque une voiture garée en face avec des vitres teintées, celle de derrière étant baissée avec un type qui nous regarde avec insistance d'un air un peu louche. Mon instinct ne m'a jamais trompé, je sens que quelque chose ne va pas. Je m'assure que Bill est toujours bien à proximité de moi, son blond aussi, pas le choix. Sam m'a laissé le numéro des flics en civil qui nous suivent, je leur passe un coup de fil discret et m'assure qu'ils gèrent.

Puis, Bill décide de terminer par une boutique Dior, monsieur Andréas ayant besoin d'une nouvelle chemise ''qui-m'ira-tellement-bien-chéri-que-tu-pourras-pas-résister-et-voudra-me-l'arracher'', je me mords la langue pour pas lui répliquer « bin pourquoi tu l'achètes alors ? » et j'ai la satisfaction de constater que Bill ne relève pas et se contente de sourire en détournant le regard. Bien fait ! Quand on arrive au magasin, Andréas se précipite dans le fameux rayon chemises pendant que Bill trouve rapidement un jean qu'il veut absolument essayer. Je le suis donc jusque la cabine d'essayage, mais nous sommes alors rejoins par Andi. Il n'a aucun article dans la main et son regard brillant laisse deviner ce qu'il peut avoir en tête en entrant dans la cabine où Bill est en train de se changer. Je reste à une distance respectable, mais suffisamment près pour entendre leur conversation.

- Andi ? Bin t'as pas trouvé ta chemise ?

- Pas encore. Tu sais que j'ai toujours aimé les cabines d'essayage ?

- Oui, je sais, va chercher ta chemise, j'essaye le pantalon moi. Andi ? Mais...qu'est-ce-que tu fais...? Tu vas pas...oooh...lâche ça !

- Chuuuuuuut...moins fort tu vas alerter tout le magasin...en plus Tom n'est pas loin.

- Oui justement, arrête...

- Laisse toi faire...

- Non Andi, pas là, arrête, on va nous entendre, comme tu as dis, Tom n'est pas loin, il n'a pas besoin non plus d'assister à toute notre intimité. Arrête ça...

Pendant quelques secondes j'entends des froissements de tissus, quelques gestes désordonnés et les protestations de Bill qu'il essaie d'étouffer et je suis en train de me demander si je dois intervenir quand j'entends la voix d'Andréas qui s'élève, énervée :

- Aïe ! Mais...tu m'as mordu ! Bon sang Bill, mais qu'est-ce qui te prend ? Depuis quand tu es devenu si farouche ?

La voix de Bill s'élève, plus froide :

- Je t'avais demandé d'arrêter. Ça ne m'amuse pas forcément de me donner en spectacle devant tout le magasin et surtout devant mon nouveau garde du corps. Un peu de retenue s'il te plait.

J'aurais presque envie de rire si j'étais pas encore énervé par le culot du décoloré. Il sort de la cabine le visage fermé et j'essaie de toutes mes forces d'effacer le sourire moqueur que j'ai laissé s'étirer sur mon visage. Bill en sort quelques instants plus tard et me jette un bref coup d'½il, les joues légèrement roses. Il remarque qu'Andi est au téléphone mais quand il raccroche il est toujours en train de faire la gueule, il s'approche de lui et lui prend le poignet :

- Désolé Andi, je voulais pas te repousser comme ça. Je voulais pas te faire mal.

Après un bref instant d'hésitation, le visage d'Andréas se détend, il lui fait un sourire.

- Oh, non c'est moi, j'ai été con. Désolé chéri, tu as raison, je devrais pouvoir me retenir. Mais...comment tu veux que j'y arrive, tu me mets toujours dans tous mes états !

Ça fait rire Bill qui lui donne un petit coup dans l'épaule.

- Allez, pour me faire pardonner je t'invite à rester dîner avec moi ce soir, ok ?

- Hummm...dîner ?

- Andi tu es impossible ! Oui, dîner. T'as trouvé ta fameuse chemise ?

- Heu...non, c'est pas grave, si on allait plutôt dans le magasin d'en face ? En arrivant j'ai vu dans la vitrine une ceinture qu'il me faut absolument !

- Écoute, on a déjà acheté pas mal de trucs et je vais devoir rentrer j'ai des trucs à faire avec mon père. Tu reviens ce soir ?

- Ok, allons-y !

Bill me fait signe qu'on y va et je les précède devant la porte du magasin. En sortant je suis ébloui par le soleil et remet mes lunettes sur mon nez quand je vois soudain une voiture noire s'arrêter brutalement à notre hauteur et en une fraction de seconde je reconnais la voiture suspecte. Deux types en sortent rapidement et essaient d'agripper Bill que j'ai tiré de toute mes forces vers moi. Il est trop surpris pour dire quoi que ce soit et après que je me suis mis devant Bill je sens à mon grand désespoir Andréas se suspendre à mon cou en glapissant :

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Comments :

  • chaos87th

    27/07/2011

    Je sais pas pourquoi mais je le sens pas Andréas.
    Je me demande s'il est vraiment amoureux ou si c'est pour l'argent et le cul de Bill ou même s'il fait partit des personnes qui veulent le kidnapper.

  • Pucca97217

    05/09/2009

    Bill,Bill,Bill sa ne se fait pas de chauffer ses employé comme sa.
    Nananèreu bien fait Adréas.
    Tom t'était pas obligè de lui donner un coup de poing une gifle aurait suffit

  • Thunderbolt-Real-Ya0i

    11/07/2009

    J'espère que tu m'en veux pas de laisser des com's trés ... pas constructifs ! Français tout ça --'

  • nirvana-angelTH83

    15/06/2009

    ts!!! andréas connard va!!!

  • netissi

    31/05/2009

    Nan mais Andreas il est pete c'est lui le mechant de l'histoire , genre le telephone ca voulait dire en gros "allez les gars vous pouvez venir le kidnapper" Bon je continu de lire moi ^^

  • love-hina83

    14/03/2009

    o la galere bsx

  • nirvana-angelTH83

    13/03/2009

    bouh! qu'il lourd ce andy

  • lavoyageuse92

    21/12/2008

    Déjà une chose je ferai ô grand jamais les courses avec Bill ca doit être affreux u_u' et puis Andréas toujours autant boulet qui ne sert à rien u_u'

    Et puis pourquoi ce bouffon retient Tom ce mec est desespérant u_u'

    Bisouus <3

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