[Fiction] - Protection Rapprochée - Chapitre 8 (Partie 2/3)

- Tom, Tom, au secours !

Putain, mais quel con, non mais quel con ! Il croit vraiment que c'est le moment ? L'un des deux types revient à la charge pour essayer de se saisir de Bill et vu que j'ai toujours Andi accroché à moi je suis obligé de m'en débarrasser par un bon coup de poing dans la mâchoire, bordel ça fait du bien ! J'envoie un autre crochet à celui qui essaie de prendre Bill et l'envoie valser à terre. L'autre type essaie de me désarçonner par un coup de poing que je me prend dans la joue mais je me relève de suite en trébuchant, riposte avec un bon coup de genou dans les parties et lui fracasse la tête avec toute la rage qui s'est décuplée. J'entre-aperçois dans tout ce remue-ménage la voiture des flics en civil qui viennent m'aider, putain il était temps mais qu'est-ce-qu'ils foutaient ?

Mais les deux types ont vite fait de récupérer leur rapidité et sautent dans leur voiture pour dégager, avant d'avoir pu se faire arrêter par mes collègues. Merde ! Je regarde autour de moi pour m'assurer que Bill est là et en bonne santé. Il ne dit rien, ses yeux sont grands ouverts, encore choqué de tout ce qui vient de se passer.

- Bill ? Bill ça va ?

Il ouvre la bouche pour répondre mais la referme, incapable de dire quoi que ce soit. Je sais que je dois avoir l'air anxieux mais je m'en fous complètement, je continue de le détailler pour être bien sûr qu'il est là et qu'il va bien. Petit à petit le soulagement me gagne et j'expire un bon coup quand il se jette dans mes bras. Je resserre mes bras autour de lui quand je le sens trembler violemment.

- Ça va aller Bill, c'est bon, c'est fini. On va rentrer...

J'entends vaguement derrière moi Andréas qui se relève en s'époussetant et rouspétant un peu :

- Merci les gars, moi ça va, merci ! Tom vous m'avez mis un coup de poing dans la figure, non mais vous êtes pas bien ?

Je me tourne brutalement vers Andréas qui vient de sortir cette phrase idiote quand Bill me coupe la parole avec colère :

- La ferme Andréas, non mais tu réalises un peu ce que tu as fais ? Il aurait pu nous arriver des choses plus graves ! Putain, Andi tu t'es jeté sur Tom alors qu'il essayait de nous protéger ! Non mais ça va pas ? Il t'a frappé parce que tu le lâchais pas ! Comment t'as pu être aussi con ? J'y crois pas, j'y crois vraiment pas ! On aurait dit une gonzesse, Andi vraiment là t'as été...j'ai même plus de mots ! Merde mais tu réfléchis pas ou quoi ?

Oh oh ! Un Bill énervé, qui laisse échapper la pression est un Bill encore plus virulent que d'habitude ! Je le laisse « savonner » Andi, j'aurais pas mieux fait moi-même ! J'ajoute quand même pour la forme :

- Ne vous avisez jamais de refaire quelque chose comme ça ! Je suis là pour protéger Bill, il aurait pu se faire enlever ! Désolé pour le coup de poing mais vous avez fait quelque chose de vraiment stupide, là !

Le décoloré ne dit rien, vexé, et monte dans la voiture sans un regard pour nous. J'échange quelques formalités avec les flics pas encore partis et m'installe à mon tour au côté de Bill. Direction la maison. Dans la voiture, Andréas se colle à Bill et personne ne parle, encore retournés par ce qui vient de se passer. Miguel s'arrête devant chez Andi pour le déposer et nous reprenons la route après que Bill ait confirmé à contrec½ur à mon avis, qu'Andi était toujours attendu pour dîner.

Une fois seuls à l'arrière de la voiture tous les deux, Bill tourne la tête vers moi, glisse sa main dans la mienne, fait pression dessus et murmure un petit « merci ». Je pense un instant dégager ma main mais malgré ma gêne je le laisse faire, il est vraiment encore secoué et ça a l'air de lui faire du bien. Le reste du trajet se déroule comme ça. Dans le plus grand silence et avec sa main...dans la mienne.

Arrivés à la maison, les parents de Bill rapidement avertis sortent dès qu'ils entendent la voiture se garer. Simone se jette dans les bras de son fils pendant que Jörg exige que je lui explique ce qui s'est passé. Sam nous rejoins et nous nous retrouvons dans le bureau de Sam à décortiquer l'événement. Jörg est inquiet mais satisfait de la rapidité de ma réaction. Je finis par le laisser avec Sam et monte dans ma chambre pour prendre une douche et me changer.

J'essaie d'analyser froidement la situation, ce qui s'est passé est quand même troublant. Manifestement ces types sont assez sûrs d'eux, ils avaient appelés le matin pour lancer leurs menaces, ils auraient dû se douter que la surveillance autour de Bill serait resserrée. Pourtant ils ont quand même tenté le coup et auraient presque pu y arriver avec l'aide involontaire d'Andréas. La colère me prend rapidement quand je repense à cet imbécile et sa réaction incroyable. Je l'aurais tué de mes propres mains s'il était arrivé quoi que ce soit à Bill, on n'a pas idée d'être aussi crétin !

Il va falloir faire plus attention, Bill sait vaguement qu'une menace pèse sur lui, mais il ignore encore les détails, là il va se douter que c'est bien plus sérieux qu'il le croit. Je termine de m'habiller et vais frapper à sa porte pour vérifier qu'il va bien.

- Bill ? Bill, c'est Tom, vous êtes là ?

Aprés quelques secondes, il m'ouvre avec un petit visage fatigué. Il referme la porte derrière nous et je remarque que complètement démaquillé comme ça, avec les cheveux mouillés aplatis sur sa tête, ça lui donne un air vachement fragile.

- Vous vous remettez ?

- Oui, ça va aller. Tom je ...merci, vous avez réagit rapidement, je ne sais pas ce qui aurait pu se passer si vous...

- Allez, n'y pensez plus. Essayez de vous reposez un peu, je suis juste à côté si vous avez besoin de quoi que ce soit.

- Attendez, restez un peu. Dites moi Tom, c'est sérieux, hein ?

J'hésite un instant devant sa question. Mais son air préoccupé ne laisse pas la place au doute, il parle bien de l'agression.

- Je veux dire, depuis que j'ai commencé à recevoir ces quelques lettres de menaces, il ne s'est jamais rien passé, je les ai pas trop prises non plus au sérieux plus que ça. Mais avec ce qui s'est passé aujourd'hui, finalement c'est sérieux, ces gars-là en ont vraiment après moi ?

Je le regarde un instant, partagé entre l'envie de lui mentir pour le rassurer, mais je décide d'être franc, après tout c'est mieux comme ça, il sera lui même beaucoup plus prudent.

- Oui Bill, c'est sérieux. Mais ne vous inquiétez pas, il ne vous arrivera rien, pas tant que je serai là. Ils devront me passer sur le corps d'abord. Eh, Bill, vous oubliez que vous avez le meilleur comme garde du corps !

Enfin, il sourit. Timidement mais il sourit, je préfère ça. J'ajoute une petite blague histoire de détendre un peu l'atmosphère :

- En plus, ils n'auraient pas voulu vous garder bien longtemps, quand ils auraient entendu vos ronflements ce soir, je suis sûr qu'ils m'auraient rappelé en me proposant de l'argent pour vous reprendre !

Là il éclate franchement de rire et à mes oreilles c'est le meilleur des sons.

Le reste de la journée se déroule sans encombres, Bill m'a laissé quartier libre il devait travailler avec son père dans leur bureau à la maison même. Pour Jörg il aurait été hors de question de travailler dans leurs locaux en ville, il veut avoir l'½il sur son fils et ça nous rassure tous que tout le monde soit à la maison. Le soleil commence à se coucher et je suis dehors, en train de fumer quand Bill me rejoins.

- Oh là là ! Je suis exténué ! Papa m'a fait bosser comme une bête de somme, j'ai la tête et les yeux en compote. Tom, vous fumez encore ?

- Oui, et c'est pas mauvais !

- Allez, filez moi une cigarette je crois que j'en ai besoin là, trop envie pour vous faire la morale !

Je lui en tend une avec le briquet, nos doigts se frôlent et ça le fait frissonner. Son regard se trouble un peu mais il allume sa cigarette et casse la transe dans laquelle il commençait à se laisser installer. On fume ensemble pendant un petit moment, il est toujours à côté de moi et a fermé les yeux. Je me laisse détailler les traits fins de son visage, de son cou, de son bras jusque ses longs doigts fins qui amènent en un mouvement régulier la cigarette à sa bouche. Et pour la énième fois, mes yeux s'attardent sur sa bouche. Il a toujours les yeux fermés, inconscient de l'examen qu'il est en train de passer et des pensées qui peuvent retourner ma tête. Je détourne alors mon regard et essaie de comprendre ce que j'ai. Bill s'adresse à moi, la voix pleine de malice.

- Réfléchissez pas trop Tom, vous allez vous faire mal !

- Bill ! C'est une offense là ! Je sais faire ça qu'est-ce-que vous croyez ?

J'aime ces petits moments qu'on passe à rire, je suis plus détendu et il apprécie vraiment. Et moi ? Je dois dire que ça me fait un bien fou. Mais une fois encore il évoque son blond et ça coupe ma bonne humeur. J'y réfléchirais plus tard...

- Bon, cette pause m'a fait du bien, je vais monter me préparer, Andi ne va pas tarder. Vous dînez avec nous Tom ?

- Si ça vous fait rien, je préfèrerais prendre un truc léger, dans ma chambre. La journée a été mouvementée et là je suis vraiment vanné. Et puis, j'ai pas trop faim, excusez-moi auprès de vos parents et d'Andréas.

- Oui je comprends, moi-même je dois dire que si je n'avais pas invité Andi...au fait, en parlant de lui, excusez son comportement, je crois que dans la panique il a fait n'importe quoi. Je l'ai eu au téléphone tout à l'heure, il était vraiment confus.

- Il peut ! C'était très bête de me sauter dessus, ces types auraient pu réussir à vous emmener. Je lui en aurais voulu...

Et là, sans que j'arrive à m'en empêcher je m'entends lui dire mais plus bas :

- Je m'en serais aussi voulu...

Oups, je lui jette un regard un peu effaré, espérant qu'il n'a pas fait attention à ce que je viens de dire. Malheureusement, il tourne vers moi un regard étonné mais heureux, enfin je crois. Il me salue et se lève pour aller se préparer pour recevoir ce crétin qui ne le mérite vraiment pas et moi je retourne à ma chambre, ruminer.

J'y suis depuis un moment, je crois que le dîner est terminé depuis longtemps. J'ai pas entendu Bill remonter, ce qui est vraiment bizarre, Andréas doit certainement être en train de crever d'envie de le ramener par la peau des fesses et de lui faire...tout un tas de trucs que j'évite de penser. La rage monte à ma tête, j'essaie de l'ignorer et redescend une fois encore pour fumer à l'extérieur. J'aurais pu rester sur mon balcon mais il fait chaud, y a la pleine lune et j'ai l'impression de suffoquer dans ma chambre. Dehors il fait déjà plus frais et je me dirige un peu au hasard sans me rendre compte que j'arrive près des écuries. Le paysage est magnifique, la pleine lune donne un reflet irréel au décor. Je vais pour allumer ma cigarette quand des voix pas loin me figent :

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Comments :

  • chaos87th

    27/07/2011

    L'aide involontaire d'Andréas ? Moi j'enlèverais plutôt l'involontaire. je dirais plus l'aide d'Andréas.
    Il est vraiment intrigant

  • th-lucky-fic

    17/01/2010

    et beh sacré andy
    c'est vraiment une fillette
    se jeter au cou de tom
    il a vraiment eu de la chance que les gars n'ai pa reussi a enlever bill parce que je croi que sinon tom lui aurait refait le portrait ^^
    jsui désolé de pas laisser de coms a tou les chap mais je repeterai sans cesse la meme chose
    ta fic est vraiment super genial ^^

  • Thunderbolt-Real-Ya0i

    11/07/2009

    Raaaah ! Vraiment quand j'ai lu la première fois j'me suis dit Andréas est dans le coup ! Puis au fur et à mesure j'me disais mais non, il aime Bill enfin tu vois ! Quel enfoiré XD

  • love-hina83

    15/03/2009

    il enten bill et andi???
    bsx

  • nirvana-angelTH83

    13/03/2009

    envoutant!!!! j'adore

  • lavoyageuse92

    22/12/2008

    Ouaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis avs y Tom fous lui un coup de poing dans la figure, et un dans les couilles *oups pardon* franchement j'aime j'adore j'adhère *-*

    Bisouuus <33

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