[Fiction] - Protection Rapprochée - Chapitre 9 (Partie 3/3)

- Tom, Tom...vous devriez venir vous assoir un peu, on a le temps.

- Faut que je finisse ça.

- Je crois pas que vous soyez obligé d'attaquer ça direct comme ça. Faites un pause, vous êtes à bout. Je vous regarde depuis tout à l'heure et vous n'avez pas desserré la mâchoire depuis...depuis la maison. Vous avez une veine qui bat sur votre tempe et vos sourcils sont tellement froncés qu'on dirait que vous allez rester comme ça pour tout le temps.

Je soupire un bon coup et lève les yeux vers lui. Ses yeux me fixent d'un air inquiet. La boule dans ma gorge grossit un peu plus. Mais je craquerais pas. Pas dans mes habitudes.

- En fait...en fait, j'aimerais finir ça. J'ai pas trop envie de m'attarder ici, autant qu'on prenne tout et qu'on y aille, non ?

Je lui tourne alors le dos pour continuer de récupérer quelques affaires et j'entends qu'il se lève derrière moi. Je sens soudain qu'il passe ses deux bras autour de ma taille et qu'il appuie sa tête dans mon cou. Son souffle s'écrase dans mon cou et je frissonne, comme à chaque contact avec lui, je frissonne violemment. Il le sent sûrement, je porte une chemise à manche courte sa main griffe légèrement mon bras jusqu'à remonter dans la manche de ma chemise pour caresser mon épaule.

- Bill ? Qu'est-ce que vous faites ?

- Je vous console...j'aime pas vous voir comme ça.

Je me retourne d'un coup et le serre compulsivement contre moi. Je ferme les yeux quand je sens l'odeur de son shampooing étourdir tous mes sens. Il me murmure encore :

- T'es pas tout seul, Tom...je suis là...

Je remarque à peine qu'il est passé au tutoiement, je ressens juste le bien fou qu'il me fait. Et je remarque aussi à peine que je lui réponds :

- Oui...tu es là...

A cet instant précis je saurais pas dire lequel de nous deux a posé sa bouche sur celle de l'autre, je sais juste que je l'embrasse et c'est...meilleur que tout. Ça a rien de tendre, ni de doux, c'est d'emblée violent et profond. J'attrape à pleines mains une poignée de ses longs cheveux et l'entends gémir un peu de douleur quand mes bras se referment fortement autour de lui. Je sens ses mains partout dans mon dos, qui descendent aussi sur mes fesses sans avoir conscience qu'il est en train de reculer vers mon lit en s'accrochant littéralement à moi. C'est quand on bascule tous les deux, lui sur le dos et moi sur lui que j'arrête un instant et détache ma bouche de la sienne. Il garde les yeux fermés pendant que je détaille son visage aux traits si fins. Il est beau, putain j'arrive toujours pas à m'y faire. Et il est là. Avec moi. Sous moi, attendant toujours les paupières baissées que je recommence à l'embrasser. Nos souffles à tous les deux sont complètement erratiques, je bande tellement fort que je pourrais presque jouir dans mon pantalon. Je me penche alors doucement pour lui offrir la douceur auquelle il a droit, celle que j'ai jamais su donner à personne d'autre, celle dont je me suis toujours senti incapable et qui vient naturellement. J'effleure doucement sa lèvre supérieure avec le bout de ma langue en passant, le plus tendrement possible j'espère, ma main sur son visage. Il ouvre les yeux et transperce les miens, et son regard chaud qui débordait de tendresse la seconde d'avant s'assombrit d'un coup avec le désir qu'il semble ressentir. Il m'attire à lui par la nuque et m'embrasse profondément. Ça m'avait manqué. Sa langue explore chaque recoins de ma bouche, jamais personne ne m'a embrassé comme ça. La meilleure des nanas que j'ai eu ne lui arrive même pas à la cheville. Je suis encore étonné de ce que je peux ressentir et essaie de mettre un mot dessus. Je perds le sens de la réalité quand il enlève le bas de ma chemise de mon pantalon pour passer sa main à même ma peau.

C'est comme si j'étais incapable de me maîtriser, je passe doucement ma main sous son tee-shirt étroit et apprécie pleinement la douceur de sa peau, son ventre plat qui se contracte sous ma caresse. Le baiser que je lui donne est maintenant beaucoup plus tendre. J'essaie de faire passer au travers ce que j'arrive pas à dire avec des mots. Il gémit dans ma bouche et là je crois que je deviens fou. Fou complètement. Je glisse le bout de mes doigts dans la ceinture de son pantalon, lui caresse doucement le bas du ventre et expire fortement quand il enlève sa bouche de la mienne pour haleter plus à son aise. Il se mord la lèvre inférieure et murmure :

- Tom...Tom s'il te plait...touche moi...

Je me pose aucune question, ça a l'air simple, clair et facile avec lui. Je recommence à l'embrasser et commence à dégrafer sa ceinture d'une main tremblante. Je galère un peu, mais j'arrive enfin à l'ouvrir et déboutonne aussi son jean. Je bande encore plus quand je passe ma main sur le dessus de son sous-vêtement et sous mes doigts je peux sentir à quel point il est excité, là encore je suis étonné d'éprouver autant de plaisir, moi qu'il y a peu de temps m'estimais hétéro et si fier de l'être. C'est encore plus affolant pour moi de l'entendre murmurer mon prénom et des petits « s'il te plait » désespérés. J'arrête alors de le faire languir et mets complètement ma main dans son boxer, il se cambre sur le matelas et gémis encore plus fort et plus longuement :

- Haaaaaaaaan...oui........

Fascinant. C'est le seul mot qui me vient à l'esprit à ce moment-là, il est fascinant comme ça, les cheveux éparpillés sur l'oreiller, le corps vibrant et désireux, le souffle saccadée et les lèvres humides. Mon érection à moi est tellement douloureuse que j'en grimace. Et c'est pire quand il commence à attraper une poignée de dreads pour mieux m'embrasser dans le cou. Il y dépose de petits baisers mouillés, me mordille la peau pour y passer la langue après, remontant jusque sous mon oreille et là, moi qui étais relativement silencieux jusque là commence à gémir aussi franchement, sans aucune honte. Il me suce le lobe, me mordille aussi à cet endroit et commence à donner quelques légers coups de bassin dans ma main que j'avais pas conscience d'avoir arrêté de bouger. Je suis complètement inexpérimenté dans les relations intimes avec les hommes, et pourtant j'ai l'impression qu'avec lui c'est tellement évident. J'ai glissé à côté de lui maintenant et l'air frais de la pièce qui touche mon membre tendu et me fait réaliser qu'il a aussi ouvert mon pantalon et il entame de suite quelques va et viens fermes. Je roule mes doigts sur la peau lisse et douce de son pénis et il se cambre un peu plus. Je pourrais passer tout le restant de ma vie à l'embrasser et à le caresser comme ça et j'aimerais aussi qu'il n'arrête jamais de me toucher aussi intimement, c'est trop bon ce qu'il me fait. Je suis encore un peu hésitant dans mes gestes alors je décide de lui faire ce que je me suis déjà fait à moi. Je le caresse lentement et passe quelque fois mon pouce sur son gland que je sens humide pour le faire trembler un peu plus, redescends mes doigts sur ses bourses que je sens se contracter. Il me lâche subitement pour aller attraper le drap au-dessus de sa tête en continuant de gémir mon prénom :

- Toooooom...plus...vite

Il semble ne pas pouvoir articuler correctement et la fierté me gagne de lui procurer autant de plaisir. L'espace d'un instant j'ai la pensée malsaine d'Andréas lui faisant la même chose et une espèce de possessivité s'empare de moi. Bill je veux être le seul à pouvoir te mettre dans un état comme ça rien qu'avec de simples caresses. Il n'est pas question que tu oublies mon toucher sur ta peau, je veux être le seul à pouvoir te faire décoller aussi haut et je veux certainement pas que tu oublies le plaisir que je peux te procurer sans avoir besoin de te faire l'amour. Parce qu'on le fera. Peut-être pas aujourd'hui, parce que je suis pas encore totalement rassuré mais on le fera. Je le sais, ça peut pas en être autrement, je suis déjà accro de toi. Je sais pas ce que tu m'as fais, mais je suis déjà inconditionnellement dépendant de toi. Et je peux pas m'imaginer qu'il en soit autrement pour toi. Ça me tuerait.

Nos bouches semblent incapables de se défaire et je repousse son pantalon sur ses cuisses pour pouvoir le toucher plus à mon aise et il fait de même avec moi.

- Viens...viens sur moi, Tom...

Putain Bill, est-ce que tu te rends compte de l'état dans lequel tu me mets ? Je pivote sur lui, entre ses cuisses difficilement ouvertes à cause de nos pantalons et le frottement de nos corps est tout simplement enivrant. La sueur fait glisser nos membres plus facilement et ma respiration se coupe quand je sens nos érections entrer en collision et bouger d'un même mouvement. J'attrape ses hanches et pousse vers le haut plusieurs fois pendant qu'il bouge furieusement le bassin et ondule sous moi. Il attrape mon visage de ses deux mains et le bout de ses doigt est noyé dans mes dreads au niveau de mes tempes. Il ouvre les yeux et sa prise se renforce quand il baisse légèrement ma tête pour m'obliger à le regarder aussi.

- Regarde-moi Tom...ouvre les yeux et regarde-moi...

- Han...Bill...

J'accélère un peu plus et il alterne les coups de langue et les baisers sur ma bouche, j'ai même l'impression qu'il me dévore et bordel j'adore vraiment ça. Je sens son corps se raidir de plus en plus et une chaleur intense dans le bas de mon ventre indique que l'orgasme est à portée de main., il ferme à nouveau les yeux et rejette la tête en arrière sur l'oreiller, ouvrant la bouche grand, et là dans ma tête c'est le moment où je deviens complètement hors service, j'ai pratiquement l'impression de prendre feu ou d'exploser et jouis au même moment que lui, ça doit être ça l'osmose parfaite. Nos deux cris se confondent et se mélangent, je pourrais presque pleurer tellement l'intensité de ma jouissance est immense. La seule chose qui diffère est le prénom qui est crié au même instant.

- OUIIIIII....BILL !!!!

- HAAAAN...TOOOOOM !!!!

Ma tête retombe lourdement dans son cou et j'essaie de récupérer une respiration normale, inspirant et expirant par le nez pendant qu'il me caresse tendrement le dos et essuie les gouttes de transpiration qui perlent sur mon front. Je me resserre contre son corps, si beau, si chaud et si réconfortant. Oui...j'en ai besoin. Je le serre sûrement un peu trop fort, peut-être à lui faire mal mais il ne dit rien. Il m'enlace aussi du plus fort qu'il peut, essayant de faire passer tout son courage dans ce geste et je ne l'en remercie que davantage mentalement. Il ne me verra pas pleurer. Ce n'est pas moi, ma peine je la cache et son cou m'appelle pour m'y aider.

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Comments :

  • chaos87th

    27/07/2011

    Bill aide Tom a faire retomber la pression.
    Mais j'espère qu'ils ne vont pas regretter ce qu'ils ont fait et que Bill va enfin jeter Andréas car celui-ci ne lui donnera jamais autant de plaisir que Tom ^^

  • môa

    24/01/2010

    tu décris SUPER SUPER bien. ça prend du temps, c' est
    sensuel, possessif, vraiment beau.
    maintenant ce que je trouve un peu con c' est que gustav
    soit mort, fin, si c' est vraiment le meilleur pote de tom, ke tom trouv
    la force de presk baiser avec bill, jtrouve que tom se remet
    bien vite d' avoir perdu son pseudo frère, c dommage.
    fin cki me dérange c ke je
    trouve pas ça très crédible pour qqn qui est sensé être éffondré
    de presk baiser dans l' appart de son pote

  • Pucca97217

    05/09/2009

    Super chapitre.C'est tout ce que j'ai à dire trop d'émotion pour le moment

  • Thunderbolt-Real-Ya0i

    11/07/2009

    *-*

    No comment'

  • nirvana-angelTH83

    15/06/2009

    trop beau, juste trop beau !!!

  • xUnsy

    22/03/2009

    ç________________ç
    *inonde sa chambre et meurt noyée*
    Putain de chapitre. J'en ai encore la gorge serrée, les yeux humides. Tu sais que j'ai chialer, même la deuxième fois, alors que je savais qu'il allait mourir ? Mais putain, tu l'avais fais trop attachant ton Gus, il était juste trop... Trop pour mourir. Je t'en ai voulu, ça, je m'en souviens, sur Nokaia, qu'est ce que j'ai pu gueuler quand j'ai lu ce chapitre, j'y croyais pas que tu l'avais tué... Et puis finalement, bah, ça fait partie de l'histoire, et c'est juste trop bien pour critiquer... C'est triste, mais ça fait avancer l'histoire. Sans ça on aurait pas eu notre petit lime, roh celui là, qu'est ce que j'laime (L)
    Le Tom qui arrive pas à exprimer ses sentiments est hyper touchant, sérieux, cette partie de la fic est une de mes préféré, elle est intense en émotion, enfin, la fic l'est, mais cette partie est vraiment triste, et c'est tellement bien écrit que... Bah qu'on pleure quoi.
    *se mouche*

  • love-hina83

    15/03/2009

    jadore lé leon c tro bi1 ce ke técri voila bsx jadore

  • nirvana-angelTH83

    13/03/2009

    quel intencité! j'en frissonne!!!
    vraiment tu écris trop bien
    j'aimerais bcp entretenir une corespondance avec toi
    c'est sublime ce que tu fais je t'envie mm si mon style est différent
    j'm bcp

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