[Fiction] - Protection Rapprochée - Chapitre 12 (Partie 2/2)

Il agrippe ma nuque brusquement et m'attire vers lui pour m'embrasser avec rage, faisant s'entrechoquer nos dents et sa langue vient furieusement s'enrouler autour de la mienne. Son baiser a le goût de sa colère. Et du désespoir aussi. Je maudis ma faiblesse qui refait surface comme à chaque fois que je suis en face de lui. Le salaud ! Il sait me faire flancher ! Mes bras passent direct dans son dos pour le coller à moi, j'arrive pas à faire autrement et il l'a compris depuis un moment. Il me dévore la bouche, dérapant parfois sur mon menton tellement c'est passionné. Il arrête un instant, le temps de poser une main sur mon torse et de me repousser dos contre le matelas. Il se jette à nouveau sur mes lèvres et je sens sa main faire des mouvements désordonnés pour arracher ma serviette, seul morceau de tissu qui recouvre encore toute mon anatomie. J'imagine, plus que je peux voir, la serviette tomber à terre. Je prends deux poignées de cheveux, et tire un peu dessus pendant qu'il m'embrasse profondément et ses dents coincent même ma lèvre inférieure, il renforce un peu plus sa prise, les resserrant un peu trop fort sur ma lèvre. Notre semi-brutalité à tous les deux à l'air de l'exciter grandement, il commence à se frotter lascivement contre moi. Il se calme petit à petit, allanguissant ses mouvements de bassin. Il arrête alors de m'embrasser et quand j'ouvre les yeux je le vois le torse légèrement relevé, la tête rejettée en arrière, il se baisse, se mord la lèvre inférieure en me regardant dans les yeux, il sait aussi que ça me fait décoller...

- Tu pourras ? Hein ?

Il se penche et du bout de sa langue vient me lécher la joue...

- Parce que moi...

Il me lèche les lèvres...

- Je peux déjà plus...

Ses deux mains sont posées de chaque côtés de ma tête, il saisit alors le drap sous ses mains et reprend ses frottement. La sensation du tissu rugueux de son pantalon contre ma virilité bien éveillée manque de me faire perdre la raison. Ca me fait un peu mal mais c'est tellement bon. Je sens au travers qu'il est aussi dur que moi et j'ai simplement envie de le laisser terminer ce qu'il a commencé. Je suis nettement en position de dominé, et j'adore ça. J'adore tout ce qu'il me fait. Une de ses mains vient attraper quelques dreads sur le côté de ma tempe et penche ma tête sur le côté, et quand mon cou est à découvert, il pose sa bouche dessus et mordille. Il passe la langue sur le morceau de peau martyrisé et suçote, au point de laisser une marque. Sa marque. Je décide d'un coup de renverser la situation et le plaque brutalement contre le matelas, passant sur lui. J'enfonce ma langue dans sa bouche et lui, il griffe légèrement mon dos et ça fait frissonner tout mon corps. Alors que je commence à donner un premier coup de rein, il se met à gémir.

- Enlève...enlève mon pantalon Tom...

Sans que je contrôle mes mains, elles descendent direct sur la boucle de sa ceinture. Mais le regard victorieux qu'il me lance à ce moment-là me fait redescendre brutalement sur terre. Non ! Je peux pas faire ça ! Je me redresse d'un coup, ramasse la serviette et la remet autour de moi, il se relève sur les coudes, complètement interloqué :

- Tom ? Mais...qu'est-ce-qu'il y a ?

- Non Bill...Je sais très bien ce que tu essaies de faire. Arrête ça tout de suite !

- T'en as envie, autant que moi...Je vois pas pourquoi on-

- Parce que je viens de te dire qu'on devrait se calmer un peu pour le moment, et toi...toi tu...

- Comme si ça te plaisait pas !

- Bill, tu ramène tout au...tu essaies de m'avoir en...tu sais très bien l'effet que tu me fais et tu en joues...

- Tu m'emmerdes, Tom, je joue pas ! Je veux pas que tu t'éloignes...je veux pouvoir continuer de te toucher et de t'embrasser...et je veux faire l'amour aussi avec toi !

Là il me faut toute ma volonté pour me maîtriser. Le voir là, sur mon lit, totalement offert et frémissant de désir...Je donnerai n'importe quoi à ce moment pour ne pas être son garde du corps. J'ai juste envie de me jeter sur lui, lui arracher ses vêtements et le pilonner durement, toute la nuit...Jamais j'ai désiré quelqu'un à ce point. Ma faiblesse me terrorise. Il a compris tout ça et l'utilise contre moi.

- Bill s'il te plait, je...tu sais que je le veux aussi ! Mais pas tant que toute cette histoire soit résolue. J'ai besoin de temps, je veux pouvoir faire mon boulot correctement et si on met pas un peu de distance entre nous je serais incapable de raisonner correctement. Je veux pas que ça te coûte la vie, Bill. S'il t'arrive quelque chose, je me le pardonnerais jamais. Pas seulement parce que tu es mon client. Parce que...parce que je...

Je me mord la lèvre, je me sens encore incapable de lui dire cette chose qu'il a déjà comprise et qu'il attend que je lui confirme, je le vois dans l'étincelle impatiente qu'il a dans le regard. Mais au dernier moment je me ravise.

- Parce que je tiens beaucoup à toi. S'il te plait. Fais le pour moi. Laisse moi régler tout ça, on a le temps.

Son visage se referme avec la déception qu'il semble ressentir. Je m'en veux beaucoup mais je sais que j'ai pris la meilleure décision. Il se relève et sort de ma chambre sans un regard pour moi. Avant de refermer la porte, j'entends qu'il me lance :

- Ok, Tom, on fera comme tu voudras. Je te laissse tranquille. J'y vais. Je vais aller peindre mon mur.

- Je m'habille et je viens t'aider.

- Non, c'est bon, c'est pas la peine.

- Mais j'avais dis que je le ferais, ça me dérange pas tu sais !

- Tom, tu veux mettre de la distance, et c'est pas en t'ayant sous le nez constamment que ça va m'aider à respecter ta volonté. Donne moi du temps aussi. De toute façon, y a déjà tout le matériel, je vais me débrouiller.

Il referme la porte, me laissant complètement dérouté et en colère après moi-même. Maintenant, il est juste mon « client ». Pourvu que j'y arrive...

On est resté tous les deux chacun dans notre chambre, je le sais, je l'ai entendu remuer dans la sienne, il est même pas sorti déjeuner le midi, moi non plus. Sa mère est bien venue le voir et est passée me voir pour des explications. C'est une femme adorable qui ne m'en veut pas du tout. A un moment donné elle a fait une remarque sur le fait que Bill était assez déprimé. Elle met ça sur le compte de l'attaque. Elle était aussi étonnée de me trouver morose, mais j'ai pas pu faire autrement. Quand elle est sortie, toutes mes pensées ont dérivées du côté de la chambre de Bill. Je l'imaginais en train de peindre, le visage plein de tâches de peinture, le corps plein de sueur sous l'effort...Je me fais du mal tout seul, comme un con.

Et la fin d'après-midi est arrivée, amenant avec elle la visite d'Andréas. Bill m'a juste passé un coup de fil pour me dire qu'il ne sortait pas de la maison, il va juste parler à Andréas dans le salon privé. Sa voix était morne, la conversation trop rapide. Et quand je l'ai entendu descendre après qu'on lui ait annoncé l'arrivée d'Andréas, je décide d'aller « écouter » leur conversation, mon instinct me disant que le blond ne va pas facilement se laisser éjecter comme ça.

Je suis donc pour le moment dans un recoin du couloir, à côté de la porte du salon privé. Au début les voix sont trop basses pour que je puisse distinguer ce qu'ils peuvent se dire. Mais au fur et à mesure le ton d'Andréas monte :

- Me prends pas pour un con, Bill ! Pourquoi ? C'est à cause de Tom, c'est ça ?

- Mais qu'est-ce-que tu racontes ? Je te dis que ça n'a rien à voir Andi, tu dis n'importe quoi, toi et moi ça...ça marche juste plus !

- Ca marchait très bien jusqu'à ce qu'il arrive, tu crois que j'ai pas vu ? Ton comportement a changé depuis que tu l'as engagé, j'ai bien vu qu'il te plaisait ! Et j'ai vu que tu lui plaisait aussi ! Il supporte pas que je sois là, il me supporte pas tout court !

- ...

- Tu vois, tu trouves rien à répondre ! Tu sais que j'ai raison, me dis pas le contraire !

- De toute façon, y a rien entre lui et moi, Andi, c'est mon garde du corps.

- Oui mais tu aimerais qu'il y ait plus, hein ?

- ...Oui...pour être honnête avec toi, oui, Andi.

Je remarque qu'il a la voix lasse, je m'en veux encore plus. Si tu savais Bill comme je voudrais pouvoir te donner plus, comme tu attends. Là j'ai vraiment de quoi être motivé pour trouver qui veut tant de mal à Bill, mettre fin à tout ça et continuer ce qu'on a commencé sans avoir peur pour lui. Le ton dur qu'a pris Andréas me tire de mes pensées, qui ont dérivées l'espace d'un instant.

- Parce que tu penses que ce con peut t'apporter ce que moi je peux t'apporter ?

Je rêve où il vient de m'insulter ?

- Andi, c'est fini, ça s'arrête là toi et moi. On savait tous les deux qu'on prenait du bon temps mais maintenant j'ai besoin de me retrouver un peu seul.

- Non, Bill, je faisais pas que prendre du bon temps, moi je t'aime, je t'aime vraiment, s'il te plait, laisse moi rester à tes côtés.

- Complique pas les choses, c'est déjà assez difficile pour moi, je veux pas te faire plus de mal que je ne t'en fais déjà Andi, je suis désolé mais...je t'aime beaucoup mais...

- T'es pas amoureux de moi...Enfin, plus depuis que ce Tom est arrivé, hein ?

Bill ne répond pas. La voix d'Andréas se fait suppliante :

- Je veux pas être loin de toi, je pourrais pas ! Ecoute, on a besoin de se retrouver toi et moi, y a deux mois de ça tu voulais aller en vacances en Irlande, allez c'est décidé je t'y emmène, depuis le temps que tu en rêves...

- Non, merci Andréas, en plus où que j'aille faut que Tom vienne avec moi, alors...

- Ah non ! On y va tous les deux, allez, dis oui ! Chéri...

Merde, Bill a l'air d'hésiter...Alors comme ça il est un passionné de l'Irlande, ça nous fait un point commun de plus...j'ai toujours aimé ce pays, son histoire, ça me plairait de le découvrir avec lui. Peut-être qu'un jour, quand toute cette histoire sera résolue, on pourra y aller lui et moi...

- Non Andi, je peux pas trop m'éloigner de la maison pour le moment. Bon, je crois que je t'ai tout dis...

- Et c'est tout ? Tu me jettes et c'est tout ?

- On a eu de supers moments Andi mais...Aïe, tu me fais mal, qu'est-ce-qui te prends ?

Je prends le risque de jeter un coup d'oeil dans la pièce quand j'entends le cri qu'a poussé Bill. Mon sang se glace quand je vois qu'il l'a attrapé par le col du tee-shirt d'une main et les cheveux de l'autre.

- Et tu crois que je vais me laisser jeter comme un malpropre comme ça ? Au profit de ce connard ?

Là j'hésite plus, j'entre dans la pièce, attrape Andréas par un bras et le lui tord dans le dos, il fléchit les genoux en criant de douleur. Ma voix gronde, je suis complètement énervé !

- Touchez encore une fois à Bill et vous n'aurez plus de main pour faire quoi que ce soit, je vous le promet !

- Merde, Tom, lâchez-moi ! Tu vois, Bill, il est toujours aux portes en train de nous espionner !

Bill me prend le bras pour me faire lâcher prise :

- Lâche le Tom, c'est bon, j'ai rien, il va partir maintenant !

J'appuie encore un peu, histoire de lui faire un peu plus mal et desserre ma prise, il me lance un regard mauvais en se massant le bras douloureux.

- Vous croyez me faire peur, Tom ? Et toi Bill, tu fais une erreur...une lamentable erreur, tu te doutes même pas à quel point. Et souviens-toi que ton cher Tom est un hétéro, quand il aura fait son expérience, il te jettera et retourna à ses femelles en chaleur !

- Allez-vous en maintenant, Andréas, ou je vous casse la gueule !

- Andi, arrête, s'il te plait, pars, pars maintenant !

- J'y vais, mais sache que je me laisse pas balancer aux ordures comme ça Bill ! Tu le regretteras !

J'avance vers lui, l'air menaçant certainement puisqu'il fait quelques pas en arrière vers la porte. Je hais ce con !

- C'est ça ! Faites un truc, un seul à Bill et c'est à moi que vous aurez à faire ! Dégagez, on vous a assez vu !

Il nous tourne le dos et sort de la pièce, définitivement, j'espère. Je m'avance vers Bill et le prend dans mes bras. Je sais que c'est un sale moment pour lui, la journée qu'il vient de vivre a été plus que mouvementée.

- Bill, ça va ? T'inquiètes pas de ses menaces, il est juste frustré, quand il aura décoléré ça ira mieux !

- Hum hum, je vais monter, maintenant.

J'arrête les gestes circulaires que j'avais commencé dans son dos et...il relève la tête, sur son visage, je peux lire l'envie et la tristesse. J'aimerais juste faire disparaître toute la douleur qu'il peut ressentir à cause du blond, il devrait pas s'inquiéter autant, mais là c'est ma jalousie qui parle. Sa respiration frappe de plein fouet mon visage et son parfum remplit mes narines. Ses lèvres ont l'air de m'appeler, je peux presque les sentir sur les miennes. Je me penche doucement, décidé à les effleurer et il est sur le point de se laisser faire quand il se redresse soudain et s'arrache de mon étreinte :

- Je vais y aller, après tout tu veux de la distance, n'est-ce-pas ? Et vu qu'Andi est parti, plus besoin de rester à mon service pour ce soir. Bonne nuit, Tom.

Et il quitte la pièce d'un grand pas, me laissant là, ahuri, hébété, frustré et...amoureux.

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Comments :

  • chaos87th

    28/07/2011

    Mais quel idiot Tom, pourquoi il ne lui dit pas qu'il l'aime.
    Je pense que heureusement Tom était là pour calmer Andréas car il aurait put aller plus loin que prendre Bill par le col.
    Par contre je la sens pas sa menace.

  • th-lucky-fic

    17/01/2010

    oh lala mais pourquoi il a di sa aussi tom
    prendre de al distance il en a de drole d'idée dite donc ^^
    andy est parti
    tou ce que j'espere c'est qu'il va pas aider les mechant a mettre la main sur bill il est tellement nul qu'il en serait capable

  • Pucca97217

    06/09/2009

    Han non Tom pourquoi pourquoi pourquoi!!!!!!!!!!!
    J'ai bien peur qu'Andréas fassent du mal à Bill oulala il la même menacés

  • Thunderbolt-Real-Ya0i

    11/07/2009

    J'adore la dernière phrase

  • nirvana-angelTH83

    15/06/2009

    nan ce qui est dure pour bill mon cher tom c'est que tu t'éloigné de lui u_u

  • yaoi-TH-powa

    26/03/2009

    j'ai commencé Protection Rapprochée en début de soirée et si j'ai pas mis de coms à chaque chap c'est parce que j'étais juste à fond dedans quoi!
    et comme d'habitude je suis complétement sous le charme
    mais juste un truc: pourquoi t'as fait mourir Gus? :'( j'étais genre "nooooooooooon" en faisant un bond dans le lit
    j'ai toujours le palpitant qu'en prend un sacré coup avec toi :)

    et là je vais aller me coucher mais demain je reviens finir parce que je dois savoir qui sont ces putains de mecs et parce que je veux que Tom casse la gueule à Andréas parce qu'il m'énerve bien profond celui-là

    bisous
    <3

  • xUnsy

    22/03/2009

    Et ÇA ! ÇA LA ! Putain mais merde tu te rends compte de ce que tu peux provoquer en écrivant des trucs comme ÇA ?!
    D'une, le coup de l'agression était flippant. Mais genre, vraiment flippant.
    De deux, la prise de conscience de Tom et sa discussion avec Bill pour s'en éloigner était horriblement déchirante.
    Mais le pire, je crois que c'est le revirement de Bill, son retour en arrière et son agression sexuelle consentante sur Tom. Mon coeur a fait un bond et tous mes sens étaient aux aguets, j'avais chaud, j'imaginais trop trop trop ben la scène, et merde c'était foutrement bon. Jusqu'à ce que tu coupes.
    ARG >< Putain de magnifique chapitre

  • love-hina83

    15/03/2009

    c tro bo mé triste en mm tem franchemen pk tt lé couple se separe ? c po jste XD bsx

  • nirvana-angelTH83

    14/03/2009

    kikou!!!!!!!!!!
    ciiiii moi^^
    y'en a un peu de la guimauve hein??? mais j'm
    serieux j'adore trop cette fic
    lis sont trop choux tout les deux
    Biiiiiiiiizouxxxxxxxxxx

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