[Fiction] - Protection Rapprochée - Chapitre 14 (Partie 1/2)

On reste là, tous les deux pendant d'interminables minutes à s'embrasser, en plein milieu de sa chambre. Bon sang, que c'est bon ! Je lui caresse les cheveux, la nuque, le dos. Il s'accroche à mon cou, m'étouffant presque mais je m'en inquiète même pas. Ca faisait si longtemps, j'ai l'impression que ça fait une éternité. Incroyable comment un simple baiser de lui peut me transporter aussi loin ! Un coup bref et une porte qui s'ouvre à la volée nous fait sursauter et nous détacher, essoufflés, en même temps :

- Bill ? Il faudrait que tu viennes vérifier-

Le père de Bill ! Il s'arrête net quand il nous voit et comprend rapidement ce qu'on était en train de faire. Il ouvre grands les yeux et reste la bouche grande ouverte, mais sa stupeur laisse petit à petit place à de la rage :

- Trümper ! Dans mon bureau ! Et tout de suite !

Bill a un air effaré et s'avance rapidement vers son père :

- Papa ! Attends, laisse-moi t'expliquer !

Mais Jörg Kaulitz a déjà tourné les talons. Bill reporte son regard sur moi, inquiet et me suit des yeux quand je quitte sa chambre. Ca va chier pour moi, je sens. Quand j'arrive dans le bureau, il est déjà assis derrière, le visage fermé et le regard sombre. Je sais vraiment pas où me mettre. Il me fait signe de m'assoir en face de lui :

- Les papiers concernant votre renvoi vous seront envoyés dès demain matin. Vous êtes prié de faire vos valises et de quitter cette maison sur le champs, Trümper ! J'appelle votre patron pour le mettre au courant de ma décision. Je pense que vous comprenez pourquoi ?

J'hoche la tête, il a raison. Qu'est-ce-que je peux rajouter d'autre d'ailleurs ?

- Bien. Vous pouvez disposer.

C'est tout. Il a déjà détourné son regard et se met à tripatouiller quelques feuilles sur son bureau, les lèvres pincées. Il prépare déjà mes papiers. Je suis tellement sonné que j'en reste sans voix. Je me lève, prêt à le saluer, le remercier mais un sursaut de fierté me fait me raviser. Je referme sa porte et m'y adosse quelques secondes en soupirant profondément. Merde ! Comment je vais dire ça à Bill ?

Arrivé en haut des escaliers Bill est en train de marcher de long en large dans le couloir. Il m'attendait et est visiblement étonné que je remonte aussi rapidement.

- Tom ? Déjà ! Qu'est-ce-que mon père t'a-

- Je suis viré...

- QUOI ? Viré ? Il t'a viré ? Mais...

Ca le laisse sans voix, comme moi. Il est interloqué mais se reprend vite et la colère rougit son visage :

- Ah non ! N'importe quoi ! Il va pas te virer comme ça ! Je vais aller le voir. De suite.

- Bill ! Non, attends n'y va pas, c'est pas la peine !

Avant que j'ai eu le temps de réagir Bill passe à côté de moi et s'élance dans les escaliers, descendant à toute vitesse. Je galope à mon tour derrière lui, essayant de le retenir mais il est plus rapide que moi. J'essaie encore de le dissuader d'aller voir son père, je sais que ça changerai rien, c'est moi qui suis en faute.

- Bill s'il te plait, n'y vas pas ! C'est pas une bonne idée !

- Si j'ai bien compris tu t'es même pas défendu, tu t'es même pas expliqué ? Tu crois vraiment que je vais laisser faire ça ? Merde Tom, on vient à peine de se retrouver !

- Arrête Bill ! Ca sert à rien, n'aggrave pas-

C'est trop tard quand je me rends compte que pendant que j'essayais de l'attraper par le bras pour l'arrêter, et qu'il me repoussait, on arrive tous les deux devant la porte du bureau de son père que Bill ouvre à la volée, moi toujours sur ses talons essayant d'empêcher la connerie qu'il va faire :

- Papa ! T'as viré Tom ? Pourquoi ? Tu peux pas faire ça !

Kaulitz relève la tête et nous fixe, l'½il mauvais :

- Si Bill, je peux le faire ! La preuve !

- C'est le meilleur garde du corps que j'ai eu, tu peux pas le virer comme ça, juste parce que...parce que...

- Bill, c'est ton garde du corps, il peut pas fricoter avec toi, je lui faisais confiance ! Il était là pour veiller sur ta sécurité. Un quelconque rapprochement intime entre vous deux serait dangereux !

- Dangereux ? Je vois vraiment pas pourquoi ! Tom a toujours fait son boulot correctement !

J'essaie alors d'intervenir, ça me fait chier mais son père a raison :

- Bill, ton père a raison, je...j'aurais pas dû...rien doit venir me distraire.

- Papa, écoute-moi, ne t'en prends pas à Tom, il...il n'y est pour rien dans tout ça, il a voulu garder ses distances mais c'est moi qui...j'ai pas pu...s'il te plait papa, laisse le rester !

- Hors de question. Il ne ferait plus du bon boulot ! D'ailleurs depuis quelques temps sa vigilance s'est relâchée, Sam m'a dit que Tom oubliait fréquemment de lui donner ton emploi du temps, de faire les choses habituelles qu'il doit faire, quoi ! Et cette histoire de colis ! Sa réaction a été on ne peut plus lamentable ! Une bombe aurait pu te péter à la figure, Bill ! Ce qu'il y avait dans ce paquet était totalement horrible, on m'a raconté ta réaction ! Ca aurait pu être évité s'il avait réagit froidement avec tous ses moyens, manifestement ça n'a pas été le cas, je suppose qu'il était distrait par je ne sais trop quelle pensée ! Je refuse qu'il t'arrive quoi que ce soit à cause de l'inattention de ton garde du corps.

- Tu sais que c'est le meilleur ! Papa, il a essayé de se tenir loin de moi, c'est moi, j'ai insisté, je...il m'a plu depuis le début, papa et j'ai tout fais pour qu'il m'aime à son tour. Tu peux pas nous en vouloir pour ça ?

- Non, je ne vous en veux pas pour ça. Je dis juste que c'est maintenant impossible qu'il reste travailler pour nous. Il n'aurait jamais dû. Ou démissionner quand il a senti que ça dérapait.

Je raisonne Bill une dernière fois, mais d'après son regard je vois qu'il a compris que son père ne changera pas d'avis.

- Bill, tout ça c'est vrai. J'ai merdé. C'est pas dans les règles, j'aurais dû juste me contenter d'être ton garde du corps. Je peux pas...je dois pas être plus...

Le père de Bill a la voix moins froide quand il s'adresse à moi :

- Bien, je suis ravi de voir que vous partagez mon opinion à ce sujet, Tom. Bill, ce n'est pas la fin du monde, quand on aura découvert qui sont tes agresseurs vous pourrez certainement vous revoir ?.

Bill ne lui répond et sort du bureau, toujours blessé et en colère. Je quitte la pièce à mon tour, le père de Bill a déjà repris ses activités. Je suis Bill qui remonte, il est toujours très en colère et secoue continuellement la tête de gauche à droite :

- J'arrive pas à y croire ! J'arrive vraiment pas à y croire ! Et toi, t'es d'accord avec tout ça ! Tu vas partir et puis c'est tout !

- Bill, faut pas lui en vouloir, il a raison, j'aurais dû garder notre relation professionnelle.

Il se tourne vers moi plus triste que fâché :

- Tu regrettes ?

- Non ! Non, Bill ! C'est pas ce que je veux dire, tu sais très bien, mais...je regrette juste que ça me coûte ma place.

Il a un faux rire, amer :

- Ouais, en fait c'est pour ton boulot que ça t'emmerde ! Tom Trümper ne se fait jamais virer, c'est le meilleur, là ça tâche ton dossier, hein ?

- Arrête de dire des conneries, tu m'as très bien compris, ça m'emmerde parce que...parce que je serais plus ici, avec toi...

On arrive tous les deux dans ma chambre et je commence directement à faire mes bagages. Inutile de s'attarder, même si j'aimerais bien, mais le père de Bill a été très clair : je dégage et tout de suite ! Bill s'assoit sur mon lit et me regarde faire, le visage sans expression.

- Hey...Fais pas cette tête-là ! Je serais plus ton garde du corps mais ça veut pas dire qu'on pourra plus se voir !

- Bien-sûr, j'imagine trop bien comment ça va être super de se voir, entourés de tout le personnel qui me suit tout le temps et partout ! Génial, Tom, vraiment génial !

Ouais, c'est vrai, j'avais pas trop pensé à ça pour le moment, mais je me vois mal en « rendez-vous » avec Bill alors que des collègues nous entoureraient. J'ai déjà eu du mal à me faire à l'idée d'avoir ce penchant homo, mais le vivre comme ça, au grand jour, je sais pas...mais...j'aurais préféré un peu plus d'intimité pour commencer. Putain, j'ai vraiment déconné !

- Et puis, tu sais très bien que tant qu'on n'a pas trouvé qui en a après moi, je sors pas trop de la maison. On me garde ici, cloitré comme une nonne ! Non vraiment, autant que...qu'on...

Là c'est moi qui flippe :

- Qu'on quoi Bill ? T'as dis toi-même qu'on vient juste de se retrouver. On trouvera un moyen pour se voir un peu, de temps en temps, je suis sûr qu'on va vite savoir qui sont tes agresseurs. Ils vont finir par faire un faux pas, ils le font toujours...

Il vient se blottir dans mes bras, je le laisse faire, m'en fous je suis déjà viré après tout, il soupire bruyamment dans mon cou :

- Oh ! Tout ça, ça me soûle ! Putain, on arrive pas à être ensemble, chaque fois y a un truc ! J'ai pas envie de te laisser partir, je suis sûr que tu vas m'oublier. T'aimes les femmes, à la première occasion tu vas...ça m'étonnerait que tu attendes indéfiniment et on sait pas quand toute cette merde sera terminée.

- Là tu dis vraiment n'importe quoi, Bill ! Tu crois vraiment que je vais pouvoir te remplacer par une meuf quelconque ? Je sais pas trop comment t'as fait mais quand t'as commencé tes petits jeux sournois avec moi tu t'es arrangé pour bien m'accrocher, hein ? Maintenant trop tard ! J'ai mordu à l'hameçon, alors où tu veux que j'aille, dis moi !

Il rit doucement.

- Oh oui ! Quand je t'ai vu dans le bureau de ton patron je me suis dis « celui-là, il faut que je l'ai ».

Il redevient sérieux un instant :

- M'oublie pas, Tom. J'essaierai de te voir aussi souvent que je peux. On s'appellera souvent, tout le temps. Je vais être tellement de mauvaise humeur que mon père te fera revenir. Ou alors je plante son système informatique jusqu'à ce qu'il te reprenne !

Là c'est à mon tour de rire, Bill peut être tellement gamin quand il s'y met :

- Non mais ça va pas bien ? Tu vas te faire tuer par ton père ! T'inquiètes pas, on se verra, certainement pas beaucoup, et pas tous seuls mais on se verra. Et je t'appellerai souvent aussi. Mais je préviens d'avance, que j'entende parler de ton fichu Mark et je te jure que je rapplique le pendre par la peau des couilles !

Il rit franchement, je sais qu'il aime que je sois jaloux, et rien que la pensée de ce Mark rôdant autour de lui me serre la gorge :

- T'inquiètes pas tant que ça, maintenant je peux te le dire, Mark c'est juste un pote. Je lui ai demandé de jouer un peu la comédie, j'en avais marre, je voulais te faire céder. Et ça a marché tu vois ?

Je l'observe fixement, partagé entre l'envie de rire et de me fâcher.

- Tu veux dire que ce Mark est pas intéressé par toi ? Qu'il veut pas sortir avec toi ? Que vous avez fait semblant juste pour m'emmerder ?

Il secoue la tête de gauche à droite à chaque questions, content de sa bonne blague.

- Je vais pas m'excuser, si c'est ce que t'attends. Je voulais être avec toi et j'ai trouvé que ce seul moyen. T'aurais jamais rien fait sinon, on en serait encore à se regarder en chiens de faïence, à être malheureux chacun dans notre coin, non merci moi j'en pouvais plus.

- Ouais, ça nous sert bien, regarde où on en est.

Il dit plus rien, de toute façon c'est trop tard pour changer quoi que ce soit. Je dois partir, c'est tout. Et laisser quelqu'un d'autre prendre ma place auprès de lui. Je peux pas m'empêcher de lui lancer un avertissement, putain je ressemble à une mégère !

- Et ton prochain garde du corps ? Tu comptes faire mumuse avec aussi ?

- Pfff...Ce que tu peux être jaloux, Tom ! Bien-sûr que non ! D'ailleurs, je suis pas comme ça d'habitude, là mon comportement exceptionnel allait de paire avec un mec exceptionnel.

- Je suis PAS jaloux. Mais tiens moi quand même au courant si t'as l'intention de...lui mordre le cou dans la cuisine, un soir, ou de te faire pardonner une connerie quelconque, dans la voiture...

Il sait que je plaisante. Enfin...à moitié. Son tempérament joueur et aguicheur m'effraient un peu, mais de toute façon j'y pourrais rien s'il se lasse de notre distance. Je sais juste de toutes mes forces que je veux pas. Bill se penche légèrement en arrière pour me regarder dans les yeux :

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Comments :

  • chaos87th

    28/07/2011

    Il fallait bien que ça arrive.
    Ca aurait été vite fini sinon.
    Je pense que c'est pas une bonne idée que le père de Bill vire Tom surtout s'il tombe sur un autre garde du corps et que celui-ci fasse du mal à Bill ou qu'il fasse partit des malfaiteurs.

  • Pucca97217

    06/09/2009

    Et merde comme par hasard il a fallut qu'il rentre.
    Et comment ils vont faire maintenant!!!!!!!!!

  • Thunderbolt-Real-Ya0i

    11/07/2009

    Aie aie aie !

  • nirvana-angelTH83

    16/06/2009

    bouh! c trop triste

  • Kiara

    01/05/2009

    j'aime bien commen t'ecris

    tu devrais t'inscrire dans des annuaire pour avoir plus de lecteurs

  • love-hina83

    15/03/2009

    mé c tro triste snf snif ooouuuiiiinnn XD bsx
    ps: il fo ke le daron a bill reprenne tom srx bsx

  • nirvana-angelTH83

    14/03/2009

    HAN J'ADOOOOOOOOOOOOOOOOOORE *-*

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