[Fiction] - Protection Rapprochée - Chapitre 15 (Partie 1/2)

*Ellipse de quelques jours*

Ma vie a repris une allure tranquille, enfin, si on peut dire ça comme ça. Tranquille, mais monotone. Je me suis remis à bosser. A mi-temps pour le moment, pour un politicien. Je suis de service le matin et un collègue me remplace l'après-midi. C'est juste de l'accompagnement, y a pas vraiment grand chose à redouter.

J'ai souvent Bill au téléphone. Tous les jours en fait. Plusieurs fois par jour, même. Quand c'est pas lui qui m'appelle, c'est moi. Totalement accros. Complètement dépendants. On se parle de tout et de rien, on rit un peu et surtout, il me dit des mots d'amour. Auxquels je réponds rien. Bloqué. Je suis incapable de lui dire les choses qu'il attend, mais qu'il sait pourtant. J'ai jamais trop su pourquoi, mais les mots d'amour, c'est pas pour moi. Mais il est patient et j'ai l'impression qu'il pourrait bien être le premier et le seul à pouvoir faire tomber toutes les barrières que j'ai élevé autour de moi. Je suis pas habitué à me dévoiler autant, et c'est pas mes précédentes conquêtes qui ont réussi à me donner l'envie de le faire. Mais avec lui, c'est différent.

On s'est vus aussi. Deux fois. Pas seuls, bien-sûr, il était avec son nouveau garde du corps et comble de l'ironie, c'est un collègue que je connais très bien. On s'apprécie pas trop, en plus. Ce monsieur n'a jamais accepté le fait que je sois meilleur que lui, alors d'avoir à me remplacer auprès de Bill, c'est une gloire pour lui. Et la misère pour moi. Pendant la journée où on s'est vu avec Bill, j'étais mal à l'aise. Pas question d'avoir des gestes intimes devant ce con ! Et curieusement, Bill s'est tenu...disons correctement. Si je le connaissais pas autant, j'aurais même dis qu'il était timide. Rien à voir avec ce même Bill qui m'a allumé tant de fois, et qui m'a fait l'amour par téléphone le jour où je me suis fait viré. Mais j'ai adoré ces deux moments passés avec lui. La première fois, on a été prendre un verre dans un bar discret, il a pas arrêté de me fixer intensément tout le long et j'ai dû me retenir de pas me jeter sur lui et le prendre à même la table. La deuxième fois, on a été au cinéma. Un peu plus à l'aise dans le noir de la salle Bill m'a caressé l'entrejambe par dessus mon pantalon et j'ai dû l'arrêter bien vite pendant que je le pouvais encore. Son garde du corps était pas loin, je me voyais mal gémir tout le long, pas franchement une bonne idée. Mais on a profité pour s'embrasser comme des malades, ça c'était extrèmement bon ! Il me fait toujours autant d'effet, j'ai de plus en plus de mal à gérer ça. Par contre, nos appels et nos textos sont toujours aussi enflammés. Deux gamins, je vous dis. Mais ça me fait tellement de bien !

Du côté des ravisseurs, étonnamment y a rien à signaler. Ils ne donnent plus de nouvelles et on sait pas s'il faut s'en inquiéter ou pas. L'enquête suit toujours son cours, mais ça stagne. Le colis, l'emballage, la poupée, tout a été envoyé dans un labo pour les analyses, pour essayer de voir si ces gars-là auraient pas laissé par un heureux hasard quelques empreintes. On aurait déjà dû avoir les résultats mais on sait pas ce qu'ils foutent, personne n'a encore appelé.

Voilà. Monotone. Je tiens juste avec les coups de fil de Bill qui sont ma bouffée d'air frais, mon oxygène indispensable, ma raison de vivre pour le moment. Il faut qu'on trouve rapidement le moyen de mettre fin à cette torture, ça devient vital !

Je prends souvent des nouvelles de la famille de Gus, mon pote. Il me manque tellement, la maison est plus pareille sans lui. C'est affreux comme il me manque. Sa soeur a repporté son mariage, il lui était impossible de le faire sans la présence de son petit frère. Mais elle a le projet de le reprogrammer dans quelques mois, quand la mort de Gus sera un peu moins douloureuse, si ça le sera pour nous tous un jour. Je lui ai dis que Gus n'aurait pas aimé la savoir aussi malheureuse et privée du bonheur qui l'attend. C'est une famille de catholique très pratiquants, vous voyez, alors elle attend le mariage pour vivre avec son mec. Elle m'a demandé d'être son témoin et celui qui lui tiendra le bras pour la conduire à l'autel. Ca aurait dû être son père qui aurait dû le faire mais ils ont insiter pour que ce soit moi. Gus devait le faire, il était tellement proche de sa soeur qu'il a insisté pendant une longue période pour la conduire à l'autel, et son père a accepté, trop heureux de faire plaisir à ses deux enfants qu'il a toujours aimé plus que tout. Et maintenant, cette tâche me revient.

Comme je vous ai dis, ma vie a donc repris son allure normale, à cette routine s'est juste ajoutée Bill. Bill et tout ce qu'il peut m'apporter. Bill et tous mes sentiments pour lui et qui m'ont tant fait changer.

L'heure du déjeuner est passée quand j'arrive à mon appartement. J'ai laissé le politicien sous la garde de ma relève et j'ai qu'une envie, foncer sous la douche, me détendre avec une bière et surtout appeler Bill. Il sait que je l'appelle toujours quand j'ai finis. Donc, après m'être délassé rapidement sous une douche tiède, j'enfile un de mes très large tee-shirt, un baggy aussi large et m'affale dans le canapé le téléphone déjà en main. Mais aujourd'hui, c'est Bill qui appelle en premier :

- Tom ? Bon je fais vite, parce que j'ai pas beaucoup de temps. Je me suis tiré, là !

- Quoi ?! Comment ça tiré ? Tiré où ?

- Bin écoute, j'en peux plus de pas pouvoir te voir comme il faut. Je t'expliquerais. Rejoins moi au chalet de mes parents. Je te donne l'adresse, c'est pas trop loin de toute façon.

Je note rapidement l'adresse qu'il me dicte sur une enveloppe que j'ai saisi à la volée. Putain ! Qu'est-ce-qu'il a encore fait !

- Bill ! Non mais ça va pas ou quoi ? T'es tout seul là ?

- Oui. Rejoins-moi là-bas je te dis. Viens tout de suite, j'ai pas beaucoup de temps. Je t'expliquerais tout une fois arrivé. A tout de suite !

Il raccroche prestement avant que j''ai eu le temps de rajouter quelque chose. Il va finir par me rendre dingue avec ses folies ! J'y crois pas ! Il s'est tiré, tout seul, sans surveillance ! Je vais y aller, rien que pour le plaisir de l'assassiner en live quand j'aurais posé la main sur lui ! J'attrape mes clefs et mon portable et dévale les escaliers pour me jeter dans ma voiture. Avant, je prends la peine de vérifier si personne de ma connaissance se trouve là, parce que dès qu'on saura qu'il a filé en douce, ils vont vite se douter que j'y suis pour quelque chose et c'est ici qu'on viendra en premier. Sauf s'il a bien ficelé son coup. Je démarre donc vite fait, direction l'adresse qu'il m'a donné, filant à toute allure en priant de toutes mes forces que pendant ce temps il lui arrive rien.

J'arrive en pleine forêt, la route a pas été si longue que ça. J'habite pas en centre ville, donc l'endroit où il se trouve a été vite atteint. Le coin est calme, tranquille, silencieux. Pas beaucoup d'habitation. Aucune voiture sur la route, juste moi. Tant mieux, jusque là je peux me dire que personne m'a suivi. Je vais t'etouffer de mes propres mains Bill ! J'ai bien essayé de le rappeler en chemin mais il a pas voulu m'en dire plus, il m'a sèchement fait remarquer que si je voulais savoir ce qu'il se passait j'avais cas « ramener mes fesses rapidement, ou il retournerait chez lui » et que si j'étais pas content j'avais cas « le lui dire et rentrer chez moi, il me foutra la paix et on en parlera plus ». Très clair. J'ai bien-sûr crié que non et qu'il avait intérêt à être là quand j'arrive. Je crois qu'on est en train de se fourrer dans une merde colossale. Quand son père va se rendre compte de sa disparition, il va pêter un câble et automatiquement je vais en prendre pour mon grade parce que bien sûr je suis mêlé à cette décision malheureuse qu'a prise Bill. N'empêche, ça me fait plaisir de le retrouver. Et seul. Oh bon sang ! Seuls...

Je trouve facilement le chalet de sa famille, il est pas très grand mais à l'air luxueux. Il a été construit avec du bois de qualité et son allure est tout simplement fantastique. Les Kautlitz ont l'air de savoir faire les choses. Ils ont vraiment du goût. Le chalet est en pleine forêt, en bordure d'un grand lac. De là où je suis je peux facilement voir un petit ponton, et une barque amarée. Je vois une voiture que je ne reconnais pas du tout garée devant. Je me gare à côté d'un geste brusque étant sûr que Bill va sortir à ma rencontre, mais rien. Je me dépêche de pousser la porte et je le vois, pieds nus sur la moquette d'un charmant petit salon très confortable, une bouteille de champagne à la main et un grand sourire aux lèvres :

- T'as fait vite, dis moi ?

- Bill, qu'est-ce-que t'as fait encore ? Tu t'es tiré sans rien dire à personne ?

- Oui, comme je te l'ai dis, j'en avais marre de pas pouvoir être seul avec toi. Et commence pas à m'engueuler, j'ai fais attention, personne m'a suivi.

- Putain t'es fou ! Tu sais, ton père va vite se douter que tu t'es barré pour me rejoindre quelque part !

- J'en ai rien à foutre ! J'ai laissé un mot pour lui dire que je comptais bien te voir un moment de toute façon, mais j'ai pas dis où. J'ai donné l'adresse d'un hôtel complètement à l'opposé d'où on est. Le temps qu'ils aillent me chercher, j'aurais le temps de te voir un peu.

- Mais t'es complètement inconscient ma parole ! Il aurait pu t'arriver quelque chose Bill ! On a pas encore retrouvé les salauds qui te veulent du mal ! Imagine s'ils ont mis quelqu'un pour surveiller tous tes déplacements !

- Bon c'est pas le cas, j'ai fais attention je te dis ! La voiture, c'est même pas une voiture de la maison. C'est Mark qui me l'a prêtée, il dira rien, il sait pourquoi j'en ai eu besoin. Il est de mon côté, je peux lui faire confiance.

- Putain ! En plus, encore ce Mark ! Je te signale que ton père va t'étriper Bill, et il aura raison, tu peux pas faire des trucs comme ça, ça peut être dangereux pour toi, Bill ! Et il va m'en vouloir aussi !

- Eh ! Oh ! Si t'es pas content je peux toujours remonter dans ma bagnole et partir, Tom. Dis le et je le fais !

Voilà ! Super les retrouvailles ! On est là, à crier tous les deux, Bill a le visage rouge de colère de se faire engueuler comme un sale gamin. Mais sa rage se calme d'un coup, laissant place à de la tristesse :

- J'ai fais ça pour toi, pour nous. Je pensais que ça te ferait plaisir. J'avais trop envie de te voir, Tom. Tu me manques trop.

Bon sang il faudrait que je pense à ne plus être aussi faible quand il s'agit de lui. Ses paroles me calment directement, il sait, il a toujours su comment me faire flancher. Je soupire et m'approche de lui pour le prendre dans mes bras :

- Ca me fait plaisir, Bill. Tu sais très bien que je suis content de te voir. C'est juste que je veux pas qu'il t'arrive quoi que ce soit. J'ai tellement peur que ces mecs-là finissent par te mettre la main dessus !

- Non, ça n'arrivera pas. Et pour l'instant, y a que toi qui peut me mettre la main dessus, là...

On reste un instant enlacés. Ca me fait tellement de bien.

- Tu penses que tu vas pouvoir rester pendant combien de temps ?

- Je sais pas, j'ai pas l'intention de chronométrer. Mon père saura par mon mot que je suis parti te retrouver, et que je suis en sécurité. Je voulais pas qu'il pense qu'il m'était arrivé un truc et qu'il envoie toute la police à ma recherche. Il en serait bien capable et j'ai pas envie de me retrouver aux actualités juste parce que j'avais trop envie d'être avec toi. On a pas été ensemble depuis si longtemps, ça me manque. Je veux juste rester avec toi encore un peu. Je t'aime Tom...J'y arrive pas sans toi.

- Moi non plus j'y arrive pas. Tu me manques aussi. Trop.

L'heure n'est plus à l'engueulade, on a pas le temps pour ça. Je suis là, avec lui. Enfin. Tout ce qui m'avait manqué me saute à la gorge d'un coup. Son odeur, sa douceur, sa voix, sa peau. Sa bouche se pose sur la mienne et vient pincer doucement ma lèvre inférieure. Je garde la bouche fermée, juste pour apprécier son petit jeu. Mais j'entrouvre rapidement les lèvres et il vient retracer l'ouverture qui se forme, demandant ainsi l'accès à ma langue que je lui accorde bien volontiers. Je viens tout doucement caresser sa langue de la mienne et il commence déjà à gémir. Le baiser se fait plus profond, plus langoureux, il me suce la langue de plus en plus fort et je dois dire que je commence à être franchement excité. Il se blottit un peu plus contre moi et on s'embrasse encore longuement pendant que d'une main, je lui caresse les cheveux. Putain, je me sens perdre la tête comme à chaque fois. Une vague de chaleur me remplit le corps peu à peu. Il s'arrête un instant :

- J'avais emmené du champagne, pour fêter nos retrouvailles. Mais je crois qu'on va boire après...Là, j'ai autre chose en tête. Viens...

Il me tire par la main jusqu'à une pièce un peu au fond du salon, pièce que je comprends vite être la chambre. Les rideaux épais sont tirés, plongeant la pièce dans une espèce d'atmosphère sombre et sensuelle. J'entends mon coeur cogner sourdement et rapidement dans ma poitrine. On y est. On y est enfin...

Il me guide vers le lit et s'arrête de façon à me placer dos au matelas. On se regarde intensément, la tension est presque palpable. Il retire ma casquette qu'il envoie valser quelque part dans la chambre, enlève aussi mon bandeau et l'elastique qui retient mes dreads. Une fois tout ça retiré, il enlève mon tee-shirt et d'une main me pousse pour me faire assoir au bord du lit. Il est debout entre mes jambes et me regarde droit dans les yeux en retirant son tee-shirt à lui. J'admire son torse si pâle, si lisse et si parfait. Une de mes mains glisse de son épaule à son ventre, et je viens retracer du doigt une ligne invisible de sa pomme d'Adam à son nombril. Il ferme les yeux en se mordant la lèvre inférieure pendant que je passe mes doigt dans certains des passants de son pantalon pour l'attirer un peu plus à moi et embrasser son ventre. Je lui lèche le nombril et je l'entends déglutir bruyamment. Je commence alors à défaire son pantalon, il a la tête penchée vers moi, et me regarde faire, le regard fiévreux. Quand je repousse le pantalon sur ses cuisses, je remarque alors pour la première fois un tatouage qu'il a au niveau de l'aine droite et qui dépasse du haut de son boxer. Oh putain ! Un tatouage représentant plusieurs étoiles noires et blanches encastrées les unes dans les autres, et ça me fait durcir encore plus. Ce mec transpire le sexe avec ça, comment j'ai fais pour pas le remarquer plus tôt ? C'est en train de me rendre complètement dingue...

- Putain Bill...Ton tatouage...Complètement affolant...

Il a un petit rire quand il comprend mon excitation à la vue de ma découverte et continue d'enlever son pantalon lui-même, je suis plus en état de faire grand chose et pourtant on commence à peine. Un éclair de lucidité me traverse quand je réalise que je suis en train de vivre ma première fois avec un homme et ça me rend nerveux. Je sais pas du tout comment m'y prendre exactement, mais je sais que j'en ai plus qu'envie. On va laisser les choses se faire...

Je pose mes mains à plat derrière moi et le regarde s'agenouiller toujours entre mes jambes écartées pour enlever mes chaussures et venir ouvrir mon pantalon qu'il enlève bientôt d'un geste impatient en même temps que mon caleçon, entraînant les chaussettes avec. Nous voilà maintenant, moi complètement nu et lui en sous-vêtements. Je caresse sa taille de mes deux mains et abaisse d'un coup son boxer pour dévoiler son sexe tendu et déjà humide au bout. Il est tellement beau, tellement parfait. Il vient s'assoir à califourchon sur mes genoux et je me laisse glisser sur le dos pendant qu'il pose les mains à plats sur mes pectoraux qu'il caresse et regarde avec envie.

- T'es si beau, Tom...Si bien fait...Si excitant...

Il se penche alors vers moi et vient m'embrasser indécemment, prenant la direction d'un baiser passionné et jouant effrontément de sa langue piercée dans ma bouche. Il se rassoit et me jette un regard insolent. Mon Bill aguicheur est revenu...ça promet. Il attrape une de mes mains et la porte à sa bouche pour sucer mon index et mon majeur. Il enroule sa langue tout autour en faisant des petits bruits de gorge d'appréciation.

J'ouvre un peu grand les yeux, voilà, ça y est, on y est vraiment. Il devine ma confusion très facilement, normal, je me suis redressé et c'est sans m'en rendre compte que je passe une main dans mes dreads, un peu dérouté. Il vient chuchoter à mon oreille :

- Tu vas faire l'amour à un homme, Tom...Tu vas me faire l'amour, comme tu l'as jamais fait à personne. Je vais t'apprendre, Tom...N'aies pas peur, je vais te guider...

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Comments :

  • chaos87th

    29/07/2011

    Pour avoir retrouvé son Bill aguicheur, il l'a retrouvé et je sens qu'il ne va pas le regretter.
    A moins que quelque chose où qu'ils ne se fassent prendre en pleine action par quelqu'un d'autre ^^

  • Pucca97217

    06/09/2009

    Pour les ravisseurs je dirait le calme avant la tempête jsui sur qu'il prépare un mauvais coup.
    Bill alala tu réfléchis pas des fois!!!!Il peut t'arriver n'importe quoi t'est en danger t'a oublié.
    Huummm sa commence bien!!!

  • Thunderbolt-Real-Ya0i

    11/07/2009

    Mdr ! Sa s'engueule quelques secondes et après zouuu sous la couette :p

  • nirvana-angelTH83

    17/06/2009

    wouah cest éxitant!!!

  • Kiara

    01/05/2009

    toujour aussi bien ecris ;)

  • love-hina83

    15/03/2009

    c cho là YAOI YAOI YAOI !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! XD bsx

  • nirvana-angelTH83

    15/03/2009

    ok! alors Tom leçons one the french kiss XDDDD

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