[Fiction] - Protection Rapprochée - Bonus 1 (1/2)

Bonus 1


Une espèce de malaise et un goût amer dans la bouche me réveillent, j'ai la surprise de reprendre connaissance dans...une ambulance. Une ambulance ? Mais qu'est-ce-que je fais là ? Et la mémoire me revient de suite, comme un coup de poing dans l'estomac. Bill s'est fait tiré dessus. Je l'avais presque mort dans les bras. Bill...En tournant la tête je le vois allongé, les yeux fermés, sur une civière. Je me dresse d'un coup :

- Bill ! Il va bien ? Pourquoi je suis dans l'ambulance ? Pourquoi je-

Un homme me coupe gentiment :

- Ne vous inquiétez pas, il...a perdu connaissance. Nous n'avons pas pu évaluer la gravité exacte de son état, mais il est vivant.

Mon Dieu, merci ! Mais ça n'explique toujours pas pourquoi MOI j'ai l'air d'avoir perdu connaissance ! L'homme, qui se révèle être un infirmier répond à mon regard interrogatif :

- Quand nous sommes arrivés, vous le teniez fermement et...vous étiez en pleine crise de nerfs. Il nous était impossible d'intervenir, nous avons dû vous faire une piqûre pour vous injecter un tranquillisant, vous refusiez de le lâcher et vous étiez complètement inconscient de tout ce qui était autour de vous. Désolé.

Il fait un sourire navré et amical. Dans quel état je devais être !? Je regarde Bill intensément, il est si pâle !

- Il...il va s'en sortir ?

- Nous avons prévenu l'hôpital. Les médecins nous attendent déjà. Je ne peux rien vous dire de plus, j'ai juste pu constater que sa blessure est sérieuse. Il y a t'il des gens qu'il faudrait prévenir ?

Merde ! J'ai pas pensé une seule seconde à ses parents ! Et les ambulanciers ont dû tomber sur le cadavre d'Andréas aussi ! C'est le début des emmerdes, mais c'est pas ce qui me préoccupe le plus. Je verrais tout ça au fur et à mesure, une fois que je serais sûr que Bill soit sorti d'affaire. Putain Bill, tiens bon ! L'infirmier reprend alors :

- Nous avons dû batailler ferme pour vous emmener. Nous...nous étions obligé de prévenir la police, c'est la procédure pour une blessure par balle. Une fois arrivés sur les lieux, nous avons aussi vu le...corps de...de cet homme.

- Oui...c'est son ex-petit ami.

J'en dis pas plus. Il a pas à savoir de toute façon et je sais pas encore où tout ça va me mener.

- Quand les policiers sont arrivés ils voulaient vous garder en voyant que vous n'étiez pas touché. Ils voulaient avoir plus de détails. Ils sont encore sur place. Vous n'en avez aucun souvenirs ?

Je fais non avec la tête, les yeux toujours sur Bill.

- Vous ne vous rappelez pas des gens présents, qui vous parlaient ? Un certain Sam est arrivé, il a dit qu'il prenait « le relais », quand nous sommes partis, tout le monde était encore sur place.

Bon, je vois que j'aurais pas à prévenir les Kaulitz moi-même. Je crois qu'ils viendront me tuer directement à l'hôpital. Ma tête tourne un peu, je soupire en massant mon front douloureux. L'infirmier me regarde avec compassion :

- C'est...votre petit ami ? Vous avez l'air d'y tenir beaucoup. Oh excusez-moi, je...c'est pas mes affaires...

- Mon petit ami ? Il...il est tellement plus que ça...

J'ai répondu quand même, c'est vrai, Bill est plus que mon « petit ami », il est mon oxygène vital, ma raison de vivre, la seule chose qui me tient encore debout, la seule personne qui me fait sentir vivant. Bill, il est mon tout. On arrive à l'hôpital et dans un brouillard je vois toute une équipe s'élancer vers nous, ouvrir la porte à la volée, une équipe de médecins et autres personnes récupèrent Bill en lançant des termes médicaux à tout vents, quelques personnes s'occupent de moi, m'emmenant pour me faire passer quelques examens aussi. J'essaie bien de résister, je veux absolument suivre Bill, mais j'ai apparemment pas le choix. Bill et moi sommes amenés de suite aux urgences, un médecin m'attend déjà, pendant que de plus en plus de monde s'affaire autour de Bill, préparant des perfusions et tout autre matériel médical destinés à le sauver. Pour moi, c'est plutôt rapide, après quelques tests il s'avère que je vais bien, le plus gros du choc est passé, je n'ai rien. J'ai pas arrêté de demander des nouvelles de Bill, essayé de savoir où il a été transporté et j'apprends bientôt qu'il a été finalement emmené de suite en salle d'opération. Merde, mais qu'est-ce-qu'il se passe pour qu'ils interviennent de suite ?

J'arrive dans le service des soins intensifs, là où on doit l'opérer, il y a encore personne que je connais. Et personne arrive à me renseigner correctement. Je suis pas loin de m'énerver ! Bande d'incapables ! Sous prétexte que je suis pas de la famille, on refuse de m'en dire plus. De toute façon, ses parents vont pas tarder, ça devrait plus être très long. Il me reste plus qu'à attendre. Je m'assois sur un des bancs de la salle d'attente et cherche mon téléphone, histoire de voir si y aurait quelqu'un qui aurait essayé de m'appeler. Mais je le trouve pas. Je me rappelle alors qu'il a certainement dû rester sur place, au chalet. En m'asseyant, je remarque l'état de mes vêtements, je suis tout sale. Sale du sang de Bill et de la terre dans laquelle j'étais agenouillé. Sale du sang d'Andi aussi. Tout ça est même encore sur mes mains. Il faut que je trouve les toilettes pour m'en débarrasser. Après qu'on m'ait indiqué où elles se trouvent, je peux enfin enlever les traces du malheur qui me frappe et les images de cette fichue journée me reviennent. Andréas...qui tire...Bill qui me pousse et se jette en avant...et moi qui tire dans la tête d'Andréas...Une nausée me prend et j'ai juste le temps de me retourner pour aller vider tout mon dégoût dans la cuvette, derrière moi. Je crois que je prendrais même pas la peine de laver mes fringues, elles seront jetées c'est certain.

En revenant dans la salle d'attente, je tombe sur...Simone Kaulitz, elle écarquille les yeux quand elle me voit dans cet état de saleté et les larmes lui viennent aux yeux. Elle se lève et vient à ma rencontre en prenant mes mains dans les siennes :

- Tom ! Vous étiez là ? Nous avons fait aussi vite que nous avons pu...Il faudra tout nous dire, n'est-ce-pas ? Qu'est-ce-que vous faisiez au chalet ? Bill est parti tout seul, sans surveillance !

- Je sais. Il...m'a appelé pour-

- Trümper ! Vous êtes là, vous ?

Le père de Bill arrive et me coupe d'une voix sèche.

- Je veux savoir exactement ce qu'il s'est passé ! Comment ça se fait que Bill soit parti tout seul, c'était pour vous retrouver apparemment, il m'avait laissé un mot. Je sais aussi que c'est Andréas qui lui avait envoyé le colis. Alors ?

Je me tourne vers lui, légèrement agacé mais je comprends qu'il m'en veuille et qu'il soit aussi en colère. Après tout, son fils se trouve dans un état grave, alors que moi non.

- Bill m'a appelé pour me demander de le rejoindre au chalet. Je...je lui ai dis que c'était inconscient de sa part d'avoir fait cela, et...une fois sur place nous avons eu un coup de fil du labo, qui lui a dit pour les empreintes, malheureusement au moment de partir, Andréas était déjà là. Il...voulait...il a essayé de...il était malheureux que Bill l'ait quitté, alors...

- Vous auriez dû convaincre mon fils de rentrer immédiatement, vous auriez dû nous appeler plus tôt, vous n'auriez pas dû le laisser se faire tirer dessus ? Mais pourquoi ?

Je lui explique en quelques mots comment tout s'est déroulé, comment Bill s'est jeté devant moi quand Andréas a tiré, je lui raconte tout. Des détails sordides en quelques mots. Mais je tiens sous silence ce qu'on a fait pendant qu'on était au chalet. Pas la peine d'entrer dans ces détails-là ! Jörg Kaulitz est furieux, son visage est rouge de colère. Il fait de grands pas de longs en larges, les poings serrés. Sa femme, elle, pleure abondamment mais sur son visage je décèle aucune colère. Juste de la tristesse, et de la compassion. Quand mon récit est terminé, je me laisse tomber sur le banc. Kaulitz vient se planter devant moi :

- J'ai fais une erreur de jugement en vous engageant, Tom. Voilà où on en est aujourd'hui. Mon fils se trouve dans un état critique à cause de...votre amourette. Vous en êtes fier ?

Alors là, je sens la colère me prendre comme une vague sur la plage, je me redresse un peu. Ok, il est riche, puissant, mais c'est pas une raison !

- Pardon ? Fier ? Vous pensez que ça me fait rien tout ça ? Vous croyez que j'ai voulu que Bill soit touché à ma place ? Bon sang, j'ai fais tout ce que j'ai pu pour le protéger, pour qu'il rentre, il n'a pas voulu ! J'ai tout essayé pour attirer l'attention d'Andréas sur moi plutôt que...plutôt que sur Bill.

Ma voix se brise soudain quand je continue :

- Ça aurait marché...Ça aurait marché si, au moment où il a tiré, Bill ne s'était pas jeté devant moi en me poussant ! Vous n'avez pas besoin de m'en vouloir, M. Kaulitz...J'y arrive déjà très bien tout seul. Je donnerai n'importe quoi pour être à sa place en ce moment, je donnerai n'importe quoi pour revenir en arrière et changer tout ça, pour le voir en bonne santé, comme avant...

Jörg Kaulitz va pour répliquer quelque chose mais sa femme, qui s'est avancée et se tient à côté de lui, pose sa main sur son bras. Il tourne la tête vers elle et elle dit, me regardant toujours :

- Jörg, ce n'est pas de sa faute. Depuis que Tom a été...est parti, Bill s'était complètement renfermé. C'était à prévoir qu'il essaierait de le rejoindre. C'est plutôt son nouveau garde du corps qui aurait dû être plus vigilant. Et personne n'aurait pu prévoir qu'Andi était responsable de tout cela.

Elle s'avance vers moi et pose une main sur mon épaule :

- Vous l'aimez vraiment, n'est-ce-pas ?

- Oui...tellement...plus que tout. Mme Kaulitz, je suis tellement désolé pour tout ça !

- Je sais. Je sais aussi qu'il vous aime.

Le père de Bill se calme instantanément, il me regarde encore longuement et prend sa femme dans ses bras. Jörg se tourne vers moi, semble hésiter un instant mais...me tend la main :

- Désolé, Tom. Je suis certainement le seul fautif, j'aurais dû vous garder, tout ceci aurait pu être évité.

Je lui serre aussi la main et lui dit que de toute façon personne n'aurait pu prévoir le déroulement de cette journée. Il nous reste plus qu'à espérer que Bill s'en tire bien. Je profite aussi pour le prendre à part pour le mettre au courant de la révélation d'Andréas, comment son bras droit est impliqué dans toute cette histoire, il faut pas que ces gars s'en tirent et c'est ce qu'ils risquent de faire quand ils vont savoir que le blond est mort. Il redevient vite très énervé en plus de la surprise de la trahison de son collaborateur et se dépêche d'appeler les personnes compétentes pour s'occuper de son arrestation.

On attend encore un moment interminable que le chirurgien vienne nous dire ce qu'il en est. La mère de Bill, partit se renseigner, revient nous informer que leur fils a été opéré d'urgence, la balle s'était logée dans son pancréas. C'est tout ce que nous savons. Des policiers arrivent aussi et veulent absolument m'interroger. Je relate l'incident du mieux que je peux, je devrais de toute façon passer faire une déposition et signer tout ce qu'ils veulent, je comprends bien que je suis tiré d'affaire, mais de justesse. Après avoir parlé avec les parents de Bill, les flics nous laissent à notre attente et à notre chagrin.

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Comments :

  • chaos87th

    30/07/2011

    Ah mais c'est génial, j'ai les évènements que je voulais. lol
    Il fallait s'en douter que Jörg allait mal réagir, mais heureusement que SImone était là pour qu'il comprenne que le fautif n'est pas Tom.

  • th-lucky-fic

    18/01/2010

    cool une suite bonus
    jsui trop contente de lire ce qui ce passe apré l'accident ^^
    très bonne idée de ta part ^^

  • Pucca97217

    06/09/2009

    C'est bien sa nout dit ce qu'il c'est passer entre le dernier chapitre et l'épilogue.

  • Thunderbolt-Real-Ya0i

    11/07/2009

    Réconciliations =)
    Chouette XD

  • nirvana-angel83

    18/06/2009

    c'est trop beau tu décris tellement bien le désarois de tom et ses sentiments

  • tom-th-tom

    19/03/2009

    'tin c'est chaud quand même , vas-y j'ai plus confiance en personne maintenant xD

  • love-hina83

    15/03/2009

    c bi1 lé "bonus" ns explike tt bsx

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