[Fiction] - Protection Rapprochée - Bonus 1 (2/2)

Au bout de deux heures d'attente angoissantes, le chirurgien nous rejoint enfin. Il a plein de sang sur sa blouse et a l'air fatigué. La nausée manque me reprendre et j'essaie de voir sur son visage quelque chose qui indiquerait si ça c'est mal passé, mais il prend rapidement la parole :

- Nous venons de le conduire en salle de réveil. L'opération a été longue mais il va bien, autant que cela est possible. La balle était logée dans son pancréas, c'est pourquoi nous avons dû intervenir de suite, il avait quand même perdu beaucoup de sang.

La mère de Bill lui pose une foule de questions et nous apprenons les détails de l'opération et de l'état de Bill. Il est arrivé de justesse à l'hôpital, je frémis rien qu'à l'idée qu'il aurait pu mourir. Il est sous perfusion, il devra rester un bon moment à l'hôpital, on ne sait pas encore exactement quand il reprendra connaissance, c'est pas vraiment un coma, mais il a été très affaiblit, maintenant il nous faut attendre. Il sera bientôt conduit dans une chambre préparée pour lui. Les visites seront autorisées mais elles devront être brèves et peu de personnes seront acceptées à son chevet. Les parents de Bill demandent à le voir, ça leur sera accordé quand il sera dans sa chambre.

On nous apprend qu'il est enfin dans sa chambre, sa mère a été signer tous les papiers qu'il faut, j'attends maintenant qu'ils entrent les premiers pour voir Bill. Je fais les cents pas devant la porte, la gorge serrée par l'angoisse. De longues minutes après, les Kaulitz en ressortent, la mère pleure chaudement contre son mari, ça m'inquiète largement mais ils me font comprendre que Bill va bien, toujours inconscient mais qu'il va bien. Ils vont rentrer chez eux et repasseront plus tard. Je sais que le père de Bill a des comptes à régler. Mais avant de partir, Simone Kaulitz me fait savoir qu'elle a demandé au personnel compétent un lit de camp pour moi, je vais pouvoir rester ici ! J'osais pas demander, mais je me voyais mal rentrer chez moi et le laisser seul ici. Permission qui a été accordée facilement. Les parents quittent alors l'hôpital après avoir reçu mes remerciements très démonstratifs et j'ose enfin pousser la porte derrière laquelle se trouve Bill.

Il est allongé, blanc comme un linge, la seule chose que j'entends c'est les bruits de la machine reliée à lui par différents fils. Il a un tube dans la bouche qui envoie l'air qu'il a besoin pour respirer convenablement et une perfusion sanguine. Il a l'air plus petit que d'habitude, encore plus fragile. Je m'approche doucement et m'assoie sur la chaise à côté de lui. Je sais pas s'il m'entend mais je lui parle quand même et lui prend la main. Elle est toute molle dans la mienne, mais toujours si douce :

- Hey ! Salut toi ! Tu nous as fait peur, hein ! Mais on a dû te dire que ton opération s'est bien passée. Alors comme ça, tu veux pas te réveiller ? Tu te fous de moi, dis ? Bon, je vais aller me changer, mais je reviens. Je vais rester dormir tout le temps que tu seras là. Tu te rends compte ? Ça va être le pied ! Enfin, je sais pas trop mais là je suis bien parti pour devoir supporter tes ronflements !

Je me penche un peu sur lui et pose ma bouche doucement sur sa joue :

- T'as intérêt à être réveillé quand je serais revenu, Bill. Je t'aime.

Après une dernière caresse, un dernier regard, un dernier baiser, je quitte la chambre et file à mon appartement prendre une douche et quelques affaires. Quand je reviens, Bill n'est toujours pas réveillé, on m'indique où se trouve la cafétéria et me voilà parti pour ma première nuit avec lui, toujours inconscient. Le lendemain c'est pareil, toute la nuit le personnel s'est relayé pour lui prodiguer des soins, prendre connaissance de son état et vérifier si les machines sont toujours opérationnelles. Bill se réveille toujours pas. Les parents ont passé un long moment avec moi dans sa chambre et j'ai appris que son collaborateur a été arrêté. Il n'a rien nié, de toute façon dans l'appartement d'Andréas la police a trouvé de quoi l'accabler largement lui et ses complices. On apprend aussi qu'Andi avait vraiment pété un plomb, son esprit était totalement dérangé. Les murs de son appartement étaient recouverts de photos de lui et de Bill, de Bill surtout, une multitude de photos, en tout genre, de près, de loin. Certaines sont brûlées au niveau des yeux, au niveau de la bouche, certaines sont gribouillées, certaines sont déchirées. Son esprit malade a fait de son appartement un véritable sanctuaire. On a retrouvé des vêtements à Bill chez lui, il devait aussi dormir avec, il y en avait plein son lit. Il tenait un journal intime et j'ai même pas voulu jeter un ½il dessus, quand j'avais voulu le faire, ce que j'ai pu y lire m'avait horrifié. Comment Bill a pas pu remarquer qu'il était fou, fou à lier ? Mais c'est fini, il fera plus jamais de mal à Bill, ni lui, ni personne d'autres.

C'est déjà l'après-midi et Bill est toujours inconscient. Je commence à flipper. Et si ça durait ? Quels dommages ça peut avoir sur son cerveau ? La légère différence aujourd'hui c'est qu'il n'a plus besoin de respirer grâce à l'aide de ce tube enfouit dans sa gorge. Les médecins ont décidé de le laisser respirer normalement, tout seul. Apparemment ça marche.

Je me suis assis à côté de lui, je lui caresse les cheveux et lui parle doucement. Je sais pas trop de quoi je pourrai lui parler, je veux juste qu'il ouvre les yeux et que LUI me parle. Longtemps, abondamment, comme il sait si bien le faire. Putain, je donnerai n'importe quoi pour qu'il jacasse encore sans arrêt ! Ça me manque, j'ai vraiment hâte qu'il se réveille, je deviens fou sans lui, ça a aucun sens tout ce qui est autour de moi, j'ai besoin de lui, je suis rien du tout s'il est pas là !

- Bill, ça commence à faire long, là ! Faudrait que tu te réveilles ! Tu attends quoi ? On a encore des tas de choses à faire ensemble, j'ai des tas de trucs à te dire.

Une rage inexplicable se mêle à mon chagrin :

- Tu fais chier Bill ! Tu fais jamais ce qu'on te dit ! Ouvres les yeux bon sang ! Tu t'imagines que je vais attendre encore combien de temps ? Tu as dis que tu m'aimes, alors si tu m'aimes, réveilles-toi !

Il bouge pas d'un poil. Il est un peu moins pâle qu'hier mais putain, j'ai toujours peur qu'il me claque entre les doigts s'il se réveille pas rapidement. Je continue de lui parler, haussant légèrement la voix et les larmes me montent aux yeux :

- Allez Bill, réveille-toi ! Tu trouves pas que tu m'as assez fait peur comme ça ? Je t'aime, on a des tas de choses à vivre ensemble alors ouvres les yeux nom d'un chien. Tu me manques Bill, j'y arrive pas quand t'es pas là. S'il te plait, réveille-toi, s'il te plait...

Je suis complètement affalé sur lui, je dois avoir l'air ridicule si quelqu'un entre à ce moment-là. Je pleure chaudement et mes mains essaient de serrer le plus possible ses bras, ses mains, son corps, tout ce qui peut être à ma portée. Putain ! Ce mec a fait tomber toutes mes barrières, il a su me toucher au plus profond de moi, il a su réveiller ma sensibilité et m'a fait aimer comme personne, personne avant lui. Je lui dis tout ça, ajoutant qu'il me manque, que je l'aime, qu'il doit ouvrir les yeux et que j'en ai marre d'être sans lui. Sans lui, ça a aucun sens.

Et c'est alors que je le sens subtilement bouger contre moi. Je lève brusquement la tête et le regarde à travers mes larmes que j'essuie pour bien comprendre ce que je vois. Il est réveillé ! Ses yeux sont ouverts, un peu vitreux, mais il me regarde. Sa bouche s'ouvre un peu et lâche dans un souffle :

- Tom...?

J'éclate de rire comme un con et lui dit :

- Putain, il était temps ! Tu as fais ça rien que pour m'emmerder, hein ? Je vais aller chercher le médecin. Bon sang, je suis content ! T'es enfin réveillé, salaud tu m'as fais peur !

Je file chercher le médecin qui revient l'examiner, la bonne nouvelle c'est que tout va bien. Il devra rester encore un mois à l'hôpital et gardera une cicatrice verticale sur le ventre d'une quinzaine de centimètres mais il y a aucune complications. Je demande pas plus. Il va bien, je vais bien, il est enfin conscient et tout ira encore mieux très vite. J'ai retrouvé Bill...

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Comments :

  • chaos87th

    30/07/2011

    Ben heureusement que Bill s'en sort. Sinon j'imagine bien Tom allait le chercher dans la mort pour le faire revenir et l'étriper ensuite lui-même. lol

  • th-lucky-fic

    18/01/2010

    tro bien cette suite du bonus
    mais je vois que ya un bonus deux on est gaté dite donc
    j'adore comment tom s'enerve apré bill pour qu'il se reveille ^^

  • Pucca97217

    06/09/2009

    A croire que quand Tom lui a crier après sa la fait réagir

  • Thunderbolt-Real-Ya0i

    11/07/2009

    Bill doit être un peu paumé quand même XD

  • nirvana-angel83

    18/06/2009

    Tu as dis que tu m'aimes, alors si tu m'aimes, réveilles-toi
    je trouve ça trop mignon et touchant

  • yaoi-TH-powa

    27/03/2009

    jai failli laissé le com sur l'article d'avant j'avais pas vu que la suite était après --'
    breeef n'insistons pas plus sur mon manque flagrant de cerveau

    et ben le Bill il nous aura fait des frayeurs
    j'aime pas trop les comas les fics où l'un des deux se réveillent amnésique c'est limite si ça me traumatise
    bon là je savais que ce serait pas le cas quoique on sait jamais mais bon là il est réveillé il l'a reconnu j'ai envie de dire pfiouuuu

    et j'suis contente que papa Kaulitz n'en veuille plus à Tom

    *trottine maintenant jusqu'au prochain bonus*

  • tom-th-tom

    19/03/2009

    vla le dérangé dla tête andy --'

  • love-hina83

    15/03/2009

    ben tu voi sa jadore XD bsx

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