[Fiction] - Protection Rapprochée - Bonus 3 (1/4)

Partie 1

Cette journée a été harassante. Ce boulot va finir par avoir ma peau si ça continue comme ça. Depuis plus de deux semaines je suis au service d'une vieille riche, qui s'est payée un garde du corps juste pour se donner de l'importance. Il se passe rien du tout, à longueur de journée. Je m'emmerde royalement. Je suis la mémé partout, elle et son petit chien, dans toutes les boutiques, dans tous les salons de thé et croyez-moi, y a des fois où j'aimerais juste être mort. Ca m'apprendra, quand Bill a emménagé avec moi, j'ai demandé à Georg que pour mon retour de vacances je sois placé sur un truc qui me garde tout près, pour pouvoir rentrer à la maison tous les soirs. Du coup, il m'a placé sur ce contrat, la journée je suis chez Mme Benzeinger et le soir un collègue me remplace.

Depuis que Bill a emménagé, c'est un plaisir de rentrer à la maison et de savoir qu'il y aura quelqu'un pour m'y accueillir. Il me reçoit toujours le sourire aux lèvres et les bras accueillants. On s'entend toujours aussi bien, les seuls fois où on peut nous entendre nous chamailler c'est quand on passe à table. Ouais, Bill ne sait pas cuisiner. Il tient quand même à essayer, jour après jour et moi je joue les cobayes devant des espèces de mixtures aux couleurs et aux goûts bizarres. J'ai beau râler, rien y fait, il m'oblige à manger ! Putain, pour ça on aurait dit ma mère ! Et souvent, bin c'est vraiment pas bon. Mais en gros, je m'en fous un peu, il est avec moi c'est tout ce qui m'importe. Mais aujourd'hui j'ai bien envie de manger un truc satisfaisant, et je me demande ce qu'il a bien pu inventer pour me rendre fou.

C'est donc un peu de mauvaise humeur que j'arrive à l'appartement, éreinté, affamé, le moral un peu bas, bref, aujourd'hui c'est une journée sans. Quand je passe la porte, j'ai la surprise de trouver Bill en compagnie de...Mark, assis dans le salon devant les apéritifs. Bill se tourne vers moi, toujours souriant :

- Tom ! Enfin, t'arrives ! T'as vu, Mark nous a rendu visite !

- Salut Tom, je passais dans le coin, je me suis dis « tiens, passons dire un petit bonjours à ces deux-là ».

- Salut Mark, comment va ?

Je me laisse tomber dans le canapé à côté de lui, l'air renfrogné. J'ai rien contre ce type, il est plutôt sympa en fait, mais j'ai pu remarquer qu'il s'intéressait d'un peu trop près à Bill. Il fait rien parce qu'il y a moi, mais je sens que ça lui plairait bien. Rien que sa façon de le regarder quand Bill parle suffit à faire monter ma rage. Et Bill qui fait comme si de rien n'était ! Je les entends discuter de tout et de rien, perdu dans mes pensées. Une main manucurée de Bill qui se pose sur ma jambe me fait lever les yeux vers lui :

- Tom ? Ca va ? Ca fait trois fois que je t'appelle !

- Hum ? Oh, pardon ! Tu disais ?

- Je te disais que Mark va rester manger avec nous, ça t'embête pas ?

Pfff...Je me vois bien lui répondre « si, ça m'embête ! » mais je vais passer pour un gros mufle. La journée a été merdique, j'avais juste envie de rester seul avec Bill, prendre une douche vite fait, manger sur le pouce et surtout, surtout, me glisser sous les draps avec lui pour le laisser me faire tout ce qu'il sait si bien faire et réveiller tous mes sens au point de me faire oublier mon prénom. Manifestement, ça sera pas pour ce soir.

- Non, y a aucun problème. Je vous laisse un instant, je vais prendre une douche.

Sans plus de cérémonie, je me dirige vers la salle de bains. Bill me connait par coeur, je sais qu'il a déjà compris que j'étais d'une humeur de chien, d'ailleurs, il me rejoint bien vite et ferme la porte à clé pendant que je me déshabille, dos à lui, toujours muet.

- Tom ? Y a quelque chose qui va pas ?

- Non, du tout. Retourne au salon, le laisse pas tout seul, il doit t'attendre, là.

- Si ça t'embêtes que Mark reste dîner, je peux annuler et lui demander de repasser une autre fois ?

- Non je te dis, ça va, y a aucun problème.

- Alors pourquoi tu fais cette tête-là ? T'as eu une mauvaise journée ? La vieille était plus chiante que d'habitude ?

- Non, pas plus. Je suis juste un peu crevé, mais c'est bon. Allez, laisse pas ton ami tout seul, il va se demander ce qu'on fait.

Bill me regarde encore un peu et voyant mon visage fermé il s'écrie soudain :

- Ouais, je sais ! Me dis pas que t'es encore jaloux de Mark, si ?

- Putain, Bill ! Tu veux pas ouvrir la porte et le crier un peu plus fort, qu'il soit mieux au courant ?

- Je t'ai déjà dit que c'était qu'un pote.

- Un pote qui serait prêt pour plus. Suffit que tu claques des doigts !

- Merde Tom, on va pas reparler encore de ça ! Il a toujours été correct avec moi, il fait rien, il sait qu'on est ensemble, il respecte ça !

- Ouais, ça se voit pas tant que ça ! Je déteste la façon qu'il a de te regarder, putain on dirait qu'il veut te bouffer !

- Ok, arrête de dire n'importe quoi. Je te laisse prendre ta douche, j'espère que ça va te remettre les idées en place, rejoins nous quand t'auras fini.

Voilà, j'ai réussi à le fâcher aussi. La fatigue, la jalousie, la colère, tout ça me fait réagir comme une « femme au foyer désespérée » en pleine période de menstruations. J'y peux rien c'est plus fort que moi. Toujours énervé, je lui lance alors qu'il me tourne le dos et ouvre la porte pour sortir :

- Bin j'espère que t'as prévu de quoi manger convenablement, au moins ! Tu penses pas nous servir un truc que tu vas être le seul à aimer manger ! Autant bien faire les choses, non ?

Il s'arrête net, se retourne, et ses yeux me lancent des éclairs quand il dit :

- Ca c'est mesquin, Tom.

Il sort un peu furieux et claque la porte sur son passage. Malgré mon énervement, je regrette déjà cette parole malheureuse. Putain, je suis vraiment trop con ! Je me passe les mains sur le visage et soupire bruyamment en espérant de toute mes forces que cette douche me remettra d'aplomb. Finalement, au lieu de la douche, je décide de m'allonger carrément dans la baignoire et me prélasser dans un bon bain chaud. Je peux pas retourner de suite au salon, je veux juste que mes nerfs à fleur de peau puissent se détendre. Je ferme un peu les yeux, la vapeur enfume toute la pièce et mes muscles commencent à se dégourdir. Quand j'ouvre les yeux, je remarque que je me suis endormi. Je sais pas depuis combien de temps, l'eau est encore tiède. En tout cas, je pense pas que ça fasse un bail, Bill serait venu me chercher, sauf s'il m'en veut toujours beaucoup. Pendant que je me sèche et m'habille, j'entends de grands éclats rire qui doivent venir de la cuisine.

L'agacement me reprend de nouveau. Tiens, au moins y en a parmis nous qui s'amusent ! J'avais presque oublié ce Mark. Mais c'est pas la faute de Bill, alors j'inspire un bon coup avant de sortir, bien décidé à taire ma mauvaise humeur et d'être agréable avec notre invité. Faudra que je rattrape aussi le coup avec mon brun. Je passe la porte de la cuisine, Bill et Mark sont debout devant l'évier, dos à moi. Ils m'ont ni vu, ni entendu. Mark a une main posée sur l'épaule de Bill et avant que je puisse dire quoi que ce soit, je l'entends lui dire :

- T'en fais pas,va. Ca arrive qu'un couple se dispute. Vous allez pas vous faire la gueule longtemps juste pour ça, hein ?

- Je sais, Mark. Ca me fait chier, d'habitude on s'entend tellement bien. Je redoutais tellement ce moment où on allait commencer à se tirer dans les pattes pour des broutilles. Et Tom peut être tellement jaloux !

- Je me recule un peu pour continuer d'écouter ce qu'ils se disent. Ils parlent de moi ! Et je vois bien que Mark ne veut qu'une chose, consoler MON Bill ! Oh putain, je sens la rage remonter !

- Si j'étais à sa place je le serais aussi. J'aimerais pas que quelqu'un t'approche de trop près. J'ai encore un peu de mal avec Tom, tu sais.

- Mark ! Dis pas des choses comme ça !

- En tout cas, je suis là. Si jamais ça marche plus vous deux, je suis là. Tu l'as toujours su, hein ? On a beau plaisanter là-dessus toi et moi, tu sais que j'ai toujours été intéressé par toi ! Je t'ai toujours attendu, et tu sais que je t'attendrais toujours.

Là ça va ! Je vais lui casser la gueule, à ce connard prétentieux ! Je vais tellement lui déchirer la face que même sa mère ne le reconnaitra plus ! Je sais même pas ce que Bill répond, d'ailleurs lui je lui en veux, il aurait dû remettre cet idiot à sa place ! Je passe la porte de la cuisine et lance :

- Ah ouais ? Dis, Mark, ça va ? Je te gêne pas trop ? Je devrais peut-être vous laisser, comme ça t'auras pas à attendre longtemps connard !

Dans mon brouillard de colère, je vois que Mark a la décence d'arborer un semblant de gêne. Il me regarde et regarde Bill, tour à tour et me dit :

- Tom...Désolé. Je...je voulais pas...

- Pas la peine, j'ai tout entendu !

Bill s'avance vers moi l'air affolé :

- Tom, écoutes, je-

- C'est bon, laisse tomber Bill ! Je t'ai pas trop entendu lui dire que t'étais pas intéressé ! C'est bon, vous me saoûlez, je me casse d'ici. Vous pourrez faire tout ce que vous voulez sans que je vienne déranger qui que ce soit ! Salut !

J'ai le temps d'apercevoir Bill qui fait un pas vers moi en criant mon nom, mais je tourne les talons et me dirige à grands pas vers la porte d'entrée que je referme en claquant. J'ai l'impression de voir rouge, je sais pas à qui j'en veux le plus, à Mark qui a le culot de faire ses avances à Bill chez nous, ou à Bill de pas l'avoir viré comme un malpropre pour avoir osé ? Dans un état de nerfs indescriptible, je marche à grands pas et arrive en ville, toujours un peu à l'ouest. Une voix féminine m'interpelle alors :

- Tom ? C'est toi ?

Je me retourne et tombe sur...Ann-Catherin ! Il manquait plus que ça ! Je l'ai pas vu depuis longtemps celle-là, mais à son regard je comprends vite qu'elle est ravie de me tomber dessus :

- Ca fait longtemps ! Comment tu vas ?

- Ca va. Rien de spécial. Toujours le boulot et toi ?

- Moi je viens d'arriver. J'étais partie en France, tu sais, pour mon travail. Je suis revenue depuis peu. Je suis bien contente de te voir. T'es pressé là ?

- Non, pas spécialement, pourquoi ?

- Regarde le bar, là-bas. On pourrait aller s'assoir et parler un peu, non ?

J'hésite un instant et me dit qu'après tout, c'est une bonne idée. Ca va me changer les idées de parler avec quelqu'un qui me posera aucune questions sur Bill. Je suis pratiquement sûr qu'Ann ne sais pas encore à quel point j'ai pu changer, et surtout pour qui j'ai changé à ce point. Je la suis donc dans un petit bar sympa tout proche et on s'attable face à face sur des banquettes en cuir confortables, en commandant une bière pour moi et un verre de vin blanc pour elle. Ann a pas changé, elle est toujours aussi jolie. Et dire que c'était mon ex, avant que je croise Bill sur mon chemin. Elle me détaille son boulot, ses voyages, ses rencontres, prend de mes nouvelles et compatit quand elle apprend la mort de Gus. Même ça, elle le savait pas. Bref, on passe un bon moment et de bières en bières, je me sens me détendre un peu plus à chaque fois. Mon téléphone a bien sonné quelque fois mais j'ai pas répondu. Ann en a été étonnée :

- Tom, tu devrais répondre, la personne qui t'appelle à l'air d'insister, ça doit être important !

- Non, je répondrais plus tard. Y a rien qui presse. C'est ma mère, je la rappellerais tout à l'heure.

Elle me fait un sourire malicieux :

- Ta mère ? Qui insiste autant ? Ca sent plutôt la femme, je dirais !

- Non. Aucune femme, Ann.

Je vois soudain une lueur interessée dans son regard. Elle avale une gorgée de son vin et me lance d'un air qu'elle veut sûrement léger :

- Ah oui ? Aucune femme ? J'en conclus que tu as personne dans ta vie alors ?

Comment je peux lui dire ça ? L'alcool me monte à la tête et je m'entends lui répondre :

- Aucune femme.

J'ai pas menti. Y a bien aucune femme dans ma vie, mais j'ai pas envie de rentrer dans les détails et lui dire que je vis avec un mec. Un mec dont je suis totalement raide dingue et avec qui je viens de me disputer pour une histoire de jalousie. Alors je passe tout ça sous silence et à ma réponse je comprends qu'elle est plus que ravie par cette situation. Moi, je suis passé de la bière à la vodka et ça m'est plus facile d'ignorer la douleur qui me serre le coeur quand je pense à Bill et Mark qui pose sa main sur son épaule dans la cuisine...J'ai vaguement conscience d'être en terrain dangereux mais à vrai dire, pour le moment, je m'en fous. On parle encore un petit moment comme ça et je me surprends à loucher sur le décolleté d'Ann pendant qu'elle s'agite quand elle parle. Sa poitrine généreuse qui bouge en même temps qu'elle fait des gestes avec les bras. Son décolleté plongeant commence à m'affoler, je pensais pas ressentir encore ces sensations avec une femme. La seule chose qui me vient à l'esprit, c'est d'avancer la main et la plonger dans son corsage.

Ann doit certainement se rendre compte de l'effet qu'elle me fait, elle a changé de place et est venue s'assoir à côté de moi sur la banquette. Et je réalise alors que je sais pas ni comment, ni quand sa langue se retrouve dans ma bouche et sa main me caresse la cuisse. Je me sens chaud bouillant quand elle me dit entre deux baisers d'une voix un peu plus rauque que d'habitude :

- On va chez moi ? Viens, Tom...J'ai pas oublié à quel point tu savais me faire décoller...

- Non...je dois y aller.

- Oh allez ! Viens, c'est tout près. T'ira après...

Pour me faire céder, elle pose sa main en coupe sur mon entrejambe et appuie en une caresse lente mais ô combien excitante. Je glisse une main dans son corsage et constate qu'elle ne porte aucun soutien-gorge ! J'attrape direct son téton entre mon pouce et mon index et pince légèrement, elle gémit dans ma bouche. Là je réfléchis plus, je me détache d'elle et lui dis :

- Allons-y.

Sans rajouter rien de plus, on se lève de concert et après avoir payé elle me tire derrière elle. J'ai l'esprit toujours embrumé, je pense à rien d'autre qu'au moment que je vais passer, elle balance des hanches alors qu'on avance rapidement dans la rue qui nous conduit chez elle et ça me fait bander encore plus. Elle avait raison, elle habite pas loin. On arrive vite fait dans un immeuble et en attendant l'ascenceur, je la plaque contre le mur pour l'embrasser fougueusement. Les portes de l'ascenceur s'ouvrent et on s'y engouffre tous les deux, continuant de s'embrasser comme des assoiffés, l'odeur sucrée et féminine d'Ann me tourne la tête et trouble mes sens. C'est tant bien que mal qu'on arrive devant sa porte qu'elle ouvre difficilement, mes mains partout sur elle. Elle gémit, alors que j'ai le nez dans son cou, collé dans son dos :

- Mmmh...Attends, Tom, laisse-moi ouvrir !

- Dépêche. J'en peux plus.

On entre dans son appartement et c'est sans douceur que je la plaque contre la porte, la faisant se refermer en claquant. Je la soulève en la tenant par les fesses et elle enroule immédiatement ses jambes autour de ma taille. Avec des gestes fébriles, j'arrache son corsage d'une main pendant que j'essaie toujours de la maintenir de l'autre, faisant sauter tous les boutons d'un coup et elle penche la tête en arrière pour m'offrir sa gorge que je suce avec envie. Je pense à rien d'autre qu'à sa peau qui m'appelle et à la douleur de mon sexe tendu qu'il faut que je soulage à tout prix. Elle gigote un peu pour descendre et déboutonne mon pantalon. C'est en s'embrassant toujours et nous agitant un peu dans tous les sens qu'on finit par se déshabiller, laissant tous nos vêtements à même le sol devant la porte d'entrée. Ann se dirige vers une petite commode, elle ouvre le tiroir et en tire un préservatif qu'elle me tend, sans un mot. Ma tête me tourne, c'est infernal, j'ai juste conscience de l'excitation en moi qu'il faut que je calme à tout prix. Elle déchire l'emballage et déroule le bout de plastique sur mon érection, nous conduit vers son canapé et s'allonge dessus en ouvrant grand les jambes :

- Viens, Tom...

Je me couche sur elle et baisse la tête pour attraper un de ses seins avec ma bouche pendant que je la pénètre d'un coup un peu sec, sans aucune tendresse mais ça nous arrache à tous deux un long gémissement.

- Mmmmh...Tom, ça fait si longtemps...Si longtemps...

A partir de ce premier coup de rein, je peux plus m'arrêter, et c'est dans un concert de bruits de peaux, de bouches et de gémissements que je laisse le plaisir nous amener vers la jouissance, mes doigts crispés sur ses hanches pleines et ses mains tirant fortement sur mes dreads. Immédiatement après, je me laisse tomber dans son cou en soufflant et respirant fortement et je l'entends me dire une phrase qui me glace le sang :

- Putain Tom, tu m'as jamais baisée aussi bien !

J'ai d'un coup le souvenir de Bill me disant la même chose, quelques temps plus tôt. Bill...Putain qu'est-ce-que je viens de faire ! Je me relève un peu brutalement et m'assois, après avoir retiré le préservatif souillé :

- Ann, faut que...faut que j'y aille.

- Je sais. Tu l'as déjà dit avant. Prends une douche avant, tu vas pas y aller comme ça ?

On se lève tous les deux et je la suis après avoir récupérer mes vêtements, jusque dans la salle de bain. Elle me tend une serviette propre et enfile un peignoir. Je prends une douche rapide et m'habille vite fait, essayant d'ignorer le goût de bile que j'ai dans la bouche en me remémorant ce qu'il vient de se passer. J'ai couché avec une femme. Avec quelqu'un d'autre que Bill. Je viens de tromper Bill...et je me hais pour ça.

Quand j'arrive au salon, Ann est allongée dans le canapé, l'air moyennement endormie. Elle était toujours comme ça. Chaque fois qu'on faisait l'amour, avant, elle s'endormait en temps record. Ca me flattait, elle disait alors qu'elle était comblée. Je devrais être content, ça flatte mes performances, mais j'ai juste envie de me gifler ! Mon ton hésitant la fait se redresser :

- Ann ? Euh...Je suis...je vais y aller.

- Tu as quelqu'un, n'est-ce-pas ?

Je me trouve soudain lâche de pas pouvoir lui dire la vérité, mais une fois de plus, je mens :

- Non. Ca va être l'heure pour moi d'aller bosser. On s'appelle ?

Elle me fixe sans un mot et hoche la tête. Je m'avance jusqu'à elle et pose un baiser sur son front. Mais je sors quand même sans me retourner et le plus vite possible. Je me fais l'effet d'un salaud qui se barre vite fait après avoir tiré son coup, mais je peux pas m'en empêcher, seul Bill m'importe à ce moment-là. J'arrive bientôt devant ma porte et m'arrête net, rempli de crainte. J'approche mon bras de mon nez et sent aussi mes vêtements. Et s'il pouvait savoir, rien qu'à mon odeur, ce qu'il s'est passé ? La parfum capiteux d'Ann se trouve t'il sur moi ? J'arrive pas à le savoir, je me sens vraiment misérable. Un nul. Un idiot. Un con. Pire que ça, un véritable immonde salaud.

Je passe la porte et en la refermant, m'adosse contre elle. Bill est assis dans le canapé, il regarde la télé dans le noir. Il lève de suite les yeux vers moi et se redresse un peu :

- Tom ? T'étais où ? J'ai pas arrêté de t'appeler depuis que tu es parti. T'as pas répondu, j'étais inquiet !

C'est sans colère que je lui réponds, c'est même plutôt avec une voix lasse :

- J'avais besoin de...me calmer. Il est parti ?

- Oui. Depuis longtemps. Dès que tu es parti, en fait. Je le lui ai demandé. Alors, t'as fait quoi ? T'étais où ?

- Nulle part. J'ai marché. J'ai réfléchis.

Je prends la direction de la chambre, j'ai envie d'aller me coucher de suite, ça évitera toute discussion, j'ai pas envie de m'attarder. Mais Bill se lève et vient se jeter dans mes bras.

- Je suis désolé, Tom. Si tu étais resté, tu aurais pu entendre que j'allais lui dire de...qu'il avait pas à me parler comme ça, surtout chez toi. Je suis vraiment désolé.

Putain c'est vraiment pire que tout pour moi, il s'excuse maintenant ! Ca me fait culpabiliser encore plus. Il enfouit son visage dans mon cou et instinctivement je me raidis.

- Non, Bill. Pas chez moi...chez nous. Et t''excuses pas. C'est moi, j'ai été con. Je suis trop jaloux, je devrais pas.

- Non, tu devrais vraiment pas. Tu sais que je t'aime. Y a que toi, Tom. Que toi. Tu le sais, hein ?

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Comments :

  • chaos87th

    30/07/2011

    Putain !!!!!!!!!!! Mais qu'elle connerie il a été faire Tom. Mais quel con il est .
    Il faut qu'il en parle à Bill quitte à ce qu'ils s'engueulent, qu'il fasse tout pour se faire pardonner.
    Je sais pas, mais moi ça m'a agacé de voir qu'il est aller coucher avec cette putain de greluche. (^^)

  • môa

    24/01/2010

    ptain g t contente kil y é des bonus, joré vrément pas du le lire
    celui-ci. ils sont sensés avoir bravé la mort, s' être juré l' amour
    éternel et otre connerie et à la première scène de ménage tom
    s' en va culbuter la première de c ex ki passe.
    je suis vachement déçue putain ça vient de me casser toute
    l' histoire romantique, amoureuse et belle.

  • Pucca97217

    06/09/2009

    Bill et Tom qui vont se disputer pour une broutille sa sent le roussi!!
    Ahhh non Tom arrete faispas le con la tu l'a embrassé tu peux partir mintenant.
    Et voila Tom t'a fait le con si Bill te balance une poele à la tête faut pas te plaindre.
    C'est à la fin que tu réalise ta connerie vraiment pas malin première dispute seulment tu le trompe deja.

  • Thunderbolt-Real-Ya0i

    11/07/2009

    Mais pk c'est tjrs lui qui trompe ? Jamais Bill

  • Thunderbolt-Real-Ya0i

    11/07/2009

    CONNARD DE TOM

  • yaoi-TH-powa

    27/03/2009

    le salopard!!!!!

    obligé fallait que je le dise
    *retourne lire*

  • love-hina83

    15/03/2009

    oh le salo ko mm c triste bsx

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