[Fiction] - Protection Rapprochée - Bonus 4 (4/4)

- T'as l'air de vraiment l'aimer cet endroit, hein ?

- Oui, vraiment beaucoup.

Je le sens hésiter un peu mais il demande quand même :

- T'es déjà venu avec quelqu'un ici ?

- Ouais.

Quelques secondes de silence de plus. Il demande encore :

- Ah ?

Je ris doucement et l'embrasse dans le cou :

- Si tu veux savoir si j'ai déjà emmené une fille ici, demandes-le carrément, Bill ! Non, en fait, je suis venu avec mon père. C'est lui qui m'a fait découvrir cet endroit. On y venait quand j'étais petit, juste lui et moi, il appellait ça notre « moment père et fils ». Il me parlait de sa famille, de ses parents, de ses ancêtres, des valeurs qu'on lui a inculquées, de celles qu'il voulait que j'ai. Il me donnait une leçon de chose, une leçon de vie. Il m'a fait aimer la nature et m'a appris à la respecter. Il me parlait de ses croyances. On l'a fait longtemps, ce genre de sortie.

- Ah ouais ? Ca devait être génial !

- Oh oui ! J'adorais ces moments qu'on passait lui et moi. J'admirais et j'admire toujours l'homme, le mari et le père qu'il est.

- Pourquoi vous êtes plus venus ?

- J'ai grandi. Je suis devenu un ado, j'ai eu des copines, bref, sans m'en rendre compte je me suis éloigné. Je regrette...

- Je comprends mieux pourquoi t'oses pas lui dire pour nous. Vous deviez être si proches, t'aurais l'impression de le décevoir.

- Hmm...un peu oui. Mais je reste son fils. Il faudra bien qu'il accepte l'homme que je suis devenu. Même s'il est pas d'accord avec ma façon de vivre...

- J'aurais voulu avoir ce genre de rapport avec mon père...

- Bill ! Ton père t'adore !

- Oui mais tu sais, il a toujours énormément bossé, il était jamais là, toujours dans les affaires, il m'aime y a aucun doute, mais j'aurais voulu qu'il m'accorde ce genre de moments. Qu'il s'interesse à moi un peu plus. Pour lui, nous aimer c'était de nous mettre à l'abri du besoin, c'est bien aussi, je l'en remercie mais le fric fait pas tout. Je l'aurais voulu un peu plus présent pour moi.

Il essaye de rendre sa voix neutre mais je sens bien qu'il est peiné. Je découvre une des ses failles, une des ses blessures cachées, celles d'un enfant hyper protégé oui mais délaissé affectivement. Je resserre mes bras autour de lui, l'embrasse une fois dans le cou et lui chuchote :

- Maintenant tu m'as, moi...et moi je serais toujours là pour toi...

Le feu se reflète toujours dans ses yeux et ses cheveux. Il rend sa peau toute chaude contre moi. Il tourne un peu la tête et m'embrasse profondément, mêlant sa salive à la mienne et entrelaçant nos doigts sous la couverture. Le baiser dure un long, très long moment. Ni lui, ni moi n'arrivons à l'arrêter. Et pour une fois, ça nous suffit. J'ai pas besoin de plus, je veux juste l'avoir contre moi, le sentir m'embrasser et faire passer dans le baiser que je lui donne toute la passion que je peux ressentir et le soutien que je veux lui donner.

Il est tard, le feu faiblit, on se lève pour regagner la tente après que j'ai éteins le feu. Mais contrairement à d'habitude, c'est moi qui viens dans le dos de Bill. Après sa confidence, c'est moi qui veut prendre soin de lui, alors je l'entoure de mes bras pendant que je le sens appuyer un peu plus son dos contre mon torse, comme un chaton qui dormirait en boule contre sa mère. Et c'est comme ça qu'on s'endort, avec pour moi, le sentiment de gratitude d'avoir connu une personne telle que lui dans ma vie et de pouvoir m'endormir avec lui dans mes bras.

Quand on se lève, le soleil est déjà bien haut. Bill a pratiquement roulé sur moi, je me dégage doucement et sors de la tente pour récupérer de quoi faire une toilette sommaire, sortir le tout petit réchaud et nécessaire pour faire du café. Instantané. Je suis en train de faire bouillir l'eau quand Bill sort, complètement échevelé, l'air ahuri, le tee-shirt complètement froissé. Quand il voit ce que je fais il commence à râler d'emblée :

- Oh non ! Du café instantané ! Putain c'est dégueulasse, ça ! J'aime pas ça, moi !

- Oui, bonjour à toi aussi Bill ! Oui merci j'ai bien dormi, et toi ?

Il me regarde un instant en pinçant les lèvres, hausse les épaules et me tourne le dos pour récupérer ses affaires pour faire sa toilettes aussi. Je l'entends encore se plaindre sur le fait que c'est pas pratique d'avoir à se brosser les dents dans ces conditions, et qu'il est emmerdé pour se laver la figure, l'eau du lac va abîmer sa peau et bla, bla, bla...Il me rejoint après s'être recoiffé tant bien que mal et prend la tasse que je lui tend en grimaçant. Je commence à râler moi aussi :

- Bon, Bill, commence pas ! T'es pas obligé d'en boire, non plus ! Tu pensais que j'allais emmener ta machine à cappuccino ? Pour la brancher où ? C'est de l'instantané qu'on emmène en camping !

- Ouais bin c'est dégueu.

Il soupire un grand coup :

- Putain, c'est bientôt fini ! On part cet après-midi, non ?

- Oui Bill. Ton calvaire est bientôt fini. Bon, tu viens on va faire une ballade ?

- Quoi ? Tu plaisantes ? On va encore marcher ?

- Pas loin, on est là, on peut visiter un peu, non ?

- Ah non, j'ai toujours mal aux pieds, j'ai le dos en compote d'avoir dormi par terre, je suis tout courbaturé, j'ai tellement mal mangé que je serais capable de tomber dans les pommes, non, merci bien !

- Bill, tu pourrais faire un effort ! Viens tu vas voir, ça vaut le coup, y a des tas de jolies choses à voir, on n'est pas venus là pour rester assis devant la tente ! Ce serait con ! De toute façon si tu viens pas, j'y vais moi, attends moi là je reviens.

Je sais qu'en lui disant cela, il va forcément venir, il veut pas rester tout seul. Il se lève donc de mauvaise grâce et me suit à travers les bois. On s'éloigne pas trop non plus mais je lui montre pas mal de choses, comme mon père le faisait avec moi. On essaie même de faire un piège à lièvres, et au fur à mesure, il se détend. Je sens souvent son regard sur moi qui me détaille, longtemps, intensémment, et je m'interroge toujours. Il me saute alors parfois dessus pour me serrer dans ses bras et m'embrasser. La ballade dure un bon moment et on retourne au campement pour faire nos sandwichs et tiens, pour une fois, je l'entends pas. Il prend ce que je lui donne et mange sans rechigner. L'après-midi on fait une petite sieste, je retourne me baigner, toujours sous son regard et Bill tente même une petite approche puiqu'il vient mouiller ses pieds et entre dans l'eau jusqu'au mollet en regardant partout autour de lui s'il y aurait pas « un truc qui le mordrait », ce qui me fait bien rire.

Puis c'est l'heure de rejoindre Miguel. On démonte la tente, remballe toutes nos affaires et après s'être assurés de ne rien avoir oublié on reprend la route du retour. J'ai dû lui emprunter un des ses tee-shirt parce que le mien est sale et il a laissé ceux que j'avais préparé à la maison et il se tord de rire. Pas moi. Je me sens juste ridicule dans ses trucs moulants. On marche pendant un long moment, partageant eau, fruits secs et chocolat et on arrive à l'endroit où le chemin va se refermer, à côté du petit ruisseau du début. Sans manières, Bill enlève son sac et vient se rafraichir les bras, le visage et le cou, comme à l'allée et je fais de même. Puis, il se redresse et va s'appuyer contre un arbre. Il me regarde me désaltérer et je finis par lui demander :

- Bon, tu vas me dire à la fin, pourquoi tu me regardes comme ça depuis hier ?

- Non, pour rien.

- Je t'ai vu, Bill ! Qu'est-ce-qu'il se passe ? A quoi tu penses ?

- A rien.

Il s'arrête un instant et reprend :

- Excuses-moi, Tom.

- Hein ? Pourquoi ?

- Parce que....j'ai été chiant, j'ai été con. J'ai pas arrêté de me plaindre alors que toi, t'as été adorable.

Je me lève et viens me poster en face de lui. Il plonge son regard dans le mien :

- Mais j'ai aimé. Merci de m'avoir emmené dans un des endroits de tes souvenirs d'enfance. Et puis, savoir que je suis la première personne avec qui tu partages ça, c'est...ça me touche, Tom.

- La première, et la dernière. Après toi, y aura plus personne ! Alors, t'as vraiment aimé ?

- Oui. J'ai aimé chaque minutes, parce que c'était avec toi. On reviendra et je serais plus agréable, promis. Et si j'ai pas arrêté de te regarder c'est parce que...

- Parce que ?

Il m'attrape par la taille et m'attire contre lui :

- Parce que je te trouve beau...

Il me lèche les lèvres :

- Et attirant...

Il m'embrasse dans le cou :

- Et sexy...

Il m'embrasse sur la bouche :

- Et bandant...

Il resserre un peu plus sa prise sur moi :

- Et je t'aime...

Nos lèvres se happent, se frôlent, se caressent, se cherchent et se trouvent enfin. Son souffle s'écrase sur mon visage et son nez frôle ma peau. Sa langue vient à la rencontre de la mienne et sa main caresse ma nuque. C'est un baiser fabuleux, comme tous ceux qu'il me donne, un baiser de lui, qui a une saveur unique, sa saveur à lui. Je lâche sa bouche pour embrasser sa mâchoire et son menton, que je mordille aussi. Je descend jusque dans son cou et suçote sa peau qui frissonne sous ma langue. Ses doigts sont entremêlés dans mes dreads et il me masse le cuir chevelu. Je remonte l'embrasser encore une fois, il ouvre immédiatement la bouche, attrape ma langue et la suce doucement. Il me plaque contre lui et fait bouger mon bassin dans un mouvement de friction entre nos deux corps. On est durs tous les deux et le frottement le fait gémir dans ma bouche. Il relève mon tee-shirt et je lève les bras, lâchant rapidement sa bouche le temps qu'il me l'enlève et fais de même avec lui. Il grimace légèrement quand son dos touche l'écorce de l'arbre et je commence déjà à faire glisser son bermuda sur ses cuisses. Il m'embrasse sans prendre sa respiration et caresse longuement mon torse, mes côtes et mon dos, n'épargnant aucune parcelle de peau qui lui est accessible. J'ai posé une main au-dessus de sa tête pour prendre apppui sur l'arbre et me place un peu à côté de lui pour continuer de le caresser plus à mon aise. Il a les yeux fermés et seul son souffle saccadé trahi son trouble. Ma langue lui caresse le cou et ma main passe dans son boxer pour le toucher, doucement. Mes doigts glissent sur la peau douce de son pénis et je descends parfois attraper ses bourses que je caresse aussi. Je repousse la peau qui recouvre encore légèrement son gland et peut sentir un peu de liquide séminal. Rien qu'avec ça, il est déjà si excité...Et je suis certainement dans le même état.

J'étale la goutte qui perle au bout de son sexe, sur tout son gland avec mon pouce et il gémit et tremble contre moi. Ses jambes commencent à flageoler et il agrippe mon dos d'une main. Je continue de le pomper très lentement, sachant très bien qu'il va vite m'en demander plus et c'est exactement ce qu'il fait en donnant des coups de bassin dans ma main. J'ouvre les yeux un instant, lui aussi et c'est mes yeux ancrés dans les siens que je me laisse glisser à genoux devant lui. Il a compris ce que j'allais faire, il gémit un peu plus. Je lui fais rarement ce genre de chose, il le sait. Pas tout à fait à l'aise encore avec ça. Mais là, j'en ai juste envie. J'embrasse son ventre et descend son boxer qui tombe sur ses chevilles, comme son bermuda plus tôt.

Je frotte ma joue sur son pénis et viens embrasser la base de sa verge. J'entends sa respiration haletante et il pose une main sur ma tête, certainement pour me demander de le prendre entièrement. Et alors j'entoure son gland, qui me paraît brûlant, de ma bouche et descend jusque la base en serrant un peu les lèvres. Je colle ma langue sous sa hampe, juste où je peux sentir une veine gonflée par la concentration du sang et remonte la tête en creusant les joues pour aspirer sa peau. Il gémit de plus en plus fort et a toujours la main posée sur ma tête. J'arrête juste un instant pour enlever une de ses jambes de son bermuda et pose sa jambe, le creux du genou sur mon épaule. Je le reprend en bouche et entame quelques rapides va et viens, sa main caressant toujours mes cheveux et la jambe sur laquelle il se tient debout complètement vacillante. De temps en temps, je dilate un peu la fente au bout de son pénis avec le bout de ma langue, il manque de fléchir le genou. Et quand j'enlève la bouche c'est pour descendre lécher et sucer doucement ses testicules qui se contractent sous cette douce torture. Je le reprend en bouche et introduit mon index et mon majeur dans son anus que je sens resister un peu mais qui se décontracte très vite sous les aller-retours de mes doigts.

Il enlève sa jambe de mon épaule et me prend par les épaules pour me remonter en face de lui. Il respire très vite, son visage est rouge, ses lèvres sont gonflées par l'envie et marquées par les morsures qu'il y a laissées et il me souffle en faisant tomber mon bermuda au sol :

- Putain...prends-moi, Tom...J'en peux plus...Besoin...Viens...

Je me suis débarrassé de mon dernier vêtement et le soulève en passant mes mains sous ses fesses. Il noue directement ses longues jambes autour de ma taille et je m'enfonce doucement dans sa chaleur, alors qu'il jette la tête en arrière et noue ses bras autour de mon cou. Son dos est appuyé contre l'écorce qui doit certainement griffer son dos, mais il dit rien. Juste une légère grimace apparaît sur son visage chaque fois que je pousse en lui. Il essaie aussi de bouger sur moi, montant et descendant pendant que je sens chaque muscles de mes bras, jambes et dos travailler sous l'effort intense que je fournis. C'est chaud, c'est bon, c'est encore une fois un bonheur total de lui faire l'amour. Mais cette position difficile ne peut pas durer très longtemps et après quelques derniers va et viens en lui où j'ai touché presqu'à chaque fois sa prostate, je me retire et le repose sur le sol. Il comprend de suite et sans un mot il se tourne face à l'arbre, pose ses mains comme il peut sur l'écorce et cambre les reins. Je m'enfonce dans son corps en entremêlant mes doigts aux siens, et entame des coups de bassin, il pousse vers moi à chaque fois qu'il part vers l'avant. Je sens alors qu'il resserre les muscles de son anus tout autour de moi et je crie en posant ma tête dans sa nuque. Je reprend mes coups de bassins et il se met à crier aussi, j'ai dû heurter sa prostate. Il bouge d'avant en arrière et passe un bras dans son dos pour poser sa main sur mes fesses. Il délie nos doigts encore liés sur l'écorce, passe son autre bras derrière ma tête pour agripper ma nuque et pose sa tête sur mon épaule. Ca nous rapproche, et on ondule ensemble pendant un instant, ma tête dans son cou, nos doigts liés, nos cris se ressemblant. Une de mes mains caresse son visage, il tourne un peu la tête et happe un de mes doigts dans sa bouche et le suce. Ca me fait trembler et frissonner violemment.

Puis je suis bien obligé de le lâcher, il faut que je jouisse, j'ai besoin de jouir. J'attrape la base de son sexe d'une main et serre suffisamment pour bloquer l'arrivée de sa semence et augmente la force de mes coups de reins pour être sûr de toucher sa prostate. Sa réaction se fait pas attendre, il crie plus fort et essaie de se débattre, il essaye aussi d'enlever ma main mais il a l'air trop perdu dans son plaisir pour avoir la force de repousser mon poignet. Son anus se referme de façon spasmodique autour de moi, je lui donne un dernier énorme coup de rein en me penchant vers son oreille pour lui dire :

- Maintenant...Jouis maintenant...

Et je desserre ma prise sur son sexe. Sa semence jaillit immédiatement, frappant l'écorce de l'arbre pendant qu'il pousse un long râle de jouissance. Moi aussi je me sens exploser à l'intérieur de lui, bien profondément. Quand je me retire, un peu de sperme coule entre ses jambes et je trouve ça foutrement érotique.

On se laisse tomber dans l'herbe, encore complètement étourdis par notre orgasme qui une fois de plus s'est fait foudroyant, essayant de récupérer un peu et nous rhabillant, les doigts tremblants. Une fois nettoyé et habillé, Bill vient m'embrasser encore un peu en me disant :

- Oh...tu m'as tué...t'en avais envie, hein ?

- J'ai toujours envie avec toi.

On finit par se relever et reprendre le dernier quart d'heure de route, on est déjà un peu en retard et Miguel nous attend déjà sûrement. Mais je m'en fous un peu, je viens de passer un moment très agréable, un week-end parfait, un week-end avec lui. Un week-end parfait avec Bill...

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Comments :

  • chaos87th

    30/07/2011

    Ahah !!!!! J'avais bien dit que Bill avouerait qu'il avait aimé ce petit weekend avec Tom.
    J'avais raison, j'avais raison (entame une danse de la victoire).
    Désolé pour mon petit délire passager.

  • th-lucky-fic

    25/01/2010

    encore un super bonux c'est tout ce que je peut dire

  • Thunderbolt-Real-Ya0i

    11/07/2009

    J'adore tes lemon c'est pas possiblle *-*

  • nirvana-angelTH83

    19/06/2009

    wouah!!! ça rend les randonées foutrement plus captivantes XDDD!!!

  • yaoi-TH-powa

    02/04/2009

    "Bill fait du camping": dès le départ j'me suis dit que ça allait être trop bon à lire tout ça XD
    un vrai chieur de première, une chochotte mais c'est justement ça qu'est bon
    et puis qu'il s'excuse de son comportement à la fin j'ai trouvé ça vraiment mignon

    sinon tes 2 lemons m'ont tué! j'ai limite orgasmé sur place *____*

  • tom-th-tom

    20/03/2009

    c'eeeeesssssttttt mmmmiiiigggggnnnnnoooonnnnn xD

  • love-hina83

    15/03/2009

    cété genial bn mi jvé o dodo chu claké a+ bsx

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