[Fiction] - Protection Rapprochée - Bonus 5 (1/2)

*Ellipse de quelques semaines*

Ces vacances, je m'en souviendrais longtemps. Les quelques jours que Bill a pu avoir ont permis qu'il reste à la maison, avec moi. Autant vous dire qu'on a pas eu à faire trop tourner la machine à laver le linge, et pour cause, on est resté nus la plupart du temps. Nus et au lit. Ou au salon. Ou dans la salle de bains. Mais là, je m'égare. Ca m'a bien fait rire d'avoir vu sa mine désolée un matin où il a tenté de se lever discrètement sans me réveiller, pour aller aux toilettes, et quand il est revenu et qu'il s'est allongé à côté de moi, il s'est rendu compte que j'étais réveillé. Il a geint comme un gamin :

- Oh non ! Non ! Merde t'es réveillé...Ecoutes, rendors-toi, j'ai sommeil, non, s'il te plait, pas maintenant...laisse-moi récupérer un peu, tout à l'heure si tu veux, mais là, vraiment je peux plus...

Je commencais déjà à le tripoter. J'ai éclaté de rire et consentit à le laisser dormir un peu. C'est vrai qu'il a pas beaucoup eu le temps de dormir ces temps-ci. Mais en général, il s'en est pas trop plaint. Parce que quand c'était moi qui était tranquille, il venait me titiller. Et on repartait de plus belle. Je crois bien avoir maigri depuis.

Ma journée est finie et je sais que Bill m'attend déjà à la maison. Il m'a appelé plus tôt pour me dire qu'il en avait fini avec son boulot et qu'il rentrait. Et m'a surtout harcelé pour que je ramène du pain. Que j'ai fini par oublier, donc va falloir me débrouiller pour expliquer ça. Quand je passe la porte, il est assis dans le canapé, un grand livre sur les genoux. Il m'entend, relève la tête et me dit aussitôt :

- Dans le coin « argent » il faut qu'on mette une plante verte à feuilles rondes.

Mais de quoi il parle encore ? Il continue :

- Dis pas bonjour surtout !

- Oui, attends, j'arrive juste là ! Tu m'as même pas laissé le temps de te le dire !

Il pose son livre et vient me prendre par le cou. Je l'embrasse goulument :

- Bonjour, Bill. Ça va, Bill ? Ta journée a été bonne, Bill ? Pas trop fatigué, Bill ? Je t'ai manqué, Bill ?

Il me coupe et m'imite, prenant le même ton moqueur que j'avais pris :

- Regarde comme je peux être crétin, Bill ! Embrasse-moi, au lieu de faire l'idiot.

Ah oui, ça je veux bien ! Alors de suite je le colle un peu plus contre moi, fais pression sur sa bouche avec la mienne et entrouvre légèrement les lèvres. Et pendant de longues secondes, je le laisse me caresser avec sa langue, oubliant de respirer, oubliant la fatigue, seulement conscient de son corps contre le mien et des battements de mon coeur qui se sont accélerés. Comme toujours. Puis il se détache de moi, des étoiles plein les yeux et repart tranquillement finir sa lecture. Tiens, ça me rappelle quelque chose :

- Et c'était quoi cette histoire d'argent et de plantes rondes ?

- Non, pas plantes rondes, plantes à feuilles rondes. Tiens, regarde.

Il me montre la couverture de son livre « Soyez Feng-Shui chez vous ». Je ricane en lui demandant :

- T'as envie d'être feng-shui ? Et c'est quoi, ça ? T'as trouvé un nouveau truc pour me rendre dingue ?

Il soupire en secouant la tête :

- Ton ignorance me sidère, Tom. Dommage, mais bon, tu peux pas tout avoir, non plus. T'as déjà la beauté, alors on va pas te demander non plus d'être intelligent et instruit, hein. Non, plus sérieusement, t'as jamais entendu parler du Fen-Shui ?

- Non, le nom me dit vaguement un truc mais je vois pas trop quoi. C'est quoi, alors ?

- Selon la philosophie Chinoise, c'est important de savoir disposer les objets autour de nous de façon à ce que ça apporte la paix, l'amour et l'harmonie au sein du foyer. Et là, je veux mettre toutes les chances de notre côté pour qu'on ait le plus de bonheur possible et pour qu'on soit entouré que d'ondes positives. C'est bon pour les Chakras. Et les plantes à feuilles rondes dans le coin qui représente l'argent, ça permet que le foyer soit prospère !

Quand je disais qu'il avait trouvé une nouvelle lubie qui va me rendre cinglé...

- Moi, perso, je m'en fous, Bill. T'es avec moi, j'ai déjà tout le bonheur possible.

Et je me penche sur lui pour l'embrasser encore, il rougit, même après tout ce temps passé avec moi, il rougit quand il m'entend exprimer ma satifaction de vivre avec lui. Puis, il fronce un peu les sourcils :

- Putain ! T'as oublié le pain ! Je t'ai pas vu entrer avec ! Tu vas ressortir pour l'acheter, Tom, y a intérêt, c'est ce qu'on mange ce soir. Alors, perds pas de temps, vas-y de suite.

Et merde ! Il a pas oublié. J'essaie de protester pour la forme, mais ça dure pas bien longtemps, je devrais ressortir quand même, autant y aller, ça sera vite passé. Quand je reviens enfin avec le foutu pain, il est en train de s'agiter un peu partout dans la maison et je file directement prendre une douche. J'ai à peine commencé qu'il me crie de me dépêcher, qu'il m'attend au salon, et à travers la porte une odeur un peu bizarre m'arrive et me pique un peu le nez. Je le rejoins donc rapidement, torse nu, les dreads encore humides, vêtu que d'un caleçon. J'éternue aussitôt :

- Putain, ça sent quoi ?

- Ne commence pas à râler s'il te plait ! Je fais brûler de l'encens. Pour purifier la pièce. Et dans un instant je vais brûler celui qui rend l'atmosphère aphrodisiaque...

J'éternue encore une fois, ça va pas être possible :

- Bin ça va servir à rien ! Tu m'auras tué avant ! Je crois que je suis allergique à ça ! Arrête d'enfumer partout comme ça, ça sent bizarre ! Je vais pas pouvoir manger, ouvre une fenêtre au moins !

- Ouais, je devrais peut-être ouvrir un peu, t'arrêtes pas d'éternuer, on dirait un chat, c'est marrant !

- T'es le seul à rire, Bill. Je vais dans la chambre, appelle-moi quand c'est aéré.

- Petite nature, va !

Je fuis à toute jambe dans la chambre en maugréant contre le caractère fantaisiste qu'il a. Foutu mec, il sait comment agrémenter le quotidien. Je sais jamais ce qui m'attend avec lui. Il a toujours une nouvelle idée, et bien-sûr il faut que ça soit le plus tordu possible, sinon c'est pas drôle, vous pensez bien. Mais j'échangerais pour rien au monde. Tant qu'il reste avec moi, il peut brûler ce qu'il veut, mettre toute une jungle dans le salon aussi si ça lui fait plaisir. Pourvu qu'il reste là et qu'il continue de m'aimer.

- Tom ! Tu peux venir, c'est bon, là !

Je pointe le bout de mon nez et hésite à entrer dans le salon. Je renifle, bon, ça va aller, ça sent moins.

- Bill, t'as encore des idées comme ça ? Demain ça va être quoi ?

- Tu fais bien d'en parler. Demain on commence du yoga.

- Non. Je commence rien du tout. Fais-le toi, si ça te fais envie, mais va pas m'embarquer dans tes délires. J'ai déjà mon boulot qui me crève assez, toi qui me rend complètement dingue, si avec ça tu tords mon corps dans tous les sens, ça va pas le faire.

- Bin justement. Ca peut que te faire du bien, de tordre ton corps dans tous les sens. Ca va t'assouplir.

Il me jète un coup d'oeil lubrique et ajoute :

- Une fois assoupli, tu imagines même pas les possibilités que ça nous laisse...

- Bill ! Tu penses qu'à ça ou quoi ? Jamais tu arrêtes ?

- Ah, tu veux que j'arrête ? Mais y a pas de problème, mon grand, suffit de demander...

Merde, j'ai pas dit la bonne chose à dire.

- Non ! Ok ! Pfff...Tu veux bien arrêter de me manipuler comme ça, toi ?

Il vient se coller à moi, saisit mes fesses à pleines mains pour les pétrir et murmure :

- J'adore te manipuler...Viens par là, toi...Hummm...tu sens bon...

Je vais pour l'embrasser quand mon téléphone sonne. Il affiche une mine déçue mais s'écarte pour me laisser répondre. Je décroche sans regarder qui c'est, j'ai les yeux toujours sur lui, il le voit bien, lui non plus lâche pas mon regard, il doit comme moi sentir la tension sexuelle qui s'est installée dans la pièce, ses yeux brillent, son visage est un peu rouge et pendant que je commence à parler à mon interlocuteur, il passe dans mon dos, embrasse mon épaule, fait trainer le bout de ses doigts sur mes pectoraux et griffe légèrement mon buste en entier. Je me retiens de gémir et comprend avec effarement que j'ai...ma mère au bout du fil. J'essaie de me dégager mais il me retient contre lui et se frotte un peu lascivement contre moi. Je le sens excité à travers son pantalon. En quelques phrases, ma mère m'explique qu'elle nous invite à manger dimanche midi, Bill et moi. Ca arrive quelque fois qu'on aille passer la journée du dimanche chez mes parents. Etant donné que mon père pense que Bill est un pote, après avoir remarqué qu'on s'entendait très bien, il a suggéré que je l'emmène manger chez eux avec moi, ma mère a vite compris qu'il était plus que ça, normal, c'est une mère et les mères, ça sait tout. Ca devine tout et comprend tout, même quand on croit avoir réussi à le cacher. C'est comme ça qu'elle a deviné que Bill était mon amant. Elle nous a observé lors d'un déjeuner familial, sans rien dire, sans que je remarque quoi que ce soit et m'a appelé le lundi matin en me disant simplement :

- Gentil garçon, ton ami Bill. Un peu...enfin, son style n'est...pas trop conventionnel, mais il est très gentil.

J'ai répondu, un peu méfiant quand même :

- Ouais, il est sympa.

Et elle a dit cash :

- Tu es amoureux de lui, n'est-ce-pas ? Et lui aussi l'est de toi. Ce n'est pas seulement ton colocataire, vous habitez ensemble comme des amoureux.

C'était pas vraiment une question, c'était une affirmation. J'ai pensé un instant l'en dissuader, mais j'ai eu d'un coup l'envie de dire à ma mère toute la vérité. En quelques mots, je lui ai tout dit, à quel point je l'aime, à quel point je suis heureux. Elle était un peu retournée, mais m'a soutenu d'emblée. Mais nous avons convenus qu'il était préférable pour l'instant de taire tout ça à mon père. Depuis, Bill m'accompagne quelques fois chez mes parents et il lui tarde de faire savoir à mes parents qu'on est en couple. J'ai simplement pas le courage de le faire pour l'instant.

Quand je raccroche, Bill est toujours dans mon dos, la bouche dans mon cou et une main sur mon entrejambe plus que réveillée.

- Bill, attends...ma mère nous invite pour dimanche...

Il stoppe un instant ses délicieuses tortures et répond rapidement :

- Je sais, j'ai entendu.

- On y va ? Tu voulais faire quoi sinon ?

- Rien. Je voulais rien faire, j'ai rien prévu. On y va si tu veux. Mais là...

Il revient dans mon cou, je le sens respirer à fond mon odeur et ses mains s'accrochent à ma taille :

- Mais là ?

- Mais là, j'ai envie de toi...

Je réponds pas. Je réponds jamais quand il me dit des choses comme ça. Ca a le don de me mettre dans un état second. Je me retourne vers lui et lève une main pour caresser son visage. Il appuie sa joue dessus et me sourit tendrement. Il prend ma main, me tire derrière lui pour aller dans la chambre et enlève la chemise qu'il porte. Je le regarde, hypnotisé comme toujous par l'envie et l'amour qui se reflètent dans ses yeux et ses gestes sensuels. J'abaisse sans l'ouvrir son pantalon sur ses hanches fines et il termine de se dénuder. Ses mains retirent mon caleçon, on est maintenant nus tous les deux. Il me pousse sur le lit et me rejoint immédiatement. Il me regarde longuement, il détaille mon visage, passant de mes yeux à ma bouche, mon torse, mon ventre...Puis il ferme les yeux. Et la dernière chose que je vois, c'est son visage qui se rapproche du mien et je sens de suite après son souffle sur ma bouche et son corps s'approprier le mien.

Quand on ressort de la chambre, c'est pour aller vers la salle de bains. Des retours de boulot comme ça, je connais, ça arrive fréquemment. Et j'en suis pas encore rassasié. Je le serai jamais.

Il va chercher la nourriture pendant que je m'installe en tailleur devant la table basse. J'ai fait un geste pour allumer la télé mais il a froncé les sourcils, m'a menacé de casser la télé si je l'allume et j''ai du donc abandonner l'idée. Il revient avec un plateau plein de trucs un peu spécial auxquels j'ai jamais goûté. Je regarde le tout et demande :

- Bon, explique. C'est quoi tout ça ? L'entrée ?

- Pfff...Il faut tout t'apprendre, toi ! Ca s'appelle des sushis, monsieur l'ignare, et des makis. C'est japonais. Et c'est très bon. Les sushis, c'est du riz avec du poisson cru dessus, les makis c'est la même chose, sauf que c'est roulé dans des feuilles d'algues. Sers-toi. Et manges-le avec les petites tranches de gingembre et le wasabi.

- Du...du poisson cru ? C'est une blague ? Tu veux me quitter et tu sais pas comment le dire, alors tu préfères m'empoisonner direct ?

- Arrête un peu de jacasser, Tom. Goutes d'abord, tu me diras si tu aimes.

Mais quand même, je me méfie encore un peu. Je connais ses talents pour la cuisine, alors...

- Et c'est toi qui as fait ça ?

- Non, je l'ai commandé chez le traiteur japonais. Tu critiques ma façon de cuisiner ou quoi, là ?

- Non, non. Du tout. J'oserai jamais, tu serais fichu de me planter là et de retourner chez tes parents ! Bon, bin allons-y, alors.

On se sert et juste avant de porter un de ces fameux makis à ma bouche je lui dis :

- Ravi de t'avoir connu, Bill. A bientôt, dans l'autre monde.

Il s'esclaffe et me donne une tape :

- T'es nul, Tom !

Finalement c'est bon. Très bon, même. Mais quand je goûte le wasabi, je manque perdre mes cheveux. Ca monte au nez comme la moutarde en mille fois plus fort. J'ai de suite les larmes aux yeux avec l'impression d'avoir une aiguille à tricoter qu'on m'enfonce dans la narine et qui monte jusque mon cerveau. Je porte mes mains à ma tête, espérant soulager la brûlure et il rit plus fort :

- Ah ouais, j'ai oublié de te dire, ça pique un peu, fais attention, là t'en as pris trop !

- Putain ! C'était quoi ? Merde, je...j'ai la tête...Ca...c'est...oh la vache, ça m'a débouché tout le sinus, là !

- Bon, alors, tu aimes ?

- Ce truc qui m'a défoncé le crâne ? Tu veux rire ?

- Non je parlais de tout le reste. Prends-en un peu moins, c'est meilleur.

- Salaud, t'as bien vu que j'en prenais beaucoup, t'aurais pu prévenir ! T'as fait ça rien que pour rire de ma gueule ! Ca se paiera, Bill, ça se paiera !

Il rit sans pouvoir s'arrêter, ravi de sa bonne blague. Il se calme petit à petit mais recommence chaque fois qu'il lève les yeux sur moi et qu'il voit ma mine contrariée. Lui a l'air d'apprécier le repas. Finalement, je m'y remet et c'est vrai que c'est bien meilleur quand on en prend pas beaucoup. Il me raconte sa journée et je souris, attendri, en face de lui, quand je remarque qu'il a un grain de riz sur le menton. Il se coupe net en pleine phrase quand il me voit le dévisager :

- Quoi ?

- Rien. Je t'écoute.

- Bin ça, c'est une grande première !

J'enlève le grain de riz et lui dit :

- T'as conscience de parler sans que je t'écoute, alors ? Et tu continues ? Bin t'as la foi, toi !

- Je le sais très bien. Tu me dis tout le temps que je parle trop. Pourtant j'ai pas l'impression de parler autant, c'est juste que j'aime bien te raconter des trucs...

Il continue de parler pendant que je le dévisage ouvertement. Son visage si fin et si bien dessiné, ses yeux en amande soulignés de noirs, son nez pointu, ses pommettes hautes et ses lèvres pulpeuses. L'éclat de son piercing quand je l'apercois un peu par hasard quand il ouvre la bouche pour manger ou pour parler. Tout en lui me rend fou. Je suis toujours étonné de voir à quel point je le trouve beau. Je connais son visage et son corps par coeur, je connais toutes les expressions de son visage et je connais chacune des lueurs de ses yeux. Je le connais par coeur. Je suis bien avec lui, j'aime qu'on mange ensemble, qu'on dorme ensemble, qu'on vive ensemble, bref je l'aime lui tout entier. Comme personne avant lui et comme personne après lui. Pendant que j'ai cette pensée, je réalise encore plus que pour moi, il est tout. Après lui y aura plus rien. Parce qu'après lui je serais mort. Pendant que je me dis tout ça, je sens une bouffée violente d'amour me traverser les veines. Je serais plus jamais comme ça avec quelqu'un d'autre. Je veux personne d'autre que lui. Je l'interrompt en pleine phrase :

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Comments :

  • chaos87th

    30/07/2011

    Tom qui devient de plus en plus romantique, encore plus amoureux ( si c'est possible ).
    Bientôt avec le gingembre il sera encore plus excité... quoi qu'ils n'en ont pas besoin pour l'être.^^

  • Thunderbolt-Real-Ya0i

    11/07/2009

    Je sais plus quoi te dire --'

  • Thunderbolt-Real-Ya0i

    11/07/2009

    Bill la pie ! Ou pipelette au choix ^^

  • Leben-deine-Traume

    17/05/2009

    C'est un bug de skyblog ou c'est volontaire que sa coupe a chaque fin de bonus comme sa ??

    Bisous j'adore ce que tu écris en tout cas ;)

  • love-hina83

    19/03/2009

    il lui di koi?
    bref c tro bi1 bsx

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