[Fiction] - Protection Rapprochée - Bonus 5 (2/2)

- Je vais lui dire.

Il me regarde étonné, le verre à mi-chemin entre la table et sa bouche :

- Quoi ? A qui ? Dire quoi à qui ?

- A mon père. Je vais lui dire, pour nous.

Il me fixe un instant, estomaqué et repose le verre sans l'avoir touché. Il demande d'une voix étonnée :

- T'es sûr ? Pourquoi maintenant ?

- Parce qu'il est temps. Je veux qu'il sache. Tu me rends si heureux...je veux qu'il le sache.

Il baisse le regard, un peu timide, un peu rosissant et ses doigts jouent nerveusement avec les couverts. Il demande encore :

- Et s'il se fâchait ? Et s'il voulait plus te voir après ? Et s'il nous détestait pour ça ?

- On avisera. J'aviserais. Il me détestera pas. Il sera peut-être en colère, certainement déçu, mais il me détestera pas pour ça, ni toi non plus.

Je lève son menton pour qu'il me regarde dans les yeux :

- Bill, Bill regarde-moi. Je te dis pas que ça me fous pas la trouille, moi aussi j'ai un peu peur, mais je veux pas attendre plus pour lui dire la vérité. C'est pas juste pour toi et c'est pas juste pour lui. Je t'aime, je suis...je suis vraiment heureux avec toi, je serais déçu et triste qu'il l'accepte pas, mais je suis grand et c'est ma vie. Et ma vie, c'est toi. Il faudra qu'il s'y fasse. C'est plus moi tout seul maintenant, c'est TOI et moi. Ok ?

Il rampe vite fait de mon côté et se jette dans mes bras. Il me serre avec force et l'odeur de son shampooing envahit mes narines, me faisant sentir encore plus mon amour pour lui et que j'ai pris la bonne décision :

- Ok. On fera comme tu voudras. Mais...t'es pas obligé de le faire maintenant, si tu veux tu peux attendre encore un peu, on peut attendre qu'il...que ta mère lui en parle...ou qu'il-

- Non. Dimanche. Je lui dis dimanche.

Il tourne la tête pour m'embrasser et ses joues humides montrent qu'il commence à pleurer. Je souffle contre sa bouche :

- Mon Bill. T'es si sensible, mon Bill. Je t'aime. J'aime tout de toi.

Je le bascule sur le dos pour l'embrasser plus à mon aise et le baiser se fait plus intense, plus fort, comme les sentiments que je sens bouillir à l'intérieur de moi et je sens la même chose qu'il essaie de faire passer à travers celui qu'il me donne. Il ouvre les yeux et encadre de ses mains mon visage :

- Je t'aime aussi, Tom. Putain, dès fois ça me fait peur comme je t'aime. Et là tu vois, je t'aime encore plus. Je savais même pas que c'était possible...

- Tant mieux.

Pendant de longues, très longues secondes sa bouche joue avec la mienne et sa langue caresse la mienne, laissant sur mon palais sa saveur particulière et un arrière goût oriental. Il finit par se relever et reprend place en face de moi. On termine de manger, parlant toujours beaucoup, riant toujours beaucoup, les yeux dans les yeux et dans la pièce, l'odeur qui domine n'est plus celle de l'encens mais celle de la passion.

*Ellipse de quelques jours*

Je suis en train de rouler en direction de la maison de mes parents. Dimanche est arrivé et on déjeune chez eux, comme prévu. Bill est nerveux et arrête pas de s'agiter dans son siège et d'abaisser le pare-soleil pour vérifier son maquillage. Il se plaint sans arrêt :

- Putain, ça coule, je suis tellement stressé que ça me fait transpirer et ça fait couler mon noir. Merde, je ressemble à rien, là ! Arrête-toi, je vais refaire le tout !

- Non. Je m'arrête pas tout de suite, tu m'as déjà fait arrêter trois fois, ça suffit.

Je prends sa main dans la mienne et j'essaie d'avoir un ton réconfortant :

- Stresses pas autant. C'est pas la première fois qu'on va manger chez mes parents. Tu les connais déjà un peu, ça va aller je te dis. Y aura rien d'autre que d'habitude.

- Tu veux rire ? Avec ce que t'as prévu de dire à ton père ? Je te rappelle que les autres fois, j'étais un simple colocataire, ou même un très bon pote. Et là...là d'un coup tu vas lui dire que je suis ton...ton...

- Mon homme. T'as du mal, toi aussi ?

Je lui souris un peu pour détendre l'atmosphère et surtout calmer ses nerfs :

- T'es con. Non. Redis-le...

- De quoi ? Que tout va bien se passer ?

- Non. Que je suis ?

Je tourne la tête vers lui, le temps de lui dire :

- T'es mon homme, Bill. Mon homme à moi. Celui que j'aime. Pour toujours. Voilà.

Il me fait un grand sourire et s'enfonce dans son siège :

- Putain, si on m'avait dit qu'un jour ça me plairait autant d'être « l'homme » de quelqu'un comme toi ! J'en reviens toujours pas que tu vas lui dire...Je le voulais tellement, et maintenant c'est moi qui me demande si on ferait pas mieux d'attendre encore un peu !

- C'est juste parce que tu sais qu'on y est. Pourquoi ? Tu veux vraiment attendre, t'es...t'es peut-être pas prêt finalement ?

- Si ! Si. Je le suis. Je le suis depuis longtemps. Il s'agit de toi, Tom. J'ai toujours été prêt. J'attendais juste que toi, tu le sois.

Ok, on est d'accord. J'ai eu peur un instant qu'il change d'avis et veuille repousser l'échéance. J'ai appelé ma mère pour la prévenir que je comptais tout dire à mon père, elle était d'accord. Un peu anxieuse mais ravie que je me lance enfin. On est pas loin de chez mes parents, Bill me fait arrêter d'un geste autoritaire et refait le tour de ses yeux, passe une main dans ses cheveux, observe ses habits et les miens :

- Bon. Ok. Ca va. Je crois que ça va. Arrange un peu mieux ta casquette, Tom, tu fais loubard, là ! T'aurais pu mettre autre chose !

- Je vais voir mes parents. Je vais parler à mon père de toi, pas le demander en mariage ! Tu voulais que je sorte le costard ?

- Allons-y, démarre !

Je reprends le petit morceau de route qu'il reste en disant :

- Ouais, on va y aller, avant que tu restresses.

- Trop tard !

Il ajoute en gémissant quand il reconnaît le portail de mes parents :

- Oh putain, ça y est, on est arrivé. On y est, Tom, on y est. Oh putain, il sort de la maison...Oh putain, il vient vers la voiture...Oh putain, il sourit, il sait vraiment pas ce qui l'attend, lui...oh putain il-

- Bill ! Tu vas quand même pas décrire tout ce que mon père fait ? Je le vois aussi !

De toute façon, il se tait et ouvre la portière pour saluer mon père qui s'était effectivement avancé vers nous, suivi par ma mère, pour nous accueillir. Ma mère me serre dans ses bras et souffle doucement, de façon à être entendue que par moi :

- Ca va aller, t'inquiètes pas. Tu lui parleras avant de passer à table, sinon vous allez rien pouvoir manger et j'ai pas fait tout ça pour rien.

- Ouais, ok. Pendant les apéritifs, alors.

On entre et mes parents nous dirigent à l'arrière de la maison, dans le jardin où mon père a déjà commencé à griller de la viande et où la table est déjà mise. Ma mère prend des nouvelles de Bill qui essaie de répondre d'une voix qu'il veut normale mais qui apparaît étranglée. Pendant qu'elle repart à la cuisine avec mon père pour chercher les verres et les boissons, je chuchote à Bill :

- Arrête de faire cette tête-là, on dirait que tu vas te faire guillotiner, Bill ! Et réponds normalement, on est pas en train de te demander tes dernières volontés.

- Me stresses pas plus toi ! Je suis normal ! Tout à fait normal !

- Oui sauf qu'on dirait que là, c'est toi qui a quelque chose dans le cul. Pour une fois que c'est pas moi !

On rigole un peu tous les deux, notre petit échange à voix basse a le mérite de le détendre un peu. Mes parents reviennent et mon père nous sert. On parle un peu de tout et de rien, on trinque, on rit aussi, bref pour l'instant j'essaie d'installer une atmosphère qui me mettrait en confiance. Puis mon père se tourne vers Bill avec un grand sourire :

- Alors ! T'as bien fait de venir ! J'ai pensé à toi cette semaine !

- Ah oui ! Qu'est-ce-que j'ai fait encore ?

- Figure-toi que la vieille Mme Braun, du bout de la rue, eh bin ses deux filles sont revenues pour des vacances. Je me suis dit, tiens dans les deux y en a une qui pourrait bien plaire à Bill ! Elle a un peu ton style !

Je m'esclaffe quand je voix la tête de Bill. C'est une des choses que mon père aime faire quand on vient chez eux. Il cherche à tous prix à nous caser avec les filles de leurs amis. Bill ne sait jamais quoi répondre et moi, ça me fait toujours bien rigoler. Mais mon père se tourne vers moi et lance :

- Tu devrais voir l'autre, Tomi. Une bombe. Enfin, moins que ta mère, mais une bombe pour toi ! Je voulais les inviter pour ce midi mais ta mère n'a pas voulu. On ira leur rendre visite cet après-midi. Deux beaux garçons comme vous, elles vont être ravies, hein Barbara ?

Il se tourne vers ma mère qui sourit en me regardant. Son regard parle pour elle et semble dire « dis-lui, allez, lance-toi » et Bill a la tête d'un condamné à mort. Chaque fois que mon père émet devant lui la possibilité que je puisse rencontrer une fille, il fait cette tête-là. Ma mère lui répond en lui mettant une petite tape sur le bras :

- Non ! Je voulais profiter de mon fils et de son ami tranquillement. On aura bien le temps de leur présenter la famille du voisinage. Les garçons, on va pas tarder à passer à table, finissez les apéritifs et toi, Friedrich, n'oublie pas la viande, elle sera trop grillée !

- Laisse, femme ! Je sais ce que je fais !

Il se lève vivement et va retourner les steacks sur le grill, ma mère en profite pour nous souffler :

- N'attends pas plus, Tom. Ou tu ne le feras pas. Dis-le lui. Maintenant.

Quand mon père s'assoit, il remarque de suite que tout le monde est silencieux et il nous regarde tous, tour à tour, étonné :

- Quoi ? J'ai loupé un truc ? Tom, pourquoi tu fais cette tête-là ?

- Bin...papa...j'ai...je veux...j'ai un truc à te dire.

Je sens Bill se tendre à côté de moi. Je sais qu'il se retient de partir en courant.

- Vas-y, dis-moi ! Qu'est-ce qu'il y a ?

Je jette un regard sur Bill, il a l'air tendu plus que jamais mais je croise ses yeux et l'amour qu'il me renvoit m'aide à me lancer :

- En fait, il y a une chose dont je veux te parler depuis un moment déjà. Voilà, avec...avec Bill, on...je...on habite ensemble...

- Bin oui, ça je le sais !

- Attends, on habite ensemble et...je...il...c'est pas mon colocataire, papa. On est ensemble. Bill et moi, on est ensemble comme un couple. Je suis amoureux de lui. Voilà.

Un soulagement immense m'envahit, je me laisse retomber contre le dossier de ma chaise en fermant les yeux et en soupirant fortement. Bill est figé comme une statue, les yeux presque hors de sa tête, ma mère aussi est immobile. J'ouvre les yeux pour continuer de parler, m'excuser de le décevoir, expliquer et défendre mon cas mais remarque soudain qu'il a pas l'air si fâché. Ses yeux vont de Bill à moi, c'est peut-être le choc...Il porte le verre à sa bouche et me dit :

- Petit salaud, va !

Je sursaute violemment, Bill aussi. Mon père continue :

- Je me demandais quand est-ce que tu comptais me le dire ! Tu me prends pour un con ? Tu pensais vraiment que je l'avais pas remarqué ?

J'ai presque failli laisser tomber mon verre. Bill a laissé une exclamation de surprise lui échapper. Je m'entends bégayer en lui répondant :

- Alors...alors...tu savais ? Tu...avais compris ?

- Bien-sûr, Tom ! Tu me prends pour un poireau ? Bill est la première personne que tu ramènes à la maison, d'accord c'est ta mère qui l'a invité la première, mais tu aurais pu refuser et j'ai bien vu comme tu étais content et fier de nous le présenter. Et j'ai bien vu aussi comment vous vous regardiez à chaque fois ! Tu crois que je suis aveugle à ce point-là !

- Mais pourquoi t'as rien dit ?

- Parce que j'attendais. J'attendais que tu me fasses suffisamment confiance pour me dire que tu es gay, Tom. Tu sais pourtant que j'ai jamais eu de préjugés. Ok, je suis un peu déçu de pas avoir de petits enfants, mais je te vois si heureux que c'est la seule chose qui compte, pour ta mère et moi, hein Barbara ?

Ma mère acquiese sans un mot. Et mon père continue :

- Mais je suis un peu vexé que tu l'aies pas fait plus tôt !

- Je...Désolé, papa. C'était pas facile à dire. J'avais peur de...je voulais pas te décevoir...

- T'es mon fils, Tom. Tu pourrais pas me décevoir parce que tu es gay. Et toi, Bill, je t'aime bien.

Bill a les yeux remplis de larmes, il est soulagé lui aussi. Il se lève et se jette dans les bras de mon père :

- Merci, Friedrich. Vous pouvez pas savoir ce que ça veut dire pour moi. On avait tellement peur tous les deux. On était loin de se douter que vous aviez déjà tout saisi !

Il relâche son étreinte et se rassoit. L'atmosphère s'est allégée et ma mère sourit encore plus. Mon père reprend :

- Bin faut dire aussi que ta mère y est pour quelque chose. Je sais qu'elle est au courant, pas la peine de faire cette tête-là, Barbara ! En plus, une fois, y a eu un reportage sur l'homosexualité à la télé et ta mère a pas arrêté de me poser des questions du style « t'en pense quoi, toi ? Tu ferais quoi si t'avais un fils homosexuel ? » J'ai repensé à certaines choses, je vous ai vu ensemble et j'ai compris.

Bill plisse les yeux en regardant ma mère qui rougit :

- Alors Barbara...On s'est fait grillés à cause de vous, hein ?

On éclate tous de rire et on finit par passer à table, le coeur léger. Mon père se met à rire :

- J'ai bien ri quand je voyais vos têtes quand je vous parlais des filles que je voulais vous présenter !

Bill dit alors :

- Moi, ça me faisait pas rire ! J'avais envie de mourir à chaque fois, Friedrich ! Votre fils a le même humour que vous, je vous rassure !

- Je le faisais pour vous pousser à parler ! Vous en aurez mis du temps ! Allez, on mange, Barbara, suis-moi, je vais chercher le vin et toi, ramène la salade !

Ils se dirigent tous deux vers la cuisine. En prenant place à côté de Bill, je ne peux m'empêcher de lui prendre la main et lui dit :

- Voilà, c'est fait. Maintenant, tu es plus seulement un pote qui vient manger chez mes parents avec moi. T'es mon homme que j'emmene chez mes parents.

- Ton homme...

- Oui, mon homme.

- Putain, à savoir, t'aurais pu le faire plus tôt ! Je t'avais bien dit de faire confiance à ton père !

Je le regarde, estomaqué :

- Quelle mauvaise foi, Bill ! Mais c'est pas possible d'avoir une telle mauvaise foi ! Tu angoissais encore plus que moi à l'aller, je te rappelle ! T'as refais je ne sais combien de fois ton maquillage parce que le stress te faisait transpirer et ça gâchait tout !

Il hausse bien haut son sourcil, geste habituel chez lui et dit :

- J'angoissais pas, j'avais juste un peu trop chaud !

- Ok ! Ok ! Je préfère rien dire ! Putain, Bill ! T'es incroyable, vraiment incroyable ! J'ai jamais vu ça !

Il se penche un peu vers moi, embrasse mon épaule et souffle :

- Mais tu m'aimes quand même, hein ?

Il me coupe en plein élan...Je me sens fondre comme à chaque fois. Je prends sa main et embrasse sa paume :

- Si je t'aime ? Putain ! Si tu savais comment ! T'en as pas la preuve, là ?

- Si. Et sois bien sûr que j'aime tout autant, sinon plus !

Mes parents reviennent et s'installent à table. Mon père remarque immédiatement nos mains liées sur la table. Ses joues rougissent un peu. Il pose le plat de viande qu'il a été récupéré sur le grill, se gratte la nuque et nous dit, d'un air gêné :

- Par contre, les gars...Je sais pas trop si je suis prêt à voir vos...vos mamours, là...

On se lâche les mains immédiatement, Bill doit être aussi rouge que mon père et moi, il bafouille :

- Oh...euh...oui...pardon...désolé...oui, bien-sûr !

En s'asseyant, mon père me regarde un instant, je peux voir de la tendresse dans ses yeux :

- Mais ça veut pas dire que je serais jamais prêt, hein ? Juste...faut juste que...j'ai...un peu de temps. Même si je le savais, c'est pas...je suis...enfin-

Je décide de le couper, le pauvre à l'air assez mal à l'aise :

- Y a pas de problème papa. On...fera attention.

Et je rajoute en riant un peu, pour terminer d'enlever la gêne entre nous :

- Moi aussi j'ai mis un peu de temps à m'y habituer...

On rit et commence à manger. Moi je suis plus que content, j'ai rendu Bill encore plus heureux.

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Comments :

  • chaos87th

    31/07/2011

    Ben voila, c'est fait. Son père est officiellement au courant et il ne les a pas mangé. lol

  • th-lucky-fic

    28/01/2010

    encore un bonus trop cool
    il est vraiment sympa le pere de reagir comme sa
    franchement c'est trop beau

  • Thunderbolt-Real-Ya0i

    11/07/2009

    Enfin il l'as dit à son pere ^^

  • yaoi-TH-powa

    02/04/2009

    juste déjà pour te dire que j'ai dû momentanément m'interrompre après le premier chapitre
    parce que ce genre de trucs: "on est resté nus la plupart du temps. Nus et au lit. Ou au salon. Ou dans la salle de bains" ça t'envoie juste tout un tas d'images bien perverses et t'es juste obligé de fantasmer quoi!

    sinon Tom a des super parents
    j'ai jamais trop aimé le père ou la mère pas compréhensifs pour deux ronds donc là t'as juste fait mon bonheur
    même si j'avoue avoir eu une certaine appréhension: Tom avait tellement peur de lui dire que j'me suis dit bordel quand il va avouer ça va péter à la baraque et c'est limite si j'ai stressé autant qu'eux :)

  • tom-th-tom

    20/03/2009

    trop trop trop bien *-*

  • love-hina83

    19/03/2009

    c tro choupi XD c bo lamour srx bsx

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