[TS] - Attraction - Partie 2 (3/5)

-Bon, on commence par voir de quel bouquin on veut parler ?

Karl prit une voix déçue pour répondre :

-Oh ! Tu veux travailler tout de suite ?

-Bin oui. On est là pour ça, Karl je te signale !

Le jeune homme rapprocha sa chaise et fit un sourire qu'il voulut coquin :

-Ouais, mais on est pas obligé de le faire de suite...

Bill voulut répliquer vertement mais il se retint. Après tout, il savait à quoi il s'exposait en l'emmenant chez lui !

Pendant ce temps, Tom était en cours, complètement bouillonnant. Il n'arrêtait pas de se demander où son frère était, ce qu'il faisait, le pourquoi de la présence de Karl et ça le rongeait. La fin de la première heure de cours arriva et il prit brusquement sa décision. Il allait rentrer chez lui voir si son frère se trouvait là-bas, sinon il l'appellerait. Voilà. Il courut presqu'il ne marchât jusque chez lui et s'arrêta net devant la porte d'entrée. Il se calma un peu et entra. Il reconnut de suite la veste que Karl portait, donc ils étaient bien là. Et en haut, dans la chambre de Bill...

Il grimpa silencieusement les escaliers et tendit l'oreille. Rien. Pas de bruits. De l'autre côté, les jeunes hommes avaient changé de place. Après plusieurs essais infructueux, Karl avait réussi a attiré Bill sur le lit et ce dernier était allongé sur le dos, Karl à côté de lui, le surplombant un peu, ils s'embrassaient. Plutôt, Bill se laissait embrasser. Il essayait de comprendre ce qu'il ressentait à ça. Il fermait les yeux très fort, essayant de se convaincre que c'était agréable, que c'était ce qu'il voulait, qu'il avait été perturbé par son attirance récente pour les garçons alors il avait tout basculé sur Tom, et que justement à propos de Tom, il se trompait. Et plus il y pensait, plus ça le dégoûtait...Cette bouche qui n'était pas celle de Tom, cette langue qui le fouillait grossièrement et qui n'était pas celle de Tom, cette main glacée qui se faufilait sous son tee-shirt pour caresser son ventre et qui n'était toujours pas celle de Tom...ça le dégoûtait. Il avait envie de repousser Karl, de se lever et de s'essuyer la bouche. Il avait envie d'arrêter tout ça.

Il était tellement pris dans ses pensées qu'il ne sentit pas de suite la main commencer à dégrafer la boucle de sa ceinture. Il s'en rendit compte quand Karl abaissa sa braguette. Il paniqua et cassa brutalement le baiser en s'écriant et se remettant assis :

-Hey ! Hey, tu fais quoi ? Ma braguette !

Karl posa une main sur son torse pour le rallonger en disant, toujours suavement :

-Chut...laisse-toi faire...tu vas voir, tu vas aimer...

Bill se laissa recoucher sur le dos, hésitant, le c½ur battant fortement. Dans quoi s'était-il fourré encore ? Il n'allait tout de même pas coucher avec Karl, si ? Et Karl colla sa bouche dans son cou, disant encore :

-Ça fait si longtemps que je te veux, Bill...Si longtemps...J'en ai tellement envie...

Il sursauta presque quand il entendit cette dernière phrase. Il se rappela avec acuité que Tom lui avait dit pratiquement la même chose, ce fameux soir... « J'en avais envie », le soir où il l'avait embrassé avec une passion étonnante et une habilité certaine. Le baiser qui l'avait chamboulé, le baiser qui avait tout changé. Et soudain, il compris, il compris qu'il n'y aurait personne d'autre que Tom. Il comprit que Karl, ni aucun autre garçon ne serait jamais intéressants, ne l'attireraient jamais, parce qu'ils n'étaient pas Tom. Le seul qu'il aimait et qu'il voulait, c'était Tom. Il n'était ni homosexuel, ni hétérosexuel, ni bisexuel, il était juste Tomsexuel. A fond.

Devant la porte de Bill, Tom avait entendu son frère s'écrier :

-Hey ! Hey, tu fais quoi ? Ma braguette !

Ma braguette ? Ma braguette ! Putain, qu'est-ce que Karl faisait à la braguette de son frère ? Et il entendit ce que Karl répondit, se doutant de ce qu'ils étaient en train de faire. Il hésitait à entrer. Qu'est-ce qu'il dirait ? Il se sentait con, debout derrière la porte. Il avait presque l'image de ce connard qui embrassait Bill. Son Bill. Et soudain, son c½ur se souleva et il comprit. Il comprit qu'il aimait Bill, son frère, son jumeau, son meilleur ami, sa famille, son sang. Il l'aimait à en crever, il l'avait toujours aimé plus que tout et là il l'aimait encore plus. C'était plus seulement fraternel, c'était pas seulement amoureusement, c'était bien plus que ça. Passionné, immensément passionné, irréversiblement attiré et désespérément amoureux fou. Il l'aimait et il le voulait. Pour lui. Savoir quelqu'un d'autre l'embrasser et le toucher lui filait la nausée. Il se sentit envahi d'une jalousie immense. Depuis toujours Bill était à lui, il était à Bill, ils s'appartenaient l'un l'autre et c'était bien comme ça. Il entendit encore Karl dire :

-Ça fait si longtemps que je te veux, Bill...Si longtemps...J'en ai tellement envie...

Et il ne réfléchit plus. Il abaissa la poignée et entra comme une furie, faisant s'ouvrir la porte dans un grand courant d'air. Ce qu'il eut le temps d'apercevoir lui broya le c½ur et augmenta sa colère, Bill était allongé sur le dos, Karl lui caressait le ventre sous le tee-shirt un peu remonté, ils s'embrassaient. Ils s'embrassaient comme des porcs, comme des dégueulasses, avec des bruits de bouche effroyables pour le blond qui ne pouvait voir la scène autrement que comme ça. Et bien-sûr, à son intrusion, les deux jeunes hommes se séparèrent, ou plutôt, Bill repoussa violemment Karl qui était penché sur lui. Il se releva assis, ébouriffé, baissa son tee-shirt et rougit quand il reconnut Tom. Tom qui avait le regard plus que noir, plus que furieux, Tom qui avait le visage déformé par la colère...Et Tom qui s'élança en avant, attrapa Karl par le col de son tee-shirt, le mit debout par une force presque herculéenne et lui envoya son poing dans la mâchoire. Karl dériva et retomba comme une masse sur le lit en criant d'une voix aiguë, ce qui le rendait totalement ridicule.

Tom grogna sourdement :

-Tu touches pas à mon frère, connard !

Karl s'était remis debout et cria à son tour :

-Non mais t'es pas bien ? Pourquoi je le toucherai pas, il a rien dit, ça lui plaisait bien, avant que t'arrives ! Il fait ce qu'il veut ton frère !

Tom voulut s'élancer encore en avant, il allait tuer ce Karl ! Mais Bill le retint encore, s'interposant entre les deux, essayant de calmer son jumeau :

-Il fait pas ce qu'il veut ! Tu le touches pas, c'est tout ! Il est pas à toi, du con ! Il est à moi, t'entends ? A moi !

Bill cria lui aussi et tenta d'attraper son frère pour le reculer :

-Tom ! Tom, ça va pas ! Arrête ! T'es fou ? Calme-toi !

Mais Tom était trop furieux pour l'écouter, il se dégagea d'un mouvement vif et se tourna vers son frère, toujours aveuglé par sa colère et sa jalousie, il gronda un :

-Toi !

Et envoya aussi une bonne droite qui assomma presque son jumeau, l'envoyant valser contre le bureau. Il eut juste le temps d'entendre Karl répliquer avec un rire ironique :

-A toi ! Elle est bien bonne celle-là !

Il réalisa ce qu'il avait dit, en fut horrifié et tourna les talons pour sortir de la chambre sans regarder personne. Il entra dans sa chambre et claqua violemment la porte, se laissant glisser contre pour s'assoir à même le sol. Qu'est-ce qu'il venait de dire ? Qu'est-ce qu'il venait de faire ? Son c½ur tambourinait furieusement encore, il avait été si énervé de les voir s'embrasser, de voir Bill embrasser un autre que lui, se laisser toucher par un autre que lui. Comment avait-il pu, alors que lui l'aimait autant ? Il avait pris cela comme une...trahison ? Une trahison, alors qu'ils étaient frères...Il gémit de consternation et prit sa tête entre ses mains :

-Oh putain ! Oh putain ! Oh merde !

Bill, de son côté, s'était excusé et avait demandé à Karl d'excuser le comportement de son frère, expliquant qu'ils étaient tellement liés que Tom avait certainement eu du mal avec le fait que son jumeau soit avec un mec. Il entendait encore dans sa tête Tom gronder « Il est à moi... » et il espérait que Karl ne fasse pas trop attention à ça. D'ailleurs, ça n'avait pas l'air de gêner le jeune homme, apparemment il mettait ça sur le compte de leur lien gémellaire. Bill lui demanda de partir, ils feraient l'exposé un autre jour, là il fallait qu'il parle à Tom. Il raccompagna Karl et referma la porte derrière lui. Il remonta lentement les escaliers, il fallait qu'il aille voir Tom. Il fallait qu'il sache ce qu'il avait voulu dire par « Il est à moi ». Il avait peur de comprendre. Se pouvait-il que Tom ressente les mêmes choses que lui ? Ils étaient souvent en parfaite harmonie tous deux. A moins que Tom soit vraiment perturbé parce qu'il l'avait vu pour la première fois avec un garçon et qu'il pensait vraiment qu'ils s'appartenaient l'un l'autre, tellement ils étaient fusionnels ? Il fallait qu'il sache...Ça n'avait que trop duré, tout ce silence entre eux, tous ces non-dits, toutes ses questions sans réponses, tous ces sentiments non dévoilés...

Il passait le dos de sa main sur sa lèvre meurtrie, là où Tom avait frappé. Et Bill le revit, tellement en colère, tellement furieux. Se pourrait-il qu'il soit...jaloux ? Il arriva devant la porte du blond et frappa deux coups avant d'ouvrir la porte. Tom était assis sur son lit. En effet, celui-ci, entendant Karl partir, se doutait bien que Bill allait vouloir une explication. Et il avait décidé de tout dire. Il en avait marre, ça suffisait, trop c'était trop. Et quand Bill poussa sa porte, il releva la tête mais ne put sortir aucun mot. Le brun s'avança presque timidement jusqu'au milieu de la chambre et il remarqua immédiatement sa lèvre blessée. Alors il prit la parole :

-Dé...désolé pour...ça.

Il montrait par un signe de la tête et son jumeau comprit de quoi il parlait. Bill en profita justement :

-Pourquoi, alors ? Pourquoi t'as fait ça ?

Tom se leva et avança un peu vers lui, instinctivement Bill recula vers le mur :

-Pourquoi ? Tu vois vraiment pas ?

Incapable de répondre, le brun secoua la tête. Il tenta tout de même :

-Tu...c'est parce que c'était un mec ?

Au tour de Tom de secouer la tête. Il regardait fixement Bill dans les yeux et s'approcha encore :

-Vraiment, tu vois pas ? C'est pas parce que c'était un mec, non...

Il était tout près de Bill, les yeux plongés dans les siens, il posa les mains de chaque côtés de sa tête, contre le mur et continua, la voix un peu plus basse :

-C'est parce que c'était pas moi...

Bill le vit juste approcher son visage, ils avaient tous deux le c½ur qui tambourinait, le souffle saccadé, l'estomac qui se serrait. Tom ferma les yeux et doucement, posa sa bouche sur celle de son frère. Bill crut que ses jambes allaient le lâcher. Tom l'embrassait et ça l'emballait directement. Un baiser léger, en surface, chaud et doux. Le blond décolla sa bouche et souffla :

-T'as pas le droit...T'as pas le droit d'embrasser quelqu'un d'autre que moi...

Il reprit fougueusement la bouche de son frère qui défaillait un peu plus. Bill voulait dire quelque chose mais en était incapable, il devait être en train de rêver, il rêvait c'était sûr, c'était trop fou pour être vrai ! Mais Tom dit encore :

-Je t'interdis de toucher quelqu'un d'autre que moi...

Il n'eut pas le temps de répliquer quoi que ce soit, son jumeau l'embrassait de nouveau avec passion. Il tremblait contre le bois de la porte, il tremblait de tous ses membres. Son c½ur cognait trop rapidement, sa tête tournait trop, ses mains étaient trop moites, ses jambes vacillaient trop, c'était trop pour lui, il allait mourir. Mourir de plaisir. Parce qu'il réalisait que ça n'avait rien à voir avec ce qu'il avait partagé avec Karl. Là, tout était beaucoup mieux, beaucoup plus intense, beaucoup plus exquis, beaucoup plus...Parce que c'était Tom et qu'il l'aimait. D'amour, de passion, jusqu'à la folie. Depuis toujours et pour toujours. Et la joie faillit l'étouffer quand il réalisa que Tom l'aimait aussi de la même façon.

Le blond avait pris possession de sa bouche avec ferveur, et les mains que Bill avait plaqué contre la porte, ouvrant grand les bras, vinrent doucement se poser dans le dos de son frère. Il posa une main au niveau de ses reins, l'autre un peu plus haut, au milieu de son dos. Et pendant qu'il laissait Tom envahir sa bouche toute entière de sa langue chaude et humide, il remonta sa main sur la nuque du blond et la caressa doucement. Ça enivra encore plus Tom qui le souleva et par réflexe, il entoura sa taille de ses longues jambes. Le blond intensifia le baiser, mêlant leur salive, mêlant leur respiration, mêlant leur ardeur. Il cassa le baiser pour descendre sa bouche dans le cou du brun qui rejeta la tête en arrière en soupirant, les yeux toujours fermés, les mains encore plus fortement accrochées, le corps cambré contre celui de Tom quand il sentait sa langue caresser sa gorge. Il l'entendit gémir :

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Comments :

  • chaos87th

    19/07/2011

    Ah... je ne pensais pas du tout que ça deviendrait si hardent entre eux si tôt.
    mais j'aime énormément. Surtout comment Tom a renvoyé Karl et proclamé que Bill lui appartenait. ^^

  • xx-gothiqua-arwena-xx

    21/05/2011

    La tarte dans la gueule m'a trop fait rire.J'aurais trop aimée voir ça et que Tom casse la gueule à Karl,la bagarre du siècle ^^

  • Pucca97217

    09/09/2009

    J'adore l'expression Tomsexuel.
    J'adore enfin ils s'avouent leur sentiment

  • Ah-t0miik-x3

    04/08/2009

    J'savais que ça partirait en couille ! Uu"

    N'empêche, il est courageux de lui avouer ça malgré sa peur. XD

  • Thunderbolt-Real-Ya0i

    11/07/2009

    Ses prunes dans la tronche ><

  • Kiara

    08/06/2009

    Magnifique

  • love-hina83

    20/03/2009

    c tro chou XD nn srx c bo l amuuur lol bref c tro bo bsx

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