[Fiction] Passion Destructrice - Chapitre 6

Tom regardait son petit ami avec inquiétude, il avait les doigts crispés sur ses couverts, ses épaules tressautaient, une fine pellicule de sueur apparaissait sur le haut de sa lèvre supérieure et sur son front. Que se passait-il ? Il essaya de lui prendre la main pour lui faire lacher les couverts. Bill la retira vivement, comme s'il s'était brûlé au contact du blond et s'écria :

-NE...me touche pas !

Tom fronça les sourcils, il ne comprenait rien au brusque changement d'humeur de son amant, il se disait qu'il devait avoir une douleur physique quelconque pour qu'il soit aussi à fleur de peau. Il se pencha vers lui et dit :

-Bill ? Dis-moi ce que t'as !

L'interpellé inspira fortement et tourna la tête vers lui pour dire d'une voix rauque :

-Il...Il faut que j'y aille. Je...je dois partir...Désolé...Je...Viens avec moi...Allons-y maintenant...

Tom eut un regard surpris :

-Mais...on peut pas y aller comme ça...Georg va nous chercher, laisse-moi au moins le prévenir !

Bill ne répondit rien mais se leva brutalement pour se diriger vers la sortie. Il étouffait, il respirait mal, il fallait qu'il sorte, son envie de tout casser, de tout renverser menaçait de lui faire mettre à execution toutes ses pensées. La colère inexplicable était toujours là...

Tom hésita quelques secondes, il chercha des yeux son ami, pour voir si celui-ci revenait, mais Bill n'avait pas l'air bien du tout. Il courut à la caisse régler leur note, ne pensant même pas aller voir Georg aux toilettes, tant pis il l'appellerait plus tard, quand il sera sûr que son petit ami allait mieux. En attendant, il rejoint rapidement le brun à l'extérieur qui marchait à grands pas en direction de la voiture. Le parking était désert, Bill était déjà à hauteur de la Cadillac Escalade de Tom. Ce dernier se mit en face de lui, dos à la voiture :

-Tu m'expliques ? Qu'est-ce que t'as ?

-Je me sens pas bien je te dis. Je veux rentrer !

-T'aurais au moins pu attendre que je prévienne Georg ! On se barre comme des voleurs, presque, il va rien comprendre ! Dis moi au moins ce qu'il y a !

Bill ne réflechissait même plus, il s'était laissé envelopper par sa fureur. Il n'essayait même plus de lutter, il en était devenu totalement incapable...Il rétorqua hargneusement :

-Y en a que pour Georg ! T'en as rien à foutre que je sois pas bien, tu veux juste pas inquiéter ton « ami » !

Le blond sentit très bien qu'il avait appuyé sur ce mot plus que de raison. Il leva un regard mi-étonné mi-agaçé sur le brun :

-Oh putain Bill ! Tu vas pas me dire que t'es jaloux ? Georg c'est mon meilleur ami ! Mon pote depuis que je suis tout petit ! Merde !

Bill se mit à crier :

-Et alors ? Tu crois que ça empêcherait qu'il se soit passé un truc entre vous ? Et moi je suis comme un con au milieu de tout ça !

Tom secoua la tête, lui aussi commençait à être furieux :

-Y a jamais rien eu entre nous ! Tu vas pas commencer avec ça ! Il est même pas bi, Georg, il est complètement hétéro ! Tu crois que je m'amuserais à te mettre en face de tous mes précédents coups ? Tu crois vraiment que je pourrais être aussi salaud ? Franchement c'est du n'importe quoi ! Merde fais-moi confiance un peu !

-Je vous ai vu ensemble, j'ai vu comment il est avec toi, il peut pas parler sans te...sans te toucher !

En plus d'être furieux, le dreadé était complètement interloqué, il cria de plus belle, totalement hors de lui :

-Là tu m'emmerdes vraiment Bill ! Je te fais une crise, moi, à cause de tous ceux qui te sont passés dessus ?

Ce fut la phrase de trop pour Bill, déjà plus qu'enragé, plus qu'incontrôlable. Il fit la seule chose qui, une fois de plus, s'imposait à lui. Il serra le poing et décrocha une violente droite dans la mâchoire du blond, qui dériva et s'affala contre la voiture, glissant dans la poussière. Il mit quelques secondes à réagir, l'esprit déconnecté, sonné. Une forte douleur lui cuisait la pommette et il avait un goût de sang dans la bouche. Quand il était en colère, il se mordillait un peu la lèvre inférieure, c'est ce qu'il était en train de faire juste avant que Bill ne le frappe, il s'était donc mordu la lèvre, elle saignait abondamment...

Il se releva tant bien que mal, titubant encore un peu, et regarda le brun en se frottant la joue martyrisée :

-Bill ! Ca va pas ? Qu'est-ce...putain ! Qu'est-ce que t'as bon sang ?

Et le brun ne ressentait cette fois aucune honte, aucune culpabilité. Juste toujours de la colère. Il fixait le blond d'un regard noir. Il respirait fortement et lui siffla :

-Tu me parles pas comme ça ! « Tous ceux qui me sont passés dessus... » ! Je veux plus jamais entendre un truc pareil !

Tom secoua un peu la poussière accrochée à ses vêtements et à ses mains. Il était trop sonné pour trouver de quoi répliquer à Bill. Et par-dessus tout, il ne put s'empêcher de s'en vouloir ces paroles blessantes...Et c'est à ce moment-là que Georg les rejoint. Il ne remarqua pas de suite l'état de son meilleur ami, trop occupé à s'écrier :

-Les mecs ! Je vous ai cherché partout ! Vous alliez partir ? Pourquoi vous m'avez rien dit ? Y a un problème ?

Et là il vit le visage tuméfié de Tom...Il fronça les sourcils, regarda Bill, puis Tom :

-Tom ? Qu'est-ce que t'as ? Qu'est-ce-qui s'est passé ?

Le blond détourna le regard, il se dirigea vers la place conducteur et dit, entre les dents :

-Rien. J'ai rien. J'ai...glissé. Je...Ca va. T'inquiètes. Ecoutes, on doit y aller. Je t'appelle bientôt, ok ? Désolé...

Georg fit le tour de la voiture et chercha à retenir Tom en lui tenant le bras :

-C'est quoi ? T'as le visage tout...t'as glissé ? Glissé comment ?

Tom se dégagea vivement et eut un soupir exaspéré :

-Ecoutes, je t'ai dit que ça va ! J'ai marché vite pour rattraper Bill qui a fait un malaise, il va pas trop bien et j'ai dérapé, voilà, je suis tombé et j'ai dû heurter un truc, je sais pas. Mais ça va ! Je t'appelle.

Georg le regarda longuement suspicieusement, il jeta un coup d'oeil à Bill qu'il voyait confus et mal à l'aise qui prenait place dans le siège d'à côté, sans un mot, sans un regard. Il sentait qu'il s'était passé quelque chose mais voyait bien que ni l'un, ni l'autre ne piperait mot. Il s'écarta de la voiture avec regret et les laissa partir, les regardant s'éloigner dans un nuage de poussière.

Dans la voiture, pas un mot. Un silence lourd. Tom avait le visage fermé et appuyait le dos de sa main sur sa plaie de temps en temps, ou frottait légèrement sa pommette en faisant bouger sa mâchoire et Bill commençait doucement à prendre conscience de ce qu'il avait fait. Il ne savait quoi dire, quoi faire. Tom eut un surplus de sang dans la bouche qu'il cracha par la vitre, toujours en roulant. Il vit que le blond avait directement pris le chemin de son appartement et en fut secrètement soulagé. Au moins, il ne le ramènait pas chez lui, ça lui donnait du temps pour se faire pardonner. Tom voulait encore de lui, peut-être, sinon il l'aurait déposé et basta...

C'est toujous sans un mot qu'ils arrivèrent chez Tom et Bill était de plus en plus mal à l'aise, confus, honteux, il se sentait misérable, il s'en voulait tellement...Tom alla directement dans la salle de bains et pendant quelques minutes le brun resta debout dans le salon, sans savoir quoi faire. Puis, il en eût assez, il fallait crever l'abcès, il fallait qu'il rétablisse le contact. C'était à lui de le faire. Il avança d'un pas décidé vers la salle de bains dont il ouvrit la porte à la volée. Tom était sous la douche et le coeur du brun se serra quand il le vit sursauter fortement et lever un regard apeuré vers lui. Il parla rapidement :

-Tom...Je suis désolé...Tellement désolé...Pardonnes-moi...Je...Je sais pas ce qu'-

Tom le coupa froidement :

-Tu sais pas ce qu'il t'a pris, je sais. Laisses-moi. Je finis de prendre ma douche.

Mais Bill ne voulut pas sortir. Tom lui avait tourné le dos et laissait l'eau couler sur son corps, sans rien faire de plus. Bill se déshabilla rapidement et le rejoint sous la douche. Le blond se retourna vivement et tenta de protester :

-Je t'ai demandé de me laisser, je finis et...qu'est-ce que tu fais ?

Le brun avait pris le gel de douche et commençait à savonner le corps de son amant. Il leva un regard embué de larmes et lui dit :

-Je m'en veux, Tom. Je t'assure, je suis vraiment désolé. Je sais, c'est impardonnable ce que je t'ai fait, mais s'il te plait, ne me repousse pas. Laisses-moi me faire pardonner. Laisses-moi rester m'occuper de toi...

Sa voix remplie de larmes et l'attitude pitoyable du brun firent flancher le dreadé qui soupira longuement. Il attrapa la main qui savonnait son torse et lui dit doucement :

-Qu'est-ce-que t'as Bill ? C'est la deuxième fois que tu lèves la main sur moi. Là c'était...j'ai pas compris...Je comprends pas...C'est quoi qui t'as mis dans un état comme ça ? C'est pas Georg quand même ! Tu sais que je t'aime Bill...Tu le sais pourtant ?

Bill éclata en sanglots et se réfugia dans les bras de Tom qui n'arrivait plus à lui en vouloir. Tout ce que le brun faisait c'était de pleurer fort dans son cou et de répéter « pardon ». Il pleurait tellement fort qu'il semblait qu'il avait l'air de suffoquer. Tom frotta son dos tendrement. Dans cet état, tout mouillé, totalement repentant, Bill avait l'air tellement fragile...

L'androgyne releva la tête et remarqua immédiatement la joue rougie et enflée, là où le coup avait été porté. La lèvre inférieure de Tom était gonflée aussi, une vilaine entaille laissait échapper encore un peu de sang. Il pleura de plus belle :

-Oh bon sang, je suis ignoble...regardes-toi...regardes ce que je t'ai fais...je suis tellement désolé, Tom, tellement, si tu savais. Tu dois me détester, ce serait tellement normal...

Tom essaya de le réconforter du mieux qu'il pouvait, tout en essayant de comprendre comment ça avait pu déraper :

-Non, je te déteste pas Bill. C'est bon. C'est pas grave...Ca fait pas si mal. Mais il faut que tu...je sais pas ce qui t'as fait perdre ton sang-froid à ce point, Bill, mais ne le fais plus, c'est tout. Je te déteste pas. Je t'aime tu sais ! Pourquoi tu flippes à ce point ?

Bill releva la tête et dit :

-Je...je sais pas. Mais je te promet de ne plus recommencer. Je...j'ai pas supporté de t'entendre me dire...cette phrase à propos de...de mes anciens...de ceux avec qui j'ai...

Il n'arrivait pas à répéter la phrase malheureuse qui avait déclenchée son geste irréfléchi. Et bien-sûr, Tom s'en rappelait, tout ce qu'il put faire, c'est de culpabiliser de nouveau, se sentir honteux, et s'excuser :

-Oui je sais. Je suis désolé, j'aurais jamais dû te parler comme ça. C'était moche de ma part de te sortir ça. On est deux cons, c'est tout. Et toi, t'as pas à être aussi jaloux, ok ? Je t'aime, y a jamais rien eu entre Georg et moi, rien à part une solide et vieille amitié, ok ? Tu me crois ?

Bill acquiesca lentement et laissa Tom le prendre contre lui. Il était soulagé, apaisé, heureux. Tom lui pardonnait et par-dessus tout, Tom l'aimait encore et voulait encore de lui...

Sa tête était toujours enfouie dans le cou du blond et il commença à l'embrasser doucement dans le cou. Le blond se laissa faire. Il caressait les cheveux noirs mouillés et descendait jusque dans le dos qui se cambrait contre lui. Il posa sa main à l'arrière de la tête brune et tira un peu sur les cheveux pour pencher la tête en arrière et posa sa bouche sur celle de Bill. Tom eut un petit gémissement de douleur dû à la blessure qu'il avait à la lèvre mais l'embrassa tout de même goulûment. Quoi qu'il fasse, Bill avait toujours sur lui un pouvoir immense.

Le blond fit glisser ses lèvres et lécha sa gorge offerte et retraca du bout de la langue sa pomme d'adam. Pendant qu'il suçotait son cou, l'androgyne s'agrippait fermement à ses épaules, comme à une bouée de sauvetage et contre son ventre, il sentait son sexe déjà bien dur, cela le fit gémir d'excitation. Bill plaqua ses mains de chaque côté du visage du blond, le regarda dans les yeux et souffla :

-Non...Laisses-moi m'occuper de toi. Laisses-moi te montrer que je t'aime...

Et il se mit à embrasser et suçoter la gorge de Tom qui avait l'impression que ses jambes ne pourraient pas le porter plus longtemps. Avec Bill, le plaisir montait si vite, les sensations étaient si fortes, si rapidement...Le brun caressa ses épaules et laissa ses mains glisser sur tout le bras pendant que sa bouche parcourait son torse, caressant avec ferveur chaque parcelle de la peau mouillée du dreadé. Bill se mit lentement à genoux devant lui et attrapa ses hanches de ses deux mains pendant qu'il entrait sa langue percée dans le nombril. Le ventre du blond se contracta et il gémit un peu plus fort. D'une main, il vint prendre le sexe de Tom et passa un coup de langue furtif sur le gland rougi. Tom avanca une main pour dégager le visage de Bill où quelques mèches noires mouillées étaient collées. Bill inséra sa bille de métal dans la fente de son sexe et le dreadé inspira bruyamment de l'air entre ses dents. L'androgyne enroula sa langue autour du gland et retraça le tour avec le bout de sa langue en plusieurs fois, lui faisant presque plier les genoux.

Et c'est les yeux ancrés dans ceux du dreadé qu'il prit le membre dressé en bouche, lui arrachant une longue plainte. Les vas et viens étaient lents, très lents, complètement jouissifs mais complètement frustrants. Tom avait baissé sa tête pour regarder son amant à genoux à ses pieds, dominé et dominant et son excitation augmenta quand il le vit fermer les yeux, le visage exprimant l'adoration. Le brun se mit à gémir aussi, le sexe du blond toujours en bouche et les vibrations que cela provoquaient le rendaient un peu plus fou de plaisir.

Tom vacillait et tremblait légèrement, il commenca à donner lui-même quelques petits coups de bassins dans la bouche de Bill et celui-ci attrapa fermement ses hanches et augmenta le rythme. Les gémissements dans la cabine de douche augmentèrent en puissance et Tom rejetta la tête en arrière, les yeux fermés, en extase...Il sentait son petit ami creuser les joues, l'aspirer très fortement et profondément, aller de plus en plus vite, lui otant toutes pensées rationnelles. Il se sentait venir et tenta de le prévenir :

-Bill...Bill, arrêtes ! Je...je vais jouir...sinon...allons dans la...chambre...je veux te...je veux te faire l'amour...

Bill resserra sa prise sur ses hanches, le retenant contre lui et le prenant dans sa bouche plus fort et plus vite. Il avait une idée en tête...Et Tom fut incapable de s'empêcher de jouir dans la bouche chaude et humide qui lui donnait tant de plaisir, il se délivra dans un cri, les jambes tremblantes et les mains crispées dans les longues mêches noires. Le brun remonta lentement, embrassant amoureusement le ventre et tout le buste de Tom et après un dernier baiser dans son cou il dit :

-Je t'aime Tom. Ce soir c'est toi...Rien que toi.

Tom le colla contre lui et dit :

-Mais là, je vais plus être capable de faire grand chose.

-C'est pas grave. J'ai prévu autre chose, je veux te faire l'amour, Tom. Je veux que tu sentes combien je t'aime. Laisses-moi te faire l'amour.

Le blond ne résista pas bien longtemps, même s'il hésitait, il en avait envie aussi et il ne voulait pas contrarier le brun, pas encore. Depuis qu'ils étaient ensembles, c'était la première fois qu'il se laisserait dominer de la sorte. Ils sortirent de la douche et toujours aux petits soins, Bill l'enroula dans une grande serviette, fit de même pour lui et l'emmena dans la chambre sans cesser de l'embrasser en chemin. Il coucha le blond sur le lit et chercha à tâtons le tube de lubrifiant dans le tiroir de la table de chevet. Quand il l'eût trouvé il s'en enduit rapidement les doigts. Tom était étendu, les jambes largement écartées, la respiration haletante, les joues rouges et les yeux fièvreux. Le brun se plaça sur lui en laissant un espace de façon à pouvoir descendre sa main entre eux pour caresser son entrée. Mais avant, il prit le temps d'admirer ce visage qu'il aimait tant. Son avant-bras était posé à côté de la tête du dreadé et sa main vint se nicher dans ses dreads, sur sa tempe, pour caresser la joue meurtrie, enflée, la joue qu'il avait blessée et il se sentit de nouveau honteux, il eut l'impression que son coeur allait se déchirer et il eut presque l'impression de ressentir la souffrance de Tom. Il pencha la tête pour embrasser l'endroit blessé et gémit :

-Oh pardon, Tom...Pardon...je t'aime...je t'aime trop...

Ledit Tom n'eut pas le temps de répondre quoi que ce soit, il le sentit passer un bras sous ses épaules, calant sa tête dans son cou et enfonçer doucement deux doigts lubrifiés dans son anus et tout ce qu'il put faire, c'est de gémir encore en fermant les yeux, son dos se décollant un peu du matelas. Il sentait un peu de douleur mais cela fut vite dépassé par le plaisir, dès que Bill plia les doigts et massa sa prostate avec insistance, lui faisant voir une mulitude d'étoiles et électrisant sa colonne vertébrale. Quelques secondes de ce traitement suffirent à le faire bander de nouveau. Le brun ne pouvait décoller sa bouche de la sienne et sa langue percée léchait tout l'intérieur de son antre buccal. C'était plus que bon...Et Tom en voulait plus...

Bill ne tint plus, il retira ses doigts et se positionna plus confortablement entre les cuisses largement ouvertes de son ami, ayant pris soin avant de rapidement enduire son sexe du gel qui allait aider à la pénétration. Tom l'enlaça et le serra un peu plus contre lui pendant qu'il sentait le brun le pénétrer lentement, très lentement, mais avec tellement de précaution et d'adoration ! Le brun déposait plusieurs petits baisers légers sur sa joue blessée et sur sa lève meurtrie, ne cessant de répéter « je t'aime...je t'aime trop... » l'amour suintait par chacune de ses pores, il sentait de nouveau cette vague puissante d'amour, tellement immense, tellement douloureuse, qui déferlait en lui et il eut envie de le lui faire ressentir. Bientôt les pénétrations se firent plus amples, plus profondes.

Tom gémissait sans cesse et se cambrait contre son amant à chaque accoups. Bill le prenait avec force, toujours lentement mais plus intensément, sans cesser de fixer son visage où le plaisir pouvait se lire. Le blond avait remonté ses genoux contre ses hanches et le serrait un peu plus contre lui, une main parcourant tout son dos, serrant et malaxant ses fesses, et l'autre caressant passionnément la chevelure d'ébène. La douleur ne l'empêchait pas d'embrasser avidement la jolie bouche charnue du brun et les langues bataillaient furieusement entre elles, désordonnées par leurs gestes amples d'amour. Le dreadé ouvrit les yeux difficilement et regarda son amant qui lui souffla encore, entre plusieurs gémissements de plaisir :

-Sens...sens comme je t'aime, Tom...je t'aime tellement...je t'aime trop...

Bill augmenta le rythme de ses pénétrations et les rendit plus sèches, plus brutales, plus fortes. Il glissa une main dans la cambrure des reins de Tom pour le sentir encore plus bouger contre lui et ne cessait de répéter qu'il l'aimait...qu'il l'aimait trop...Et bien qu'il adorait cela et bien qu'il fut perdu dans son plaisir, Tom se sentit vaguement mal à l'aise de ce trop plein d'amour. Oui...Bill l'aimait bien trop...

Le brun entrait en lui puissamment, le remontant contre lui à chaque pénétrations, et même si c'était bon, il sentit quand même une légère douleur. Il sentait que Bill était en transe, complètement suant et tremblant de manière affolante sur lui. Il essaya de le calmer en faisant de petits gestes circulaires dans son dos et en murmurant :

-Bill...Bill...Calmes-toi...Tu me fais un peu mal...

L'androgyne n'écoutait pas, ne pouvait rien écouter tellement il avait l'air hors de la réalité. Il fit une nouvelle tentative pour le calmer :

-Ca va aller, ok ? Ca va aller...je t'aime aussi. Je t'aime Bill.

Mais celui-ci n'entendait rien, il plongea son regard dans celui de Tom qui fut ébranlé de le voir presque transfiguré, un éclat effrayant dans les yeux, les pupilles dilatées. Il l'entendit lui ordonner presque :

-Dis-moi que tu m'aimes, Tom...Dis le moi...

Et parce que c'était vrai, et aussi pour l'apaiser un peu, le rassurer au possible, il le fit :

-Oui, je t'aime Bill...

Celui-ci continua, les mâchoires serrées, la respiration sifflante :

-Dis que tu n'aimes que moi...

-Je n'aime que toi, Bill. Tu le sais, ça...Que toi...

Les accoups se firent encore plus brutaux, le plaisir montait encore plus, le corps de Tom était tellement collé à celui de Bill que les mouvements le masturbaient et bon sang, c'était excitant, c'était plus que bon mais il y avait dans tout ça un fond effrayant...Surtout que Bill continuait de demander :
-Dis que tu m'appartiens, Tom...Dis que tu es à moi...

Celui-ci avait de plus en plus de mal à répondre, trop de plaisir, il se sentait venir, mais il tenait à rassurer son amant, il sentait que Bill avait besoin de l'entendre prononcer cela mais le temps d'hésitation qu'il eut fit s'écrier le brun :

-DIS-LE !

-Oui...Je t'appartiens Bill...Je suis à toi...Complètement à toi...

Le brun remonta une main jusque dans ses dreads et sans s'en rendre compte, crispa les doigts dedans, lui faisant mal et l'effrayant un peu plus. Il voulut protester un peu mais Bill vint l'embrasser violemment, étouffant une plainte de douleur et murmura tout contre son oreille :

-Personne, Tom...personne ne te donneras plus de...plus de plaisir que moi...Dis-le !

Et Tom le lui répéta, docilement, l'urgence pour lui était de laisser éclater l'orgasme dévastateur qu'il sentait arriver à grands pas. Bill continuait toujours de babiller à son oreille :

-Personne ne m'en donne plus que toi, Tom...Je t'aime...je t'aime trop...haaan...Tom ! Viens...Jouis avec moi...

Quelques derniers coups de reins d'une féroce intensité, d'un rythme presque insoutenable, mêlant plaisir, jouissance et douleur, et Bill se libéra à l'intérieur de son amant, dans un râle rauque pendant que celui-ci laissa s'écouler sa semence entre leurs deux ventres, le souffle court, la gorge sèche et l'esprit embrouillé. Il prit peur en sentant le corps de Bill convulser presque entre ses cuisses qu'il avait resserrées de chaque côté de ses hanches et, après l'avoir serré contre lui pour le calmer, sans succès, il posa ses mains sur les épaules du brun et le secoua un peu :

-Hey ! Bill ! Calmes-toi...Ca va aller, ok ? Je t'aime...Ca va aller...S'il te plait calmes-toi...

Bill se retira doucement et l'embrassa profondément longtemps. Mais ce baiser qu'il lui donna était plus doux, plus tendre, il essayait d'y mettre tout son amour, toute sa passion, un baiser qui dura longtemps, en même temps qu'il caressait encore la joue enflée, arrêtant de l'embrasser quelques secondes pour caresser de la langue la petite bosse et murmurer « pardon ». Puis, il bascula sur le côté, les yeux toujours fermés et ne vit pas son amant se nettoyer sommairement avec une des serviettes laissées à l'abandon sur le sol près du lit. L'effort et les émotions de la soirée l'avait épuisé et sa respiration qui se faisait plus calme et plus régulière indiquait à Tom qu'il s'endormait. Mais avant, celui-ci l'entendit encore murmurer d'une voix atteinte par le sommeil :

-Je t'aime, Tom...Je t'aime trop...Je t'aime vraiment trop...

Tom se pencha sur lui pour déposer un baiser léger sur sa bouche et se coucha sur le flanc, face au brun pour le regarder dormir, des pensées pleins la tête, l'empêchant de trouver le repos. Oui, Bill l'aimait vraiment trop...D'une façon hors du commun, d'une façon si intense qu'il en perdait tout jugement rationnel. Jamais on ne l'avait aimé comme ça, cet amour que Bill lui portait était effrayant même s'il ne doutait pas un seul instant qu'il fut vrai.

Lentement, il se repassa la soirée en mémoire pendant qu'il détaillait le visage du brun qui paraissait plus serein endormi. Son coeur se serrait pendant qu'il se livrait à ses reflexions et il ne pût plus se cacher la vérité plus longtemps. Bill était dévasté par une jalousie extrême et devenait un peu plus violent. Ce n'était qu'une gifle la première fois, et là c'était un coup de poing...Peut-être pas grand chose pour quelqu'un comme lui, après tout, c'était lui le plus fort physiquement des deux. Mais n'empêche, ça avait fait mal, mal physiquement mais surtout mal moralement et c'était cette douleur-là, la pire de toutes.

Mais il trouva une excuse à tout cela, c'était LUI qui avait involontairement provoqué la violence de Bill avec des paroles blessantes. Les deux fois. Et peut-être aussi que son comportement avait été déplacé, peut-être qu'il avait été trop proche de Georg, peut-être qu'il avait exclu Bill de la conversation, peut-être qu'il l'avait délaissé ? Peut-être qu'il ne lui montrait pas assez qu'il l'aimait ? Peut-être qu'il ne le lui disait pas assez ? Bill était pourtant d'un naturel si gentil, si facile, il était si fragile, si émouvant...Et ce Bill coléreux, angoissé, incontrôlable, violent, non, il ne le connaissait pas. Qu'est-ce-qu'il avait fait pour déclancher tout ça ? Qu'est-ce qu'il avait fait en trop ? Ou pas assez ? Qu'est-ce-qu'il avait foiré ?

Bill avait tellement souffert par le passé, Tom le savait, il avait été amoureux et avait été largué, comme ça, sans pitié. Et lui, au lieu d'être patient et doux, il s'énervait...Tom eut simplement honte de son comportement à lui, il s'en voulut.

Tom réfléchissait toujours intensément à tout ça, se promettant de faire mieux la prochaine fois. Pas un instant il se disait qu'il allait le laisser, hors de question, Bill avait besoin de lui et lui aussi avait besoin de Bill. Il l'aimait, il l'aimait tellement. C'était la première fois qu'il aimait comme cela, et même si le brun avait été inquiétant pendant qu'il lui faisait l'amour, ça avait été très bon, Tom avait adoré. Il avait eu énormément de plaisir, du plaisir comme jamais. Comme rarement il en avait eu, étant dominé. Et non, il ne l'abandonnerait pas. Oui Bill devait certainement avoir un problème, mais c'était Tom lui-même la solution. A l'avenir, il lui montrera plus qu'il l'aime, il le lui dira plus, il fera attention à son comportement, il veillera à ne plus lui dire des choses blessantes, des choses inutiles, des choses qui font mal. Bill n'avait pratiquement aucun ami, en dehors de sa mère et lui, il était relativement seul. Non, il ne le laisserait pas... Il était jaloux ? Peu importe, ça passera quand il verra que Tom lui est totalement dévoué et attaché. De toute façon, il se sentait incapable de faire quoi que ce soit d'autre, il l'aimait, ce brun, tellement...

Le sommeil finit par le gagner peu à peu, il était enfin apaisé lui aussi, ayant trouvé ce qu'il ferait pour rendre son amant un peu plus heureux et en confiance. Après tout, ce n'était pas si grave, et plus que tout, ils s'aimaient, Tom n'avait aucun doute là-dessus. Il s'endormit lourdement sur cette dernière pensée, collant son corps contre celui de son petit ami, faisant passer la sécurité et l'amour dans son étreinte, pendant que Bill soupirait de plaisir dans ses bras, déjà bien loin dans son sommeil...

Oui, Bill avait peut-être un léger problème...Mais c'était Tom sa solution...

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Comments :

  • chaos87th

    01/08/2011

    J'y crois pas que Tom s'en veuille alors que c'est Bill lui même qui s'agace tout seul.
    C'est pas un petit problème qu'il a Bill, c'est un gros, vraiment. Être comme il est c'est impensable. Mais j'adore. ^^

  • th-lucky-fic

    09/02/2010

    et voila j'était sur qu'il allait recommencer
    et tom qui se reproche tou alorq que c'est pas sa faute
    j'espere vraiment que c'est lui sa solution parce que sinon sa risque de finir mal
    enfin bref

    ta fic est toujour aussi genial
    je vais dormir a plus

  • Pucca97217

    11/09/2009

    Oula si il commence à te frapper c'est le ponpon.
    J'ai l'impression que Bill l'aime trop!!

  • blidin

    21/08/2009

    Il est vraiment trop bizarre, Bill. Et Tom qui pense que c'est de sa faute... =S

  • x-pas-sur-la-bouche-x

    13/04/2009

    Reponse de Toi:
    Lillou, tu es déjà là !!!! J'adore tes commentaires et ton enthousiasme à toi ! Si tu savais comment tu viens de me donner le sourire pour la journée et me filer la bonne humeur ! Merci ! J'essaye vraiment de faire en sorte que cette fic vous reste quand même un peu en mémoire. Je voulais pas juste faire un truc "violent", point. Je veux qu'on puisse comprendre la psychologie des personnages, qu'on puisse comprendre les deux points de vue, que vous voyez bien comment on peut tomber dans ce "cercle vicieux" comme tu dis et pourquoi, souvent, on n'en sort pas, où alors il faut énormément de temps. Oui, comme tu dis, dans leur cas c'est vraiment un "putain d'amour"...

    Oui je suis déjà là! xD
    Fin en fait c'est parce que je ne me suis pas couchée c'est pour ça! >.<
    En plus j'ai cours à 8h00 ... je ne sais pas j'aime pas dormir la nuit, fin c'est comme ça depuis plus d'un an donc bon...mais c'est pas grave ça m'a permit de lire ta suite! *-*
    Merci pour ta réponse à mon com.
    Je suis super contente de te donner le sourire...c'est si précieux de faire que les gens soit heureux! ^^
    Oui ta fic est psychologique, c'est vrai c'est un terme que j'avais pas employé mais ça conviendrait parfaitement! Personnelement je comprends ce que Tom ressent, c'est tellement difficile de faire face a celui qu'on aime et de renoncer à cet amour pour éviter la cata...oui il faut du temps soit pour accepter de se séparer soit pour accepter d'aider la personne jalouse maladive (hugh chais pas si ça se dit ça m'enfin >.<) !
    J'ai qu'une envie c'est que Tom aide Bill et qu'il vivent heureux d'amour et d'eau fraiche mais j'imagine que ça ne se passera pas comme ça >.<
    En tout cas j'ai aussi oublier de te dire que plus tu écris plus tu t'améliores!
    Sérieusement je ne pensais pas qu'une telle progression était possible mais si en fait!
    Vraiment t'as du talent Lalou!
    Merci de nous le faire partager!

    Hanlala bon cette fois-ci j'vais me coucher...pour une heure ouaaaiiis trop chouette =="! comment ça je suis folle...hum possible m'enfin...du moment que j te fais sourire ben c'est ça qui compte! ^^

    Des Bisous!

  • x-pas-sur-la-bouche-x

    13/04/2009

    Hanlala ce chapitre est juste une merveille...nan vraiment là tu es en train de nous écrire une fic qui je pense est des plus originale et merveilleusement bien écrite.

    Le sujet est peut-être déjà employé dans certaines fics mais la tienne est juste La meilleure...tu traites vraiment trés trés bien la jalousie maladive de Bill.
    Et en plus tu décris aussi la culpabilité de Tom vis à vis du comportement de Bill!
    Vraiment c'est exactement ça...ouais Tom ressent ça parce qu'il aime Bill. Bill est maladivement jaloux mais Tom tombe dans la spirale...oui le cercle vicieux à commencé...le fait est de savoir maintenant où tout ça va les mener!
    Pétard cette fic est juste hallucinante!
    Oui j'en fait peut-être un peu trop mais c'est ce que je ressens!
    J'aime tellement ce que tu fais Laloumine...j'te jure!
    J'ai juste envie de savoir ce qu'il va se passer par la suite...et le pire c'est que je suis angoissée...oui angoissée parce que Tom ne va certainement pas réussir à contrer les attaques de Bill même s'il le peut ça va être dur pour lui tout simplement parce qu'il l'aime...
    Putain d'Amour hein...
    (dsl pour la vulgarité mais c'est venu comme ça!)

    Des Calinous pour Lalou!

  • c0-ra-ly

    22/03/2009

    Il est complétement tarré Bill :O
    & j'sais pas comment il fait Tom pour lui pardonner comme ça --'
    C'est un homme battu xD Enfin bref Bill me gave lol

    Je continue :)

  • tom-th-tom

    20/03/2009

    'tin il me fait flipper bill --'

  • nirvana-angel83

    16/03/2009

    oui alors là c officiel bill a pété un cable, il est completement fou et si il n'agis pas ça finiras mal, très mal
    l'amour peu parfois prendre un visage monstrueux

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