[Fiction] Passion Destructrice - Chapitre 7 (1/2)

Tom eut un sommeil agité, et au petit matin se sentit dérangé par une sonnerie aigüe sans qu'il sache d'où provienne le bruit pendant quelques instants. Il ouvrit brusquement les yeux quand il réalisa que quelqu'un sonnait avec insistance à sa porte d'entrée et manifestement, ce quelqu'un n'avait pas l'air d'abandonner, puisqu'elle accompagnait ses sonneries par de grands coups frappées à la porte. Il hésita encore un peu et décida finalement d'aller ouvrir à l'importun, prévoyant déjà de l'expédier au diable à grande vitesse. Un coup d'½il rapide à côté de lui lui fit remarquer que Bill n'était plus là. Apparemment, il avait dû partir pendant qu'il dormait, il l'appellerait plus tard...

Il enfila un caleçon et se rappela brutalement la soirée quand il sentit une douleur cuisante à la joue et à la lèvre. Il avait aussi une bonne migraine et alla donc ouvrir pour pouvoir aller prendre un médicament quelconque après. Et quand il ouvrit enfin sèchement la porte sur laquelle s'acharnait son visiteur, il fut plus que surpris...C'était Georg. Georg qui ne lui laissa aucun autre choix et le repoussa à l'intérieur de l'appartement en s'écriant :

-Bin putain ! T'en as mis du temps ! Je croyais que vous étiez morts là-dedans, mec !

Tom referma la porte à clef en soupirant bruyamment. Quand il se retourna vers son meilleur ami, celui-ci était debout, droit comme un piquet, au milieu du salon, les mains enfoncées dans les poches de son jean. Il eut un bref sursaut quand il vit le visage tuméfié de son ami qui lui disait d'un ton las :

-Je dormais Georg. Il est quelle heure, là ? Bon, tu voulais quoi ?

Et il contourna Georg pour se rendre à la cuisine, avaler le fameux médicament qui empêcherait sa tête de marteler encore plus et taire enfin la douleur qui lui rongeait le visage. Il entendit son ami le suivre et dire :

-Il est où Bill ?

-Sais pas. Parti. Quand je me suis réveillé il était plus là, sa mère a dû venir le chercher. Pourquoi tu le cherches ?

-Je le cherche pas. C'est tant mieux si t'es tout seul, on va pouvoir causer.

Tom, debout devant l'évier, se fit fuyant :

-Causer de quoi ? Je suis fatigué, là, on peut pas faire ça une autre fois ?

-Non ! On fait pas ça une autre fois, on fait ça MAINTENANT ! Tu vas m'expliquer ce qu'il s'est passé hier soir et pourquoi ces marques sur ta figure. J'attends.

-Il me semble te l'avoir expliqué, Georg. On va pas revenir là-dessus. Y a rien à expliquer de plus.

-Attends. Je vais reprendre, pour que tu saisisses bien. Tu parles à ton pote, là, ok ? C'est à moi que tu parles, donc vires-moi cette histoire de « j'ai glissé » et tu me dis de suite ce qu'il s'est réellement passé. Je bougerais pas d'ici tant que je saurais pas. J'attends je te dis.

Et pour bien appuyer ses paroles, Georg s'assit sur la table de la cuisine, croisa les bras d'un air buté et attendit patiemment que son ami finisse d'avaler le médicament dissout pour se retourner et lui parler enfin. De son côté, le blond essayait de trouver vite fait quoi dire, comment le dire, comment taire surtout ce qu'il s'était passé. Il connaissait son ami, il ne lâcherait pas le morceau. Pas tant qu'il n'aurait pas satisfaction. Il lui était reconnaissant de s'inquiéter autant mais ça l'énervait aussi beaucoup, il se retrouvait coincé et détestait ça. Il voulait juste qu'on le laisse tranquille...

Il rinça son verre et se retourna, baissant un peu la tête pour tenter de cacher son visage, en bougonnant :

-Bon, attends-moi là deux secondes, je vais passer un tee-shirt et me brosser les dents.

Georg remarqua bien son geste mais ne fit aucun commentaire à part lancer d'une voix assurée :

-Mais je bouge pas. J'ai tout mon temps. Je reste ici. Vas-y.

Le blond sortit de la cuisine et il l'entendit bientôt s'affairer dans la salle de bains. Il attendait patiemment que Tom revienne et laissait ses yeux vagabonder dans la pièce quand il remarqua quelque chose que son ami n'avait pas vu avant, apparemment. Sur le plan de travail se trouvait un verre d'eau et deux comprimés posés sur une feuille de papier où semblait écrit quelques phrases. Il s'approcha de la feuille et la saisit. Ses sourcils se froncèrent encore plus, ses yeux lancèrent des éclairs quand il eut fini de lire ce qu'il y avait. Il regarda le verre et les comprimés comme si c'étaient eux les coupables et enfourna le mot dans sa poche. Tom le rejoint bientôt, sortit les tasses, le sucre, même des serviettes et mit en route la cafetière. Il ne semblait pas décidé à prendre la parole en premier, alors son ami le fit pour lui :

-Ok, Tom. Maintenant arrêtes de t'agiter et dis-moi ce qu'il s'est passé.

Il se rapprocha du blond dont les épaules s'affaissèrent sous le poids de la gêne, la honte, la souffrance morale et physique. Comment dire à son ami ce qu'il s'était passé réellement ? Il s'en sentait incapable...Georg reprit, d'une voix plus douce :

-Alors comme ça, t'as glissé ? Regardes ton visage, Tom, et me prends pas pour un idiot, tu me connais mieux que ça. J'ai bien vu qu'il y avait un problème hier soir avec Bill, il avait un drôle d'air quand il monté dans la voiture, vous êtes partis si précipitamment que j'ai cru qu'il y en avait un de vous deux qui avait mal au ventre ! Tu voulais partir et me laisser payer la note, salaud ?

Cela avait lancé sur le ton de la plaisanterie, pour détendre Tom qui était visiblement crispé. Le blond esquissa un petit sourire et s'assit en face de son meilleur ami, le visage entre les mains. Il soupira longuement et le regarda bien en face :

-Écoutes, t'inquiètes pas, ok ? C'est rien, c'est...pas grave...Bill a...il a eu un petit problème et on devait rentrer. C'est tout. Rien de grave.

Georg le fixa longuement sans rien dire et sortit enfin la note qu'il avait glissé dans sa poche, la brandissant comme une preuve accablante et s'écria :

-Oh ! Alors, peut-être que tu peux me dire pourquoi là-dessus Bill s'excuse de...attends que je relis bien...ah voilà « pardonnes encore mon comportement inqualifiable, je t'ai fait mal mais je m'en veux. Je t'aime tellement Tom et- »

Tom s'était redressé et lança son bras en avant pour saisir la note, de nouveau furieux. Il cria :

-Où t'as trouvé ça ? Tu lis mon courrier depuis quand ? Donnes-moi ça !

Georg ne lutta pas et lui rendit la note que Tom lut avidement. Il avait déjà compris qu'il s'était passé quelque chose d'assez grave. Il voulait entendre Tom le lui dire. Sur la note, Bill expliquait que sa mère l'avait appelé très tôt, qu'elle voulait passer le prendre pour aller chez ses grands-parents qui étaient tous deux malades, elle avait besoin du brun pour l'aider. Le brun lui demandait aussi pardon et déclamait encore son amour pour lui, il ajoutait qu'il avait préparé pour lui des comprimés pour arrêter la douleur qu'il ne manquerait certainement pas d'avoir et promettait de l'appeler dans la journée. La note était on ne peut plus claire...

Le dreadé prit la parole rapidement, espérant minimiser la gravité des écrits :

-Georg, te fais pas de mauvaises idées ! Tu sais pas ce qui s'est passé ! Tu connais pas Bill, moi si. Et-

Mais son meilleur ami le coupa calmement :

-Les marques sur ta figure, c'est lui. Il t'a frappé.

Ce n'était pas une question, c'était une simple affirmation. Une affirmation claire et nette, redoutable et terrifiante. Tom ouvrit la bouche pour parler et la referma aussitôt, les yeux écarquillés. Son ami dit encore :

-Pourquoi ?

Les épaules du blond s'affaissèrent un peu plus, il courbait presque le dos. Il ferma les yeux et secoua lentement la tête. Il ne voulait pas en parler, il ne voulait pas y penser. En parler, c'était pour lui comme admettre que Bill avait fait quelque chose de...terrible. Et ce n'était pas si terrible, si ? Il tenta d'expliquer :

-Bill est...tu le connais pas, tu connais pas son passé. Il a flippé un peu, il...j'ai...c'est moi, tu sais...C'est moi...C'est...J'ai dit des choses que j'aurais pas dû...Ça l'a blessé et il a...Mais tu sais, c'est quelqu'un de bien, Bill...Je l'aime Georg, je l'aime vraiment. Tu peux pas comprendre...

Georg le regardait, interloqué, et s'écria :

-Non, bien-sûr que je peux pas comprendre ! Je suis trop con, c'est ça ? Tom, putain ! Il te tabasse et je dois comprendre quoi ? Que c'est normal ? Écoutes-toi, bon sang ! Il t'a frappé au point de presque te défigurer et tu dis que c'est de ta faute, je devrais trouver ça normal ? Mon meilleur pote, mon ami de toujours se prend une beigne et je dois simplement me dire « bof, c'est pas grave, il avait qu'à ne pas lui dire des choses dégueulasses ? » C'est quoi son problème ?

-Arrêtes ! Y a aucun problème ! Tu dramatises, je suis pas défiguré ! On peut changer de conversation ?

-Ça change rien, Tom, tu le sais très bien !

Georg s'arrêta un instant et repris un peu plus calmement :

-Bon, tu veux pas m'en dire plus, ok. Je crois que j'ai déjà saisi de toute façon. Je veux juste que tu fasses gaffe à toi. J'ai bien vu que vous avez l'air de vous aimer beaucoup, là est pas le problème. Mais qu'il te...que tu...c'est ces traces sur le visage qui sont le problème.

Le dreadé s'avança et prit son ami contre lui :

-Écoutes, j'apprécie que tu t'inquiètes mais pas besoin de le faire, ok ? Je gère. Y a rien de grave. Ça arrive qu'il y ait des...des dérapés, des disputes dans un couple. Ça va passer. C'est déjà passé. Ça va bien, Bill et moi. T'as pas à t'en faire. C'était un accident, rien de plus qu'un accident.

Georg s'écarta et le tint à bout de bras, sondant son regard :

-Tu sais que je suis là si tu veux parler ? Je suis pas en troisième année de psycho à la fac pour être incapable de t'écouter, hein ? Les disputes, ok, les bagarres ça craint.

Et pour bien faire comprendre qu'il avait saisit l'ampleur du problème, il insista sur le d'une vague plaisanterie :

-Tu sais, t'aurais été une femme on t'aurait dit de te barrer. A la première baffe on dit qu'il faut se barrer, parce que y a jamais qu'une baffe. La première en appelle automatiquement une autre. On peut s'aimer, on peut se disputer mais être violent, non. Et je te connais, riposter c'est pas toi. D'ailleurs c'est pas à faire. Parles-en à Bill. A moins que tu veuilles que je le fasse, moi ?

Tom eut un regard paniqué, il se dégagea et recula, s'écriant brusquement :

-NON ! NE...Pas la peine de t'en mêler, Georg. Je veux pas que tu lui en parles, ok ? Ne lui dis rien. Il en est déjà assez malade, il...je veux pas qu'il sache que tu es au courant de quoi que ce soit, ça l'aidera pas, bien au contraire. Il est pas violent, ça n'a rien à voir. C'est plus compliqué que ça ! Laisses-moi régler ça, c'est tout, t'en mêles pas !

-Bon. Tu me dis, si ça va pas. Tu fais quoi aujourd'hui ?

Le dreadé n'eut pas le temps de répondre, son portable sonna depuis la chambre. Il tourna le dos vivement et se précipita dans sa chambre pour répondre. Il commençait à parler et Georg s'avança discrètement dans le couloir, sans se faire remarquer, et tenta d'écouter la conversation. Il devina rapidement qu'il s'agissait de Bill quand il entendit le ton tendre que prit son meilleur ami. Il entendit le blond lui parler :

-Oui...ouais, je les ai trouvé...ouais j'ai lu...un peu mais ça va...ah oui ? C'est dommage, j'aurais bien voulu que tu restes...hm hm...rien de spécial, je vais rester là et me reposer...bin je viens de me réveiller, là...rien, je suis tout seul...Ok, appelles-moi quand tu rentres, alors...Dis, Bill, tu vas me manquer aujourd'hui...je t'aime...bien-sûr, que toi...je t'aime comme un dingue...bien-sûr que j'ai aimé hier soir...non, arrêtes de parler de ça, c'est pas grave...c'est bon je te dis...ça va aller...bof ça se voit presque pas, bon je veux plus en parler...Ok, tiens-moi au courant...je t'aime...moi aussi je t'embrasse, pleins, partout...bye...ouiiiiii je t'aime aussi...bye.

Georg regagna rapidement la cuisine et se vit rejoindre par Tom peu après. Il avait entendu le blond lui assurer son amour, avec insistance, il l'avait entendu minimiser « l'accident » et aussi saisi que le blond avait passé sous silence sa présence chez lui. Est-ce que c'était ça, le fond du problème? Et il ne pouvait rien dire, il n'était pas supposé avoir espionné sa conversation, Tom serait furieux encore. Il décida de laisser tomber pour le moment, il verrait bien ce que ça donnerait. Il ne saurait rien de plus de toute façon. Il prit congé de son ami et repartit, toujours inquiet et en colère contre Bill. Il finirait bien par savoir le fin mot de l'histoire...

Quand Tom referma la porte derrière lui, il ressentit un immense soulagement. Il pouvait enfin respirer librement. Il avait encore un peu mal, et il voulait juste se replonger dans ses draps, dormir profondément et oublier...

Il se réveilla tard dans l'après-midi et vit qu'il avait manqué une douzaine d'appels de Bill. Une douzaine ! Son premier réflexe fut de paniquer un peu. Qu'est-ce-que Bill allait penser ? Il décida de le rappeler de suite. Le brun décrocha à la première tonalité, la voix furieuse, criant un peu :

-Tu sais depuis quelle heure j'essaye de t'appeler ? J'étais en train de me dire qu'il fallait peut-être que je rentre, là !

Tom essaya de calmer la panique qui grandissait en lui et répondit d'une voix qu'il espérait calme et rassurante :

-Oh, je t'en prie, Bill ! Je dormais ! Désolé, j'ai pas entendu.

-Tu dormais ? Tu dormais ? Et t'as pas entendu ton téléphone ? Toutes ces fois ? Bin putain ! T'es où ?

-Je te dis que je dormais, je suis chez moi, là. Et non, j'ai rien entendu, j'étais crevé.
Il entendit Bill reprendre d'une voix plus calme :

-Oh ! Je...désolé, je voulais pas m'emporter...j'ai cru qu'il t'était peut-être arrivé un truc, tu vois, ou que...t'était pas seul...t'es tout seul, là, hein ?

-Bien-sûr que je suis tout seul. Ça se passe bien chez tes grands-parents ?

-Ouais, bof, ça va. C'est pas aussi bien que si j'étais avec toi, mais ça va. J'ai dû faire le ménage, et même malade, papy voulait sortir pour aller jouer aux cartes avec ses copains, ma mère était verte ! Mamie veut pas prendre ses médicaments, ma mère est pas loin de péter un câble ! Ils sont marrants, tous ensembles.

Tom se mit à rire et eut un élan de tendresse pour le brun quand il l'imagina si dévoué et si serviable envers sa famille. Il prit la parole à son tour, interrompant Bill :

-Hey, Bill !

-Hum ?

-Tu me manques, putain, on se voit quand ?

Il remarqua que le brun avait un ton largement ému quand il répondit :

-Tu me manques aussi, et pourtant ce matin encore on était ensemble. Je t'aime tellement, Tom, si tu savais...

-Je le sais, oui. Tu le sais aussi que je t'aime, moi, hein ?

-Oui. Je...Tom, je suis désolé, tellement désolé d'être si...jaloux et désagréable dès fois. Je veux pas tout gâcher. Je te mérite pas.

-Je veux plus qu'on parle de ça. On oublie. Si on se voit pas ce soir, je te vois demain, quand t'auras fini les cours ?

-Ah oui alors ! Le lundi je finis à cinq heures. Tu seras là ?

-Je serais là.

Ils échangèrent encore quelques paroles et raccrochèrent. Tom alla reprendre un médicament, la douleur recommençait un peu et trouva finalement une pommade à passer sur l'affreux hématome sous son ½il et repartit directement se coucher.

*Ellipse de deux semaines*

La vie avait repris son cours normal. Bill et Tom se voyait très régulièrement, tous les jours, pour ainsi dire. Tout se passait bien entre eux, le brun semblait faire des efforts pour se faire pardonner et rien n'était venu déranger le beau temps dans leur relation. Tom avait complètement oublié l'épisode « Georg », trop heureux de retrouver un Bill totalement normal et amoureux. Et le brun semblait aller parfaitement bien. Il y eut bien quelques très légers grincements de dents, pour des broutilles, quand par exemple la fois où Tom attendait son petit ami à la sortie des cours, et quand celui-ci arriva, il le trouva en train de discuter avec un jeune homme, dans le parking. En fait, c'était un étudiant qui passait par hasard et s'était arrêté pour demander au blond du feu pour allumer sa cigarette, Bill était arrivé là-dessus et avait été très sec, envoyant balader l'importun et Tom eut quelque mal à expliquer qu'il ne connaissait pas cette personne. Mais le brun ne fit pas la tête longtemps, malgré l'angoisse qui l'étreignait, il réussit à se maîtriser et tout alla donc pour le mieux.

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Comments :

  • chaos87th

    01/08/2011

    Je pense que Tom devrait s'inquiéter un peu plus du comportement de Bill.
    S'il commence par une baffe puis une droite, ça va être quoi la prochaine fois et ça va finir comment ?

  • Pucca97217

    12/09/2009

    Georg et moi on est en phase tout de suite j'ai penser que la première gifle c'était celle de trop!!!!Comme par hasard Tom dit que tout est de sa faute alors que c'est Bill qui l'a frappée.

  • x-pas-sur-la-bouche-x

    13/04/2009

    J'avais pas mis de com' sur le chapitre 7...Shame on Me...
    Je ne sais pas où j'étais à ce moment là! >.<

  • crazy-about-Kaulitz

    20/03/2009

    bill est complétement dérangé dla tête ><

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