[Fiction] Passion Destructrice - Chapitre 12

Tom avait fini par s'endormir, rompu de fatigue, de doutes, de questions. Et près de lui, Bill rêvait. Il rêvait de Georg. Il le revoyait, furieux en face de lui, dans les vestiaires de l'université. Il l'entendait lui dire, avec un sourire méchant :

-Tu t'imagines que je vais te laisser approcher Tom encore ? Tu rêves mon pauvre vieux. Tom et toi, c'est fini. Fini ! C'est mon tour maintenant...

Et il se revoyait pousser le fil dans l'eau, il revoyait entièrement l'électrocution de Georg, son corps qui s'affale lourdement par terre, les yeux grands ouverts...Et le soulagement l'envahit...Puis, son rêve prit une autre tournure, il vit, à sa grande surprise, le jeune homme se relever, le saisir par la gorge et serrer, serrer à l'étouffer. Sa vue se brouillait, son sang martelait ses tempes, ses poumons se compressaient par faute d'air et pendant qu'il essayait désespérement de décrocher les doigts autour de son cou, il entendait Georg lui dire :

-Tu peux rien me faire, je suis déjà mort...Mais tu vas m'accompagner en enfer...

Et alors qu'il perdait peu à peu l'air vital et que son corps commençait à s'affaisser, il vit Tom debout près des lavabos, qui regardait la scène d'un air dur, le regard noir, encourageant son meilleur ami qui finit par relâcher le brun, le pensant mort. Ce dernier essayait désespérément de dire quelque chose, ou de bouger, sans succès. Il reconnut seulement la voix de Tom qui disait :

-Arrête...Arrête de me faire mal, Bill...

Il ne s'aperçut pas qu'il remuait nerveusement dans le lit, gémissant et soufflant, le corps secoué de petits soubresauts. Cela finit par réveiller Tom qui se rendit compte immédiatement que son petit ami cauchemardait. Il le secoua un peu, mais cela n'eut aucun effet sur lui. Il l'appela de plus en plus fort et le secoua bien plus, le brun finit par se réveiller et s'assit brutalement dans le lit, l'oeil hagard, essoufflé, regardant un peu partout et mettant de longues secondes avant de reconnaître où il était et reconnaître Tom. Celui-ci se releva aussi et posa sa main sur son épaule :

-Hey ! Ça va ? J'ai préféré te réveiller parce que tu avais l'air de faire un sacré cauchemar !

Bill passa sa main dans ses cheveux et sur son visage. Il souffla un grand coup et dit :

-Ouais. Ouais, ça va. C'est bon. Désolé, je voulais pas te déranger, je...putain, je...c'est bon. C'est bon, maintenant, c'était juste un...juste un cauchemar.

-Tu veux m'en parler ? Tu veux me le raconter ?

Le brun le regarda quelques instants effaré. Lui raconter ? Jamais ! Ça serait trop terrible pour lui, ça signifierait révéler à Tom qu'il y était pour quelque chose, dans la mort de son meilleur ami. Il secoua la tête et il entendit le blond prendre une voix douce pour dire :

-C'est fini, maintenant. Je suis là. Viens...

Tom le prit dans ses bras et les rallongèrent tous deux. Bill enfouit son nez dans son cou et respira à fond son odeur pour se rassurer un peu plus. Oui, Tom était là, et bien là, avec lui. Toujours avec lui, comme il l'avait voulu, comme ça sera toujours le cas. Georg n'avait rien pu faire et ne pourra plus jamais rien faire. Il ne sentait même pas une once de culpabilité par rapport à ce qu'il avait fait. Georg s'était mis son chemin, il l'avait écarté. Comme on écarte de la main un vulgaire insecte gênant. Exit, l'insecte. Mais une partie de lui voulait quand même que Tom sache ce dont il était capable pour lui. Cette preuve d'amour extrême, la force de son amour, la grandeur de sa peur. Un jour, peut-être, il le lui dirai. Un jour, certainement...

Pour le moment, il se laissait submerger par le bien-être que lui procurait la présente rassurante de son amant contre lui et murmura contre son cou :

-Tom, je t'aime. Je t'aime tellement, si tu savais...

Le blond caressait son dos par des petits cercles apaisants et embrassa son front :

-Je sais, Bill.

Celui-ci reprit encore :

-Non, tu sais pas. T'as aucune idée de comment je peux t'aimer. Je serais prêt à tout pour toi...Prêt à tout...

Le blond rit doucement et déposa encore un bisou sur front en plaisantant :

-Ah ouais ? Et tu serais prêt à quoi ?

Bill ne réfléchit même pas, ça lui semblait tellement évident, son amour était tellement immense qu'il avait envie de le lui décrire. Il répondit, mettant le plus de conviction dans sa voix :

-Je pourrais mourir pour toi...Je pourrais tuer pour toi...

Tom en fut quelque peu désorienté. C'était extrêmement flatteur, mais à la fois...bizarre de l'entendre parler comme ça. Il appuya sa tête contre celle du brun et dit :

-Je n'en demande pas tant, Bill. Je veux juste qu'on soit bien, toi et moi.

Bill se releva sur un coude et fixa les yeux que Tom avait levé sur lui. Ce dernier frissonna à l'éclat particulier qu'avaient les yeux noisette et la détermination qu'il lisait sur le visage du brun qui dit encore, la voix insistante :

-Je ferais n'importe quoi pour toi, n'importe quoi. Tu peux me demander ce que tu veux, faire de moi ce que tu veux, juste...juste garde-moi avec toi. Je pourrais pas être sans toi. Je veux jamais être sans toi. Je veux pas être séparé de toi. Ça me tuerait. Demande-moi n'importe quoi. Un seul mot de toi, Tom, un seul...

Tom le fit se rallonger dans ses bras et releva sa tête pour l'embrasser longuement. Bill se sentit immédiatement envahi d'une douce chaleur. Il cassa le baiser pour souffler contre sa bouche, les yeux toujours fermés :

-Tu me quitteras pas, hein ? Dis que tu me quitteras jamais...

Et Tom lui chuchota aussi, le c½ur remplit d'amour, voulant le rassurer encore plus parce qu'il ne comprenait pas le soudain excès de crainte qu'il sentait chez son petit ami :

-Jamais, Bill...Jamais...Je te quitterai jamais...

Et il sentit littéralement le corps du brun se détendre contre lui. Ils s'embrassèrent encore longuement, leurs langues tournoyant ensemble, leur salive se mélangeant, leur souffle se mêlant, la chaleur de leurs corps se confondant. Puis peu à peu, ils se rendormirent. Bill, toujours le premier. Et Tom peu après la dernière pensée qu'il avait. Bill avait dit qu'il était prêt à tout pour lui. Tout...Pourquoi ce mot ne le rassurait pas ? Pourquoi subsistait un sentiment de malaise quand il repensa à une autre phrase « Je tuerai pour toi... » ?

Quelques jours passèrent et tout redevint normal. Tom en était ravi mais son inquiétude ne disparaissait pas. Le brun était en pleine saison de partiels et avait l'air complètement déconcentré. Tom, c'était tout ce dont il avait besoin, rien n'avait plus d'importance. Lui qui aimait beaucoup sa section se fichait pas mal de savoir s'il serait reçu ou pas à ses examens. Lui qui aimait sa mère se fichait pas mal de la laisser de plus en plus seule. Lui qui aimait son chat ne remarqua même pas que celui-ci était mort depuis un moment. Quand sa mère le lui annonça, il n'eut aucune réaction. Il dit simplement « ah bon. » Froid et indifférent à tout, voilà ce qu'il était devenu. Froid et indifférent à tout ce qui n'était pas Tom et tout ce qui ne concernait pas Tom.

Et chaque jour il avait l'impression qu'il l'aimait un peu plus. Toutes ses pensées étaient obnubilées par le blond. Ses peurs de le perdre avaient décuplées aussi. Il avait des périodes où il doutait de la fidélité de Tom et il lui arrivait de trembler à l'idée que son petit ami pouvait être avec quelqu'un d'autre pendant qu'ils n'étaient pas ensemble. Alors il laissait tomber les cours et le rejoignait au supermarché où il le trouvait, travaillant tranquillement avec son père, ou dans un rayon quelconque. Tom était surpris au début, mais il avait vite appris à s'habituer à le voir débarquer sans prévenir. Aussi, il ne remarqua pas, cette fois non plus, qu'il s'était éloigné de ses collègues de boulot. Il s'arrangeait pour travailler toujours seul, de façon à ne pas énerver le brun si celui-ci arrivait sans prévenir.

Et Bill était ravi de le retrouver ainsi, sage et disponible. Il avait senti que le blond avait voulu plusieurs fois lui parler, et sans scrupules, il avait haussé la voix, il avait joué le mec énervé et avait vu avec plaisir les épaules de Tom s'affaisser, son regard baisser et la conversation repoussée de nouveau. Il aimait cet ascendant qu'il avait sur son petit ami. Il ne se rendait pas compte qu'il l'humiliait, il ne se rendait pas compte de la tournure malsaine qu'avait prise leur relation.

Il y eut bien quelques légères disputes, c'était toujours quand Tom venait le récupérer à la sortie des cours. Il arrivait que quand Bill le rejoigne, Tom était en train de parler à un mec ou à une fille quelconque. En fait, souvent c'était pour des broutilles, ou des connaissances à lui, mais ça énervait le brun. Tom était à lui. Il lui demandait sèchement qui était la personne et même après se l'être fait expliqué, il criait un peu. Tom en face de lui s'inquiétait de suite et ne voyait que comme seule solution de se jeter sur le brun et de l'embrasser à lui écorcher les lèvres, le serrer contre lui à l'étouffer. Et Bill se calmait automatiquement. Une incroyable relation pour un incroyable amour.

***


C'était déjà le weekend-end. Comme tant d'autres. Cela faisait 6 mois qu'ils étaient ensemble, 6 mois de sentiments mélangés, 6 mois d'amour et de souffrances partagés. 6 mois où ils étaient malgré tout devenus encore plus dépendants l'un de l'autre. Et ils se sentaient s'enfoncer encore plus dans la folie de cette relation.

On était vendredi soir et la mère de Bill était partie passer le weekend chez ses parents, bien-sûr elle avait essuyer un refus de l'accompagner de la part de Bill. Elle savait qu'il allait passer le weekend avec Tom, qu'elle n'avait pas encore rencontré. Ils s'étaient eu plusieurs fois au téléphone, mais Bill avait toujours repoussé une quelconque rencontre. « Bientôt » disait-il à chaque fois. Lui-même ne savait pas pourquoi il repoussait autant ce moment. Il était sûr que Tom était la bonne personne, SA bonne personne. Et il adorait sa mère, il n'en avait pas honte, il attendait. C'est tout. Tom était à lui. Il ne voulait pas le partager, avec personne, même pas avec sa mère, même si ce n'était pas le cas. Tom avait insisté, mais s'était tût face à l'agacement de son amant. Pas grave, il attendra.

Pour une fois, ils allaient dormir chez lui. Sa mère avait été prévenue et leur avait laissé de quoi se restaurer. Ils étaient tous deux dans la chambre de Bill. Ils étaient nus et en plein préliminaires. A peine étaient-ils entrés dans la maison que Tom se vit entrainé dans la chambre du brun et déshabillé entièrement par des gestes désordonnés. Il avait récupéré Bill à la sortie des cours et avait commencé à le chauffer direct dans la voiture. Il avait vu son petit ami rougir et se décomposer sous ses yeux à ses caresses insistantes et ses paroles salaces tout le long du chemin. Et à bout, Bill lui avait promis qu'en arrivant, il allait le lui payer. Bien que les mots le fit frissonner, à cause du double sens, Tom savait qu'il allait payer de la meilleure des manières qui soit. Et ça s'était révélé vrai.

L'androgyne était complètement liquéfié, gémissant, suant, chevauchant son amant dans sa chambre et ce dernier ne savait plus où donner de la tête tellement le plaisir était, une fois de plus, en train de l'assaillir de toute part. Faire l'amour avec Bill était à chaque fois une expérience nouvelle pour lui. Il allait toujours plus haut, toujours plus loin chaque fois qu'il pensait avoir atteint la perfection, leur prochain rapport était encore plus intense. Voilà pourquoi il pouvait tout supporter de la part du brun, c'était la première fois qu'il vivait quelque chose de si intense, il était pratiquement sûr de ne jamais le vivre de nouveau.

Un dernier coup de rein, un dernier cri, deux semences qui s'écoulent en même temps et Bill qui se laisse tomber dans le cou de Tom. Ils entendirent quelqu'un sonner à la porte d'entrée. Essoufflé, Bill geint immédiatement :

-Oh non ! Putain ! Qui c'est qui commence ? Je peux pas bouger, là. Je suis mort !

Tom ne pût rien répliquer, trop étourdi, trop essoufflé. Il se contenta d'écouter la personne insister lourdement. Bill finit par se lever et dit :

-Je vais récupérer mon peignoir dans la salle de bains et je vais ouvrir. Je m'en vais te jeter le con qui nous dérange, il va pas comprendre ce qui lui arrive ! Attends-moi là !

Le dreadé ne répondit rien, se contentant d'hocher la tête. Son air de grand marathonien fit rire Bill qui sortit en lançant :

-Respire, Tom ! Respire ! Profite, je reviens. J'en ai pas fini avec toi !

Tom feint de gémir de consternation en se recroquevillant sur lui-même et Bill rit encore plus fort en descendant les escaliers. Il se sentait bien, léger, il allait envoyer la personne qui les dérangeait au diable. Ça devait être un démarcheur quelconque, ou une voisine qui venait voir sa mère. Il ne fut donc pas préparé à ce qu'il vit quand il ouvrit sa porte. Il resta quelques secondes bouche bée, yeux écarquillés, avec l'impression de rêver. Il entendit à peine un petit rire suivi d'une phrase :

-Ouais, je sais. C'est un choc, hein ? Ça fait un bail ! Je suis de retour depuis ce matin, j'ai voulu te voir tout de suite. Tu me fais pas entrer ?

Tout ce qu'il put dire c'est de souffler :

-Andréas...

Ce dernier rit un peu plus fort :

-Et ouais ! Tu rêves pas, c'est bien moi ! Bon, tu vas me laisser dehors encore longtemps ?

Alors le brun ouvrit la porte et s'effaça un peu pour le laisser entrer. Andréas...Rien que le prénom réveillait de douloureux souvenirs. Andréas était son ancien petit ami. Son premier amour, son premier amant, le premier qui l'avait blessé et qu'il avait autant aimé. Il était parti, comme ça, facilement, délaissant le brun qui s'était crû mourir et le voilà de retour. Andréas et ses cheveux blonds platine, il n'avait pas tellement changé en deux ans. Et il regardait Bill de son ½il toujours gourmand. Bill était debout, toujours près de la porte, sans voix, ayant oublié Tom à l'étage, ayant oublié qu'il ne portait qu'un peignoir, ayant oublié le jour et la date. Andréas était là...

Il s'était dirigé sans gêne dans le salon et s'était directement assis, regardant toujours Bill qui avait l'air d'être toujours hors service, debout à côté de la porte. Il n'en revenait toujours pas, il n'arrivait pas à croire qu'Andréas était devant lui, après tout ce temps. Il n'arrivait pas à croire qu'il était revenu maintenant, et surtout que ça le perturbait autant. Le blond platine tapota une place à côté de lui en souriant en coin et lança :

-Allez, viens là, qu'on cause un peu. Remets toi, on dirait que t'as vu un fantôme !

Bill secoua la tête et réussit à dire, d'une voix légèrement tremblante :

-C'est presque le cas, Andi, c'est presque le cas...

Le visiteur sourit à l'entente de son surnom. Il sentait bien que par là, Bill baissait un peu la garde. Il continua de tapoter à côté de lui et fit un signe de tête significatif pour lui dire d'avancer. Il sembla soudain remarquer la tenue du brun et fronça les sourcils et dit :

-Dis donc, t'es en peignoir et complètement ébouriffé, je t'ai réveillé ? Tu dormais ? Parce qu'il est encore tôt, quand même ! Et ta mère est pas là ? J'ai pas vu sa voiture.

-Non, elle est pas là, elle est partie chez mes grands-parents.

Il s'avançait vers le blond quand un bruit derrière lui le fit retourner. Tom descendait bruyamment les escaliers, ne portant qu'une serviette autour de la taille. De l'escalier, il ne vit pas le visiteur, il sourit et se plaint à Bill :

-Bill ! Tu fais quoi ? Ça fait un moment que je t'attends ! Tu devais-

Il fut interrompu en voyant que quelqu'un se tenait assis dans le fauteuil et qui leva les yeux vers lui au moment où il débouchait dans le salon. Bill rougit violemment et Andréas dit narquoisement :

-Oh ! Ok, je vois.

Tom avait rougit aussi, sa tenue et celle de Bill, leur état laissait bien deviner ce qui se passait dans la maison. Mais il regarda tour à tour son petit ami et le blond et demanda :

-Bill ! Tu nous présentes pas ?

Le brun était paralysé, sans voix. Les deux autres jeunes hommes s'en aperçurent et Andréas se leva, avança à la rencontre de Tom en tendant la main :

-Oh, il est un peu...surpris de me voir. Salut, je suis Andréas.

Tom fit de même, il lui serra la main et dit :

-Tom.

Et il ne put s'empêcher de préciser, sans savoir pourquoi, il sentait juste qu'il fallait qu'il le fasse :

-Je suis son copain.

Andréas eut un faux rire, Tom le remarqua immédiatement et le détesta tout de suite :

-Ouais, je m'en serai douté !

Il resta debout et lança un regard en direction de Bill. Il dit alors :

-Bon. Je...je vais pas vous déranger plus longtemps. Je repasserais un autre jour, Bill, ok ? Là, on dirait que c'est pas vraiment le moment. Je voulais juste te faire savoir que j'étais de retour. Ça m'a fait plaisir de te voir.

Il se tourna vers Tom et continua :

-Et ravi d'avoir fait ta connaissance, John.

Le blond l'interrompit sèchement :

-Tom ! C'est Tom !

-Ouais, bon, c'est pareil.

Tom le détesta encore plus. Il ne savait pas encore qu'Andréas était celui qui avait tant bouleversé Bill dans le passé, mais il sentait qu'il était assez important pour que Bill soit tétanisé à ce point. Ce dernier ne pipait mot, il se contentait de suivre l'échange entre les deux jeunes hommes. Il essayait de dire quelque chose, désespérément, mais sa voix était complètement coincée dans sa gorge, il avait peur d'ouvrir la bouche et de s'entendre bégayer, ou que sa voix soit aiguë, il était beaucoup trop troublé et en était très étonné. Andréas n'était pas supposé lui faire quoi que ce soit comme effet !

Andréas s'approcha de lui et le prit dans ses bras, notant quand même que le brun s'était instinctivement raidi. Il lui embrassa tendrement la joue et dit, presque à voix basse :

-Je repasserais te voir bientôt. Allez, je file.

Il se détacha du brun qui était encore plus tétanisé et ouvrit la porte. Juste avant de la refermer sur lui, il s'assura que le brun le regardait partir, il lui lança un clin d'½il et dit, la voix enjouée :

-En tout cas t'es encore plus beau que dans mon souvenir. Vraiment plus beau.

Et la porte se referma. Ils entendirent le bruit d'une voiture s'éloigner progressivement et dans le salon, on aurait pu entendre une mouche voler. Les deux jeunes hommes ne bougeaient pas. Tom était complètement abasourdi, furieux, il regardait Bill qui semblait fuir son regard. Au bout d'un long moment, le blond demanda :

-Bon, tu vas me dire qui c'était ce connard ?

Bill sembla enfin se détendre. Il ferma les yeux en soupirant et alla s'assoir dans le canapé. Il prit quelques secondes pour répondre :

-C'était...c'est Andréas.

Tom vint s'assoir lui aussi et dit, toujours énervé :

-Bin j'ai bien compris que c'était Andréas ! Il l'a dit, tellement content de lui ! Mais c'est qui ?

-C'est Andi. C'est lui. C'est...c'est lui.

Tom fut un peu étonné de le voir si réticent à parler. Il demanda encore :

-Ouais, lui qui ?

Bill leva les yeux vers lui et répondit simplement :

-C'est lui. Mon premier. Le premier.

Tom voulut dire quelque chose mais resta la bouche ouverte. Il semblait avoir pris une gifle. Alors comme ça, c'était lui le fameux premier amour de son Bill ? Ça le rendit encore plus furieux quand il repensa à la façon moqueuse que le blond avait quand il s'était adressé à lui, les regards qu'il posait sur Bill, son geste à la fin et surtout sa phrase qui montrait qu'il le trouvait toujours bien à son goût. Il nota avec déplaisir que le brun évitait de le regardait dans les yeux et lança :

-Putain ! C'est donc lui ! Pourquoi tu l'as pas dit de suite ?

Bill ne répondit pas. Il se sentait déboussolé. Tom reprit la parole, sa voix était encore plus rageuse :

-Je vois que ça t'a bien perturbé de le revoir ! Voilà, il manquait plus que ça !

Il se leva et partit rapidement dans la chambre de Bill. Celui-ci sembla se réveiller quand il remarqua enfin l'état de Tom. Il se leva et courut dans les escaliers. Il arriva derrière Tom qui avait laissé sa serviette et commençait à enfiler son boxer.

-Tom ! Tom, je suis désolé ! Qu'est-ce que tu fais ?

Le blond s'habillait en vitesse. Il ne regarda même pas le brun et répondit, tout en enfilant son tee-shirt :

-Je m'habille et je me casse. Putain ! Quand je pense que toi tu me fais une scène pour rien, à chaque fois, et là...là, tu...putain ! J'arrive pas à y croire !

Bill sentit l'affolement le gagner. Il se jeta sur Tom, dans son dos, passant ses bras autour de sa taille et collant son corps contre le sien. Il débitait d'une voix affolée :

-Non, pars pas ! S'il te plait, pars pas ! Je veux que tu restes. Je suis désolé, je...j'étais juste étonné de le voir là, c'est tout ! Reste, reste Tom, s'il te plait !

Il se mit à trembler dans le dos du blond et ce dernier le sentit. Cela arrêta tous ses mouvements et il se retourna lentement pour prendre Bill dans ses bras :

-Je deviens complètement dingue...complètement dingue à l'idée qu'il...

Bill l'interrompit en murmurant contre ses lèvres avant de l'embrasser avidement :

-Je m'en fiche de lui. C'est toi qui compte. Reste...

Tom se laissa étourdir par le baiser fougueux qu'il reçut. Il n'en revenait de se sentir aussi possessif, aussi jaloux. Il se sentait agir exagérément. Il serra le brun un peu plus contre lui, l'étouffant presque et celui-ci gémit dans sa bouche. Bill attrapa sa main et la posa directement sur son entrejambe, sur le tissus rêche du peignoir et souffla contre sa bouche :

-Juste pour toi, Tom...

Tom commença à masser lentement la bosse qu'il sentait sous ses doigts et qui augmentait sous son toucher. Il les guida tous deux vers le lit et allongea le brun, se mettant à côté de lui. Il reprit ses caresses après avoir faufilé sa main dans l'ouverture du peignoir. Bill haleta et cambra le dos quand il sentit la main chaude de son petit ami lui prodiguer des sensations déjà si intenses. Tom reprit la bouche de son petit ami avec fièvre et enroula immédiatement sa langue autour de la sienne. Chaque fois qu'il touchait le gland humide, il sentait Bill trembler contre lui et gémir un peu plus dans sa bouche. Il arrêta le baiser et entreprit de défaire la ceinture qui retenait encore le peignoir fermé.

Puis, il écarta doucement les pans, dévoilant le corps menu et frissonnant du brun et vint l'embrasser dans le cou. Il remonta la main sur le ventre de Bill et vint taquiner un téton qu'il caressa et pinça un peu, faisant frissonner encore plus son amant. Pendant qu'il l'embrassait à perdre haleine, il passait et repassait sa main sur le buste qui s'offrait à lui sans réticence, sur les jambes, sur les bras, partout, évitant délibérément le sexe tendu douloureusement. Bill saisit la main de Tom dans la sienne et la dirigea sur son sexe, lui faisant comprendre de le toucher enfin. A peine lâcha t-il sa main que le blond la retira immédiatement et caressa son ventre à la place. Sans dire un mot, toujours en l'embrassant, Bill refit le même manège et chaque fois, Tom retirait sa main et caressait une autre partie de son corps. Il s'amusait à le faire languir et celui-ci, trop impatient, finit par prendre sa main et la plaqua sur son sexe, gémissant plus fort au contact et sans lâcher la main de Tom, il laissa sa main dessus, liant ses doigts aux siens et se caressa vigoureusement avec leurs deux mains.

Tom avait cessé de l'embrasser et regardait son visage qui se crispait sous le plaisir. Il resserra un peu plus les doigts autour de la verge et sentait la pression de la main du brun se faire plus faible, jusqu'à le laisser le caresser tout seul. Le dreadé le lâcha brusquement et descendit le prendre en bouche sans préambule, sentant en remerciements, la main du brun s'agripper à ses dreads. Il l'aspirait, serrait les lèvres, malaxait les testicules de son autre main et sentait avec plaisir la jambe du brun venir se coller contre son visage. Tout ce que Bill était capable d'articuler, c'était des :

-Haaan...Tom...Plus...Plus...Plus vite...Tom...

Et Tom allait plus vite, le prenait plus profondément, l'aspirait fortement, suçotait le gland, pendant que de sa main, il appuyait un peu plus la cuisse de Bill contre sa figure. Le brun tremblait de plus en plus, haletait, gémissait, se cambrait au-dessus du matelas, n'avait plus aucune pensée cohérente, n'ayant conscience que de la langue qui appuyait contre sa verge et l'humidité et la chaleur qui l'entourait. Tom était fier de le mettre dans un état comme ça, comme si après la visite d'Andréas il avait besoin de prouver au brun qu'il était le seul à pouvoir lui faire ressentir toutes ces sensations, avec une telle puissance. Et Bill se laissait totalement envahir par le plaisir.

Le blond sentit de plus en plus de liquide séminal dans sa bouche, annonçant bientôt que son amant allait jouir et de sa main, il écarta la cuisse appuyée contre sa tête et resserra les doigts fortement les doigts à la base du sexe, empêchant la délivrance, faisant pratiquement se débattre le brun qui hoqueta de surprise :

-Tom...non...lâche...lâche-moi...laisse-moi...je vais...je...

Il ne pouvait rien dire de plus, il essayait vainement de retirer la main de Tom qui empêchait son éjaculation mais la bouche le torturait si délicieusement qu'il ne pouvait rien faire. Il se sentait extrêmement frustré, au bord de la jouissance, pas loin de laisser éclater l'orgasme qui menaçait sournoisement mais qui tardait à arriver, le rendant un peu plus fou seconde après seconde. Et le blond fit encore pire. Il descendit une main près de l'intimité de son amant et les enfourna directement à l'intérieur, le faisant crier et trembler violemment. Tom pouvait sentir encore un peu de sa semence à l'intérieur, de leur précédent rapport et ça ne l'en excitait que plus. Il tournait le poignet, remuait les doigts à l'intérieur de son amour qui ne savait rien faire d'autre que de gémir plaintivement. Il trouva très rapidement son point de plaisir qu'il titilla, augmentant le plaisir de son amant.

Bill ne savait plus où donner de la tête, la bouche de Tom qui le torturait, la main qui l'enserrait, l'empêchant de jouir et les doigts qui massait sa prostate, c'était pire que tout, ou meilleur que tout, il ne savait plus. Ses cris s'intensifiaient, il en pleurait presque. Tom appuya une dernière fois sur sa protaste et lâcha le pénis qu'il retenait prisonnier. Il sentit immédiatement un jet dans le fond de sa gorge et la respiration de son amant se couper, le corps secoué de violents spasmes. Tom laissa la semence couler dans le fond de sa gorge et s'en délecta. Il remonta la tête tout en embrassant amoureusement le ventre et le torse de son petit ami qui frémissait sous sa bouche et qui tremblait tellement qu'il dût repousser le blond en gémissant :

-Attends...putain, attends...je...attends...me touche pas de suite...je peux pas...j'en peux plus...attends...

Tom rit doucement et vint s'allonger à côté de lui, soufflant sur son visage pour le rafraichir alors que Bill gardait toujours les yeux fermés et tentait de réfréner les tremblements qui ne voulaient pas diminuer. Il tourna la tête vers le blond et le regarda tendrement :

-Un jour, tu vas me tuer, toi.

Le blond rit un peu plus fort et l'embrassa sur le nez :

-Non, je te tuerai pas, j'ai encore trop besoin de toi, je t'ai pas encore montré tout ce dont je suis capable et je compte bien utiliser ton corps affolant encore un peu.

-Ouais, bin pas là, là vraiment je peux pas. Tu peux à peine me toucher, là.

Ils se taquinèrent encore un peu et se levèrent pour aller prendre une douche ensemble et descendre manger un peu. La soirée se déroula tranquillement, mais Tom n'avait pas oublié la menace qu'Andréas laisser peser sur son couple. Il voulut en parler au brun en plusieurs fois, mais ils étaient si bien ensemble, profitant de la tranquillité de la soirée qu'il ne voulait pas se risquer à ce que l'un d'entre eux soit énervé à cause de ça.

Le reste du weekend se passa de la même façon, Bill sortit seulement pour aller chercher un petit déjeuner gastronomique pour son petit ami qui dormait encore. Ils restèrent toute les journées et la plupart du temps dans la chambre. Ils avaient loué des DVD mais avaient eu à peine le temps de les regarder, préférant se donner du plaisir dès que possible. Le dimanche, ils allèrent un peu se balader en voiture mais revinrent très vite, Bill ayant chauffé le blond tout le long.

Malgré tout, Tom avait bien senti que quelques fois le brun avait l'air ailleurs. Et il se doutait que son air pensif avait un rapport avec Andréas. Il crevait d'envie de lui demander si c'était à lui qu'il pensait, et pourquoi, mais chaque fois, il se taisait. Ils étaient si bien qu'il ne voulait pas que la situation s'envenime, et après tout, il n'était plus sûr de vouloir savoir.

La semaine recommença et Bill reprit les cours. Il se demandait sans cesse pourquoi Andréas était réapparu dans la ville et dans sa vie, ce qu'il lui voulait. Il était profondément perturbé de le savoir quelque part, il ne comprenait pas pourquoi ça le déstabilisait autant. Il aimait Tom, aucun doute là-dessus, il l'aimait plus que tout, il en était toujours accro, il était toujours jaloux, sauf qu'il le montrait moins, l'esprit distrait par le blond platine. Il redoutait le moment où celui-ci reprendrait contact avec lui. Il l'avait tellement aimé, il avait été son premier amour, son premier amant, celui qui lui avait fait découvrir l'amour et surtout les souffrances que ça apporte. Est-ce qu'il avait encore une attirance pour lui ? Peut-être, peut-être pas. Il n'en savait rien.

Pendant toute la semaine, Andréas ne donna aucun signe de vie. Bill ne savait pas s'il fallait en être soulagé. Il ne savait pas que son côté, Tom pensait aussi constamment au blond. Le dreadé redoutait aussi le moment où Andréas allait vouloir voir le brun. Il connaissait les sentiments de Bill à son égard mais avait remarqué que Bill avait eu un comportement bizarre depuis le retour du blond. Est-ce que son retour avait réveillé des sentiments profondément enfouis chez Bill ? Il y pensait sans cesse, se maudissant de se sentir si jaloux, si inquiet. Il aurait dû se sentir soulagé parce qu'ils ne s'étaient pas disputé une seule fois, pas une seule, mais il avait compris que chacune de leurs pensées étaient tournées vers Andréas. Tel un spectre qui tournait tout autour d'eux, les empêchant de vivre heureux tranquillement.

Et ce fût bien malgré lui qu'il se mit à douter. Il commença à se dire que jamais Bill lui dirait, s'il devait rencontrer Andi. Et vu que lui était au boulot, Bill aurait largement le temps de le faire. Ces pensées déclenchèrent la rage et la haine chez lui et il prit une décision. Il allait le suivre. Et c'est ce qu'il fit. Il se postait, le matin où le brun n'avait pas dormi chez lui, pas loin de chez Bill et le regardait sortir et prendre le chemin de l'université. Il lui était même arrivé d'attendre toute la matinée que le brun ne ressorte, histoire de s'assurer qu'il restait bien en cours. Il s'était même aventuré dans l'université, essayant de se faire le plus discret possible et avait vu Bill s'engouffrer dans une salle de cours.

Pendant quelques jours, il le suivit, délaissant son travail, se faisant engueuler par son père qui le traitait d'inconscient et d'irresponsable. Il ne se rendait pas compte qu'il déraillait, qu'il devenait presque aussi fou que Bill. Tout ce qu'il savait, c'est qu'il fallait qu'il sache. Bill lui menait la vie tellement dure avec sa jalousie, qu'il ne pouvait croire qu'il lui ferait un coup vache dans le dos, ce serait le comble !

Il se maudissait, chaque fois qu'il prenait le volant et qu'il suivait discrètement le brun, partout où il se déplaçait, le suivant même quand il était avec sa mère. Une fois, il ne l'avait pas vu ressortir d'un magasin de vêtements où il était entré, il crut devenir fou quand il se précipita à l'intérieur et remarqua que Bill n'y était plus. Où était-il donc passé ? Il hésita un peu et finalement l'appela sur son portable. Bill répondit immédiatement et fut ravi d'entendre Tom lui dire qu'il allait le rejoindre. Il donna son emplacement et fut très étonné de le voir débarquer presque de suite. Tom inventa qu'il était dans le coin pour les courses de son père.

Puis, un certain jeudi, jour où Tom était le plus pris normalement, le pire pour le blond arriva. Il avait récupérer l'enveloppe de chèques à déposer mais avait décidé de reprendre son poste de détective. Tout en s'engueulant intérieurement de son manque de confiance envers le brun. Il décida de se poster tôt le matin devant chez lui. Il savait que Bill y était encore, il venait de l'appeler. Le brun avait dit qu'il allait bientôt partir en cours.

Tom le vit sortir de chez lui, beau, encore plus beau que d'habitude et son c½ur se serra. Il l'aimait, il l'aimait tellement, avec ses défauts, avec ses qualités, avec son esprit qu'il savait un peu dérangé mais qu'il n'osait s'avouer. Et pour une fois, les rôles s'inversèrent, ce fut à son tour de sentir une bouffée violente d'amour et de possessivité dévaler ses veines. Bill était à lui, tout comme lui était à Bill, ils avaient une relation unique et spéciale, et pour rien au monde il ne voulait qu'elle s'arrête.

Il le laissa prendre de l'avance à pied et se prépara à le suivre. Son visage était fermé, sa mâchoire serrée, il détestait faire ça, mais il en avait besoin. Plus que tout, il voulait se savoir rassuré. Mais il vit, à sa plus grande surprise que Bill ne prenait pas le chemin de l'université. Il tourna plutôt dans le sens inverse et se dirigeait d'un pas rapide, bien décidé apparemment, vers le parc qui se trouvait près de chez lui. Tom se gara à distance et le vit répondre au téléphone, regardant un peu partout autour de lui et son c½ur rata un battement quand il le vit rejoindre quelqu'un qui l'attendait sur un banc. Andréas ! Il avait rendez-vous avec Andréas ! Il saisit son téléphone et tapa de suite le numéro de son petit ami. Il le vit regarder l'écran et le sentit même hésiter quelques instants. Il se retint de soupirer de soulagement quand il l'entendit décrocher. Il se retenait de ne pas lui cracher sa colère à travers l'appareil et dit simplement :

-Salut ! Je pensais à toi. Je me suis dit que j'allais te passer un petit coup de fil. Tu vas en cours ?

Il sentit encore l'hésitation du brun et celui-ci répondit très vite :

-Ouais, ouais, j'y vais, là. D'ailleurs je suis déjà arrivé à la fac.

Tom n'en revenait pas ! Bill était en train de lui mentir ! Il continua :

-Ah ouais ? Bon, je tarde pas, je vais aller à la banque, tu veux que je passe te voir ce midi ?

-Oh, non, je...je pourrais pas sortir, je dois voir mon coéquipier pour un truc qu'on devait faire pour les cours. Donc tu vois, j'aurais pas le temps de te voir. Je te retrouve ce soir, devant chez toi, ok ?

-Tu veux que je passe te prendre à la fac ?

Tom nota le ton nerveux du brun qui répondit :

-Non ! Non, ça va aller, je te retrouve chez toi, ok ?

-Ok.

Il allait raccrocher quand, pris d'une impulsion, il l'appela :

-Bill ?

-Hm ?

Il mit quelques secondes et reporta son regard sur la silhouette de son petit ami qui s'était vu rejoindre par le blond platine. Il lui souffla alors, mettant toute la tendresse possible dans sa voix, malgré la colère qu'il ressentait :

-Je t'aime...

Il ne lui laissa pas le temps de répondre, il raccrocha et regarda Bill fixer son téléphone en souriant. Il sourit lui aussi avant d'avoir le visage se refermer de nouveau. Andréas s'était rapproché et le serrait dans ses bras. Tom suivait avec angoisse la scène qui se déroulait sous ses yeux. Bon, ce qui le rassurait, c'est que Bill ne rendait pas l'étreinte, ses bras étaient restés le long de son corps. Mais de là où il était, il le voyait, la tête sur l'épaule du blond et il crut mourir de rage quand il le vit fermer les yeux.

Il sentait la colère prendre possession de chacune de ses veines, dévaler dans son sang, cogner dans sa poitrine. La colère et la haine. Il avait envie de tout casser, de sortir de la voiture en hurlant, se précipiter vers eux, arracher Bill des bras de ce connard prétentieux, de cogner le blond, de cogner Bill aussi pour avoir menti. Il se sentait tellement enragé qu'il se sentait capable de tout et de n'importe quoi. Bill avait menti pour rejoindre son ex dans ce parc où ils s'étaient baladé tant fois, où ils s'étaient embrassé avec passion, il souillait « leur » endroit en rencontrant en secret son ex. Il lui avait menti. Il sentit son c½ur se déchirer. Et encore plus quand il vit Andréas remonter une main dans les cheveux de Bill et lui caresser l'arrière de la tête, poser une main doucement sur sa joue en reculant légèrement pour regarder le brun dans les yeux. Et même de là où il était, il pouvait noter que Bill était troublé. Troublé et ému. Ou peut-être qu'il l'imaginait. Mais ça le bouffait.

Alors il ne tint plus. Il allait se montrer, il fallait qu'il se montre. Il posa une main sur la poignée de sa portière bien décidé à aller faire son scandale et surprendre Bill sur le fait, il regardait avidement les jeunes hommes et sentait que s'il n'intervenait pas bientôt, ils allaient s'embrasser sous son nez, et il ne pourrait jamais le supporter. Jamais ! Alors, il enclencha la poignée et entrebâilla la porte, prêt à affronter tous les Andréas du monde, le c½ur blessé, la vue troublée par la haine, la rancune et la rage...

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Comments :

  • chaos87th

    04/08/2011

    Les rôles sont en train de changer ?!
    Sauf que Andréas a déjà été avec Bill alors que Georg ne l'avait jamais été avec Tom.
    A lalalala

  • Pucca97217

    12/09/2009

    Alors Tom kess sa fait de ressentir la même chose que Bill

  • x-pas-sur-la-bouche-x

    13/04/2009

    Bon alors ce chapitre est juste trop top! (comme tout les autres mais là y'a un nouveau perso qui arrive)
    Je note qu'avant pour Bill c'était Georg le perso à abattre et pour Tom maintenant c'est Andréas...

    J'ai aimé le fait que Tom se sente jaloux...On dirait en quelques sortes que tu vas essayer de justifier les actes de Bill en faisant un Tom fou de jalousie...j'aime bien la tournure que ça prend même si effectivement on entre totalement dans la fic psychopathique...lol

    Bill comme Tom se rendent fous d'Amour et c'est vraiment trés excitant de voir comment tout se déroule entre eux...C'est vrai que quand même je tient à féliciter ton sens du détails...perso j'ai l'impression que rien n'est laissé au hasard!

    C'est une fic vraiment trés bien écrite et trés bien conçue...même si tu m'as déjà dit que tu faisais au feeling et que tu avais de plus en plus de mal avec l'écriture de cette fic...moi je vois des indices de partout...

    Par exemple lorsque Bill est completement out aprés avoir eu son orgasme et qu'il dit à Tom qu'un jour il va le tuer ... c'est peut-être con mais moi j'y ai vu un message subbliminale...xD

    Enfin pour la fin du chapitre...mamamia...Lalou...il me faut la suite...absolument...demain ... pitié...une suite demain...j'ai trop envie de savoir ce qu'il va se passer...

    Des Bisous!

  • nirvana-angelTH83

    13/04/2009

    Une incroyable relation pour un incroyable amour.
    je suis d'accord vraiment zarb

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