[Fiction] Passion Destructrice - Fin alternative (3/3)

Bill leva une main pour lui caresser le visage et fit un sourire triste. Il enleva une des mains de Tom de son visage et attrapa son poignet qu'il leva à hauteur de leurs visages qui étaient proches. Tom voulut dégager son bras, mais Bill le tint fermement et d'un geste sec retira son bracelet éponge :

-Et ça ? C'est quoi ?

Tom eut le regard fuyant et répondit sèchement :

-C'est rien. Je me suis blessé l'autre fois, c'est tout.

A bout de patience Bill s'écria :

-Me mens pas ! Tu...Tom, tu te mutiles ! Voilà ce dont je parlais !

Tom retira brusquement son poignet de la main de Bill et cria plus fort tout en remettant son bracelet :

-Je me...merde, de toute façon c'est pas tes...bin ouais, voilà ! J'y arrive pas sans toi, sans toi je fais n'importe quoi, parce que j'ai mal, trop mal, je supporte pas !

Le brun enfouit son visage dans ses mains quelques secondes et quand il releva le visage vers Tom, ses yeux étaient remplies de larmes. Il accrocha ses mains aux épaules du blond et le força à le regarder :

-Tom, y a plus grand chose à dire. Tu veux pas l'admettre mais entre nous, ça n'a jamais été normal, ça le sera jamais et j'ai peur de ça. J'ai peur de moi, de ce que je pourrai devenir parce que tous ces sentiments bizarres sont encore là, je le sais, je les ressens encore. Je voulais pas te blesser, tu es celui que j'aime plus que tout. Mais j'ai merdé, je merderai toujours avec toi. Je peux pas rester avec toi, parce que ça va recommencer, on sera incapable de faire autrement que de s'aimer trop fort, trop violemment et je veux plus. Je t'ai assez fait souffrir, je veux plus avoir à le faire.

Tom le regardait, essayant d'occulter la détermination dans le son de sa voix, ses yeux aussi se remplirent de larmes et il fit une dernière tentative pour le faire changer d'avis. Il se laissa glisser à genoux et entoura les jambes de Bill de ses bras, appuyant sa tête contre son ventre, il pleurait maintenant sans retenue, sans honte, et se mit à supplier :

-A genoux ! Je te le demande à genoux, Bill, me laisse pas ! Putain, je...je ferai tout ce que tu voudras, on se fera soigner tous les deux encore plus, mais me quitte pas ! T'as promis de jamais me laisser, tu me tue si tu fais ça, parce que j'y arriverai pas, c'est pas possible sans toi ! S'il te plait, reste...Me laisse pas, j'ai besoin de toi, je te veux avec moi, s'il te plait...

Bill avait le coeur en miette, il essayait de se détacher de l'étreinte de Tom sans succès. A l'intérieur de lui se livrait un combat affolant sans merci, il ne savait plus quoi faire, rester avec Tom ou continuer comme il avait commencé. Il se laissa glisser à genoux lui aussi et serra le corps de son petit ami qui pleura plus fort en s'accrochant à lui désespérément, répétant sans cesse « je t'aime, me laisse pas, pitié Bill, tu peux pas me faire ça, j'ai besoin de toi, je t'aime trop... ». Il caressait le dos de Tom et remonta les mains pour saisir son visage pour l'embrasser passionnément encore et encore. Son coeur lui disait de rester, sa raison lui disait de laisser Tom vivre enfin. Et la raison l'emporta, parce qu'il se sentait suffoquer sous les émotions qu'il ressentait, il ne changera jamais, il sera toujours le même avec Tom. Le blond était son point faible, son talon d'Achille, celui qui pouvait lui faire perdre la raison en un rien de temps. Il serra encore plus fort Tom contre lui et le laissa l'embrasser encore. Puis, il ouvrit les yeux et plongea son regard dans celui larmoyant du blond. Ils étaient tous deux à genoux dans le salon, enlacés, malheureux, désespérés, et plus fort que tout cela ils s'aimaient à en mourir. Bill remonta une main pour caressa la joue du blond qui se mordit la lèvre, le regardant avec espoir, attendant les mots qui le réanimeraient ou l'acheveraient un peu plus. Bill hésita un instant mais mit tout son amour et sa tendresse dans ses yeux pour lui souffler doucement :

-Tom, récupère ta vie...Récupère ta vie, et laisse-moi récupérer la mienne...

Tom voulut dire quelque chose mais comprit qu'il n'y avait plus grand chose à faire. Bill avait pris sa décision et malgré sa peur de ne plus être avec le brun, il l'aimait et là il l'entendait le supplier de le laisser aller mieux. Et ça voulait dire sans lui. Alors il laissa retomber ses bras le long de son corps, tremblant toujours, le coeur déchiré, la gorge encore plus serrée, entièrement violenté émotionnellement et à ce moment-là il crut mourir. Bill se releva lentement et détourna son regard de son petit ami, toujours à genoux à terre, cette vision lui était insupportable. Tom était comme amorphe et pourtant, les larmes roulaient en abondance sur ses joues. Il recula jusque la porte d'entrée et décida qu'il fallait qu'il sorte, il ne pouvait plus rester dans la même piece que Tom ou il allait changer d'avis. Il se voyait déjà en train de se jeter à son cou et l'implorer de rester. Mais une fois la porte ouverte, il eut la très mauvaise idée de jeter un dernier coup d'oeil au blond et il eut encore plus mal en voyant son regard perdu et ses épaules qui tressautaient. Il lui faisait tellement de mal, il lui en avait fait tellement, quand est-ce que cela cesserait ? Il se précipita vers Tom et de nouveau se laissa tomber à genoux face à lui, il l'entoura de ses bras et amena la tête du blond dans son cou, raffermissant sa prise. Tom n'opposait aucune résistance, tout lui était égal, il se sentait mort, vidé de l'intérieur, anéanti, détruit, misérable. Il suffoquait, il tremblait et n'avait presque pas conscience que Bill était revenu le prendre dans ses bras. Puis le brun lui releva le visage et se mit à l'embrasser, le visage, le front, les joues, la bouche surtout, longuement. Il posa sa tête brune dans son cou, fermant très fort les yeux pour se délecter de l'odeur de la peau de Tom qui l'avait toujours déstabilisé et rendu fou, pour ne pas oublier, pour mieux s'en imprégner. Il lui murmurait, entre ses baisers multiples :

-Pardon, Tom, pardon...je suis en dessous de tout...Je t'aime...pardon...

Et il finit par se relever et sortit à grands pas sans se retourner. Il referma d'un geste brusque la porte derrière lui et fit quelques pas dans le jardin, pour sortir, mais pris d'une impulsion, il se retourna de nouveau vers la maison où Tom était resté à genoux et fit un mouvement pour s'élancer à l'intérieur. Il se stoppa à temps, ravagé par l'indécision et la douleur et fit de nouveaux quelques pas pour se rendre dans la rue. Plusieurs fois il se stoppa, se retourna comme pour repartir chez lui, il se mordait les lèvres jusqu'au sang, les larmes coulaient toutes seules, ses ongles s'enfonçaient dans ses paumes. Il eut subitement envie de se jeter sous la première voiture qui passait tellement la douleur qu'il ressentait lui semblait insupportable mais un dernier éclair de lucidité le sortit de la torpeur dans laquelle il commençait à se laisser glisser. Il hésita encore puis finalement enfonça les mains dans ses poches et partit à grandes enjambées loin de sa maison, essayant de se convaincre qu'il avait pris la meilleure décision pour eux deux, surtout pour Tom et maudissait quand même son autoflagellation, parce qu'à cause de sa foutue décision, il venait d'achever son petit ami, alors qu'il lui avait fait tant de mal et que Tom lui, ne l'avait jamais abandonné.

Tom était toujours à terre, réalisant peu à peu qu'il était seul, à genoux chez Bill. Il entendait juste dans sa tête les derniers mots que le brun prononçait :

-Tom, récupère ta vie...Récupère ta vie, et laisse-moi récupérer la mienne...Je t'aime...pardon...

Et de nouveau, se sentit suffoquer, il paniqua complètement, la douleur et la peur lui déchirait les entrailles, l'attrapaient à la gorge, faisant battre son coeur au point qu'il crut qu'il allait lâcher. Il avait mal partout et ses oreilles bourdonnaient. Il sentit le froid et le vide l'envahir et paniqua encore plus. Bill n'était plus et ne serait plus jamais là. Il essaya de respirer calmement sans succès. Il ferma les yeux et sentit la tête qui lui tournait, ayant de plus en plus mal au corps et au coeur, de façon tellement insurmontable qu'il fit la seule chose qui pouvait le soulager sur l'instant, il arracha un de ses bracelets et dans un dernier geste désespéré gratta ses cicatrices encore fraîches, faisant recouler le sang et de suite il se sentit mieux. Son bras lui brûlait, mais cette douleur-là, il connaissait, il supportait, il savait la gérer. L'absence de Bill, non.

Il se griffait le bras méchamment, le sang coulait un peu plus, le soulageant de toute douleur qu'il laissait s'échapper de son corps meurtri dans un long soupir de soulagement. Il n'entendit pas la voiture de Simone se garer, il ne l'entendit pas en descendre et ne l'entendit pas pousser un cri horrifié en le voyant, saignant dans son salon, à genoux, seul. Simone s'avança rapidement, affolée et le secoua un peu. Elle nota de suite son regard désespéré :

-Tom ! Qu'est-ce qu'il se passe ? Où est Bill ? Pourquoi tu es tout seul ici ? Tu saignes Tom, lève-toi ! Dis-moi ce qu'il se passe, enfin !

Elle le força à se relever et il la regarda avant de fondre en larmes dans ses bras, sanglotant misérablement :

-C'est fini, Simone...Fini...Il veut plus de moi...

La femme en était très étonnée, Bill qui mettait de lui-même un terme à leur relation ? C'était juste incroyable pour elle. Elle se contenta pour l'instant de bercer le blond et de lui chuchoter des paroles qu'elle espérait réconfortantes et après un moment où elle le laissa pleurer encore, il finit par se détacher d'elle, essuyant ses yeux. Il jeta un oeil tout autour de lui, renifla encore, se sentant prêt à sangloter de nouveau et se tourna de nouveau vers la mère de celui qu'il adorait, disant simplement :

-Merci. Je...je vais y aller. Y a plus rien à faire.

Il n'attendit aucune réponse, ne vit même pas le sang qui soullait le sol et son bras, encore et ouvrit la porte pour sortir. Il se retourna une dernière fois vers Simone et dit simplement :

-Dites lui que je l'aime. Et je l'aimerai toujours.

Et sur ces dernières paroles d'adoration éternelle il sortit définitivement de leur vie.

***

EPILOGUE


* Ellipse 8 ans*

-Ah ! Non ! Viens...viens ici, toi ! Arrête un peu de courir partout !

Une femme brune s'approcha en souriant et dit, amusée :

-Tom, depuis tout à l'heure je t'ai dit de le mettre dans le chariot, il va te faire galoper encore longtemps !

Tom prit un ton geignant, amusé lui aussi :

-Mais je veux bien le mettre assis dedans, moi, mais quand j'essaye, il crie ! Tout le monde me regarde comme si je suis en train de l'égorger ! Billy, arrête un peu !

La femme tressaillit sous le prénom, qui était pourtant le prénom de son fils. De leur fils, à Tom et à elle. Huit ans avaient passé, tant bien que mal, et Tom avait refait sa vie. Il avait fait très difficilement surface le jour où Bill avait mis un terme à leur relation. Une grave dépression et trois tentatives de suicide heureusement ratées. Et tout doucement, il se releva, enfin, affaiblit, toujours malheureux, mais vivant. Il n'avait pas cherché à revoir le brun, et ce dernier ne l'avait pas fait non plus. Il ne sut jamais que pendant un très long moment, Bill l'observait de loin, et que plusieurs fois il avait dû se faire violence pour ne pas aller chez lui, sachant combien il allait mal et crut devenir fou de douleur et de chagrin quand il sut pour les tentatives de suicide. Lui-même se sentait de nouveau glisser dans la démence, il se renferma sur lui-même et tout son entourage dût tout reprendre depuis le début avec lui. Plusieurs personnes tentaient de le persuader de se remettre avec Tom, mais il refusait, il disait que ça n'était qu'un mauvais moment à passer pour eux deux, mais que Tom irait mieux, et serait mieux sans lui.

Tom mit six ans avant de refaire sa vie. Il abandonna définitivement l'idée d'avoir une autre relation homosexuelle, il fuyait les hommes, jamais plus il ne pourrait, ça lui rappelerait trop Bill, il se tourna donc naturellement vers les filles. Il avait prit la place de son père et travaillait d'arrache-pied. Il avait entendu dire que Bill avait quitté le pays et avait été envoyé en France, dans un institut célèbre pour continuer d'être soigné. Il ne chercha pas plus. Il rendit son appartement, ramassa toutes les affaires de Bill, photos, vêtements, qu'il emballa soigneusement dans un gros carton et qu'il laissa chez ses parents, refusant de s'en débarasser plus encore. Il l'aimait toujours profondément, il le savait, mais avait appris à s'en accomoder.

Et un jour, lors d'une soirée de fin d'année, il fit la connaissance d'Ella. Il se persuada que le fait qu'elle l'attirait n'avait rien à voir à ce qu'elle ressemblait de façon troublante à Bill. Et pourtant c'était le cas. Elle était grande, mince, elle avait de longs cheveux noirs qui tombaient sur ses épaules, coiffés comme Bill le faisait. Les mêmes yeux, le même nez, la même bouche. La seule différence était son corps, qui était plus arrondi, plus féminin que Bill. Elle lui plut tout de suite, il lui plaisait aussi beaucoup et naturellement ils sortirent ensembles et se mirent bientôt en ménage. Les parents de Tom tentèrent de discuter avec lui sur le fait qu'elle ressemblait à Bill mais se virent rabroués sans aucun ménagement. Tom leur ordonna sèchement de ne jamais parler de Bill, ils respectèrent son choix mais restaient mal à l'aise à cause de cette nouvelle relation. Chaque fois qu'ils la voyaient, ils ne pouvaient s'empêcher de constater qu'elle était le parfait sosie féminin du plus grand amour de leur fils mais là aussi, ils apprirent à s'en accomoder. Et un an après qu'ils s'installèrent ensemble elle tomba enceinte et donna vie à un magnifique petit garçon qui était le parfait mélange de ses deux parents. Tom lui donna naturellement le prénom de Bill. La jeune femme, qui n'avait jamais entendu parler de l'ancien amour de son concubin, aima de suite le prénom. Elle n'était pas de la même ville que Tom, elle ne savait même pas qu'il avait déjà eu des expériences gays. Personne n'en parlait, ceux qui savaient avaient changer de travail ou de ville et les autres se taisaient.

Mais un jour, alors qu'elle fouillait dans la cave de leur maison, elle trouva le gros carton bien caché, par hasard et intriguée, elle l'ouvrit. Elle trouva les photos et crut l'espace d'un instant que c'était elle dessus. Horrifiée, elle regarda toutes les photos, déroula les posters, trouva tout ce qui concernait Bill et en fut extrêmement fâchée. Elle interrogea Tom le soir même et ce fut leur première grosse dispute mémorable. Tom finit par avouer son passé gay, parla brièvement de Bill, taisant encore son prénom, quand elle lui demanda comment s'appelait le brun, il répondit simplement William. Elle sentit qu'il ne lui avait pas tout dit, son instinct lui disait que c'était plus grave que ce qu'il lui avait racontait et quand il alla travailler le lendemain, elle alla directement chez les parents du blond et insista pendant un très long moment auprès de sa belle-mère pour savoir enfin le fin mot de l'histoire. Elle apprit tout ce qui concernait Bill, leur histoire, les coups que Tom avait pris et qu'il n'avait pas raconté, l'amour inconditionnel et puissant qu'il lui avait longtemps porté, leur séparation, sa grave dépression, ses tentatives de suicide, tout. Jusque dans les moindres détails. Et la goutte d'eau qui fit déborder le vase fut le prénom qu'elle apprit enfin. Bill, le brun s'appelait Bill et le fait que Tom ait donné ce prénom à leur fils qui de fait, ressemblait aussi à cet inconnu dont le souvenir traînait encore entre eux, elle prit cela comme une ultime trahison.

Elle rentra chez elle et attendit le blond, bien décidée à le quitter, Tom dût batailler ferme pendant quelques semaines pour se faire pardonner et la faire revenir avec leur fils chez eux. Elle avait eu du mal à pardonner, mais finalement elle revint s'installer chez eux, ramenant le petit Bill. Et depuis, elle haïssait le prénom de son fils, et avait voulu changer sa couleur de cheveux, se heurtant à un ferme refus de Tom. Ils avaient dû réapprendre à se faire confiance, surtout elle, et leur union était encore très fragile. Elle soupçonnait Tom d'aimer encore ce brun mystérieux qu'elle n'avait pas connu, elle était juste un peu rassurée de le savoir hors du pays. Tom en voulut énormément à sa mère et ce fut la seule fois où il y eut tout un effroyable moment de dispute entre lui et ses parents. Et petit à petit, les choses revinrent à la normale, si on pouvait considérer les choses ainsi. Mais le mal était fait.

Il essaya de se rendre plus disponible pour sa compagne et son fils, surtout pour sa compagne et rentrait plus tôt, l'aidait beaucoup plus, faisait même les courses avec elle comme en ce jour. Mais il savait tout au fond de lui, bien qu'il ne se l'était jamais avoué ouvertement, pourquoi il l'avait choisi elle.

Il repensait encore à tout ça en regardant Ella de loin choisir entre les différentes boîtes de céréales, l'air concentré. Il la trouvait toujours belle, il avait énormément d'affection pour elle mais savait qu'il n'en était pas amoureux et en était désolé. Il gardait un oeil sur le petit Bill qui sautillait tout autour de lui. Celui-ci avait deux ans. C'était un petit garçon vif et intelligent, Tom l'adorait, c'était la parfaite réplique du brun qu'il avait aimé jusqu'à la folie et qu'il aimait toujours en secret, bien enfoui à l'intérieur de lui comme une blessure qui ne guérirait jamais. Ella attrapa une boîte de céréales et se tourna vers lui, levant la boîte pour demander silencieusement son avis et il hocha la tête en souriant. Mais le temps de faire cela, le petit garçon se mit à courir d'un coup vers le rayon des jouets qu'il remarqua soudain de loin. Il s'échappa en rigolant, ravi de faire courir son papa qui l'appelait, feignant la sévérité. Tom essayait de l'attraper mais il était trop vif pour lui et il le grondait, cachant avec peine son amusement :

-Viens ici ! Bon sang, si je t'attrape, je te mets dans le chariot ! Punaise, viens ici, bon je m'en vais, je te laisse tout seul.

Le petit garçon, loin d'être effrayé, rit encore plus. Il tourna la tête vers son papa qui faillit le rattraper et accéléra d'un coup avec ses petites jambes, très content d'entendre l'exclamation contrariée de son papa pratiquement penché pour le saisir. Le petit Bill se heurta aux jambes d'un homme et fut déséquilibré, il s'arrêta de rire et se sentit soulevé, il avait failli tomber. Tom arriva à leur hauteur, les yeux fixant sévèrement son fils et il gronda directement :

-Bill ! Ca suffit maintenant ! Je suis fatigué de te courir après !

Il releva la tête pour remercier la personne qui avait attrapé son fils au vol et son sourire s'éteignit immédiatement dès qu'il reconnut le regard noisette qui le fixa aussi avec surprise :

-Oh merci de l'avoir...Bill !

Il ne songea même pas à reprendre son petit garçon des bras de celui qu'il pensait ne plus jamais revoir et fut pris d'une bouffée d'émotions intenses. Bill était là, devant lui, il n'avait presque pas changé, il avait comme Tom un peu vieilli, mais gardait le même regard, le même style, les mêmes traits. Et Tom se dit immédiatement qu'il était encore plus beau, l'air plus mature, plus serein. Il était magnifique. Après quelques secondes à s'observer, Bill lui tendit son fils toujours sans un mot. Il tentait d'articuler quelque chose, il voulait prendre des nouvelles mais tout ce qu'il put dire fut un tremblant :

-Salut, Tom. Je...je m'attendait pas à te croiser. Ca...ça va ?

Le blond hocha la tête, incapable de dire quoi que ce soit. Il prit son fils qui se mit immédiatement à gigoter dans ses bras pour qu'on le lâche et distraitement, les yeux toujours sur le brun il lui dit :

-Bill, arrête un peu de bouger comme ça.

Le brun déglutit péniblement et hésita avant de demander :

-Il...tu...ton fils s'appelle...

De nouveau, Tom hocha simplement la tête. Bill était interloqué et essaya de se reprendre. Il se reprit tout de même et continua :

-C'est un beau petit garçon. Je...je savais pas que tu avais un fils. Il est magnifique, il te ressemble beaucoup. Alors, tu vas bien ?

Tom répondit, fuyant maintenant son regard qui le brûlait :

-Oui ça va. Et toi ? J'ai appris que tu avais quitté le pays. Tu es de retour ?

Il avait demandé cela d'un ton hésitant, et Bill remarqua immédiatement l'espoir qui pouvait se lire dans les yeux de son ancien amant, l'espoir fou que le blond n'arriva pas à masquer, malgré l'air dégagé qu'il essayé d'afficher.

-Oui, depuis peu. Je suis venu passer les fêtes avec ma mère. Elle s'est remariée, et on-

Tom le coupa :

-Ouais, j'ai appris. Donc, tu es là juste pour les fêtes ? C'est...cool, Simone doit être contente ! Tu habites en France, alors ?

-Oui. Depuis...depuis longtemps. C'est la première fois que je reviens depuis huit ans.

Ils se regardèrent un instant, gênés, mal à l'aise sans trop savoir pourquoi et Tom dit alors :

-Je vais y aller, on m'attend pour terminer les courses et Bi...euh...mon fils est fatigué.

Il entendit une voix derrière lui :

-Tom, j'ai presque fini, on y va ?

Ella s'avançait vers eux, elle n'avait pas vraiment fait attention à la personne qui parlait avec son mari et se figea complètement quand elle reconnut le fameux Bill, qu'elle voyait enfin en chair et en os pour la première fois. Elle fut encore plus frappée par leur ressemblance et paniqua aussitôt. On aurait pu les prendre pour des jumeaux et elle en fut une fois de plus blessée et furieuse. Bill était encore plus ahuri, ils étaient tellement identiques que c'en était troublant et ses yeux allaient de Tom à Ella, au petit garçon. Il n'en revenait pas, Tom avait choisi quelqu'un qui le ressemblait comme deux gouttes d'eau et avait donné son prénom à son fils ! Il sentit malgré lui la jalousie l'envahir, il eut la pensée douloureuse que ça aurait dû être lui à la place de cette femme aux côtés de Tom. Cette brune et leur fils l'avaient remplacé, et vivaient un bonheur auquel il n'avait plus droit depuis de nombreuses années et il en était terriblement jaloux, bien que paradoxalement heureux de savoir que Tom allait mieux et qu'il avait refait sa vie. Tom fit les présentations, rapidement, et Ella pinça les lèvres dans un geste de mépris et de dédain et sans saluer le brun elle détourna son regard pour se tourner vers le blond :

-Bon on y va. Tu viens ?

Elle voulait partir au plus vite, enlever Tom de là, elle se sentait en danger et savait Tom capable de céder à tous ses anciens sentiments qu'il n'avait jamais vraiment enfouis au fond de lui depuis tout ce temps. Elle eut peur de voir l'homme qu'elle aimait lui échapper déjà. Ce dernier lui répondit sans la regarder :

-Oui, vas-y, j'arrive.

Elle hésita un peu. Elle avait remarqué comment son concubin dévorait le brun des yeux et savait d'avance qu'il y allait avoir une dispute entre eux. Elle l'appela encore, insistante :

-Tom, on y va. Viens, je t'attends !

-Vas-y je te dis, j'arrive !

Elle fut encore plus furieuse par le ton agaçé que prit Tom pour lui répondre et fusilla Bill des yeux. Ce dernier lui renvoya un regard désolé et elle partit, entraînant leur fils avec elle. Bill et Tom se regardaient toujours et il était évident qu'ils ressentaient énormément de choses à ce moment-là, des choses qu'ils pensaient avoir oublié, ensevelis tout au fond d'eux, ils se prenaient tout ça en pleine figure l'un en face de l'autre et faisaient comme si de rien n'était. Tom sortit son portable et dit, la voix un peu hésitant et un peu basse :

-Je...je tarde pas. Mais je te laisse mon numéro, appelle-moi avant de partir. On pourra aller boire un verre quelque part et tu me donneras un peu de tes nouvelles, ok ?

Bill hésita et finalement dit :

-Je...je suis pas sûr que ça soit une bonne idée, Tom. Ta femme n'a pas trop l'air contente de me voir. Je peux comprendre.

-C'est pas ma...on est pas mariés. Mais ça va aller, avec elle. Appelle-moi, ça me fera plaisir de discuter un peu avec toi. Après tout le temps a passé et...

Il se tut, ne sachant plus quoi dire. Le temps avait passé mais il l'aimait toujours, il en avait la preuve dans les battements de son coeur qui s'était affolé. Bill lui avait toujours fait de l'effet et lui en ferait toujours. Le brun sortit son portable et ils échangèrent leur numéro, se promettant de se revoir très prochainement, en toute amitié et après un dernier regard, un dernier sourire, un dernier salut, Tom s'éloigna, le coeur toujours battant.

Longtemps après son départ Bill se décida à quitter le supermarché, sans terminer ses achats. Il était trop troublé pour ça. Il avait revu Tom et avait de nouveau ressenti tout l'amour qu'il lui portait et qui ne s'était jamais éteint malgré ses efforts. Lui-même avait eu une relation avec un homme, mais ça ne dura que trois mois. Il rompit juste le lendemain où il avait couché enfin avec l'homme pour la première fois, il refusait de continuer. Cet homme n'était pas Tom et ne le serait jamais. Et depuis, il était seul, se suffisant à lui-même, se jetant à corps perdu dans le travail, il était devenu professeur de littérature dans un lycée français et donnait quelques cours d'allemand pendant ses heures libres. Il s'était abstenu de se rendre dans sa ville natale, il savait que Tom y habitait toujours et redoutait plus que tout de le croiser. Et cette année, il se crut suffisamment fort pour revenir et le voir là, devant lui, l'avait profondément bouleversé. Il l'aimait, encore et toujours, son amour inconditionnel était toujours là, sa passion s'était juste endormie de force mais jamais éteinte. Il était encore estomaqué de sa ressemblance avec la nouvelle compagne de Tom et de savoir que leur fils portait son prénom mais en fut fier, fier et heureux. Tom ne l'avait pas oublié.

Il se souvint de cet horrible jour où tout avait pris fin, et tout lui revint en mémoire, clair comme de l'eau de roche. Il avait fait l'amour à Tom, il l'avait eu sous lui, gémissant, abandonné, ils avaient pris un plaisir énorme et à cette idée il se sentit durcir. Il pensait à tout ça en se dirigeant vers la voiture de sa mère et arrivé à côté, frappa un grand coup sur le toit de la voiture, rageant et pestant de se constater aussi faible devant le blond qu'il n'avait jamais oublié.

De son côté, Tom entassait les sachets dans le coffre pendant qu'Ella grondait et lui reprochait sa conduite envers elle avec des mots durs et sévères qu'il n'écoutait pas. Toutes ses pensées étaient tournées vers Bill. C'était plus fort que lui, c'était comme une vague qui l'emportait pour le jeter contre le brun. Il ne se rendit pas compte qu'il était debout devant le coffre encore ouvert qui fut claqué d'un mouvement sec par sa compagne qui cria presque rageusement :

-Tu m'écoutes pas Tom ! Tu penses à lui ? C'est ça ? Tu crois que je le vois pas ?

Tom répliqua doucement :

-Ella, arrête s'il te plait.

-Arrêter ? Mais j'ai rien fait moi ! C'est toi qui...avec tout ce qu'il t'a fait endurer, tu le regardes encore comme ça ? Jamais tu m'as regardé avec ces yeux-là ! Jamais ! Mais regarde dans quel état tu es ! Bon, donne-moi les clefs je vais conduire.

Elle lui arracha les clefs des mains et Tom remarqua enfin le tremblement infime qui le parcourait. Il se sentait comme une loque, misérable, et il n'avait envie que d'une chose, revoir Bill, encore, et cette envie était plus forte que tout. Elle s'installa au volant, Tom prit place sans joie à côté d'elle, peu pressé de retourner à sa petite vie tranquille mais qui était soudain fade, maintenant qu'il avait revu Bill et elle demarra furieusement faisant grincer la boîte de vitesse et reculant farouchement. Ils allaient presque sortir de l'allée quand le regard de Tom se posa sur le brun toujours debout près de sa voiture, l'air perdu, malheureux. Et d'un coup, il comprit, il comprit qu'il l'aimait encore et qu'il l'aimerait toujours, ça n'avait pas changé. Et il prit sa décision. Ella n'avait pas vu, trop concentrée sur la route et fut étonnée quand elle l'entendit lui ordonner :

-Arrête-toi !

Elle freina automatiquement et lui jeta un regard mi-étonné mi-suspicieux :

-Quoi ?

Le petit Bill gazouillait gaiement dans son siège auto, ne remarquant pas la tension à son comble entre ses deux parents et Tom se détacha lentement, sans regarder sa compagne qui l'interrogeait toujours :

-Tom ? Qu'est-ce que tu fais ? Où tu...Oh non, c'est pas vrai ?!

Elle remarqua enfin le brun qui les regardait de loin. Tom ouvrit sa portière. Ella agrippa son bras, complètement paniquée et cria presque :

-Tom ! N'y vas pas ! Pense à nous, pense à notre fils, tu vas pas...tu peux pas nous laisser pour lui ! Réfléchis, ne casse pas tout comme ça sur un coup de tête ! Ne me laisse pas, ne nous laisse pas ! Tom...Tom reste, je t'aime !

Tom n'arrivait pas à la regarder, il hésita une dernière fois, mais dégagea son bras de l'emprise de sa compagne et souffla seulement tout bas, se sachant horrible, monstrueux, mais ne voulant plus lutter contre l'évidence :

-Désolé...

Sa concubine s'écria encore :

-Tom ! Ne fais pas ça ! Tom reviens ! Tom !

Il se dirigeait vers Bill à grands pas, n'entendant même plus les appels de sa compagne et ceux de son fils qui, amusé d'entendre sa mère appeler le blond, faisait la même chose comme à son habitude et s'était mis à chantonner « papa ! Papa ! ». Il faisait cela chaque fois qu'elle appelait Tom, il l'appelait aussi. Mais là, Tom n'était plus conscient de rien hormis des battements de son coeur qui martelaient ses tempes et comprimaient ses poumons. Ella le regarda un instant marcher rapidement vers le brun et redemarra lentement, s'en allant sans plus leur jeter un coup d'oeil.

Bill le regarda s'avancer vers lui, l'air déterminé. Il paniqua, conscient de ce qui était en train de se passer, lui aussi dans le même état que Tom et s'appuya contre sa voiture, la tête lui tournait. Tom se posta devant lui et attaqua directement :

-Je...Bill, je...ça n'a pas changé, Bill, ça changera jamais. J'ai compris.
Le brun demanda doucement :

-Tu as compris quoi ?

Tom le regarda longuement, encore plus sûr de lui et dit :

-Je t'aime Bill, je t'ai toujours aimé, je veux plus te perdre...Laisse-moi rester avec toi...

Bill ferma les yeux quelques secondes, tentant de calmer la joie qu'il ressentait et entendit le blond prononcer les paroles qu'il lui avait souvent dit lui-même :

-Un mot, Bill. Un seul mot de toi...

Et il fit la seule chose qui s'imposait à lui, parce qu'il l'aimait, ça avait toujours été le cas et ça le sera toujours. Ils avaient tout oublié autour d'eux. Le brun ouvrit les yeux et plongea son regard dans celui du blond qui attendait, tremblant et angoissé. Bill se sentait faible, les jambes tremblantes, cotonneux, comme sur un nuage. Il crevait de lui sauter au cou, partagé entre la joie et la peur, mais au fond de lui, il savait. Il se mordit la lèvre, envie, angoisse aussi. Il plaça ses mains sur les joues de Tom, elles contrastaient avec le brûlant de sa peau. Délicatement, comme par peur de briser ce moment, il déposa ses lèvres contre les siennes. Il frémissait comme une feuille malmenée par le vent, mais le vent était si doux et Tom était si tendre... Les lèvres ne se frôlainet qu'à peine, mais ce sentiment oublié depuis longtemps refit surface aussitôt et cet amour inconditionnel les submergea de nouveau. Juste une joie incommensurable les étouffait. Ils semblaient être encore plus amoureux qu'au premier jour, leur coeur était plus fougueux et leur souffles plus chaud. Mais leurs esprits restaient calmes, peut-être que les choses avaient changées, finalement...

Alors Bill murmura simplement, tendrement contre sa bouche, les yeux toujours fermés :

-Reste...



FIN DE LA FICTION

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Comments :

  • Madame-Marcadet

    23/05/2013

    Bonsoir, a y est je viens de finir ta fiction, et j'ai beaucoup aimé cette fin. Alors pendant toute l'histoire j'avais qu'une envie c'était de fracassé Bill, et de secouer Tom comme un prunier. J'aime beaucoup le Tom de cette histoire par contre Bill....disons que même si j'ai aimé cette fin alternative, je ne digère pas le meurtre de Georg, et le manque de couille de Tom, l'amour n'excuse pas tout, et j'aurais aimé voir Bill en taule. Mais bon cette fin était toute mignonne, même si je ne peux pas m’empêcher de stresser pour l'avenir de Tom.
    Sinon je le redis très bonne fiction qui m'a tenu en haleine jusqu'à la fin. ^^

  • chaos87th

    08/08/2011

    En fin de compte, j'ai énormément adoré cette fin alternative.
    Pour moi elle est mieux. Elle montre qu'ils s'en sont sortis et s'aiment toujours mais plus sainement.

    J'ai adoré sinon toute la fic qui était passionnante, malgré qu'elle était dure à certains moments.

  • LadybloodRIS

    16/04/2011

    J'ai failli hurler en lisant la première fin, j'ai cru que j'allais me tuer en lisant la sorte de fin de ta fin alternative, mais là je revis. Putaiiiiiiin >.< ne surtout pas lire cette fic quand on est déprimé, parce que ca fait treeees trees mal >_<

    Sinon... Bah.... C'était... au début quand j'ai lu "plus dur que "protection rapprochée" " je me ssuis dit que ca serait pas si dur que ca étant donné que PR m'avait pas paru si chocant que ca mais ca... T-T
    Bref ! y a pas de mots pour décrire xD

  • th-in-disney-world

    28/09/2010

    D'après une des dernières phrases on peut imaginer qu'ils ne repartiront pas dans leur histoire destructrice. Et ainsi, on peut considérer cette fin comme une belle fin. Même si j'ai un peu de peine pour le fils de Tom, mais je vais supposer qu'il continura de voir son père.
    Bisen sûr on peut imaginer que tout pourrait dérapper encore une fois, mais je préfère me dire que non et m'appuyer sur cette phrase réconfortante : "Mais leurs esprits restaient calmes, peut-être que les choses avaient changées, finalement..."
    Ce qui est fou c'est qu'on voit Tom complétement détruit dans cette version. Bien sûr dans le fond il est dans le même état dans l'autre mais on en a pas les mêmes "preuves" et puis Bill n'étant pas non plus bien...
    Voilà. Très belle fic en tout cas. Deux belles fins.

    Félicitation.
    Et bonne continuation.

    Laura67

  • SchwarZ-Ya0i

    19/06/2010

    Au fur et à mesure que j'ai lu l'histoire, j'me suis promis de te laisser un commentaire.
    J'vais essayer malgré que j'sois assez bouleversée parce que oui, cette histoire est on ne peut plus bouleversante.
    Plein d'idées me viennent alors par où commencer ? Peut-être un peu d'humour..
    En fait, j'ai lu Protection Rapprochée et Passion Destructrice l'une à la suite de l'autre.
    J'ai pu constater que tu ne devais pas fort aimer Andréas ni même Gustav et Georg, haha.
    Non plus sérieusement, cette fiction-ci me fait beaucoup réfléchir. J'fais des études de psycho en plus, c'est super intéressant.
    C'est angoissant comme l'amour peut être si puissant et dévastateur. C'est sûrement le sentiment le plus fort qu'on puisse ressentir. Du moins, on ne peut qu'en être pratiquement certain après avoir lu cette fiction. Je me demande quelle fin je préfère. Parce qu'au fond, la mort est peut-être la solution pour eux. Du moins, quand on voit que Bill ne guérit pas, c'est ce qu'on se dit. Mais peut-être qu'avec du recul, ils réussiront à s'aimer mieux. J'allais presque dire "comme il le faut" mais c'est faux. On s'aime comme on veut. Ça se décide même pas, c'est plus fort que tout. On est hors de contrôle quand est vraiment amoureux, j'crois bien. Mais on ne sait pas comment se poursuit leur relation après 8 ans de séparation. Le cycle vicieux va peut-être recommencer, qui sait ? Je ne l'espère pas. Et puis cette folie que Bill dégage, c'est impressionnant. Je me demandais ce qui a pu l'atteindre à ce point pour qu'il en arrive là. J'ai d'abord pensé qu'Andréas le frappait mais en fait non, c'est pire que ça. Voir son père mort, ça doit être un choc horrible et malheureusement irréversible. Ceci explique cela. Bien que toutes les personnes qui ont assisté à des actes violents ne les reproduisent pas toujours. Malgré tout ça, leur amour est beau. Malsain mais ça reste de l'amour. Les savoir si dépendants et accrochés l'un à l'autre, c'est beau. C'est passionnel entre eux, fusionnel. Et j'comprends très bien que le sexe puisse être un exutoire. Ils ne savent pas comment porter cette passion si dévorante en eux alors ils la transmettent à l'autre en faisant l'amour. C'est plutôt une bonne idée, j'ai envie de dire. Puis ça a permis à Tom de "contrôler" Bill un minimum. Concernant la mort de Georg, j'étais vraiment choquée. Bizarrement, je me doutais que Bill était capable d'aller aussi loin mais je me demande comment il a pu vivre avec ça sur la conscience malgré qu'il soit malade. Et là encore, c'est l'amour qui répond à ma question. Tout comme la réaction de Tom quand il a deviné la culpabilité de Bill. L'amour leur permet de passer au-dessus de tout ça, c'est incroyable. Voilà, j'ai sûrement oublié pas mal de trucs que je voulais dire malgré la longueur du commentaire mais j'avais absolument besoin de te dire tout ça après avoir lu. Tout ce que j'ai ressenti, mes interrogations. Tu as vraiment du talent. Je continue à lire les autres histoires. Merci en tout cas. De l'avoir écrite, cette fiction.

  • Let-I-express-me

    26/02/2010

    C'est tout simplement magnifique... j'avoue ne pas pouvoir te dire quelle fin je préfère...
    Comment as-tu pu comprendre...enfin retranscrire les sentiments... Je ne sais pas comment te dire cela...
    C'est tellement beau... Aimer a en creuver...
    Merde alors... J'en reste litéralement sur le cul... et pardonne moi pour la vulagarité de mes propos mais là... WOUAHHH...
    Clara

  • tounzig

    02/02/2010

    Bon, j'avoue, j'aime mieux cette fin-là... sauf peut-être pour le petit Bill et sa maman... mais je pense que l'autre fin était plus plausible... ils auraient aussi pu se faire soigner et suivre tous les deux... quoi qu'il en soit, une histoire qui prend aux tripes!

  • 26JUIN1992

    31/12/2009

    J'ai relit ta fic' en pensant ne l'avoir jamais lut
    Je me suis vite rendu compte que je l'avais lut, mais j'ai continué, car je savais qu'à la première lecture j'avais aimé
    & là, j'ai encore une fois, aimé.
    Cette fin est pour moi beaucoup mieux que l'autre, même si au milieu, elle est loin d'être plus belle, je dirais même que c'est pire.
    Mais j'ai aimé les deux fin
    J'ai aimé ta fic', encore une fois
    Merci <3

  • chouchou-vs-the-duchess

    12/11/2009

    c'est la plus belle fiction que j'ai pu lire
    j'ai beau la lire , la relire j'ai toujours la même émotion
    c'est un récit des plus magnifiques
    MERCI

  • MamzelleLuna

    07/11/2009

    Au moins la je ne pleure pas, je souris comme une enfant.
    Wow wow quand même. Quel amour. C'est beau.

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