[Fiction] La croisière - Chapitre 3

Il se détache direct et me regarde, encore affamé, je le pousse devant moi, appuyant mes mains dans son dos et nous dirige dans le couloir qui mène à ma cabine. Je souris bêtement quand je le vois ignorer totalement un blond l'appeler :

-Tom ! Putain, t'étais où ? Je te cherche depuis un moment ! Tom ? Tom ! Bin...Attend !

Il lève juste la main pour un salut quelconque et la baisse pour saisir la mienne. On arrive devant ma porte dans un temps record et la porte à peine refermée il m'attire de nouveau à lui en me prenant par les fesses et mes bras passent automatiquement autour de son cou. Le baiser n'est ni tendre, ni doux, ni amoureux, il est carrément brutal, violent, presque vulgaire. Nos langues bataillent fermement, se dominant à tour de rôle, jouant entre elles, nos salives se mélangent et nos c½urs battent l'un contre l'autre. C'est bon...

Mais il arrête bientôt et tend une main derrière lui pour allumer la lumière, faisant cligner nos yeux. Il me sourit et dit :

-T'es toujours partant ?

Un peu à l'ouest je réponds :

-Partant pour quoi ?

Il va pour répondre mais son regard accroche un des cadres que j'ai posé sur la table basse. Il se rapproche et le saisit, il le regarde quelques instants et se tourne vers moi, les sourcils un peu froncés :

-T'as...quelqu'un ? Une nana, en plus ?

Merde ! Georg ! J'ai failli oublier ! Il reprend :

-Ok, si t'as déjà une petite amie et que tu veux pas, je comprendrai, mais on arrête là, parce que bientôt, je vais plus pouvoir.

Je réponds un peu plus vite que je le veux vraiment :

-Non ! Je...c'est un...on est pas vraiment ensemble ! Et c'est un mec, sur la photo !

Il ouvre de grands yeux et regarde une nouvelle fois la photo. Il s'exclame :

-Ah bin c'est vrai ! J'avais pas bien vu, en même temps...on dirait pas, bref, c'est pas grave.

Il repose le cadre et se rapproche de moi. Il me caresse doucement la joue et souffle :

-Bill, on se connait à peine, je sais, mais tu me plais, vraiment. J'aimerais vraiment qu'on...si tu veux un truc sans prise de tête, histoire de se tenir compagnie sur ce...comment t'as dit ça ? Ah oui « bateau à la con », moi je suis partant.

Je tourne la tête légèrement pour embrasser la paume de la main qui me caresse et entrelace mes doigts aux siens en répondant :

-Ouais, un truc sans prise de tête avec toi me dirait assez. T'es trop...tu me plais aussi.

Et à partir de là, plus aucun mot n'est échangé. Il m'attire de nouveau contre lui et je me laisse totalement faire. Il m'enlace et sa bouche vient de nouveau se saisir de la mienne, comme sur le pont, en mieux. Le mec est doué, vraiment doué. S'il baise comme il embrasse, le voyage va être fabuleux, je me sens déjà partir. Il est définitivement bandant, clairement excitant, foutrement intéressant et il est en train de m'embrasser. La respiration qu'il lâche par le nez me gifle le visage, tout est brûlant chez lui, sa bouche, sa peau que je touche doucement en passant mes mains sous son tee-shirt, juste au niveau de son ventre, sa langue qui enroule la mienne, tout.

D'un geste rapide, j'enlève sa casquette et son bandeau, retire l'élastique qui retient ses dreads et lui me pousse encore plus contre lui, nous guidant à l'aveuglette jusqu'au grand lit dans la pièce d'à côté. Et bientôt, ses mains sur moi s'agitent plus rapidement, je me retrouve nu devant lui pendant que mes mains essaient misérablement d'ouvrir les boutons de son pantalon. Ce mec est une bombe, une putain de bombe. Pour la première fois, en couchant avec quelqu'un j'aurais peut-être pas à imaginer que c'est Georg qui est avec moi. Rien que de voir la peau hâlée de Tom suffit à m'exciter encore plus, je me sens déjà dans un état absolument lamentable.

J'ai juste descendu sa braguette et ouvert les pans de son pantalon, je dois lui laisser l'impression d'être complètement impatient parce que j'arrête de le déshabiller et glisse ma main à l'intérieur de l'ouverture pour le caresser au travers de son sous-vêtement. Une de ses mains se crispent dans mes cheveux pendant que je le touche juste avec la paume de ma main. Il me laisse faire pendant quelques secondes, m'agrippe pas la nuque de son autre main et m'embrasse dans le cou, haletant bruyamment. Puis il enlève ma main d'un coup et nous allonge sur le lit, il se met à côté de moi et me surplombe un peu et recommence de suite à m'embrasser un peu brutalement, il me mordille un peu la mâchoire, le cou, l'oreille, revient me lécher la gorge en faisant glisser ses mains un peu partout sur moi.

Putain, il me fait un tel effet...et on commence juste ! Il remonte se mettre à côté de moi et se déshabille par des gestes désordonnés, j'avance les mains pour l'aider, j'en peux déjà plus. Il garde son boxer et se tourne vers moi pour m'attirer à lui et enfoncer sa langue dans ma bouche de nouveau, il me colle contre lui en appuyant une main dans le creux de mes reins. Sa main est chaude, brûlante sur ma peau, sa bouche me dévore, je le sens très dur contre mon ventre et ça m'excite encore plus.

Je tiens tellement plus que j'arrache presque son boxer et l'envoie valser je sais même pas où. Il passe un bras dans mon dos pour me basculer sur lui et je tombe entre ses cuisses ouvertes. Il fait chaud, très chaud, on halète tous les deux, la tension est à son comble et son corps glisse presque contre le mien, sa peau m'électrise et je sens ses mains un peu partout sur moi, dans mes cheveux, dans mon dos, sur mes fesses, partout. Il pose ses mains de chaque côté de mes hanches et enfouis le bout des doigts sous l'élastique de mon sous-vêtement, me faisant gigoter d'impatience et grogner dans sa bouche. Enfin, il abaisse d'un coup le dernier tissu encombrant qui nous sépare et maintenant que je suis nu sur lui, entre ses jambes, on peut enfin passer aux choses plus sérieuses.

Je pose mes avant-bras de chaque côté de sa tête et commence à me frotter sur lui, nos sexes se rencontrent et se branlent mutuellement et putain, c'est meilleur que tout pour l'instant. D'un coup de hanche il nous retourne et le voilà sur moi, les mains enfouies dans mes cheveux, la bouche qui me mange littéralement la gorge, à s'agiter sur moi. Je respire difficilement, j'accompagne ses coups de bassin, je caresse et griffe presque tout son dos et lui, à chaque coups de rein qu'il donne, il rejette la tête en arrière, les yeux révulsés, en se mordant la lèvre.

On en peut plus tous les deux, en tout cas moi je veux plus attendre, je veux le sentir en moi, maintenant ! Il est encore en train de me mordiller le cou quand je le sens remonter la bouche jusque mon oreille qu'il taquine du bout de la langue et je l'entends me souffler :

-Bill...Bill, t'as...t'as ce qu'il faut ?

Quoi ? Il faut quoi ? Oh merde ! Putain, je viens de comprendre...Il est en train de me demander si j'ai pas des capotes et du lubrifiant. Merde ! Bin, non, chéri, j'ai pas ça sur moi, j'avais pas prévu de te rencontrer, toi, sinon tu peux être sûr que j'aurai pris un très gros stock ! Il se stoppe d'un coup quand il voit que je réponds pas et que je me suis un peu raidi et ouvre des yeux hagards, vitreux, embués encore du plaisir qu'il semblait ressentir pour me redemander :

-Hein ? T'as des...T'as pas de préservatifs ?

Je soupire un bon coup et réponds :

-Non, j'en ai pas emmené.

J'adore la tête qu'il fait, ça a l'air de le faire chier un max et en même temps, il regarde partout comme si y a une capote qui pouvait sortir de nulle part et sauter sur le lit à côté de nous pour nous sauver la mise. Ça m'a refroidi, du coup. Parce que, merci bien, il est super bandant et tout, il a l'air de savoir s'y prendre mais si c'est un gars habitué aux « trucs sans prise de tête », il doit coucher pas mal, et moi sans protection, hors de question. Mais je peux vous dire que ça m'emmerde, hein, ça m'emmerde bien ! On se regarde encore quelques secondes et je lui dis :

-Bon, ok, vaut mieux qu'on arrête-là, alors parce que si j'en ai pas et que t'en as pas non plus, on fait rien. Tant pis.

Inutile de préciser que ça m'est pratiquement impossible de lui dire ça, je suis tellement excité, je suis encore en train de trembler sous lui, j'allais presque jouir rien qu'avec nos frottements et là, on se retrouve à devoir tout arrêter parce que ni l'un ni l'autre sommes « équipés » ! Je vais pour me relever mais il me repousse contre le matelas d'une main, et de l'autre il bloque mes deux mains au-dessus ma tête, il plonge dans mon cou et vient suçoter ma peau pendant que je l'entends souffler :

-Attends...on peut...j'ai une idée...on couchera pas, mais je peux quand même te donner beaucoup de plaisir, Bill...attends, tu vas voir...juste, laisse-toi faire...

Lui aussi a l'air dans le même état que moi, il ne veut pas, ni ne peut arrêter ! Et putain, même si j'avais voulu dire non, pas moyen, je perds de nouveau la tête, il me lèche de partout, m'embrasse, mordille plus ou moins fort chaque parcelle de peau qui passe sous sa bouche et ça me rend totalement fou, je fais que gémir et gémir encore. Il y a rien de tendre entre nous, tous nos gestes sont empressés, désireux, rapides, presque brutaux, tout reflète bien l'état d'excitation extrême dans lequel nous sommes. Il ne fait que soupirer, respirer fortement, et quand son regard croise le mien je peux noter qu'il est noir, intense, rempli de désir. Il descend de plus en plus bas sur mon ventre et arrive bientôt à hauteur de mon sexe qui est devenu douloureux à force d'attente et surtout très sensible à force de frottement.

Il pose ses deux mains à l'intérieur de mes cuisses pour les ouvrir un peu plus et aspire mes bourses dans sa bouche. Là, j'ai définitivement perdu la tête, il les suce, les aspire, les lèche, les titille de la langue et moi je peux que gémir plus fort. Il donne un très lent coup de langue appuyé sur toute ma verge et là, j'arrache carrément les draps du matelas. Il continue de me lécher délicieusement le sexe, évitant le gland, mêlant plaisir intense et frustration extrême, me fait hurler sans retenue et me tortiller sans aucune pudeur. Il finit par se relever et se mettre assis en tailleur, me prenant assis sur lui, mes jambes nouées dans son dos. Je sais pas comment je fais, je m'écouterai que je m'empalerai directement sur lui, j'ai vraiment trop envie, putain de capote !

Il tire sur mes cheveux, fait pencher ma tête en arrière et recommence à suçoter mon cou, il laissera certainement une marque, j'ai bien l'idée de protester un peu mais j'oublie toute résistance quand sa langue et sa bouche continuent de jouer sur ma peau.

Il avance deux doigts, les pose contre mes lèvres et ordonne d'une voix rauque :

-Suce...

Putain, il aura pas besoin de me le dire deux fois, je saisis vivement ses doigts dans ma bouche, les suce fiévreusement, mes yeux toujours plongés dans les siens et quand il les retire, il passe son bras dans mon dos et descend la main directement entre mes fesses. J'ai fermé les yeux très fort et me mords la lèvre et de suite, je sens un de ses doigts me pénétrer, faire quelques allers-retours et il rajoute bientôt le second doigt. J'ai un peu mal, mais c'est vraiment léger à côté de tout ce qu'il me fait sentir. J'ai accroché mes mains à ses épaules et je le sens jouer en moi, me tirant des hoquets bruyants de plaisir, pendant qu'il tient l'arrière de ma tête de sa main libre et m'embrasse à me couper le souffle.

Il continue de me pénétrer de ses doigts et moi, j'ai la gorge sèche de trop haleter, ma respiration est rapide, on transpire encore plus, je laisse échapper quelques involontaires « Tom... » et d'un coup je sens un grand éclair de pur plaisir qui me fait trembler au-dessus de lui. Il vient de trouver mon point de plaisir et s'amuse à le frôler juste pour me frustrer. J'ai passé maintenant mes bras autour de son cou et on se fixe, le regard plongé dans celui de l'autre, il s'amuse de me voir gigoter sur lui, pour que ses doigts atteignent de nouveau cet endroit qui m'a fait presque mourir de plaisir. J'oublie alors toute pudeur, toute timidité, et je m'empale moi-même sur ses doigts, bougeant le bassin en de petits cercles pour l'obliger à me toucher bien, à me toucher mieux. On se regarde toujours et je le vois me faire un petit sourire en coin qui lui donne un air totalement pervers mais qu'est-ce qu'il est encore plus sexy comme ça !

Et de nouveau, il appuie fort sur ma prostate, me faisant cambrer contre lui et pousser un grand cri pendant que j'ancre mes ongles dans sa peau et il répète le même geste, j'en pleure presque dans son cou. Je me sens tout proche, j'ai jamais été aussi dur, j'ai jamais ressenti autant de plaisir, avec personne. Je me rends compte de son état lamentable aussi quand j'entends qu'il gémit aussi bruyamment pendant qu'il bouge ses doigts en moi. Je lui attrape le visage de mes deux mains et lui lèche sensuellement les lèvres, continuant de m'empaler sur ses doigts, couinant de plaisir et je l'entends alors me dire la voix serrée :

-Bill...T'es tellement bandant...à prendre du plaisir comme ça ! Putain, Bill...T'imagine même pas à quel point...à quel point j'ai envie de te la mettre !

Moi c'est ça qui m'excite encore plus. Plus que ce qu'il me fait, son excitation à lui me tue littéralement. L'entendre gémir aussi fort parce qu'il me fait du bien, le voir se retenir si visiblement de me prendre, voir toute sa lutte morale et surtout l'envie dans ses yeux, ça me chauffe comme pas possible ! Je remue encore un peu sur lui et lui dit, en prenant mon ton le plus provoquant et lui fait mon regard le plus lubrique pour lui dire :

-Et toi, Tom, tu peux même pas imaginer à quel point j'ai envie que tu me la mettes !

Il pousse un énième gémissement et retire d'un coup ses doigts, m'attrape par les bras pour me retirer de sur lui et me retourne aussi sec pour se coller dans mon dos. J'avoue que là, je flippe un peu, j'ai dû trop le provoquer, il va quand même pas me prendre sans capote, hein ? Parce que le pire, je me sens prêt à me laisser faire... Mais il doit sentir ma réticence, même si l'idée de lui en moi me fait presque jouir, et il vient embrasser ma nuque et me murmurer :

-T'inquiète, on fera rien de plus que...rien de plus que ça...

Il pose une main dans mon dos et me penche un peu contre la tête de lit, même si on est encore tous les deux à genoux. Il vient se coller à moi et je le sens pousser son sexe humide et dur entre mes cuisses pendant qu'il me tient par les hanches. On pourrait croire qu'il me pénètre mais il se contente de se masturber entre mes jambes. Et putain, c'est plus que bon ! Il pousse plusieurs fois entre mes cuisses et je suis son mouvement en frottant mes fesses contre lui, en ondulant contre lui et je l'entends gémir longuement, très fort, pendant que ses mains s'accrochent encore plus à mes hanches.

Il mordille ma nuque, mes épaules, mon cou, lèche encore ma peau qui frissonne violemment, ses mains passent et repassent sur tout mon buste. Puis il remonte un peu les mains et attrape mes tétons entre ses pouces et index pour les pincer un peu fortement, me faisant crier de douleur et de plaisir mêlés. Je sens son corps moite cogner contre le mien, sa respiration est brûlante dans mon cou, son souffle est saccadé contre mon oreille, ses gémissements me rendent fous, surtout quand à ses halètements, il mêle des petits « Bill...Oh, putain, Bill... ».

Il remonte une main sur mon visage et me le caresse de façon désordonnée, pendant que son autre main descend plus au sud, caresse mon ventre qui se contracte et empoigne alors mon sexe. Putain, à force, il va me tuer, jamais j'aurais crû que baiser sans se faire pénétrer puisse être aussi bon ! Jamais j'aurais cru qu'un tel plaisir puisse exister, et là, il me le donne comme personne ne l'a jamais fait avant. Sa main me pompe vigoureusement et il me caresse toujours le visage. Je tourne un peu la tête sur le côté et happe deux de ses doigts dans ma bouche, les suçant sensuellement, avec force aussi, à la même vitesse que sa main bouge sur mon membre. Il est collé tout contre moi, son pénis glisse entre mes jambes humides de son liquide séminal et je le sens trembler contre mon dos pendant qu'il halète sévèrement à mon oreille :

-Bill, putain...Tu me tues...

Je sens l'orgasme arriver, mais j'en veux plus, bien plus, il me pénètre pas et pourtant rien qu'avec ce qu'il me fait, il est déjà si doué, je peux pas m'empêcher de passer un bras au-dessus de mon épaule et agripper sa nuque pour que sa tête soit suffisamment proche de ma bouche. Je mordille le lobe de son oreille et finis par lui souffler, à bout de force, à bout de souffle, trop excité :

-Tom...Prends-moi, vas-y, baise-moi, je suis clean, tant pis pour la...haaaan...tant pis pour la capote, prends-moi !

Il continue de pousser entre mes cuisses et semble hésiter un instant. Puis il répond :

-Non...mais je te jure, la prochaine fois, Bill, je te jure...Mmmmmh....t'y...t'y passe !

J'élève un peu la voix, exaspéré :

-Bon sang, j'en peux plus ! Je veux te sentir en moi, Tom !

-Non. Mais tu vas jouir, tu vas jouir comme jamais, rien qu'avec ce que je te fais...

J'écoute déjà plus ce qu'il dit, il monte et descend sa main sur moi, il serre un peu mon sexe, passe le pouce sur mon gland devenu hyper sensible, je manque plusieurs fois fléchir des genoux mais il me retient fort contre lui. On continue de se frotter, bougeant ensemble, gémissant plus fort, je sens mon corps se raidir, il me touche toujours de façon experte, étalant encore le liquide qui s'échappe de mon gland, me faisant trembler encore plus et moi, je penche un peu plus vers l'avant et agrippe le montant du lit des deux mains pour cambrer le dos et pour pouvoir le prendre un peu mieux entre mes jambes, à défaut de pouvoir le prendre en moi.

Je l'entends siffler entre ses dents dans mon dos, je tourne la tête et la vison m'est presque insupportable, il a les yeux fermés, la tête un peu rejetée, sur sa gorge une goutte de sueur glisse, jusqu'à dévaler son torse, sa bouche est entrouverte et il se lèche les lèvres régulièrement. Il ouvre les yeux, croise mon regard et se mord la lèvre inférieure, là où se trouve son piercing, le regard fiévreux. Et je tourne la tête, la position n'était pas trop confortable. Il me faut une énorme volonté mentale pour ne pas me mettre à le supplier encore de me prendre. Ou de me laisser le prendre. Il me fait trop d'effet ! Le plaisir évident qu'il ressent est tellement visible, que ça décuple encore plus le mien, sa main continue de m'infliger ces douces tortures, pompant sans relâche, s'arrêtant juste pour descendre un peu et attraper mes bourses et les malaxer doucement, il glisse même deux doigts et appuie un peu sur mon périnée, zone très sensible, m'excitant encore et toujours plus si c'est possible.

Et il fait d'un coup une chose encore plus vicieuse mais encore plus jouissive pour moi, il profite du fait que je suis penché un peu pour enfourner deux doigts à l'intérieur de moi et trouve de suite ma prostate sur laquelle il appuie, pendant qu'il me masturbe toujours avec ferveur. J'ai plus aucune pensée cohérente, j'ai même l'impression d'avoir joui et remarque avec étonnement que ce n'est pas le cas.

Dans toute la chambre les seuls bruits qui résonnent sont nos gémissements qui se ressemblent et se confondent, et nos prénoms soufflés comme une douce litanie. Et moi, je sens un feu gronder à l'intérieur de moi, un brasier s'allume dans mon ventre et tourmente tout mon intérieur. L'orgasme monte, de plus en plus fort, je me mets à supplier d'une voix pleurnicharde :

-Haaaaaan....Tom, finis-moi ! Je...je vais...Tom, je suis proche, je vais jouir !

Il accélère les mouvements sur mon sexe, dans mes fesses et la cadence entre mes cuisses. Il vient mordiller encore un peu mon cou et moi je m'accroche un peu plus à sa nuque d'une main, pendant que l'autre est posée sur sa cuisse, mes doigts de plus en plus crispés dans sa peau. Il me murmure à l'oreille :

-Viens...Jouis, Bill...Vas-y, jouis...avec moi...

Il attrape le lobe de mon oreille entre ses lèvres et le suce. Sa main qui s'agite sur mon sexe, sa bouche qui me lèche et me suce, la tension ressentie depuis le début, mon excitation violente et intense, notre position, tout ça finit par avoir raison de moi et je me cambre contre lui, tous mes muscles raidis et jouis dans sa main en criant son prénom. Lui-même n'est pas en reste puisque je sens de suite son sexe pulser et son humidité vient souiller l'intérieur de mes cuisses pendant qu'il crie aussi des « Putain...Bill...putain ». Il continue de me caresser encore un peu, ralentissant le rythme, et de sa main souillée étale ma semence sur tout mon sexe et remonte pour l'étaler aussi sur mon ventre.

On peine à retrouver une respiration normale, toujours emboités, toujours à genoux, sa main propre me caresse le bras et sa bouche dépose quelques petits baisers tendres dans ma nuque et sur mon épaule. Je finis par me retourner et dépose un baiser sur ses lèvres, puis un autre encore, passant mes bras autour de lui et nous allongeant pour continuer de nous embrasser encore, c'était tellement bon, sa bouche est tellement bonne, il m'a fait tellement de bien ! Il m'a fait grimper aux rideaux, même plus haut ! Et c'est vrai, j'ai jouis comme jamais j'avais jouis auparavant ! Entre deux baisers, étonnamment doux après l'intensité presque brutale qu'on vient de vivre, il rit doucement et me dit, avant que je l'interroge sur sa soudaine hilarité :

-Punaise, imagine ce que ça aurait donné si on avait eu un préservatif !

Je ris doucement moi aussi et acquiesce :

-Ou DES préservatifs, Tom ! DES ! Parce que si tu t'y prends comme ça, va nous en falloir plusieurs, faut qu'on remette ça ! C'était...

J'essaye de trouver un mot pour qualifier ce que je viens de ressentir mais reste con, je trouve pas ! Il sourit et me dit simplement :

-Ouais, t'as raison, pour moi aussi « c'était » ! Et t'inquiète, j'ai des boîtes dans ma chambre, et même si j'en avais pas eu, j'aurai été en chercher à la nage s'il le faut ! On remettra ça !

Il vient m'embrasser doucement et répète contre ma bouche :

-Faut absolument qu'on remette ça ! C'était trop bon, t'es tellement sex que c'est presque incroyable ! Tu m'as chauffé comme jamais ! Bon, je m'habille et je vais te laisser, ok ?

J'hoche la tête, encore étourdi de mon puissant orgasme, un peu pressé quand même d'aller prendre une douche. Il disparaît un instant dans la salle de bains pour se laver les mains, il doit certainement avoir mon sperme encore partout. Il revient, je le regarde s'habiller et il s'avance juqu'au lit pour se pencher sur moi et m'embrasser de nouveau. Puis, il se relève et me dit :

-J'y vais. On se voit demain matin, pour le pti déj ?

-Ouais, ok. Je te raccompagne pas, je suis crevé !

Il éclate de rire et secoue la tête :

-Ça ira, t'en fais pas ! Allez, je te laisse, à demain !

On se sourit une dernière fois et il sort, me laissant avec mes pensées. Je finis par me lever moi aussi pour prendre une douche rapide et après avoir enfilé un boxer propre et essayé de remettre un peu d'ordre dans les draps, je me recouche. Je revis ce qu'il vient de se passer et me sens sourire bêtement. Putain, que c'était bon !

Et peu à peu, le sommeil me gagne, ma dernière pensée me fait brusquement rouvrir les yeux, pour les refermer aussitôt...J'ai pas pensé à Georg une seule fois pendant que Tom était là...

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Comments :

  • chaos87th

    08/08/2011

    Eh ben, c'est bien que Bill n'ai pas pensé à Georg. Je préfère que ça soit Tom que Georg. lol
    Mais quand on voit comme c'était puissant sans pénétration, j'imagine même pas ce que ça aurait été s'il y avait eu.

  • Pucca97217

    14/09/2009

    XD il à pris Georg pour une fille.
    Bill on s'en fout de Georg prend ton pied.
    Et MERDE ya toujours un truk.
    Ils sont impatient tout les deux et c'est juste trop bien.
    MaisTom t'en avait dans ta chambre t'aurait dut courir nu dans les couloirs pour aller en chercher .

  • BillKaulitzBlogfic

    22/08/2009

    Génial encore. Bon je continu. XD

  • Thunderbolt-Real-Ya0i

    11/07/2009

    Georg partout XD
    Super pour Tomi tiens

  • Zerstorerische-Ferien

    04/05/2009

    Putain de lemon !!!
    Limite j'en baver *_*

  • tom-th-tom

    22/03/2009

    eh ben ils sont en forme xD

  • nirvana-angel83

    16/03/2009

    domage qu'il n'y ai pas de sentiments ,du moin pour le moment ^^

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