[Fiction] La croisière - Chapitre 4

J'ouvre un peu les yeux, les clignant plusieurs fois, et essaye de me souvenir où je suis, quel jour on est et ce que je dois faire aujourd'hui. Ah oui ! La croisière...La croisière et surtout Tom, hier soir. Des images de la veille m'arrivent brutalement et je souris comme un idiot. En me tournant sur le côté, mon regard tombe sur un des cadres avec la photo de Georg que je saisis pour regarder de plus près. Il est beau, vraiment beau...Je le veux depuis tellement longtemps...Je me demande s'il pense un peu à moi, s'il se demande où je suis passé, s'il va être triste de voir que je suis pas à sa soirée de la St Sylvestre ? Faut absolument que je lui parle quand je rentre, faut qu'il sache de ma bouche que j'aimerais faire quelque chose avec lui, je peux pas continuer comme ça, à fantasmer sur lui de loin, espérant qu'il se bouge. Parce que même s'il a l'air de se bouger un peu plus, ça va pas encore assez vite à mon goût.

Et pendant que je fixe encore son visage sur la photo, un autre visage s'impose à moi, celui de...Tom. Pourquoi ? Pourquoi maintenant ? Certainement parce que hier soir, c'était fabuleux ! La perfection ç'aurait été Georg avec le talent au lit de Tom...putain ! Mais pour le moment, j'ai au moins Tom pour m'amuser un peu pendant la croisière, ça devrait aller. D'ailleurs, on avait pas dit qu'on se rejoignait pour le petit déjeuner ? Tiens, ça motive, d'un coup !

Une bonne heure et demi après, je suis enfin prêt et en route pour le restaurant. Quand je passe la porte de la salle luxueuse, j'aperçois immédiatement Tom qui est installé à la même table que hier soir. Il me regarde m'avancer vers lui en souriant et je sais pas pourquoi je sens mes joues brûler. Putain, voilà ! Je suis sûr que je suis en train de rougir comme une collégienne ! Je le sais parce que son sourire s'agrandit et il a de la malice dans les yeux ! Salaud, va, ris bien !

Je m'installe en face de lui en le saluant vite fait et note qu'il a fait apporté une deuxième tasse, déjà. A un moment, il se penche un peu vers moi et souffle :

-Alors ? T'as récupéré depuis hier soir ?

Je me doutais bien qu'il allait me sortir un truc du genre ! Je fais semblant de touiller un peu mon café et réponds sans le regarder :

-Oui, oui ! Et toi ?

Il me regarde longuement, les yeux brillants et chuchote :

-Ouais. Mais j'ai eu du mal, je serai bien revenu, moi...

-Revenu ? Revenu où ça ?

-Dans ta chambre ! Te voir ! Continuer ce qu'on a commencé...mais cette fois, aller jusqu'au bout !

Je sais plus quoi répondre. J'ouvre la bouche pour dire quelque chose, n'importe quoi, mais rien ne sort. Il me fixe toujours avec son petit sourire en coin, attendant ma réponse qui ne vient pas. Et ce qu'il rajoute grandit mon malaise, je suis sûr qu'il le fait exprès :

-T'as été bien prêt de te laisser prendre sans protection, toi, hier soir !

Putain, il a besoin de me le rappeler ? Je dois être rouge vif maintenant ! Il croit que j'ai oublié comment je l'ai supplié, à un moment ? Je lui lance un regard furieux et siffle entre mes dents :

-Tom ! On...on peut changer de conversation ?

Il rit et hausse les épaules :

-Si tu veux. Pourquoi ? Je te mets mal à l'aise ?

Je dois avoir l'air complètement hystérique parce que j'entends ma voix qui s'élève :

-Non, c'est pas...

Je reprends alors plus bas :

-Je...je suis pas mal à l'aise, mais c'est ni l'endroit, ni le moment, Tom !

Il rit un peu plus et choisis un petit pain dans la corbeille, en disant nonchalamment :

-Ok, on en parlera plus tard, si tu veux. Moi, j'ai juste remarqué que t'as voulu que je te prenne sans-

Putain, quel con, je le savais, il fait exprès, je l'interromps brusquement :

-Tom ! Tu t'arrêteras pas, hein ?

-Ok, ok, j'arrête !

Pendant quelques secondes, plus personne ne parle. Puis il dit alors :

-De toute façon, maintenant, je sors plus sans une boîte entière dans la poche, donc...

Je gémis de honte et d'exaspération mélangées, ce type est incroyable ! Mais je refuse de lui faire le plaisir de lui montrer mon malaise encore plus et décide de rentrer dans son jeu. Je lui dis donc, d'un ton complice, avec un petit sourire :

-Et bin j'espère qu'il y en a pleins, dans ta boîte...on va en avoir besoin ! Et je vais pas te supplier longtemps, hein...

Ah, ah ! Maintenant, c'est lui qui reste sans voix. Je décide d'enfoncer le clou et me fait encore plus provocant :

-Tu as promis que la prochaine fois, j'allais y passer ! On commence quand ?

Voilà, je t'ai cloué le bec, mon salaud ! Tu pensais que j'allais me laisser emmerder longtemps ? Tu rigoles moins ! Il me regarde, bouche bée, le petit pain et le couteau toujours en suspension dans les mains. Attends, faut que je trouve encore mieux...Ah, ça y est :

-Parce que plus vite on commence, mieux c'est, pour moi ! Tu m'as l'air très doué !

J'avance la main sur la table pour effleurer la sienne et lui dit, tout bas, le regard accroché au sien :

-J'avais jamais joui comme ça, avant...hum...rien qu'à l'idée j'ai-

Il me coupe, la mâchoire contractée :

-Bill, arrête...

Implacable, je continue :

-Rien qu'à l'idée, j'ai une trique d'enfer, je te dis même pas !

Il a pas l'air fâché, il a l'air...je sais pas...mais il a l'air fasciné, il répète :

-Arrête...

Je me lèche la lèvre inférieure et avance la jambe sous la table pour frotter la sienne doucement et récite, doucement, sensuellement :

-Huuuummm...ta bouche sur moi, Tom...tes mains, tes doigts...sur moi...en moi...haaaaan ! Toi entre mes cuisses...tu t'en rappelles ? Dis-moi que tu t'en rappelles, c'était tellement bon...

Il a le regard qui noircit encore plus et j'ai bien envie d'éclater de rire. Mais dans tout ça, je me laisse prendre à mon propre piège, je peux pas m'empêcher d'imaginer ce dont je lui parle et putain, je commence à bander pour de bon ! Et d'un coup, il se lève, manquant de bousculer la table et renversant presque la chaise et me lève sans effort en me tirant par le bras. Avant que j'ai eu le temps de protester il m'entraîne après lui en grondant :

-Putain, Bill, tu l'auras voulu ! Suis-moi !

On marche pas, là, on court presque ! Enfin, lui nous fait courir. J'ai été trop loin je crois ! D'ailleurs, il me le fait bien savoir :

-Tu devrais pas me chercher comme ça !

Puis il s'arrête d'un coup et me plaque contre le mur, écrasant son corps contre le mien, appuyant avec force son entrejambe contre moi pour me faire sentir à quel point il est dur. Et pas qu'un peu, non, bien au garde à vous !

-Tu sens ? Déjà, quand t'es entré, j'ai commencé à bander, et là...alors crois-moi, tu vas me le payer !

Il s'empare de ma bouche avec ferveur et manque me faire défaillir avec un baiser, mais un qui a un b majuscule, hein, pas un petit bisou mignon et gentil, même pas un qui serait fougueux, mais un qui est carrément féroce, limite sexuel ! Non, carrément sexuel ! Il appuie un peu plus son bassin contre le mien et se frotte légèrement à moi, j'avance une main dans son dos pour le plaquer un peu plus contre moi et nos gémissements se perdent dans nos bouches. Je casse le baiser pour venir lécher sa gorge et continue mes provocations, là c'est involontaire, je peux pas m'empêcher de parler :

-Prends-moi...prends-moi, Tom...avec ou sans capotes, là contre ce putain de mur, dans le couloir, ou allons dans ma chambre, je sais pas mais fais quelque chose, et vite !

Il recule un peu pour pouvoir poser sa main sur mon sexe à travers mon pantalon et me caresse d'une façon insistante, m'excitant encore plus :

-On y va...on y va...je t'aurais bien pris contre ce mur, ouais ! Putain, qu'est-ce que tu peux m'exciter, toi !

J'agrippe sa nuque d'une main pour l'attirer de nouveau à moi et lèche ses lèvres en soufflant :

-Apparemment je t'excite pas assez, on est encore là ! Allez, dépêche-toi, si tu veux pas que je me finisse à la main devant toi, là, comme ça, ou que je jouisse dans mon pantalon !

Il gémit plus fort et revient m'embrasser, putain que c'est bon ! J'avais presque oublié ce que sa bouche savait faire ! Elle me lèche, m'embrasse, me dévore, pendant que je le tiens contre moi, les mains plaquées sur ses fesse que je pétris à travers le tissus épais. Puis il se détache d'un coup et essaie de reprendre sa respiration en me tirant de nouveau par la main :

-Allez, on y va ! Parce que je suis pas loin de te...

Et de nouveau, nous voilà presque en train de galoper dans le couloir, heureusement que ma chambre n'est plus très loin. Mais on va pour tourner à droite quand on est stoppé par une voix grave :

-Oh, Tom ! Justement, je te cherchais !

On s'arrête net et on se tourne vers la voix qui nous interpelle, l'homme est un peu âgé et porte un uniforme marin, bien-sûr ! Il s'avance vers nous avec un grand sourire :

-Tu vas où comme ça ?

Il se tourne vers moi et me salue en me tendant la main :

-Bonjour, jeune homme, je suis le père de Tom !

Merde ! Sous la surprise, j'enlève ma main de celle de Tom qui fait comme un geste agacé et réponds rapidement à son...père :

-Oh ! Euh...papa, je...j'allais...

Il cherche un truc à dire, si j'étais pas aussi confus, je rirais bien. Et apparemment, il trouve un truc vite fait à répondre à son père :

-J'allais emmener Bill visiter la salle des machines.

Le visage du père s'éclaire et il s'exclame :

-Oh ! Quelle bonne idée ! Et bien, suivez-moi, je vais venir avec vous !

Si j'étais pas aussi excité, j'en rirais encore plus ! Tom a la figure complètement décomposée, il doit regretter son idée merdique, maintenant on va devoir y aller ! Il tente de dissuader son Capitaine de papa de venir avec nous :

-Oh, ça va, papa, t'inquiète pas ! On...va pas te déranger pour ça, je connais, je vais lui faire visiter les lieux, t'en fais pas ça-

Le papa le coupe :

-Non, ça me dérange pas ! Au contraire, j'ai une bonne heure de libre devant moi, là.

Il se tourne vers moi :

-Allons-y jeune homme, euh...Bill, c'est bien ça ?

J'hoche la tête et le suis en direction de la...salle des machines. A côté de moi, Tom fait franchement la gueule. J'ai bien envie de rire, mais ça me fait chier aussi, on était sur le point de passer un autre moment fabuleux. Le père m'interroge un peu en chemin et s'arrête un instant pour parler avec un homme. Je profite pour me tourner vers Tom et féliciter son heureuse initiative :

-Super, Tom. Bien joué !

Il me répond en grognant :

-Bien joué quoi ? J'ai dit le premier truc qui me passait par la tête ! Je pouvais pas prévoir qu'il allait venir !

Je jette un ½il à son père et m'approche de Tom pour lui chuchoter :

-Je bandais comme un malade, là...J'étais prêt à te laisser me faire tout ce que tu veux...

-Arrête...

Il a murmuré aussi, mi-furieux, mi-excité, de nouveau. J'adore voir comment je peux le faire mousser rapidement. Attends, tu vas voir ! Je vais te chauffer tout le long, tu vas plus savoir ni comment tu t'appelles, ni où tu es ! T'auras plus qu'une envie, c'est de me sauter dessus ! Je me fais la promesse intérieure de l'emmerder un max pendant la visite, on va bien rire !

L'homme prend congé du Capitaine et c'est parti pour la visite. On y arrive et déjà, avec un grand enthousiasme, le père me montre différentes machines, m'explique à quoi ça sert sans remarquer à quel point j'en ai rien à foutre. Je mate dès que je peux son fils qui évite mon regard. Ah non ! Ça, tu peux pas ! Comment tu veux que je te chauffe si tu me regardes pas ?

Il y a beaucoup de bruits partout autour de nous, Tom m'évite presque comme la peste, attend toi, tu crois que je vais te laisser m'ignorer comme ça ? C'est mal me connaître ! Je profite d'un moment où le Capitaine a le dos tourné pour m'approcher de lui, dans son dos et glisse furtivement une main sur sa taille et je dépose un baiser léger dans son cou. Il sursaute et se tourne vers moi, le regard allant rapidement de son père à moi qui lui lance un grand sourire. Puis, avant qu'il ait le temps de dire quoi que ce soit, je recule et vais près de son père qui parle toujours non sans lui lancer un clin d'½il. Il est assez interloqué mais a l'air amusé quand même. Attends, t'as pas encore tout vu...

Et pendant quelques instants je fais que ça, je passe à côté de lui, je l'effleure, je le frôle, je le touche dès que possible, je lui lance des regards enflammés, je me lèche les lèvres d'une façon provocante dès qu'il me regarde et au fur et à mesure, je vois son regard noircir. On continue la visite, le papa parle toujours autant, sans remarquer qu'il est le seul à s'écouter, et Tom marche à ma hauteur et me chuchote :

-Bill, tu joues à quoi, là ?

Je fais l'innocent et réponds, prenant ma voix la plus étonnée :

-Moi ? A rien ! Pourquoi ?

-Ouais, c'est ça, tu crois que je comprends pas ce que t'essaies de faire ? Arrête ça, tu commences à me faire bander !

L'occasion est trop belle, ça c'est un truc que tu devrais pas dire devant moi, toi, t'es fou ? Je vérifie que « papa » est toujours en train de monologuer et qu'il nous voit pas et je pose une main sur l'entrejambe du fifils trop bandant en susurrant :

-Montre ? Putain, c'est vrai, t'as déjà une longueur d'avance sur moi, toi !

Il repousse ma main et gronde :

-Bill ! Tu veux que mon père nous voit ?

-Et alors ? Je lui dirai à quel point son fils m'excite, il aimerait pas ?

Tom sourit et oublie de repousser ma main qui le caresse de nouveau, à travers son pantalon. Et là, j'avoue que moi aussi j'ai bien du mal à résister, il est dur sous ma main et je dois l'être tout autant ! Je retire ma main au moment même où le cher monsieur se tourne vers nous pour voir une réaction intéressée à un truc immonde qu'il nous montre et je lui souris alors, Tom aussi. On continue d'avancer et à un moment, on s'arrête parce qu'un autre homme s'avance rapidement vers nous pour parler au Capitaine et lui montrer une feuille de papier. Le papa lit et se tourne légèrement vers nous pour nous dire :

-Excusez-moi un instant, je reviens.

Et il suit l'homme pendant que, sans que je m'y attende, Tom ouvre une porte derrière moi, c'est une petite pièce, comme une petite remise, et me pousse à l'intérieur, nous enfermant tous les deux :

-Putain, toi, tu m'as trop cherché !

J'éclate d'un rire qui est vite étouffé par sa bouche qui se pose brutalement sur la mienne, me faisant reculer contre quelque chose comme un mur. Pendant quelques secondes j'oublie tout, la date, mon nom, le lieu...juste sa langue qui me caresse de l'intérieur et sa bouche qui joue avec la mienne sensuellement, m'excitant terriblement. Puis je sens qu'il attrape une de mes jambes et la lève contre sa hanche, la tenant par l'arrière du genou et il commence à donner quelques coups de bassin contre moi, ça me fait haleter, et voilà salaud, t'as gagné, dans quelques secondes tu vas encore m'entendre te supplier...Putain, depuis que je le connais j'ai l'impression de ne savoir faire que ça, supplier pour en avoir plus.

Je me mords la lèvre, les yeux fortement fermés, me concentrant à fond pour éviter que quelques conneries sortent de ma bouche, parce que vraiment, là, je suis pas loin d'en dire, des imbécilités, mais c'est difficile de se taire, surtout quand sa bouche me dévore le cou comme actuellement. Et...quoi...attends...il a ouvert mon pantalon, j'ai rien senti, il a ouvert ma ceinture, baissé ma braguette, sans que je m'en rende compte, bien joué mec, j'aurai pas à te supplier finalement, tu vas me donner tout ça bien gentiment...

Il s'écarte brusquement de moi et baisse un peu la tête pour continuer de défaire mon pantalon et d'un coup glisse à genoux devant moi. Il continue d'abaisser jean et boxer sur mes chevilles et je suis encore plus excité par ce qui va suivre. Il entoure mon sexe d'une main et commence à me caresser, les yeux me fixant sans cesse, toujours avec son putain de petit sourire en coin. Et sans que je m'y attende, il avance la tête et donne un grand coup de langue sur toute ma longueur. Là, le gémissement que je pousse n'a rien de masculin, croyez-moi. Avec étonnement, je le vois s'installer un peu mieux sur ses genoux pour...poser sa bouche sur mon gland. On avait dit « pas sans capote » ! J'ai même pas l'idée de râler, faudrait être con de le faire, là, parce que sa bouche commence de suite à faire quelques merveilles. Il monte et descend la tête sur moi, je me retiens à peine de ne pas donner quelques coups de reins dans sa bouche. J'ai une main posée sur sa tête et l'autre qui cherche un truc à lequel m'accrocher, y a rien, à part le mur. J'appuie ma tête contre et ferme les yeux pour apprécier un peu plus les caresses buccales qu'il me fait, c'est tellement bon, là aussi il est diablement doué. Je le sens m'aspirer, suçoter mon gland, sucer encore et encore et putain, je me sens proche.

Je me sens trembler, j'ai l'impression que mes jambes ne me portent plus, je suis au bord de l'extase quand...d'un coup je sens...plus rien ! Plus rien à part l'air qui frappe mon pénis humide de sa salive. Eh ! Elle est où la bouche chaude qui me travaillait, là ? Il me faut quelques secondes pour réaliser et quand je comprends enfin il est debout, en train de me sourire. Je reste comme un con et ouvre la bouche pour l'engueuler mais il me tourne le dos et sort. Je me suis fait avoir, comme un bleu. Là, je suis tellement énervé que j'ai envie de gueuler, dans ce réduit minable. J'ai l'air de quoi, les pantalon et boxer aux chevilles, la queue à l'air, la gueule grande ouverte ? Et putain, oui, ça fait mal, j'allais presque jouir, là !

Je remonte tous mes vêtements en vitesse, bien décidé à aller engueuler cet enfoiré et sort vivement de la pièce. Personne, dehors. Puis, à quelques mètres plus loin, je vois Tom, attends, toi, tu vas voir ! Je m'approche de lui, prêt à gueuler quand il se tourne vers moi avec bien sûr un grand sourire et me demande innocemment :

-Ah, Bill, t'as trouvé les toilettes ?

Je lui réponds, furieux :

-Les toilettes ? Les toilettes ? Dis tu te-

Et je suis coupé en plein élan, son papa est là et me regarde. Tom sourit encore plus et son regard à l'air de me lancer « allez, vas-y, dis un truc, qu'on rigole un peu ! » mais bien-sûr, je peux rien dire. Il va me le payer, je sais pas encore comment mais il va bien me le payer, au centuple. Et comme si l'humiliation était pas suffisante, il désigne mon entrejambe et dit, d'un ton sérieux :

-Oh, remonte au moins ta braguette ! C'était pas la peine de te presser autant, on t'aurait attendu !

Un trou de souris, qu'on me donne un trou de souris, que j'aille me fourrer dedans. Ce mec aura ma peau, d'une façon ou d'une autre. Je baisse la tête vivement et constate qu'effectivement, la fenêtre est ouverte. Putain ! Le papa éclate de rire, Tom a l'air satisfait du gamin qui vient de faire la meilleure blague de sa vie et moi, je suis sûre que je dois être rouge...presque foncé, à force !

Le papa nous dirige je sais pas où et Tom et moi sommes dans son dos. Je lui lance des regards furieux et il fait comme s'il remarque rien. A bout, je me penche et chuchote :

-Dis, tu te fous de moi ?

Il fait l'étonné, enfoiré !

-Moi, non, pourquoi ?

A mon tour de siffler entre mes dents :

-Tu me suces et tu te barres avant que je...j'étais presque en train de...j'allais...

Il rit ! Tout ce qu'il fait, c'est de rire :

-Oh, c'est pas grave ! Tu m'as cherché, tu m'as trouvé !

On continue d'avancer et il tourne la tête vers moi avec un petit sourire et semble hésiter un instant. Je lui demande, encore un peu hargneux :

-Quoi ?

-T'as aimé ?

-Aimé quoi ?

Il regarde si son père nous tourne toujours le dos et me stoppe, sa main sur mon bras et viens murmurer à mon oreille :

-Que je te suce...

Et voilà, encore une fois, la chaleur qui envahit mon cou et mes joues me prouvent que je suis en train de rougir ! Mais plein de mauvaise foi, je réponds l'air de rien, en haussant les épaules :

-Ouais, bof, c'était pas trop mal. Je te pensais plus doué, à ce niveau-là !

Il ouvre la bouche interloqué et de suite après il me lance un regard furieux :

-Tu m'emmerdes, Bill ! Putain, tu vas me le payer, je te jure que tu vas me le payer !

J'éclate de rire, essayant de pas y aller trop fort et lui prend la main :

-T'énerve pas ! Je plaisantais !

J'entrelace mes doigts aux siens et pris d'une impulsion, remonte sa main à ma bouche et l'embrasse. Il se calme immédiatement. Je le regarde toujours dans les yeux et prends deux de ses doigts en bouche, les entrant doucement, faisant glisser ma langue dessus et tout autour, les léchant avec envie, appuyant mon piercing sur la pulpe de ses doigts et son regard noircit un peu plus. Sa respiration est haletante et il serre les dents sans dire un mot. Je fais entrer et sortir son index et son majeur le plus sensuellement possible dans ma bouche, les yeux mi-clos, pendant que de mon autre main je caresse son entrejambe, doucement, et dois me retenir à grand peine de ne pas gémir, parce que moi aussi ça m'excite. Mais on doit bientôt arrêter, son papa se tourne vers nous et je suis sûr qu'il a remarqué ce que je faisais, même si j'ai essayé d'arrêter aussi vite que possible. Mais le papa dit rien, il se contente de nous lancer un regard suspicieux qui me met mal à l'aise.

On avance encore un peu, le Capitaine nous présente quelques personnes, nous montre encore des tas de trucs, demande mon avis et mes impressions et je peux voir que Tom trépigne presque à côté de nous. J'en peux plus, j'ai envie de lui, je veux être partout ailleurs, sauf là, mais on est pris avec monsieur papa qui a pas l'air de vouloir nous lâcher. Profitant du fait que le Capitaine se penche pour montrer un gros engrenage qui sert à je sais pas quoi, je m'approche de Tom, dans son dos et souffle à son oreille :

-Putain, j'ai envie de toi, Tom, j'ai envie de tes doigts en moi, comme hier soir, j'ai envie de toi en moi, surtout...

Il tourne légèrement la tête, les yeux toujours sur son père et répond :

-Arrête, Bill, s'te plait, arrête, je vais pas tenir longtemps !

-Alors tiens pas, je sais pas, fais quelque chose, merde ! T'aurais pas eu cette idée de visite qu'on serait en train de baiser comme des malades, là !

Je soupire à l'idée et le contourne pour me poster près de son père qui me demande si la visite me plait. Je réponds presque narquoisement :

-Oui, énormément ! J'avais rien vu de plus...fascinant ! Je suis bien content de la faire, cette visite !

Le papa, tout fier, commence à me raconter à quel point il est heureux de commander l'équipage de ce bateau quand d'un coup, je sens qu'on m'attrape le bras et qu'on me tire dessus, manquant me faire tomber. C'est Tom, qui se prépare à m'entraîner à sa suite tout en lançant rapidement à son père :

-Ok, papa, ok ! C'est super, le bateau est super, vraiment, c'est super intéressant et tout, mais là, je dois absolument faire un truc hyper urgent avec Bill, et on est déjà en retard, donc on va y aller, on remet ça, hein !

Il rajoute en me tirant un peu plus pendant que j'essaie désespérément de me rééquilibrer :

-Toi, viens !

Je sais pas s'il faut rire ou être surpris, c'est un bon mélange des deux en tout cas, je l'avais pas vu venir !

J'essaie de comprendre ce qu'il se passe :

-Tom ? Tom, y a quoi ? Dis, tu réponds, on a planté ton père comme ça, mal élevé !

-Je m'en fous ! Tu croyais que t'allais pouvoir me chauffer longtemps sans que je dise rien ? Attends que je te pose la main dessus, attends qu'on soit dans la chambre, toi ! Et t'as pas intérêt à répliquer quoi que ce soit, je te préviens, je veux plus t'entendre, t'en as assez fait !

Il ralentit un peu et finit par s'arrêter pour se tourner vers moi :

-Tu sais quoi ? Quand t'es entré dans le restau, je me suis mis à bander, comme un malade, t'as aucune idée de l'effet que tu me fais ! Et là, j'en peux plus ! Alors, tu me suis, je vais te donner ce que tu veux depuis tout à l'heure !

Je vais pour dire quelque chose mais il réplique d'emblée :

-Et tu dis UN truc, un seul, et je te jure que je te prends, là, dans ce couloir, contre ce putain de mur, à la vue de tout le monde ! T'es prévenu !

Ouais, ok, je le sens bien capable de le faire, alors du coup je me tais. Son autorité et son envie palpable m'excite grandement. Il connait le bateau par c½ur et on arrive bientôt devant ma porte que j'ouvre rapidement. A peine entrés, il se jette sur moi en me repoussant contre la porte qui claque dans un bruit sec et m'embrasse profondément, gémissant déjà dans ma bouche. Il s'écrase contre moi et je peux sentir combien il bande. Alors je me cambre contre lui aussi pour qu'il puisse sentir à quel point moi aussi, je suis dur...

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Comments :

  • chaos87th

    09/08/2011

    Wouah, j'adore, mdr.
    C'est un peu le jeu du chat et de la souris, mais là Bill a réussit à trouver Tom. lol
    J'imagine bien ce que devais penser le père quand il s'est retourné et qu'il a aperçut (j'en suis sûre) ce que Bill faisait avec les doigts de son fils dans la bouche. ^^

  • Pucca97217

    14/09/2009

    J'ai adorer leur pti jeu du je te chauffe tu me chauffe est plaisant

  • BillKaulitzBlogfic

    22/08/2009

    Génial encore et encore. Merci !

  • Thunderbolt-Real-Ya0i

    11/07/2009

    Haaan sèrieux j'suis régalée à la lire celle-ci

  • tom-th-tom

    22/03/2009

    mdr la visite du bateau avec le père x)

  • nirvana-angel83

    16/03/2009

    oui bon jpense que le scrabble ça seras pour plus tard hein!

  • nirvana-angel83

    16/03/2009

    ptdr bon ben la lemon ça seras pour plus tard allons donc visité la salle des machines
    trop bien j'imagine la tète que tom dois avoir et je suis pliée

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