[Fiction] La croisière - Chapitre 5

On perd pas de temps à essayer d'être doux, on a trop longtemps attendu. Il m'embrasse à perdre haleine et passe ses mains sous mes fesses pour me décoller du sol, mes jambes s'enroulent automatiquement autour de lui. Il casse le baiser et me porte jusque le lit sur lequel il me laisse tomber en disant :

-Maintenant t'es à moi ! Tout à moi ! Et même si quelqu'un frappe à cette foutue porte, même s'il y a le feu, même si le bateau coule, on bouge pas de là, pas tant que je t'ai pas baisé au point de te faire oublier ton nom et de te laisser là, presque pour mort !

Je peux pas m'empêcher de le provoquer encore un peu et pendant que je recule vers la tête de lit, je lui dis :

-Ouais, des promesses, toujours des promesses, passe un peu à l'action, putain ! T'es d'une lenteur ! T'es encore habillé ?

Il soupire et secoue la tête :

-Bill, Bill, Bill...t'es navrant comme mec, tu mérites de te faire violer, là !

Je l'attire à moi avec une de mes jambes et l'aguiche un peu plus, j'adore faire ça :

-Bin viens, viole-moi, Tom, viole donc ! Je suis là, je pars pas, t'attends quoi ?

-Continue et je peux faire pire, je peux par exemple me tirer et te laisser là, comme ça, à te demmerder tout seul !

Là, je panique carrément et me redresse pour l'attirer à moi, me laissant retomber sur le dos, lui sur moi et je m'écrie, un peu affolé :

-Ok, ok, je plaisantais, je me tais !

De toute façon j'aurais pu rien dire de plus, sa langue est dans ma bouche, une de ses mains dans mes cheveux, l'autre sous mon tee-shirt. Les miennes passe sous son large haut et griffe un peu la peau de son dos. Je descend les mains et les passe dans son baggy pour caresser ses fesses et quand je les agrippe, il donne un coup de bassin involontaire contre moi. Et là, les mouvements s'accélèrent d'un coup, il attrape une poignée de mes cheveux pendant qu'il m'embrasse férocement et moi, je deviens de plus en plus alangui sous lui. Il se relève brusquement sur ses genoux et retire son tee-shirt. Il est tellement bien fait que mes doigts sont comme animés d'une volonté propre et se posent automatiquement sur son torse, glissant sur tout son buste. Mes yeux suivent le chemin que font mes mains qui arrivent au niveau de ses abdos parfaitement dessinés. Je dois avoir l'air de quelqu'un qui semble le bouffer des yeux, il est presque parfait.

Je lève le regard et mes yeux rencontrent les siens qui sont devenus encore plus que noirs, il me fait un petit sourire qui s'élargit quand il remarque que mes mains ouvrent son baggy. Je me relève un peu et m'assoit pour retirer mon haut et quand je le jette par terre il est déjà en train de s'affairer à baisser mon pantalon sans l'ouvrir. De fil en aiguille, on se retrouve bien vite nus, excités comme pas possible, surtout moi, avec ce qu'il m'a fait depuis qu'on a commencé cette foutue visite, je sais d'avance que je vais pas trop durer, moi. Tant pis !

Il vient s'allonger entre mes cuisses que j'ai largement ouvert et il se frotte furieusement contre moi, nos sexes se rencontrant dans un mouvement délicieux qui nous arrache de longs gémissements. Je resserre son corps un peu plus entre mes cuisses pendant qu'il continue d'onduler sensuellement sur moi et attire sa tête pour l'embrasser à pleine bouche. Nos gestes sont rapides, brusques, désordonnés, notre souffle est saccadé, nos gémissements sont sans fin. Je me sens de plus en plus proche, et tout ça sans qu'il ne m'ait encore pénétré. J'en peux plus, je suis à bout, je sens plus ma gorge à force d'haleter. Sa bouche m'embrasse et me lèche le visage, l'oreille, la gorge. Il respire fort, les yeux fermés, magnifique, sexy, en sueur au-dessus de moi. Je le vois se mordre la lèvre et pencher de nouveau la tête pour poser sa bouche sur la mienne. Et alors que je crois qu'il va m'embrasser, c'est pas le cas, il laisse juste sa bouche sur la mienne et pendant qu'il se frotte à moi, on partage le même air, le même souffle. Et à ma grande surprise, sans que je m'y attende, je me sens pris d'un feu intense qui part de ma colonne et remonte jusque ma tête, m'abrutissant totalement et pendant que ma tête s'enfonce dans l'oreiller, je me laisse envahir par un orgasme puissant. Putain, j'ai pas duré !

D'ailleurs, Tom non plus puisque deux coups de reins après, il pousse un long râle et se libère sur mon ventre, haletant toujours, les doigts crispés dans mes hanches. Il expire longuement et les yeux toujours fermés pose son front contre le mien et m'embrasse doucement. Il fait glisser sa bouche sur ma joue et vient me murmurer à l'oreille :

-Je crois...je crois qu'on avait besoin tous les deux de faire baisser un peu la pression...

Il revient m'embrasser longuement et finit par se laisser tomber sur le dos à côté de moi. J'ai franchement pas envie de me lever pour aller prendre une douche, j'ai le vague sentiment que ça va servir à rien, alors je me contente d'attraper mon tee-shirt sur le sol et m'essuie le ventre vite fait avant de le laisser retomber au sol. Je me tourne face à lui, il est encore un peu essoufflé, il ouvre les yeux et me regarde avec un mignon petit sourire. Putain, comment est-ce que je peux craquer aussi facilement, moi ?

Et sans rien dire, je penche la tête pour embrasser son épaule, encore et encore et pose ma main sur son ventre pour y tracer de petits cercles. Il a passé une main dans mon dos et je le sens me caresser doucement, remonter sa main dans mes cheveux, caresser ma nuque du bout des doigts. Après ce qu'on vient de faire, le moment est étrangement calme et doux. Pendant de longues et délicieuses minutes, on se caresse lentement, on s'embrasse presque passionnément et putain, c'est horriblement bon.

Il s'arrête quelques instants pour se pencher hors du lit et quand il se relève je comprends qu'il a récupéré dans la poche de son baggy un préservatif et un petit tube de lubrifiant qu'il pose sur le lit à côté de nous et toujours sans un mot sa bouche s'empare de la mienne et ses mains recommencent à parcourir mon corps. J'arrive pas à croire tout le bien qu'il me fait, j'ai jamais ressenti ça, c'est comme si j'avais été fait juste pour lui, juste pour ses mains, juste pour sa bouche. Nos yeux restent obstinément ouverts, accrochés entre eux, se regardant prendre du plaisir, reflétant la même envie, avec la même intensité.

J'ai tellement envie de lui rendre tout le bien qu'il me fait que je le bascule sur le dos d'un seul coup et colle ma bouche dans son cou. Sa peau est chaude et presque sucrée sous ma langue, son odeur est enivrante, il m'excite encore plus. Et lentement, je descend sur son torse, goûtant sa peau avec ferveur, mordillant ses tétons, passant et repassant mon piercing sur le petit bout de chair et l'écoute avec ravissement gémir des propos totalement incompréhensibles. Tout ça nous a rendu durs, encore.

Je m'arrête juste pour remonter vite fait et dépose un baiser sur sa jolie bouche en attrapant le préservatif que j'ai repéré dans les draps. Vraiment dommage qu'il y ait ça entre nous, mais tellement nécessaire, après tout, on se connait pas trop finalement, on sait juste que sexuellement, on s'accorde, comme jamais avant lui personne ne s'est accordé avec moi.

Je déchire le papier vite fait et lui jette un coup d'½il pour vérifier qu'il me regarde bien. Et là, je fais quelque chose qui va peut-être le choquer mais je me penche au-dessus de lui et déroule le bout de plastique avec ma bouche et découvre que c'est un préservatif parfumé, tant mieux, c'est encore plus génial. Il se cambre et je vois bien qu'il se retient avec peine de fermer les yeux. Il articule avec difficulté les mêmes mots qu'il avait déjà dit la veille :

-Putain, Bill...tu me tues...

Une fois le préservatif déroulé, j'y applique un peu de gel et le vois clairement serrer les mâchoires. Je pose mes mains sur ses hanches et dépose une multitude de petits baisers tout le long de son ventre jusque son torse et finit par l'embrasser fiévreusement à pleine bouche. J'en peux déjà plus, si ça continue je me vois bien jouir encore sans qu'on ait rien fait.

Je décide d'arrêter là les baisers et me retourne d'un coup pour me placer à quatre pattes, sans aucune pudeur, lui laissant une vue imprenable sur mon postérieur offert. Je l'entends hoqueter de surprise et d'excitation aussi j'espère et le sens rapidement dans mon dos. Une de ses mains bloque ma hanche et je sens son membre me caresser la raie des fesses pendant quelques instants, me frustrant un peu plus et alors que je suis pas loin de le supplier de me prendre enfin, son gland vient cogner mon entrée et enfin, je le sens me pénétrer doucement. Il ne va pas plus loin que le point de résistance et se retire, plusieurs fois il refait le même geste et je le sens bientôt me pénétrer de toute sa longueur. En moi...il est enfin en moi...gros, imposant, il entame quelques mouvements de vas et viens à l'intérieur de moi et je me retiens de hurler quand je le sens frôler ma prostate. Le salaud le fait exprès, il me fait frôler le plaisir extrême sans jamais vraiment le toucher. J'essaie de remuer plus fort contre lui, mais il bloque fortement mes hanches de ses mains. Puis ses accoups deviennent plus rapides, plus brutaux, et il frappe violemment ma prostate, me faisant gueuler au point que tout le bateau doit m'entendre j'en suis sûr.

Il me relève à genoux contre lui et mon bras passe automatiquement derrière moi pour saisir sa nuque pendant qu'il me mord le cou et l'épaule, haletant aussi près de mon oreille. Je tourne alors la tête et il se jette sur mes lèvres, me mordant presque, et continue de me pénétrer fougueusement pendant que j'accompagne aussi ses mouvements pour le prendre plus loin en moi. Je sens son corps humide glisser contre le mien, sa main me caresser le corps, sa chaleur m'enveloppe et sa bouche me bouffe littéralement. Je suis plus qu'une masse liquide et gémissante dans ses bras.

Lui même gémit bruyamment dans mon dos et une de ses mains glisse sur mon ventre et saisis mon sexe pour le branler vigoureusement, au même rythme que ses coups de reins. Je manque plusieurs fois me laisser retomber tellement le plaisir est immense, mais il me retient fort contre lui. Nos bouches se cherchent, comme aimantées l'une envers l'autre, nos langues dansent ensemble, notre souffle se mélange, je perds complètement la notion de tout ce qui m'entoure, rien n'a de sens à part lui qui entre en moi à une vitesse folle, me donnant plus de plaisir que personne avant lui.

Il arrête alors de m'embrasser et pose une main dans mon dos pour me remettre à quatre pattes et reprend ses mouvements amples et profonds en reprenant mon sexe en main. J'en peux plus, vraiment, lui-même tremble contre moi, je le sens, je suis proche, très proche et ça va être explosif. Il envoie encore quelques derniers coups de reins et il nous faut quelques secondes pour que je le sente jouir en moi, moi-même laissant ma semence jaillir dans sa main dans un long gémissement.

Je me laisse de suite retomber sur le ventre et le sens s'écrouler sur moi, essoufflé, incapable de parler. Alors que je vais pour lui demander de se mettre sur le côté, je sens quelques petits baisers tendres qu'il laisse dans mes cheveux, dans mon cou, sur mon épaule, alors je dis plus rien. Tiens donc, le Tom fougueux et empressé saurait aussi être tendre et doux ? Il se retire de moi et roule sur le côté pour me libérer et retirer le préservatif pour le balancer par terre, et je me tourne automatiquement vers lui. Je me mets aussi face à lui, sur le flanc et lui fait un petit sourire, toujours sans un mot. Il fait autre chose de surprenant, il passe son bras dans mon dos et m'attire contre lui, m'enlace et penche lentement la tête pour m'embrasser presque timidement, le baiser est doux, tellement doux que si quelqu'un nous voyait il penserait qu'on est deux amoureux.

Après un long moment à se câliner, je lui propose d'utiliser ma salle de bains le premier et il accepte, à une seule condition. Je lui lance un regard curieux et il me répond, le regard mystérieux :

-Viens avec moi.

Je sais pas quoi répondre, ou plutôt, je réalise alors que c'est une condition qui me plait, qui me plait beaucoup, même. Alors quelques instants après, on se retrouve tous deux dans l'immense baignoire de luxe qui orne la salle de bains et autre surprise pour moi, il me lave, avec attention, sans un mot. J'ose pas parler, et surtout pas le taquiner, j'apprécie seulement. Je connaissais pas ce Tom-là, et en même temps, je le connais pas du tout finalement. Mais il me plait, vraiment, il baise bien, même plus que ça, il est magnifique, il a de l'humour, il est excitant et voilà qu'en plus il est attentionné. C'était pas prévu, ça, ce qui m'emmerde c'est que ce genre de traitement me fait fondre complètement. On parle peu, je le laisse s'occuper de moi et apprécie chaque gestes, chaque baisers qu'il me donne et on finit par sortir et passer chacun une serviette qu'on noue à notre taille.

On repasse à la chambre et maintenant je suis complètement gêné. Ridicule, hein, depuis hier soir, on ne fait que s'allumer l'un l'autre, on s'est donné du plaisir sans aucune pudeur et retenue, et là, je sais juste pas quoi lui dire. Pour me donner une contenance, je remets un peu d'ordre dans les draps et pendant qu'il s'assoit sur le bord du lit je vais nous chercher dans le bar du salon quelque chose à boire.

Je vais quand même pas rester la bouche fermée ! J'essaie de trouver un sujet de discussion et quand je reviens vers lui, nos verres de jus frais à la main, je le vois fixer la photo de Georg, celle qui est sur la table de nuit. Putain, ça me fait penser que justement, j'ai pas beaucoup pensé à lui ces dernières heures, j'y ai même pas du tout pensé ! Je me laisse tomber à côté de lui et Tom prend le verre que je lui tend. Il finit par me dire :

-Il va pas apprécier, s'il sait...

Un peu distraitement je réponds :

-Hein ? Apprécier quoi ? Qui ?

Tom fixe son verre qu'il fait rouler dans ses mains et semble hésiter, mais continue :

-Bin ton copain, là, le type sur la photo. Enfin, sur TOUTES les photos...

Je comprends alors qu'il me parle de Georg. Comment expliquer le genre de relation, ou plutôt non-relation que j'ai avec lui ? Surtout, comment expliquer ça au type avec lequel je viens de coucher ? Je dis simplement :

-Oh, lui c'est...comment dire, c'est un peu compliqué, ce serait trop long à raconter.

Tom insiste :

-Ouais, mais bon, il apprécierait pas te savoir en train de...je veux dire, il aimerait pas que tu couches avec quelqu'un d'autre, non ?

-Il le saura pas.

C'est tout ce que je peux répondre. Je me rends même pas compte qu'en répondant ça je dois avoir l'allure d'un salaud qui couche dans le dos de son mec, Tom ne connait pas mon histoire avec Georg, je trouve ça humiliant de lui dire que si Georg le savait, certainement qu'il s'en foutrait. Et bizarrement, loin de m'attrister, cette idée me serait presque...indifférente !

Je réalise alors que Tom est en train de me fixer depuis un long moment et me sens rougir quand je m'en rends compte. Il prend mon verre des mains et le dépose avec le sien par terre. Je fais le geste de me lever, un peu nerveux, mais il m'arrête et m'attrape les bras, me tirant sur lui jusqu'à me faire passer à califourchon sur ses genoux. Il m'enlace et pose sa tête contre mon torse et moi, complètement attendri je passe mes mains dans ses dreads et lui relève le visage pour l'embrasser doucement.

Je sens ses mains caresser mon dos, j'ai des frissons plein la peau, le c½ur qui bat vite. Et pour la troisième fois depuis qu'on a passé la porte de ma chambre, on recommence à se caresser, à s'embrasser, plus tendrement encore cette fois. La tension est presque palpable, l'excitation recommence à monter, il fait de plus en plus chaud, je bande encore et sens en dessous de moi que lui aussi, mais il va tellement lentement, la bouche et les mains partout sur moi que je finis par encore supplier :

-Tom, prends-moi, prends-moi encore...s'il te plait, j'en ai besoin, je te veux encore...

Ce qu'il fait, après avoir attrapé un autre préservatif et jeté nos serviettes à terre. Et pendant un long, très long moment, on n'entend plus dans la chambre que le bruit de nos peaux qui s'entrechoquent, nos gémissements, nos halètements, son bassin claquer contre mes fesses et nos cris de jouissance.

C'est à ce moment-là que je me dis que je suis définitivement mort...tué à coup d'orgasmes ! Il me tient contre lui pendant un long moment et embrasse tout mon visage, s'attarde sur ma bouche et dans mon cou, sa main caresse mon dos et mes cheveux si tendrement que c'en est troublant. En jetant un ½il sur le réveil sur la table de nuit, je réalise alors que l'heure est bien avancé dans l'après-midi, mon estomac me rappelle à l'ordre, j'ai faim. Avant que j'ai le temps de le lui dire, il propose :

-Dis, et si on allait manger un morceau ?

-Ouais, mais l'heure du déjeuner est passée depuis un moment, le restau doit être fermé, là !

Il hausse les épaules :

-Bof, c'est pas un problème, ça ! Je sais ce qu'on va faire, tu viens ?

J'hoche la tête et lui dit :

-Ok, mais là, on est bon pour une autre douche encore !

Je vais pour me lever quand je le sens se relever aussi et se coller assis dans mon dos. Il m'enlace et une de ses mains remonte pour dégager ma nuque qu'il embrasse encore, faisant apparaître une multitude de frissons. Putain, s'il me fait ça à chaque fois, ça va être dangereux pour moi, je risque d'y prendre trop goût ! Je pense même pas à me détacher de lui et au contraire, je me laisse complètement aller contre son torse et pose doucement ma tête sur son épaule. Sa bouche continue de butiner mon épaule, mon omoplate, remonte dans mon cou, pendant qu'il me caresse le ventre. Et c'est alors que je l'entends murmurer :

-Putain...tu sens bon, t'as une peau qui me rend dingue...Vas-y, va prendre ta douche, ou on sera jamais sorti d'ici...Vas-y...avant que je...

J'aimerai bien y aller, ouais, si seulement tu me lâchais ! Ou alors, merde, on a qu'à rester là...j'ai cru comprendre qu'il avait toute une boîte de préservatifs, on a qu'à les utiliser tous, jusqu'à ce que mort s'en suive ! Je sais pas comment mais il semble lire mes pensées et dit, amusé :

-Non, Bill, je sais à quoi tu penses, mais on va aller manger, je veux pas t'affamer non plus !

Merde, comment je peux être aussi facile et aussi prévisible, moi ? Un peu vexé, je me lève et rétorque :

-J'ai rien dit, je te signale, je vais aller prendre ma douche maintenant.

J'avance de quelques pas et me retourne en souriant :

-Tu veux venir ?

Il me répond pas de suite, il a l'air complètement ailleurs, et je comprends alors qu'il était en train de...me mater ! Et c'est seulement là que je réalise que je suis encore nu, nu et à l'aise ! Je répète l'invitation et le vois clairement déglutir et secouer farouchement la tête avant de dire :

-Non ! Non, vas-y, si je viens avec toi, on sera jamais parti ! Alors non, je viens pas !

J'insiste encore, à mon tour d'être amusé par la situation, il fait glisser ses yeux sur tout mon corps, me bouffe presque avec le regard et humidifie ses lèvres avec le bout de sa langue. Ses yeux sont grands ouverts comme des soucoupes, j'en rirais presque mais prends un ton cajoleur pour dire :

-Allez, t'es sûr que tu veux pas venir, on ira plus vite comme ça, j'aurai pas à t'attendre quand j'aurai fini !

Il secoue encore la tête mais se lève quand même :

-Salaud ! Tu le fais exprès ! Je t'ai dit que...

Il hésite un instant et avance rapidement vers moi, sourcils froncés :

-Et puis merde ! Ok, je viens, te plains pas si t'auras pas mangé aujourd'hui !

J'éclate de rire et il me tire par le poignet dans la salle de bains. Une heure ! On a mis une heure dans cette salle de bains, à se laver mais surtout à se caresser, encore et encore, et il a dû sortir presque en courant pour récupérer un nouveau préservatif pour me prendre encore, cette fois-ci contre le lavabo, putain c'était une partie de baise encore meilleure, celle-là ! Mais on a finit par se préparer et en sortant de la chambre, il m'explique qu'on va aller directement aux cuisines, il nous trouvera de quoi manger là-bas. C'est le fils du Capitaine, il peut se le permettre !

On a de la chance, les cuisines sont encore désertes, le personnel doit se reposer avant de revenir préparer le repas du soir, je me suis assis sur le plan de travail immense et carrelé et le regarde farfouiller un peu partout à la recherche de quoi nourrir nos ventres maintenant affamés. Il trouve de quoi nous faire une petite salade composée et on la mange à même le bol, avec deux fourchettes. De temps en temps, nos regards se croisent et on se sourit sans rien dire, je suis bien...vraiment bien avec lui. Il propose des mousses au chocolat pour le dessert et rigole devant l'air gourmand que je dois avoir en m'en emparant. Il avale la sienne vite fait et quand je relève les yeux, je le vois me fixer alors je lui demande, étonné :

-Quoi ?

-T'as du chocolat plein la figure...

Oh, je sais à quoi il pense...Mais je fais comme si de rien n'était et hausse les épaules :

-Et alors ? Passe-moi un truc, que je m'essuie.

-Attends, j'ai mieux...

Il vient se mettre entre mes jambes, avance la tête et passe lentement sa langue sur toute ma bouche, à la commissure de mes lèvres et me nettoie entièrement, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de mousse, mais apparemment il doit y en avoir beaucoup, puisqu'il ne s'arrête pas. Il remonte ses mains et encadre mon visage pour continuer plus à son aise. Et je sens alors sa bouche se poser doucement sur la mienne et m'embrasser doucement. Je pose le reste de ma mousse au chocolat un peu au hasard à côté de moi et attrape aussi son visage pour le coller plus contre moi et le baiser, qui était doux au départ devient de plus en plus emballé, de plus en plus sauvage, de plus en plus profond. Mais on entend au loin une porte claquer et il se détache brusquement de moi, essoufflé, s'éloignant encore en regardant si quelqu'un passe la porte de la cuisine ou pas. On attend un instant et personne ne vient. J'ai repris ma mousse pour la terminer et pendant quelques secondes on dit rien. Puis il me propose à boire et pendant qu'il nous sert on parle un peu de tout et de rien, l'atmosphère s'est allégée. Il hésite un instant et commence à m'expliquer que même si son père connait ses préférences sexuelles, il préfèrerait éviter qu'on nous tombe dessus en train de se bécoter, après tout, même si c'est le fils du Capitaine, normalement on doit pas être dans les cuisines. On finit vite fait et alors qu'on se dirige vers la porte pour sortir, il me coince contre celle-ci et se jette sur moi. Mes bras passent automatiquement dans son dos et de nouveau on se retrouve presque fondus l'un dans l'autre, à s'embrasser comme des assoiffés, jusqu'à ce qu'un nouveau bruit nous fasse sursauter et arrêter. Tom dépose un petit bisou sur mon front et dit :

-On va peut-être partir d'ici, avant que quelqu'un me voit en train de te faire des cochonneries en plein dans la cuisine.

Je me mets à rire et l'attire contre moi en le tirant par le devant du tee-shirt :

-Et qui te dit que ce serait pas plutôt moi qui serait enclin à t'en faire, des cochonneries ? Hein ?

Il hausse un sourcil et de suite son regard se fait brillant :

-Pourquoi ? Tu veux qu'on...?

Je l'embrasse de nouveau et le sens se laisser aller totalement contre moi. Quand je le lâche, je l'entends me répéter :

-Alors ? Tu pensais à quoi ? De quoi t'as envie ? Que je te prenne là, comme ça, ici ? T'aime le risque ?

Je le regarde un instant, il est si beau, il me plait tellement, je me verrais bien remettre ça encore une fois, dans cette cuisine, à même le sol s'il faut, mais je suis tellement crevé que je suis pas loin de tomber dans les pommes. Je finis par lui dire :

-J'aurais adoré, mais peut-être une prochaine fois. Je vais aller dans ma chambre et dormir un peu, je suis vraiment trop fatigué.

Il rit un peu, malgré son regard que je qualifierais de déçu :

-Je t'ai tué, hein ?

-Quatre fois, Tom, tu m'as fait jouir quatre fois, j'ai bien le droit d'être fatigué, non ?

-Tu peux, ouais, et de toute façon, tu m'as crevé tout autant ! Ok, on va aller se reposer, tu me rejoins sur le pont plus tard ? On ira manger ensemble.

J'hoche la tête et après un dernier baiser, celui « pour la route », on sort de la cuisine et il me raccompagne un bout de chemin parce que j'ai vraiment aucune idée d'où on est. Quand j'arrive à ma chambre, je prends même pas la peine d'enlever mes vêtements et me laisse tomber directement sur le matelas moelleux, réalisant que je suis encore plus fatigué que ce que je croyais. J'ai la tête tournée face à une photo de Georg, sur la table de chevet et pour une fois, depuis...toujours, ça m'agace, cette photo m'agace. J'avance la main et fais tomber le cadre, face cachée et me retourne pour faire de même avec l'autre cadre, sur l'autre table de chevet. J'abaisse vivement la photo, pressé de ne plus voir Georg et son sourire que je trouve d'un coup ironique et marmonne, sans même m'en rendre compte :

-Arrête de me regarder, toi...

Je finis par m'endormir, très rapidement. D'habitude c'est à Georg que je pense avant de m'endormir, mais là, mes pensées sont dirigées ailleurs, le visage de Tom m'apparait derrière les paupières. Je remarque alors que mes draps ont son odeur et la mienne mélangées. J'adore ça, son odeur qui se mêle à la mienne, tout comme son corps a épousé le mien pendant de longues, terribles longues heures. Ma dernière pensée, avant de perdre complètement connaissance, c'est de pouvoir vite me réveiller pour le rejoindre, comme prévu, pour pouvoir lui parler encore, rire encore avec lui, et surtout, le ramener dans ma chambre pour qu'il recommence à me faire tout ce qu'il a si bien su me faire depuis ce matin.

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Comments :

  • chaos87th

    10/08/2011

    Ah ben, ils sont vraiment en forme c'est 2 là, vu le nombre de fois qu'ils ont remit le couvert. ^^
    J'aime beaucoup comme Tom devient tendre avec Bill après avoir couché avec.

  • Pucca97217

    14/09/2009

    J'ai adorer cette parti c'était chaud bouillant entre eux et Bill qui commence à en avoir un peu marre de Georg

  • Billychounet

    23/08/2009

    Génial encore ! Je continue. ;)

  • Thunderbolt-Real-Ya0i

    11/07/2009

    Juste comment tu fais ? J'te le demand tout le temps mais bon *-*

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