[Fiction] La croisière - Chapitre 10 (1/2)

La croisière touche bientôt à sa fin, on est plus loin de chez moi. Les derniers jours qu'on a passé ensemble étaient fabuleux mais déchirants pour moi. Tom a un comportement plus que spécial avec moi, il est encore plus doux, on s'est tellement rapproché qu'on ressemble plus du tout aux copains de baise qu'il était prévu qu'on soit au début.

On a fait des tas d'activités avec les autres jeunes, bizarrement les jumelles nous foutent la paix. Bien-sûr, elles nous font la gueule et Tom a l'air de s'en foutre royalement. Je lui ai pas parlé de la soirée du réveillon où je l'avais vu avec Lara, j'ai pensé que c'était pas la peine, tout son temps il le passe avec moi de toute façon. Bizarrement, plus le temps passe, moins on fait l'amour. On reste proches, maintenant c'est moi qui recherche son contact plus souvent. Après qu'on se soit réveillés dans sa chambre, on a été prendre une douche et je me souviendrai toujours du moment où il m'a pris, dans la douche, contre le mur. On a couché ensemble encore une ou deux fois et sans que je sache pourquoi, on a plus recommencé.

Je me suis assuré auprès de Gus que la conversation que j'avais eu avec lui est restée entre nous et Gustav m'a affirmé qu'il n'en avait pas parlé à Tom. Je veux plus parler de ça, dans deux jours la croisière prend fin. Je suis en train de réfléchir à ce que je vais faire en rentrant, il va falloir que je m'occupe pour éviter de trop penser. Tom doit me rejoindre dans quelques instants. Depuis trois jours il est un peu morose et j'ai bien essayé de l'interroger mais il veut rien me dire.

J'ai recroisé quelques fois le fameux Warren et celui-là est vraiment lourd, mais d'une force, ça craint ! Je l'ai rencontré par hasard dans un des couloirs, j'allais voir Tom ce jour-là et Warren m'a carrément proposé qu'on aille dans ma chambre ! Il m'empêchait de passer et m'a fait une déclaration remplie de guimauve, j'en aurais pleuré de rire si j'étais pas énervé qu'il me coince là. Pendant que je pense à tout ça, une ombre vient se mettre devant moi, me bouchant la vue et en levant les yeux, je remarque que c'est lui justement, putain, il me laissera donc jamais tranquille ? Et sa voix dégoulinante de sucre m'écoeure :

-Bill ! Justement je te cherchais !

Je réprime un soupir d'exaspération et demande :

-Ah oui ? Et pourquoi donc ?

Sans me demander mon avis, il s'assoit à côté de moi et se tourne pour mieux me regarder. Son regard vicieux glisse sur moi et je dois réprimer une grimace de dégoût et il dit :

-Je me disais que nous aurions pu bavarder un peu. Tu es seul ?

-Non, j'attends un ami.

-Oh ! Tu attends le fils du Capitaine ?

-Oui.

-Dis-moi, Bill, je vais peut-être te paraître direct, mais il faut que tu saches que tu me plais beaucoup. Je me souviens encore du baiser que nous avons échangé, l'autre soir, et j'aimerais vraiment recommencer.

Là je me sens comme un nul, putain, voilà un acte que j'aimerais effacer, même si j'ai oublié ça. Je lui réponds sèchement :

-Le baiser, c'était une erreur, j'étais complètement ivre, je savais même pas ce que je faisais et d'ailleurs je m'en souviens plus ! Et ta femme, Warren ? Elle connait tes penchants ?
Il fait un geste de la main montrant que c'est sans importance :

-Ma femme ? Bien-sûr que non ! Elle n'est pas obligée de le savoir, ce que l'on ignore fait moins mal, n'est-ce-pas ?

Quel salaud ! En plus j'ai eu l'occasion de la rencontrer, sa femme, c'est une femme charmante, très amoureuse de son mari, visiblement. Inutile de dire que j'étais mal à l'aise, surtout quand je me suis rappelé que j'ai embrassé Warren le soir où j'étais complètement bourré, et que si on avait pas croisé Tom, il aurait pu se passer des choses plus fâcheuses...

-Warren, il va falloir arrêter ce petit jeu, je coucherai pas avec toi !

Il semble vexé et répond sèchement :

-Ne fais pas la prude, Bill, tu étais moins farouche l'autre soir !

Il commence à me gonfler sérieusement :

-J'étais moins « farouche » parce que j'étais saoul, j'aurai jamais couché avec toi, c'était stupide de ma part de boire autant et ça aurait été encore plus con de te laisser me-

Il m'interrompt avec sa main qu'il pose sur ma cuisse, je siffle complètement en colère maintenant et en regardant de droite à gauche si personne nous voit pour retirer sa main :

-Enlève ta main Warren, j'ai pas envie qu'on nous voit faire ça !

-Alors viens, nous allons parler ailleurs si tu veux, nous pourrions aller, je ne sais pas, dans ta chambre ?

-J'irai nulle part avec toi, je te l'ai dit, j'attends quelqu'un !

-Oui, je sais, ce Tom, là ? J'ai entendu des échos, vous seriez donc ensemble ? Tu as l'air accroché, dis-moi, mais je te préviens, je connais aussi sa réputation, tu n'es pas le seul pour lui, Bill, inutile de t'imaginer que c'est du sérieux, la croisière finie il t'oubliera rapidement comme il a oublié tous les autres !

Je reste choqué, incapable de répliquer, « tous les autres »...ces trois mots me jetent dans la réalité et me rappellent qu'on sera effectivement bientôt séparés, et surtout il accompagnera son père encore, il se trouvera un autre jouet pour agrémenter ses voyages. Je repousse une nouvelle fois sa main, plus vivement mais il continue d'enfoncer le clou dans mon coeur :

-Oh, ne fais pas cette tête-là, tu l'oublieras toi aussi. Tu n'as pas vraiment besoin de ce gamin, tu as besoin de te changer les idées avec un homme, un vrai, un qui honorerait ton corps comme il mérite d'être honoré, un qui s'occuperait de toi comme tu mérites, allons Bill, Tom ce n'est qu'un gamin à côté de moi, tu vas pas me dire que ce gamin peut m'arriver à la cheville, alors que moi je suis là, prêt à te donner tout ce que tu veux, parce que je ne te quitterai pas, Bill, la croisière finie on pourrait se revoir de temps en temps, et tu sais, j'ai beaucoup d'argent, Bill, vraiment beaucoup, je peux prendre soin de toi, ce petit ne le pourrait pas, lui !

Paroles horribles qui me donnent envie de vomir, je le regarde interloqué, il est en train de me proposer d'être son amant et étale même tout son fric pour m'appater un peu plus. Soudain, la voix froide de Tom claque comme un coup de fouet :

-Le « petit » pourrait par contre en parler à ta femme, on pourrait voir ce qu'elle en pense, non ?

Warren se lève brusquement et son visage prend une couleur écarlate. Tom a le visage complètement fermé et pince les lèvres, furieux. Il s'avance pour se mettre face à Warren et en quelques secondes je peux voir la crainte, l'inquiétude et la moquerie se succéder sur le visage de Warren.

-Ne le prend pas sur ce ton, petit, après tout Bill n'est la propriété de personne, c'est à lui que je parle, ce n'est pas à toi de décider pour lui !

-Certainement mais ta femme aura certainement son mot à dire si je lui raconte comment son obsédé de mari s'amuse à draguer d'autres personnes dans son dos, tu veux qu'on essaie ?

Il prend un ton plus insolent et narquois pour répondre à Tom, ce dernier est encore en colère moi j'hallucine complètement quand j'entends le culot de Warren :

-Tom, tu ne connais pas ma femme, parle-lui et je nierai tout, tu ne fais pas le poids, elle ne te croira jamais, je dirai que tu te fais des idées parce que tu es jaloux quand quelqu'un s'approche de Bill, je nierai tout ! Et comme d'habitude, elle me croira, tu n'y arrivera jamais, Tom, pas du tout, et je te conseille de ne pas l'approcher !

Je peux pas le laisser dire ça, Tom est encore plus furax et semble déstabilisé par sa réponse pleine de mépris. Alors je me lève et me mets à côté de Tom, j'attrape sa main pour donner plus de poids à ce que je me prépare à lui dire :

-Ca suffit Warren, ta femme me croira, moi, je t'assure qu'elle me croira si MOI je lui parle, et j'hésiterai pas à le faire. Laisse-nous tranquille, maintenant. Tom est peut-être un gamin pour toi, mais pour l'instant je suis bien avec lui, et de toute façon ça te regarde pas ce qu'il y a entre nous. Garde ton fric, t'es un vrai salaud de faire ça, ta femme est quelqu'un de super et je ferai rien pour la blesser, d'ailleurs tu m'intéresses pas, parle encore une fois comme ça à propos de Tom et je te jure que ton mariage sera fini, parce que Tom vaut bien mieux que toi, il est tout ce que tu n'es pas et tout ce que tu ne seras jamais, c'est compris ?

Je suppose que la pression que Tom fait sur ma main veut dire qu'il est reconnaissant que je manifeste mon soutien. Warren nous regarde un peu, encore méchamment et nous lance avant de tourner le dos pour partir, définitivement j'espère :

-Je te laisse, de toute façon tu ne représentais rien, Bill, berce-toi d'illusions avec ce gamin si c'est ce que tu veux tellement, je peux avoir n'importe qui d'autre !

Tom fait un pas vers lui, menaçant et je tire sur sa main pour l'empêcher d'aller plus loin, ce vieux con n'en vaut pas la peine, mais pendant que Warren part, il lui lance quand même :

-Warren, me cherche pas ! Le « gamin » peut te casser la gueule sans difficulté, c'est un des avantages de la jeunesse d'être plus fort et plus rapide, t'aurais bien du mal à expliquer le pourquoi de l'affaire à ta femme ! Tire-toi et laisse Bill tranquille, maintenant, et que j'ai plus à te le redire !

Une fois le connard parti, Tom se tourne vers moi et dit :

-Merci d'avoir dit tout ça pour moi ! Putain, je déteste ce con ! Quand je pense qu'il t'a embrassé et que tu t'es laissé faire !

-Tom, j'étais bourré je te rappelle !

-Ca a failli aller plus loin que ça, si j'étais pas arrivé à temps pour te sortir de là !

Il me fait une crise de jalousie, là c'est visible et ça me remplit de joie, je savais que je comptais un minimum pour lui, mais là ça me le prouve encore plus. Je me mets face à lui, glisse mes bras autour de sa taille et le taquine un peu. Une fois en contact avec lui, j'oublie de suite ce qu'il vient de se passer, rien n'est plus important que Tom, pour moi :

-Et qui viens me sauver de toi, hein ? Qui ? Comment je vais faire pour me sortir de là ?

Il sourit et me rapproche de lui :

-T'as pas besoin de sortir de là, j'ai pas autant de fric que ce vieux couillon, mais en tout cas je sais que je peux m'occuper de toi mieux qu'il l'aurait fait !

Il penche un peu la tête de côté et vient effleurer ma bouche :

-Mieux que n'importe qui pourrait le faire, c'est pas vrai ?

-Espèce de prétentieux ! Mais je peux pas te contredire...putain, non, je peux pas...

J'appuie un peu plus mes lèvres contre les siennes et glisse ma langue dans sa bouche, taquine la sienne, frotte un peu mon piercing contre son palais, je sais qu'il adore ça, d'ailleurs il durcit un peu contre mon ventre. Je casse le baiser pour lui souffler :

-Personne m'a fait l'amour comme tu me l'as fait, Tom, personne, ça va me manquer...

Il passe sa main sous mon tee-shirt et la remonte tout le long de mon dos, des frissons envahissent ma peau rapidement :

-De quoi ? Qu'est-ce qui va te manquer ?

-De plus te sentir en moi, bouger comme un dingue, de plus t'entendre gémir mon nom, de plus te sentir jouir en moi, bien profond...oh putain oui, ça va me manquer, le prochain aura intérêt à être à la hauteur !

Il recule et fronce les sourcils :

-Dis donc, tu perds pas le nord, toi ! On est pas encore arrivés que tu prévois déjà de me remplacer ? C'est quoi, ça ?

Je me détache de lui complètement et le regarde longuement, je détaille tous ses traits pour m'en imprégner, et finalement lui dis doucement :

-C'est ce que j'appelle la réalité, Tom, on va repartir chacun de notre côté, tu avais une vie avant moi, moi aussi, on doit la reprendre où on l'a laissée.

Son visage durcit et son ton se fait cassant :

-Eh bin ! Je vois que tu as tout bien calculé ! Content de voir que tu gères ça avec calme et froideur ! Le genre de mec qui s'embarrasse de rien, « on oublie tout et on recommence un nouveau truc » !

Il plaisante ? Froideur ? Il voit pas à l'intérieur à quoi je ressemble ? Il pense que je vais pouvoir continuer tranquillement comme si de rien n'était, comme si je l'avais pas connu et qu'il m'avait pas touché à ce point ? Il pense vraiment que ça va être facile pour moi « l'après-Tom » ? J'essaie d'expliquer sans me trahir, même si mon ton est hésitant :

-C'est pas la question, je réagis comme ça parce que...je...merde, Tom ! On avait dit que ça allait être une parenthèse ! C'est ce qu'on a fait, non ?

A son tour de me regarder longuement et de dire :

-Ouais, une parenthèse, c'est ce qu'on a fait. Nous deux c'était donc une...jolie parenthèse, qui va se refermer dans deux jours, tu dois être content, tu vas bientôt revoir...comment il s'appelle, le type sur les photos qui envahissent ta chambre, là ? Georg, je crois, ouais je crois que c'est ça. Alors t'inquiètes pas de savoir qui sera à la hauteur ou pas, il le sera forcément, après tout tu l'aimes tellement !

Je reste interloqué, qu'est-ce que Georg vient faire d'un coup dans la conversation ? Et pourquoi ça a l'air de le toucher autant ? Je fais un pas vers lui et dis :

-Je croyais t'avoir déjà expliqué qu'à propos de Georg, je me suis trompé, je l'aime pas, et en ce qui te concerne...

Et là je me tais un instant, je vais quand même pas lui dire ? Il hausse un sourcil et demande :

-En ce qui me concerne, quoi ? Dis-moi !

Je le regarde encore, de haut en bas, complètement submergé par tout l'amour que je peux ressentir pour lui, tellement fort, tellement violent que je le sens dans mon ventre comme un gros coup de poing, il le sait sûrement, il le sait obligatoirement que je l'aime, depuis quelques jours j'essaie même plus d'être discret. Je le fixe toujours, complètement hypnotisé par sa beauté, même son parfum m'arrive aux narines et j'ai une furieuse envie de mettre ma tête dans son cou.

Alors sans rien dire de plus, j'avance rapidement et l'enlace. J'enfouis de suite mon nez dans son cou et respire à fond son odeur, pour m'en imprégner, jusqu'à la folie. Voilà, c'est ça, c'est exactement la folie qui me prend quand il s'agit de lui, je ressens tout mais à l'extrême. Il doit comprendre ce que je fais puisqu'il gigote un peu contre moi et se met à rire doucement :

-Tu me chatouilles ! Qu'est-ce que tu fais ? Tu me renifles ?

-Attends, bouge pas...

Putain, oui, je me perds complètement dans son odeur et dans la chaleur de ses bras qu'il passe à son tour dans mon dos pour me serrer contre lui.

-Tom, cette croisière c'était...la meilleure chose que j'ai jamais vécu, et c'était super de faire ta connaissance, je...je vais bientôt arriver et on se reverra plus, plus jamais. Ne pense pas que...c'est pas de la froideur, Tom, c'est l'instinct de survie...

Voilà, j'en dirai pas plus, il semble comprendre de toute façon, puisqu'il ne dit rien et franchement ça m'étonnerait qu'il n'ait pas remarqué à quel point je l'aime. Et puis, il ne fait rien pour m'obliger à parler plus, à dire exactement les choses, il doit penser comme moi...Il remonte une main dans mes cheveux et caresse l'arrière de ma tête en me serrant encore plus contre lui. Il souffle :

-Tu t'es déjà demandé ce que MOI je pensais de tout ça ? Ca t'intéresse de savoir ? On a beaucoup parlé de toi, mais finalement, je t'ai jamais dit ce que MOI je pensais !

Je me détache brusquement et le regarde en fronçant les sourcils :

-Et toi tu penses quoi ?

-Ca t'intéresse ?

-Bien-sûr !

-T'es sûr de vouloir savoir ? Parce qu'après tout, comme tu dis, t'es bientôt arrivé et ça sert plus à rien de savoir quoi que ce soit, alors qu'on se reverra plus !

-Oui mais tu...

Et je réalise d'un coup ce qu'il vient de dire. Bien sûr j'ai dis tout ça, mais pas à lui, comment il peut savoir ? Je plisse les yeux et demande :

-Comment...tu sais ça, toi ?

Il hausse les épaules :

-Je le sais, c'est tout. Tu sais quoi ? On va arrêter d'en parler, ça me fous de mauvaise humeur, on va aller manger un truc.

-Tu voulais pas me parler ?

-Non. A toi de savoir si tu veux que je te parle. Tu sais ce qu'on va faire ? Tu me fais signe si jamais ça t'intéresse.

-Tom !

-Ce sont tes règles du jeu, Bill, c'est toi qui veut que ça soit comme ça !

-Tom, soit pas con, y a aucune règle de jeu, je...je fais seulement ce qu'on avait prévu, on avait dit-

Et il me coupe brutalement :

-De la baise, je sais...

Je soupire longuement, je me sens con, mais con ! Peut-être qu'on devrait vraiment mettre carte sur table, je devrais lui dire que je l'aime et écouter ce qu'il a à me dire, qu'il m'aime ou non, comme ça je serai fixé et c'est tout. Mais plus je le regarde, plus je me dis que je pourrai pas l'entendre me dire « Bill, je t'aime, mais c'est vrai, on pourra jamais être ensemble » Alors je dis la seule chose qui me paraît le plus salvateur, pour moi :

-Je crois que...je crois que je veux pas savoir...

Les secondes de silence passent, me laissant l'impression que ça fait des siècles qu'on est là, à se regarder sans rien dire et il hoche lentement la tête et dit :

-Ok. On fera comme tu voudras. On va manger.

Il passe devant moi sans me regarder et je dois presque lui courir après pour le rattraper. Je me sens encore plus con, il nous reste deux jours et parti comme c'est, on va les passer à se faire la gueule. J'ai pas envie de ça, je veux le voir encore sourire, je veux pas qu'on se quitte froidement, alors pris d'une impulsion j'attrape son bras et le balance presque contre le mur. J'ai juste le temps de voir son regard surpris, mais avant qu'il ait eu le temps de dire un truc, je me plaque contre lui et l'embrasse à pleine bouche, la main agrippée sur sa nuque. Je le sens se raidir et se détendre lentement. Ma langue enroule la sienne presque furieusement, je lui dévore entièrement la bouche, je lui donne un baiser dur, profond, celui qui a le goût de ma colère, de mon désespoir, de ma frustration mais surtout de ma passion. Il se laisse faire pendant un instant et semble d'un coup se réveiller puisqu'il prend la direction du baiser à son tour en bataillant contre ma langue, la repoussant dans ma bouche, m'étouffant presque, il m'embrasse avec la même force. Il glisse une de ses mains sur ma taille et serre ma hanche très fort, comme s'il voulait l'écraser, pendant que son autre main attrape une poignée de mes cheveux et tire brutalement dessus pour éloigner ma bouche. Je gémis de douleur et sans me lâcher, il penche ma tête sur le côté et pose sa bouche dans mon cou pour me mordre un peu la peau. Il fait glisser ses lèvres sur ma gorge et peu à peu se fait plus doux, je sens ses doigts se relâcher dans mes cheveux, même ses baisers se font plus doux. Puis il remonte ses mains et encadre mon visage pour m'attirer de nouveau à sa bouche qui me possède une nouvelle fois.

Du bruit dans le couloir nous fait sursauter et nous relâcher, et c'est alors que je remarque que des gens sont passés près de nous, ils nous ont déjà dépassés, et on a rien entendu, tellement il m'a fait perdre toute notion. On se regarde encore essouflés et il me fait un petit sourire :

-Et voilà, je savais bien qu'on allait finir par se faire prendre à cause de toi !

-Comment ça à cause de moi ?

-T'as vu comment tu t'es jeté sur moi ? J'ai même pas eu le temps de te voir venir !

Là son sourire est plus grand, je sais qu'il plaisante et je donnerai n'importe quoi pour qu'il continue de me sourire comme ça, ça faisait un moment qu'il avait pas eu ce sourire taquin et sincère, et j'adore le voir comme ça. Mais je fais mine de bouder et croise les bras :

-Ok, la prochaine fois je le ferai plus, si c'est ça qui t'inquiète !

Il éclate de rire :

-T'es pas crédible, Bill, pas du tout ! Mais je t'en prie, refais-moi ça quand tu veux, c'était hot, j'aime quand t'es incontrôlable, comme ça.

Je suis bien obligé de rire à mon tour. On reprend la route pour aller déjeuner maintenant un peu plus détendus et rejoignons les autres à table. L'après-midi se passe tranquillement, on a profité encore une fois de la piscine et on a fait pas mal de jeux. Il est convenu qu'on se revoit tous le soir même du côté du pont promenade pour décider de ce qu'on fera de notre soirée. Je sais d'avance que je préfèrerais de loin rester avec Tom dans ma chambre, ça fait quelques jours qu'on a pas fait grand chose, alors je m'approche de lui et lui souffle, pendant que les autres sont toujours en pleine discussion :

-Dis, t'es sûr que tu veux qu'on fasse un truc avec eux ce soir ?

-Pourquoi pas ? Tu voulais qu'on fasse autre chose ?

Je réponds par un sourire et un petit haussement de sourcil, il sourit aussi :

-Putain, Bill, t'es une vraie nympho !

-C'est ça ! Comme si j'avais quelque chose à t'envier de ce côté-là ! J'ai rien à t'apprendre, hein, t'es pas mal dans ton genre non plus, toi !

Il rit un peu et dit :

-Ok, j'avoue, mais faut dire aussi que ton sex-appeal y est pour beaucoup !

-Arrête de me dire ça, je suis pas une nana, on dirait que tu parles à une fille ! Et arrête de rire, bordel, ou je dors tout seul ce soir !

Il s'arrête net de rire et c'est moi qui ris maintenant, il fronce les sourcils et me dit :

-Je serai toi je rirai pas, Bill, c'est du chantage de gonzesse ce que tu me fais, là ! Et de toute façon tu pourrais dormir seul ce soir ?

-Non, je peux pas. Donc tu restes avec moi.

On finit par se mettre d'accord, rien d'autre pourrait me faire plus plaisir, il sera encore avec moi ce soir. Je préviens tout le monde que je retourne à ma chambre prendre une douche et les retrouve plus tard. Une fois dans ma chambre, je me laisse tomber sur mon lit en soupirant. Après-demain, j'arriverai chez moi après-demain...ça a l'air tellement loin et tellement près en même temps. Il va me manquer ce con, ça va être horrible, je sais pas ce que je vais faire sans lui. Quand je pense que je voulais pas la faire cette croisière !

Après le dîner on s'éclipse de suite dans ma chambre et de nouveau, sous les draps, je le laisse prendre possession de moi tout entier, je m'abandonne complètement à lui en lui ordonnant de faire de moi ce qu'il veut. L'idée que ce soit pratiquement les derniers instants qu'on passe ensemble lui et moi rend ce moment encore plus intense pour moi.

La première pensée que j'ai en me réveillant le matin c'est « voilà, c'est fini, dernière journée » et j'ai pas envie de me lever. Tom dort encore, allongé sur le dos à côté de moi, alors je me rapproche de lui et embrasse son épaule, sa gorge, sa joue, son oeil, sa tempe. Je le réveille doucement à coups de caresses et de baisers en essayant d'ignorer la main glacée qui empoigne mon coeur comme pour l'écraser. Dernière journée parce qu'on arrivera chez moi très tôt demain matin.

Il finit pas se réveiller et après une douche on va prendre le petit déjeuner, seuls cette fois-ci. On parle peu, la tristesse m'empêche d'être drôle ou taquin avec lui et lui-même a l'air de mauvaise humeur. Jamais j'ai vu une journée passer aussi vite, l'aprés-midi est déjà là et je manque plusieurs fois m'engueuler avec Tom tellement je suis tendu. Gus nous a rejoint au bord de la piscine et après une réplique cinglante que je lui ai lancée pour une connerie que j'ai déjà oubliée, je me lève et leur dis qu'il faut que j'aille dans ma chambre commencer à faire mes bagages. Tom me regarde même pas et je pars sans même attendre une réponse de leur part.

C'est en colère que je balance mes affaires dans tous mes sacs grands ouverts sur le lit. J'entasse le maximum de mes affaires en ne laissant que celles que je mettrais demain matin. Quand tout est fermé correctement je pose les valises près de la porte et vais m'allonger sur le lit. J'irai pas dîner finalement, je vais rester là, dans ma chambre, je me ferai monter quelque chose à manger, si j'arrive à manger, j'ai la gorge tellement serrée que rien ne pourrait passer. J'irai pas voir Tom non plus. Autant faire une coupure sèche et brutale, de toute façon qu'on se quitte maintenant ou demain, le résultat reste le même, on se quitte et l'idée me broie le coeur. Mais qu'est-ce que je peux faire d'autre de toute façon ? Aller le voir et lui dire « Tom, je t'aime, je t'aime trop, reste avec moi, viens vivre avec moi » ? On a beaucoup parlé des projets qu'il avait, il veut réussir ses études, continuer de voyager avec son père, être un journaliste reconnu un jour, il a ses projets et y tient tellement ! Je peux pas lui demander de laisser tomber tout ça alors qu'on se connait à peine, juste parce que je l'aime comme un dingue ! Même s'il a un minimum de sentiments pour moi, je peux rien attendre de plus de lui que ce qu'il me donne déjà. Ou plutôt je devrai dire « ce qu'il m'a donné ». Putain de parenthèse...

Je sais pas combien de temps a passé, mais je suis toujours dans ma chambre. Quand je jette un coup d'oeil au réveil je m'apercois qu'il est tard et j'ai toujours pas dîné. Je m'en fous, j'ai pas faim. Et pas de nouvelles de Tom, c'est sûrement mieux comme ça. Je me déshabille et me glisse sous les draps que je remonte au-dessus de ma tête. Toute la literie a son odeur, depuis le temps qu'il dormait avec moi, tout en est imprégné.

Mais j'arrive pas à dormir, pas sans lui. Tout autour de moi me rappelle Tom et sans lui c'est fade, vide, sans goût, sans joie, sans aucun sens. Je suis encore plus foutu que ce que je pensais. Putain, ça va donner quoi quand je serai chez moi ?

Toujours en sous-vêtement, je décide de me lever et d'aller m'assoir dans le canapé pour allumer une cigarette qui j'espère me fera le plus grand bien. Après tout, il était écrit nulle part qu'on pouvait pas fumer dans la chambre. J'inspire une longue bouffée en fermant les yeux, essayant de me détendre le plus possible et sursaute quand de grands coups sont frappés à ma porte. Après quelques instants d'hésitation je me lève et vais ouvrir. Mon coeur fait un bond dans ma poitrine quand je vois Tom derrière la porte. Il m'a toujours fait cet effet-là, ça sera toujours le cas, j'en ai bien peur. Il attaque direct :

-T'es pas venu manger avec nous, tu m'avais pas prévenu que tu allais rester dans ta chambre ! Ca y est ?

Je demande, étonné :

-Ca y est quoi ?

-Ca y est ? T'as déjà refermé la parenthèse ?

-J'ai pas...Entre, Tom.

Il entre et referme derrière lui. Il met un moment avant de se tourner face à moi et son regard se pose immédiatement sur tout mon corps qu'il semble caresser avec les yeux mais sa voix reste froide :

-Putain, Bill, t'as l'intention d'être égoïste encore longtemps comme ça ? Merde, j'ai pas droit à un « aurevoir » ? J'ai pas droit à un minimum de considération ? Tu allais juste te contenter de rester là et demain tu serais parti sans même chercher à me dire aurevoir ?

-Non, je...j'avais pas faim et j'ai...

Et je me tais. Encore une fois, face à lui, je perds tous mes moyens et ne sais plus quoi dire. Il a l'air vraiment furieux.

-Tom, si t'es venu pour qu'on se dispute c'était pas la peine, j'ai pas envie qu'on se quitte comme ça !

Il lance son bras en avant et m'attrape par la gorge, resserrant les doigts sur mon cou pour m'attirer à lui :

-Oh ! Et tu veux qu'on se quitte comment alors ? Dis-moi, puisqu'apparemment il semble qu'il y ait que ce que tu veux, qui compte ?

Et il écrase directement sa bouche sur la mienne, me coupant le souffle. Je pense même pas à me débattre ou à desserrer sa main toujours sur ma gorge. Les miennes se posent sur ses bras et remontent jusque ses épaules, dans son cou, encadrent son visage et je penche un peu plus la tête pour l'embrasser plus fort, mieux, plus profondément. Il est venu et je refuse qu'on se déchire. Il est là, alors il se passera autres choses que des paroles blessantes et des explications inutiles. Il va me faire l'amour parce que c'est certainement la dernière fois ce soir, et que c'est ce que je veux emmener avec moi quand je partirai. Il se détache de moi, me regarde en haletant un peu et souffle :

-Pour une fois, on va faire ce que moi je veux. A moins que tu me le dises clairement, je te préviens que j'ai pas l'intention de partir de là, ce soir je reste. Je reste avec toi. Alors ?

Dans ses yeux je peux voir de l'anxiété, à moins que je l'imagine encore. Mais il est là, bien là, alors je dis la seule chose que je pense vraiment :

-J'ai envie que tu restes.

-Ok, alors je vais rester là, avec toi. On fera rien si tu veux pas, moi-même je suis pas sûr d'avoir envie de...

Je fronce les sourcils quand j'entends ce qu'il me dit et demande, presque vexé :

-Tu es pas sûr d'avoir envie de quoi ? Tu veux dire que tu veux bien rester mais...juste dormir ?

J'essaie de plaisanter un peu malgré ma tristesse et la peur de sa réponse à ma question :

-Je te fais déjà plus envie ?

-Non, c'est pas ça. Mais j'en ai marre qu'on fasse toujours comme tu décides. Putain, j'ai envie de rester avec toi ce soir et si je suis pas sûr de vouloir coucher avec toi c'est parce que...parce que demain tu seras parti et il t'est jamais venu à l'esprit que ça pouvait être un peu...difficile pour moi ?

-Tom...

-Oui, je sais, tu veux rien savoir.

-Tom, s'il te plait, on arrête là, ok, on arrête de se disputer.

-Je savais pas qu'on était en dispute.

-Tu veux rire, depuis deux jours t'es d'humeur massacrante, tu me fais la gueule, tu m'engueules, dès que je dis un truc tu me remballes !

-Désolé, t'es pas le seul à avoir des baisses de moral, Bill, ça m'arrive à moi aussi et puis le fait qu'on soit bientôt séparés, ça me fait chier, voilà, tu veux pas l'entendre mais y en a marre, je te le dis quand même, ça me fait chier ! On a passé ces trois foutues semaines ensemble, presque 24h/24h, tu pensais que j'allais pas m'attacher à toi un minimum ?

Je reste bouche bée face à ce qu'il me dit. C'est la première fois qu'il dit ouvertement ce qu'il ressent et je me sens partagé entre la joie et encore plus de tristesse. J'ai tellement envie de l'entendre me dire plus...D'ailleurs il continue :

-Ouais, y en a marre de faire comme tu veux parce que t'as peur d'entendre que mmmhhhh...

Je l'ai coupé en pleine phrase par un baiser féroce, même si j'en crève d'envie, je veux pas entendre ce que je pense avoir compris. Un baiser violent s'engage et tout en continuant de me bouffer la bouche littéralement, il me fait reculer jusque le lit sur lequel on se laisse tomber. Il recule un peu et je pose une main sur sa bouche pour éviter qu'il parle de nouveau :

-Dis rien de plus, Tom...S'il te plait...Juste, reste...Pardon mais je peux pas...

Alors il dit plus rien, soupirant encore et ferme les yeux pour revenir m'embrasser comme si sa vie en dépendait, les mains déjà partout sur moi pendant que les miennes le déshabillent. Bien vite, on se retrouve nus en travers du lit à ramper à reculons pour s'installer correctement. Les caresses et les baisers qu'on se donne sont plus parlants que tous les mots qu'on aurait pu se dire, je le ressens au plus profond de moi.

Je le laisse me toucher de partout, il arrache presque le morceau de tissu qui l'empêche de me faire encore plus de bien. Ma respiration est saccadée, je suis complètement ivre, le coeur douloureux, la gorge serrée, la tête qui tourne, les poumons compressés. Je suis dans tous mes états et voudrais perdre encore plus la raison pour éviter d'avoir à ressentir le manque qu'il va laisser. Sa bouche se pose partout sur moi, rageusement presque, ses mains ne me caressent plus mais me serrent à me faire mal, la tension est trop forte pour moi, tout tourne trop vite, et l'intensité du moment m'excite comme jamais je l'avais été avant. Son odeur emplit la pièce, les draps, ma peau, mes narines, il est partout autour de moi, sur moi et j'attends avec une impatience mal dissimulée qu'il soit en moi.

J'abrège ce moment sensuel où son corps a glissé contre le mien, devenu moite par la chaleur et l'excitation et m'étire pour récupérer le lubrifiant que je laisse toujours dans la table de nuit. Mes gestes sont tâtonnants, maladroits, et sans le vouloir je renverse le cadre que j'avais laissé sur la table, je sais pas pourquoi. Je donne un grand coup de main dedans et l'envoie valser au sol en grognant. Et quand j'arrive enfin à récupérer le gel, Tom me le prend des mains.

Il se recouche à côté de moi, sur le flanc et s'approche pour m'embrasser encore et encore. Il attrape ma main et lie nos doigts, le tube coincé entre nos deux mains réunies. Puis, d'un coup de pouce agile, il enlève le bouchon et s'en verse un peu dans l'autre main. Il arrête alors de m'embrasser et inspire profondément avant de ressaisir ma main et passer le gel sur...mes doigts. Quand je comprends ce que ça signifie, j'hoquète de surprise et ouvre grand les yeux :

-Tom ! Tom, tu...mais...

Il secoue lentement la tête sans me quitter des yeux en continuant de lubrifier mes doigts et me dit simplement :

-Chut...Fais-le. Fais-le, toi. Ce soir, je veux que ce soit toi.

Il me demande de lui faire l'amour, c'est la première fois que ça se passe comme ça, jamais j'aurais pensé qu'il me demanderait de le prendre, on faisait toujours l'inverse et j'adorais ça. Mais l'idée de le posséder entièrement, complètement m'enlève toute idée de refuser, encore plus quand je le vois ouvrir les jambes et m'attirer entre elles. Je commence par lécher sa pomme d'adam, je mordille sa peau qui me paraît sucrée sous ma langue, lèche et embrasse aussi sa clavicule et son épaule le plus tendrement possible. J'essaie de prendre possession de tout son corps avec tout l'amour que je peux pas lui dire mais que je peux laisser s'exprimer.

Il ferme les yeux et fait glisser ses mains sur mes bras aussi, mon dos, mes fesses, racle légèrement de ses ongles courts ma peau, faisant s'élever des frissons de plaisir et d'envie. Puis ses mains remontent jusqu'à encadrer mon visage et il ouvre les yeux pour les plonger véritablement dans les miens. Il me lèche les lèvres et me regarde un instant puis souffle :

-T'es beau, Bill, t'es la personne la plus magnifique que j'ai jamais vue. J'aime tellement te regarder...

Et sa langue rencontre à nouveau la mienne pour une danse lente et sensuelle, augmentant la chaleur de nos corps et nous laissant l'impression que les degrés ont aussi augmenté dans la chambre. Je fais glisser mon corps sur le sien pour lécher et embrasser son torse. J'appuie mon piercing sur son téton tout en léchant le petit bout de chair qui durcit encore plus, tout comme son sexe que je sens se tendre encore plus contre mon ventre. Il se cambre sous mes caresses, il gémit quand je le mordille et la fierté me gagne quand je vois qu'il prend visiblement beaucoup de plaisir. J'aurai presque envie de m'enfoncer en lui de suite, sans le préparer plus, mais j'ai plus envie encore que ce moment dure toujours. Lui et moi, à se donner le plus de plaisir possible, à goûter et honorer la peau de l'un et de l'autre, lui et moi à se fondre l'un dans l'autre, lui et moi ne faire qu'un...

Ma bouche descend toujours plus bas et pendant que j'embrasse et lèche son aine je sens son sexe tressauter contre mon cou. Je souffle doucement sur son extrémité et le vois clairement tressaillir. Avec la langue, je retrace le contour de son gland et malaxe doucement ses testicules. Il remonte les jambes et pose une main sur ma tête, la masse, joue avec mes cheveux qu'il entortille dans ses doigts. Et d'un coup, je l'enfonce dans ma bouche et appuie mon piercing sur son membre en remontant la tête. Je le suce, l'aspire, le lèche, il gémit, soupire, crie quand je titille son gland et dilate sa fente avec mon piercing.

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Comments :

  • chaos87th

    12/08/2011

    Génial, les rôles s'inversent pour le soir.
    Mais il vaudrait mieux qu'ils se parlent franchement, ça leur éviterait de se prendre la tête alors qu'ils veulent la même chose.

  • Pucca97217

    15/09/2009

    Waouw ils échangent les rôles.
    J'espere que vou vous quiterais pas comme sa.

  • BillKaulitzBlogfic

    23/08/2009

    C'est pas gentil de me faire pleurer ! XD Merci, c'est génial.

  • Thunderbolt-Real-Ya0i

    11/07/2009

    Quelle image waouh 8D

  • tom-th-tom

    22/03/2009

    'tin je suis même pas rendu compte que ça faisait 2 chapitres que j'étais en train de pleurer --'

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