Epilogue

Un peu moins d'un an était passé depuis leur séparation. Chacun avait finalement poursuivit sa route sans l'autre laissant un goût d'abandon derrière eux. Ils n'avaient finalement pas réussit à surmonter la crise des 7 ans fatidiques. Quelle ironie, sachant qu'ils ne faisaient que blaguer la dessus à l'approche de l'anniversaire de leur septième année ! Assis derrière son bureau, l'esprit divaguant comme d'habitude, Tom était plongé dans ses souvenirs.

Flashback

Les deux corps ne cessaient de se vouloir un peu plus, se goutant, se cherchant et se dévorant toujours davantage dans la chaleur de l'été indien qui perdurait en ce mois d'octobre.

-Han Tom !

Le dreadé redoublait d'effort contre les hanches de son partenaire. Il sentait l'orgasme arriver et ne voulait surtout pas le vivre seul. Il lui remonta alors jambes faisant trembler son amant encore plus sous lui.

-Tom qu'est-ce que...

Il n'eut pas le temps de poursuivre que le blond passait ses jambes longilignes par dessus ses épaules et redoubla de coups de bassin.

-Haaan !

Ils se regardaient intensément dans les yeux et ressentait encore plus le plaisir de leur partenaire sachant que l'un jouissait grâce au corps de l'autre. Bill l'attira à lui pour échanger un baiser brûlant avec le peu de force qu'il lui restait. Ils s'embrassaient le souffle court dû à leur orgasme foudroyant, leur peau se collant toujours plus à cause de la transpiration qu'ils avaient sur leurs corps. Peu à peu ils reprenaient leurs esprits mais cela semblait difficile, surtout qu'ils étaient encore en contact intimement. C'est ce que préférait Bill. Ressentir son Tom en lui même si la jouissance était passée. Il l'admirait d'avantage en le sentant si proche de lui sa tête dreadée plongée dans son cou. Il lui caressait lentement les cheveux pour l'apaiser et le laissait reprendre ses esprits autant qu'il le pouvait à cet instant. Le blond après quelques secondes, se redressa et le regarda tendrement.

-Je t'aime, lui souffla-t-il du bout des lèvres.

Rien ne pouvait le faire plus craquer que ça. Même après toute cette intensité Tom savait se montrer tendre et attachant. Jamais il ne trouverait mieux il en était persuadé.
Il lui sourit les yeux vitreux. Bill était toujours le plus démonstratif dans ses émotions. Que ce soit pour s'énerver où même pour se montrer câlin. Il lui répondit, interférant ses réponses de bisous amoureux sur tout son visage.

-Han Tomi...moi aussi je t'aime, tellement...beaucoup...tout plein...énormément...gros comme ça...

Oui, Bill pouvait vraiment être expansif...et ça même dans ses déclarations tendres. Ça faisait glousser le blond comme un enfant. Il adorait ce côté enfantin chez son petit ami. Il passa sa main sur son visage pour enlever les quelques mèches collée à son front, preuve de leur ébats passés. Il le fixa avec un air sérieux contrastant avec la légèreté de l'échange précédent. Bill en fit de même sentant que Tom lui témoignait son amour une nouvelle fois. Le dreadé se rapprocha de ses lèvres mélangeant son souffle chaud à la respiration posée de Bill. Il faisait frôler leurs bouches attisant une fois de plus l'envie de son partenaire. Il posa délicatement ses lèvres sur celles de son vis-à-vis caressant cette chair fine qu'il chérissait tant. Bill se perdait littéralement dans le baiser qui se faisait langoureux à nouveau.
Tom posa sa tête contre le torse du brun pour entendre sa respiration. Il aimait ce calme et cette douceur. Doucement, il commença à donner des petits coups de bassins pour relancer l'excitation, il avait encore envie de Bill et savait que c'était réciproque. Il se sentait durcir à nouveau...

-Tu m'aimeras toujours ? lui demanda Bill soudainement.

Il fronça les sourcils ? C'était quoi cette question subite ?

-Bill ?

-Quoi ? La question est simple pourtant non ? En plus y'a que deux réponse alors bon...

Il fut coupé dans ses réflexions ouvertes.

-Bien sûr que je t'aimerai toujours ! Pourquoi tu m'demandes ça comme ça, maintenant ?

-Je ...je sais pas comme ça... éluda Bill.

-Ouais c'est ça...allez crache le morceau, p'tit cul.

-Toooom m'appelle pas comme ça, fit Bill se resserrant sur son sexe et faisant gémir son amant.

-Hum fais pas ça amour, ou j'pourrais très bien recommencer à t'infliger les pires sévices !

-Ah oui ? Tu sais ça m'dérangerait pas de toute façon, ajouta-t-il avec son sourire espiègle. Et puis, c'est pas ce que t'es en train de faire, là ?

Tom savait bien que si Bill lui avait posé cette question c'était qu'il avait pensé à quelque chose en particulier et il ne voulait pas qu'il garde ses réflexions pour lui sachant pertinemment que ça lui retomberait sur la gueule d'ici peu.

-N'essaye même pas de détourner la conversation !

Malgré le plaisir qui l'envahissait de nouveau tout doucement, Bill souffla tournant la tête sur le côté. Il ne savait pas comment lui faire part de sa peur latente qui lui dévorait le ventre depuis quelques jours.
Tom lui prit le visage dans les mains et chercha son regard des yeux. Il se retrouva avec un air boudeur en face de lui. Il se dégagea de Bill et se plaça à côté de lui, le regardant toujours, les sourcils froncés :

-Qu'est-ce qu'il se passe mon c½ur ? Dis-moi ?

-Nan tu vas t'moquer !

-Mais c'est qu'il boude en plus...j'y crois pas...c'est toi qui commence et c'est toi qui boude !

Bill était vraiment gamin des fois.

-Aller Bill raconte...

De toute façon c'était lui qui avait commencé, il allait bien devoir lui dire.

-Ben en fait...j'ai lu dans un magasine...

-Encore ces magasines à la con...lança Tom sachant déjà que Bill avait dû se monter la tête avec une de leur théorie sur la vie de couples et ses aléas.

-Oui mais c'est pas un magasine à la con tu sais c'est le...

-J'm'en fous Bill de quel magasine il s'agit.

-Ouais ben en tout cas ils disent qu'il faut faire attention lorsqu'on se rapproche de la septième année de vie de couple. C'est celle qui détermine si oui ou non les partenaires sont faits pour rester ensemble et s'ils se correspondent vraiment que ce soit au niveau intellectuel, culturelle,...

-Ou sexuelle ? Termina le bond en lançant des yeux de prédateurs à son brun.

-Oui y'a aussi ce critère là, répondit-il innocemment.

-Et bien ma foi, j'pense que pour les autres critères on en reparlera tout à l'heure. Pour l'instant j'vais te montrer que sur le plan sexuel on est au top...j'dirais même plus qu'au top on est les meilleurs...

Il se pencha pour lui voler un baiser langoureux puis se baissa poursuivant ses dires sur ce qu'il advenait de leur vie sexuelle. Au bruit de la respiration de Bill quelques instants plus tard...effectivement au niveau sexuel ils étaient totalement compatibles.

Fin Flashback


Tom avait finalement réussi à vivre sans Bill à ses côtés. Pourtant au fond de lui il savait pertinemment qu'il n'était pas parvenu à oublier son beau brun. De toute façon pourquoi s'efforcer à oublier la personne qui à le plus comptée dans sa vie ? Il savait qu'il l'avait perdu et que bien qu'à l'époque il avait dit à Bill que lui aussi avait ses tords, il pensait maintenant que jamais il n'aurait dû le formuler ainsi. C'était quand même lui qui l'avait trompé. En repensant à tout ça, Tom se faisait plus de mal que de bien mais c'était dans son tempérament. Ça l'avait toujours été. Il savait pertinemment qu'il se le reprocherait jusqu'à la fin de ses jours. Il avait perdu l'homme de sa vie et il ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même dorénavant.

Malgré toute sa peine, qui était devenue comme une sorte de compagne quotidienne, il avait réussi à monter sa propre agence immobilière comme il l'avait toujours souhaité. Un mal pour un bien se disait-il, bien qu'il aurait aimé que le mal ne soit pas de cet ordre là. Sa rupture avec Bill avait été la pire des souffrances pendant de longs mois avant de retrouver un semblant de goût à la vie. C'était d'ailleurs pour cette raison qu'il avait persévéré dans son travail et avait atteint en quelques mois ce que la plupart des hommes d'affaires auraient fait en quelques années.

Malgré son succès professionnel ce n'était pas pour autant que sa vie personnelle le satisfaisait. Depuis Bill il n'avait connu personne. Oui, lui Tom le tombeur n'avait pas réussi à être touché par quelqu'un d'autre. Tout ça devait se révéler d'ordre psychologique. Il avait essayé lors d'une soirée de coucher avec un homme -les femmes étant à bannir de sa vie étant donné que c'était en partie à cause d'une d'entre elle qu'il avait tout perdu- mais il n'avait pas pu. Pourtant il était plutôt mignon, cet homme, mais dès qu'il avait commencé à le toucher il s'était senti très mal. Il avait l'impression de faire du mal à Bill. Etrange sensation étant donné qu'ils étaient alors séparés depuis plus de cinq mois lorsque c'était arrivé. Il n'arrivait pas à se l'enlever de la tête. Pourtant il semblait que Bill ait réussi contrairement à lui.

Après avoir passé quelques semaines chez Gustav, le brun avait finalement eu la proposition de sa vie. Il avait l'occasion de partir pour un contrat à durée indéterminée à Paris. Il avait hésité. Il ne se sentait pas assez fort pour quitter son pays et surtout pas après la rupture qui l'anéantissait. Mais Gustav lui avait au contraire affirmé que ça ne serait que meilleur pour essayer de repartir du bon pied et recommencer autre chose ailleurs. Il ajouta, que surtout il en rêvait depuis des années de pouvoir aller à Paris en tant que photographe à part entière. C'était une occasion en or et il aurait été bien con de ne pas la saisir. C'était sa chance et quand elle se présentait à vous sur un plateau il ne fallait surtout pas la repousser mais plutôt la saisir à pleine mains et s'en satisfaire pleinement. Et c'est ce qu'il avait fait.

Depuis plus de neuf mois maintenant il était devenu le photographe le plus en vue des magasines de mode. Les marques de luxes voulaient toutes travailler avec lui et les mannequins les plus réputés avaient eu l'occasion de passer devant son objectif. Il avait réussi peu à peu à se remettre de sa rupture en se plongeant lui aussi dans le travail. Seulement, lui, avait eu la réaction contraire à Tom. Il était allé de mannequin en mannequin voulant toujours plus se perdre dans les plaisir de la chair. Il avait ce manque permanant en lui. A travers tout ces corps il cherchait à retrouver celui auquel il n'avait plus droit. Il savait que plus jamais il ne retrouverait un amant tel que Tom. Seul lui avait été capable de le rendre fou rien qu'en le détaillant du regard. Dans ses bras il s'était toujours senti à l'abri de tout et surtout il n'avait jamais désiré quiconque plus que lui.

Bill s'était senti partir vers des régions qu'il ne souhaitait pas et avait beaucoup freiné sur les soirées dans le milieu de la nuit. Il en avait bien profité au début mais c'était en grande partie parce que lors de ces soirées là il buvait pas mal et l'alcool lui avait permis de se désinhiber beaucoup plus facilement auprès des hommes qu'il charmait. Sa beauté lui facilitait aussi le travail. Tout le monde n'avait de cesse de le dévisager. Dans le milieu de la mode parisienne il était le photographe le plus beau qu'il puisse exister. Les gens qui ne le connaissaient pas encore le confondaient souvent avec un mannequin. Il était ce qu'on aurait pu qualifier de beauté fatale. Sa réputation avait commencé à le précéder et même la presse savait quel genre de personne il commençait à devenir. Un tombeur, un Don Juan, parfois même on le qualifiait de « facile » et cela le blessait. C'est en partie avec ces articles de presse qu'il réalisa que ce qu'il était en train de devenir ne lui convenait pas du tout. Ce n'était pas lui, le vrai « lui », il n'était pas comme ça. Il avait donné une fausse image de lui qu'il ne voulait plus donner à présent, il était fatigué de tout ça. Il avait de suite arrêté de sortir lors de soirées organisées, ce qui heureusement pour lui n'entachait pas son travail en tant que photographe de mode.
Il s'était fait un nom à Paris mais on la rappela à son pays. Surtout qu'avec sa nouvelle notoriété l'agence pour laquelle il travaillait à Berlin le demandait pour de nouveaux projets ayant pour finalité d'augmenter leur popularité en l'ayant auprès d'eux. Il avait accepté se disant que de toute façon, il avait besoin de rentrer dans son pays enfin. Il allait pouvoir revoir ses parents ainsi que quelques uns de ses amis. Ça lui ferait le plus grand bien. L'idée de revoir Tom lui effleura l'esprit mais il la chassa rapidement se disant que de toute façon Tom avait dû bien refaire sa vie. Le connaissant il devait avoir fait comme lui si ce n'est pire et ...mais pourquoi songer à tout ça. Non il ne le reverrait pas.

Il ne voulait pas mettre son c½ur à mal une fois de plus. Il avait trop souffert de toute cette histoire. Et avec du recul, ce qui le rendait encore plus triste mais aussi en colère, c'est qu'il s'était rendu compte qu'il avait été en grande partie responsable de tout ça. C'est lui qui avait poussé Tom dans ses retranchement toujours un peu plus, s'assurant de le faire aller dans la mauvaise direction au lieu de le retenir auprès de lui pour qu'ils s'expliquent réellement. Il avait joué au con et il avait perdu. Bill savait qu'il avait réagit instinctivement à tout ça. Il s'était protégé de ses propres erreurs en ne voulant pas les admettre et maintenant il en payait le prix. Il avait réagit puérilement comme il le faisait toujours lorsqu'il se disputait avec Tom seulement cette fois-ci, ça leur avait été fatal. Cette fois-ci leur équilibre mettant d'un côté le Tom protecteur et de l'autre le Bill enfantin avait été totalement foutu en l'air par leur colère mutuelle et leurs sentiments trop forts. On peut vraiment être aveuglé lorsqu'on aime quelqu'un plus que de raison. C'était exactement ce qu'il leur était arrivé.
***

Tom était encore sorti du boulot très tard ce soir. De toute façon personne ne l'attendait en rentrant et cela depuis un tout petit peu moins d'un an maintenant. Ce soir Tom n'avait pas le c½ur à rentrer en aillant à l'esprit qu'il devait passer la soirée et la nuit seul encore et toujours. Il fit un détour par le resto dans lequel ils allaient tout le temps lors de cette soirée « spéciale ».
Oui, ce soir on était un 14 février et c'est la première fois en sept ans qu'il allait passer cette soirée sans lui. Tom y avait songé toute la journée essayant tant bien que mal de chasser ses pensées mélancoliques. Mais il n'avait pu s'empêcher de prendre quelques choses à emporter de ce même restaurant. Il était maintenant devant la carte des plats à emporter sachant pertinemment ce qu'il allait déjà commander. Il prendrait ce qu'ils avaient toujours eu l'habitude de manger. C'est bête mais il n'arrivait pas à se détacher de ce sentiment rassurant. Le fait de prendre à manger ici en ce soir de Saint Valentin le ramenait à des souvenirs heureux. C'était même ici qu'il avait demandé à Bill de venir s'installer avec lui.
En y repensant il secoua la tête le sourire aux lèvres. Il lui restait quand même plus de bons souvenirs que de mauvais concernant sa relation avec son brun. C'est sûrement pour cette raison que Bill avait arrêté les dégâts avant que tout ne soit irrécupérable psychologiquement. Même si au niveau relationnel ils n'avaient plus aucun contact dorénavant, il savait Bill heureux et en pleine ascension. Il se disait que finalement leur séparation aura au moins permis à l'androgyne de s'épanouir d'avantage. Ce qu'il avait lu de la vie sentimentale du brun lui plaisait beaucoup moins et entretenait sa jalousie, mais il essayait tant bien que mal de la taire. Après tout, ils n'étaient plus ensembles, pourquoi Bill n'aurait-il pas d'autres amants ? Il fut interrompu dans ses pensées :

-Tenez monsieur, votre repas est dans le sac ici. Lui annonça le serveur qui arrivait derrière le comptoir. Ça vous fera 15¤50 s'il vous plait. Poursuivit-il.

Il sorti sa carte bancaire et la fit maladroitement tomber par terre lorsqu'il voulu la tirer de son portefeuille. Il se baissa alors pour la ramasser.

-Bonsoir j'ai une réservation au nom de Zigler. Il doit m'attendre déjà, je suis en retard.

Cette voix...Ça ne pouvait pas être lui. Ça ne devait pas l'être. Il était à Paris de toutes façon donc non ce n'était pas lui. Malgré tout, Tom sentait son c½ur battre à tout rompre dans sa poitrine. Rien que de penser l'entendre à nouveau le mettait dans tous ses états. Il releva la tête rapidement pour apercevoir qu'effectivement c'était bien Bill qui se tenait à côté de lui.

Il se sentait misérable d'être ici à commander un plat à emporter alors que lui avait apparemment rendez-vous en tête à tête avec un homme dans leur restaurant préféré de surcroit. Tout d'un coup il réalisa qu'il était faible. Il souffla discrètement pour se donner une certaine contenance sachant ce qui allait arriver dans les minutes à suivre. Après tout c'était Bill. Lorsqu'il se remit debout devant le comptoir de l'entrée il se dit que finalement le Bill qu'il avait connu n'avait rien à voir avec l'homme qu'il avait devant lui. Mon Dieu qu'il était fascinant. Il captait tous les regards rien qu'avec sa stature longiligne et assurée. Il était tout vêtu de noir. Il portait un col roulé et une veste en velours qui lui donnait une douceur particulière. Il aurait eu envie de le caresser. Ses cheveux étaient coiffés avec désinvolture sur sa tête comme souvent et il était maquillé de noir. Il était magnifique. Bill faisait vraiment homme maintenant. Malgré tout Tom essaya tant bien que mal de se donner un air moins étonné qu'il n'aurait dû l'être.

Bill ne l'avait visiblement pas remarqué avant qu'il ne se relève puisque lui paraissait vraiment surpris de la présence de son ex-petit ami dans le restaurant dans lequel il avait rendez-vous avec son nouveau petit ami. Oui Bill avait quelqu'un dans sa vie depuis maintenant quatre mois et tout se passait à merveille. Jusqu'à maintenant...

-T-Tom ?!

-Salut Bill ! Lui sourit le dreadé en faisant un petit salut de la main.

Il se gifla mentalement d'avoir eu ce geste. Non mais « Salut Bill !». C'était tout ce qu'il avait réussi à dire et en plus avec son petit geste vraiment minable ? Quel couillon !

Bill se sentait gêné. Il ne savait pas que Noah, son petit ami, avait réservé dans ce qui avait été pendant des années « leur » resto préféré. Il ne l'avait appris qu'en sortant du boulot lorsque la secrétaire lui avait donné un lettre dans laquelle Noah lui faisait la « surprise » de l'emmener au restaurant pour la Saint Valentin.
De revoir Tom, là, apparemment tout seul en ce jour qu'il savait si particulier lui fit battre le c½ur un peu plus rapidement que la normale. Et sans savoir qu'il avait les mêmes pensées que le blond avait envers lui, il se dit immédiatement que Tom resterait éternellement le plus beau à ses yeux. Il ressentait une joie immense d'être devant lui et en même temps une mélancolie certaine. Il sourit chaleureusement à Tom.

-Ça fait longtemps ! lui dit-il.

Intérieurement il se sentit très con d'avoir sorti ça. Non mais bien sûr que ça faisait longtemps. Presque un an qu'ils s'étaient séparés et plus donnés de nouvelles.

-Oui, très longtemps, se risqua Tom.

L'un comme l'autre ne se sentait visiblement pas très à l'aise dans cette situation. Ce n'était pas très courant de revoir son ex avec lequel on se voyait vivre toute sa vie, presque un an plus tard après leur séparation dans leur resto préféré.

Bill n'avait plus eu la moindre nouvelle de Tom après être parti à Paris. Il était revenu récemment et le fait d'être dans sa ville lui avait donné l'occasion de penser encore plus à Tom. Tout lui rappelait Tom, leur vie commune, leurs ballades, leurs rires, leurs larmes, leurs disputes, leurs réconciliations, tout. Et il n'avait pas pu se cacher plus longtemps que le blond était profondément gravé en lui, comme une vieille blessure qui lance parfois. Alors il s'était persuadé qu'il se trompait, surtout que maintenant il avait Noah. Effectivement depuis qu'il était avec ce Noah tout allait mieux dans sa vie. Les journaux l'avait un peu lâché et son petit ami avait su lui redonner un semblant de stabilité émotionnelle qu'il n'avait plus connu depuis très longtemps. Il entretenait une relation simple mais tendre bien qu'il n'aimait pas Noah. Il le trouvait tout à fait charmant et très doux. C'est ce qu'il lui avait fallu pour qu'il reprenne un peu un semblant de vie posée. Depuis leur séparation, il n'avait pas arrêté par rapport à sa profession et ça lui demandait beaucoup d'énergie. Avec Noah il se sentait bien et c'était tout ce dont il avait besoin. Du moins c'est ce qu'il pensait jusqu'à ressentir cette pointe dans le c½ur alors que Tom lui souriait.

-Alors...euh...comment ça va toi ? demanda gentiment Tom.

-Oh euh...et bien ça va bien. Très bien même ! Et Toi ? S'empressa-t-il de demander.

-Très bien aussi.

Bill posa un regard sur ce que Tom avait devant lui sur le comptoir. Tom sachant déjà ce qu'il se posait comme question lui répondit directement.

-Hum oui, je viens prendre un plat à emporter.

-Oh...oui, c'est vrai que c'est bon ici. On y mange bien !

-Je crois qu'on sait tout les deux qu'on y mange très bien oui.

Merde. Il n'aurait pas dû dire ce genre de chose. Ça ramenait au passé et c'était très mauvais de ramener la conversation sur des sujets qu'ils voulaient éviter tout les deux. Pourtant Bill ne s'en formalisa pas.

-Oui effectivement. Tu ... reviens souvent ici ?

Pourquoi le brun lui posait-il cette question ? Il voulait savoir s'il se morfondait à revenir sur les lieux qui signifiait quelque chose dans leur relation passée ?

-Oh...non...non c'est juste que comme ce soir j'ai fini tard et je passais devant et que je sais qu'on mange bien et qu'ils font des plats à emporter je me suis dit pourquoi pas ?

Tom venait de déblatérer tout ça à une vitesse incroyable. C'était fou comme il se sentait nerveux devant Bill. Ce dernier sourit. Il sentait que Tom n'était pas très à l'aise. Tout comme lui d'ailleurs. Pourtant il avait envie de parler avec lui. Finalement il semblerait que leur séparation n'ait pas altéré son envie de le voir. Il avait tellement de choses à lui raconter. Sa vie à Paris et son ascension professionnelle. Tout ce dont il avait toujours rêvé lui était enfin arrivé. Tout sauf peut-être le fait de vivre tout ça aux côtés de Tom.

-Tu passais devant ? Tu habites prés d'ici maintenant?

Bill n'avait pas pu s'en empêcher. Il était de nature curieuse et le fait de savoir que Tom avait déménagé lui donnait envie de savoir où.

-Oui. J'ai totalement changé de secteur avec mon agence dans le centre, j'me suis dit que ça serait plus pratique si j'habitais plus prés du travail.

A ce moment là Bill ne sut plus quoi penser. Tom ne travaillait plus avec Anna ? Il n'avait rien su de ce qu'il s'était passé après leur séparation et avait envie de le savoir rapidement. De toute façon la conversation était lancée.

-Tu ne travailles plus avec...

-Non !

Tom ne lui avait pas laissé le temps de finir sa phrase. Il avait su dés l'instant où il lui avait annoncé qu'il bossait dorénavant dans le centre que Bill allait lui poser cette question.

-En fait j'ai monté ma propre boite.

-Oh...c'est pas vrai ? Oh mais Tom c'est génial. Toi qui en rêvais !

Bill avait littéralement des étoiles dans les yeux. Finalement Tom avait réussi aussi. Leur séparation avait vraiment été bénéfique. Tom revoyait le Bill qu'il avait connu à ce moment là. Totalement enfantin et béat.

-Merci.

Tom baissa les yeux se sentant rougir. C'était vraiment la loose là. Rougir comme une collégienne devant son ex c'était vraiment minable comme réaction. Il essaya de se reprendre.

-Je sais que toi aussi tu as fais du chemin. T'es parti à Paris comme tu l'as toujours souhaité. On t'a pas mal vu dans les magasines. Félicitations.

Bill tiqua. S'il avait tout appris de sa vie par magasine il ne devait vraiment pas avoir une bonne image de lui à présent.

-Oui je suis enfin allé à Paris. C'est une ville magnifique et mon boulot me passionne. Mais là je suis revenu sur Berlin. Ils m'ont demandé de revenir alors c'est ce que j'ai fait. Passé un moment on a le mal du pays, lui sourit-il.

Moi j'ai le mal de toi, songea Tom.

-Oui c'est sûr qu'au bout d'un moment ça fait long de ne pas voir les gens qu'on aime, murmura Tom.

C'était lui qui avait dit ça ? Et à voix haute en plus. Il venait vraiment de toucher le fond si Bill prenait cette phrase pour lui.

Le brun le regarda profondément dans les yeux essayant de déceler ce que cette affirmation signifiait. Lui avait-il manqué ? Lui manquait-il toujours ?

Après tout ce qui était arrivé il n'arrivait même plus à lui en vouloir. Tout ça était du passé et il avait compris que les fautes étaient partagées bien que Tom l'ait trompé c'était tout de même lui qui avait envenimé la situation pour le pousser à bout. Le résultat était une séparation réussie apparemment. Ils avaient chacun fait du chemin, réalisé leurs rêves, ils s'étaient reconstruits. Pourtant il ne pouvait empêcher son c½ur de tambouriner plus fortement dans sa poitrine en voyant Tom en face de lui. Il semblait regretter ses mots. Pourtant pour Bill c'était tout le contraire. Il avait peut-être là l'affirmation que Tom n'était peut-être pas encore passé à autre chose. Et étrangement, cette pensée lui plaisait. Il dit à contrecoeur :

-Je...je suis désolé mais...on m'attend.

Il tourna la tête vers la salle où trônait une multitude de tables. Un homme visiblement jeune et très charmant lui sourit et agita sa main pour lui faire signe. Tom eut d'avantage le c½ur en miettes. Avec tout ça il avait presque oublié qu'on était le jour de la Saint Valentin et que Bill devait avoir rendez-vous avec son petit ami.

-Oh...oui bien sûr, y a pas de souci.

Bill ne voulait pas en rester là. Il avait très envie de revoir Tom. Il voulait en savoir plus sur lui. Sur ce qu'il était devenu depuis tous ces mois passés. Depuis leur séparation.

-Attends je...je te donne ma carte. J'ai changé de numéro. Comme ça on pourra parler tous les deux...un peu plus longuement. Enfin...si ça te dit...

Il lui tendit un tout petit papier cartonné. Tom n'aurait jamais cru ça possible mais après tout ils ne s'étaient plus parlé depuis longtemps et bien des choses avaient changées.

-Ok. Merci.

Bill lui sourit affectueusement et hésita un instant avant de le prendre dans ses bras pour le serrer contre lui et lui glisser à l'oreille :

-Je suis très content de te revoir Tom.

Bill se défit de l'étreinte et le regarda avec un air tendre.

-A bientôt.

Puis il se dirigea vers la salle dans laquelle l'attendait Noah.

Tom n'avait rien pu répondre. Il sentait encore le parfum de Bill dans ses narines et la chaleur de ce corps aimant tout autour de lui. Il en avait frissonné lorsque Bill lui avait chuchoté à l'oreille. Il savait déjà qu'il n'avait jamais pu l'oublier. De toute façon il n'avait eu de cesse de l'aimer.

En attendant la validation de son code de carte bleue, il ne put s'empêcher de regarder vers la salle de restaurant. Bill était assis en face de celui qui maintenant le rendait heureux, chose que lui n'avait plus réussit à faire depuis longtemps. Il les voyait se prendre amoureusement la main. Quoi de plus normal en ce soir consacré aux amoureux. Bill l'avait déjà oublié. Il le voyait parler comme un moulin. Comme d'habitude. Cette réflexion le fit sourire tristement. Plus jamais il n'aurait le droit à ça maintenant. Et il allait devoir vivre avec.

Ce qu'il ne vit pas, c'est le regard de Bill posé furtivement sur lui lorsqu'il se retourna pour sortir de ce lieu si représentatif de ce qui avait été leur bonheur. Ce qu'il ne sût pas, c'est que Bill n'avait qu'une envie, laisser là ce Noah si charmant mais pourtant si fade et courir à sa suite. Ce qu'il ne comprit pas, c'est que Bill avait été aussi troublé que lui...


***


Tom ne l'avait pas appelé. Cela faisait trois jours qu'ils s'étaient vus dans ce fameux restaurant et rien. Tom ne lui avait pas donné signe de vie. Bill avait bien senti pourtant que Tom avait eu plaisir lui aussi à le revoir même si ça avait été succin. Il avait pensé que puisqu'il était seul le soir de la Saint Valentin Tom devait être célibataire. Il n'avait donc pas de raison pour qu'ils ne puissent pas se revoir tranquillement. A moins que cela ne veuille dire que le dreadé ne veuille plus du tout le voir. Il était passé à autre chose. Ou peut-être que Tom lui en voulait, finalement ?

Non pensa Bill. Ça ne pouvait pas être possible, il avait senti ce truc. Le regard de Tom gêné. Son air tendre.
Pendant ces trois jours il avait eu le temps de réfléchir à tout ça et il voulait absolument avoir une discussion avec lui. Il n'avait pas arrêté de cogiter après leur rencontre. Il ne cessait de penser à lui. Il se sentait comme s'il lui était poussé des ailes. Il s'était finalement avoué qu'il était toujours raide dingue de son Tom et il espérait que ça soit réciproque. Seulement Tom ne l'appelait pas. Plus ça allait plus ses sentiments étaient mis à mal. Il s'énervait presque contre lui-même d'être aussi fleur bleue.

Noah était parti en Australie faire un shoot de photos pour plus de deux semaines. Il avait totalement le champ libre. Il savait de toute façon qu'il n'était pas l'homme de sa vie et il savait que c'était réciproque. Même si Noah était doux et prévenant envers lui, Bill savait que lui non plus n'était pas amoureux. Ils étaient juste bien ensemble. Lors de la soirée au restaurant il lui avait demandé qui était cet homme avec lequel il avait conversait pendant quelques minutes. Lorsqu'il lui avait répondu « C'est Tom » Noah avait déjà tout compris. Bill lui avait confié sa séparation avec la personne la plus importante qui avait comptée pour lui. Il lui avait souri et ne s'en était pas plus formalisé. Il savait très certainement que Bill laisserait parler son c½ur plutôt que de jouer les faux-semblants. Il n'y avait pas de tabou entre eux et c'est ça qui faisait que leur relation convenait totalement à Bill. Noah lui s'en contentait.

Toujours était-il que maintenant Bill entendait la tonalité du téléphone et priait pour tomber sur celui dont il voulait entendre la voix.

-Agence KaulitzHome bonjour !

C'était une voix de femme. Certainement la secrétaire.

-Euh...bonjour. Je souhaiterais parler à Monsieur Kaulitz s'il vous plait.

-Désolé mais il est en visite en ce moment. Voulez-vous que je lui laisse un message ?

Bill hésitait. Il ne se sentait plus du tout rassuré à présent. Et si Tom avait quelqu'un dans sa vie ? Et si Tom avait une femme dans sa vie ? Peut-être qu'il n'aimait plus du tout les hommes ? Il l'avait bien trompé avec une femme non ? Ça avait certainement voulu dire qu'il préférait se tourner vers les femmes plus que les hommes. Et s'il était avec sa secrétaire ?

Il se passa la main sur la figure pour effacer cette dernière pensée totalement incohérente.

-Monsieur ?

-Oui...euh...Dites lui juste que Bill a appelé.

-Juste cela monsieur ?

La secrétaire était plutôt étonnée de cet appel peu commun. D'habitude les gens voulaient des rendez-vous. Elle ne savait plus où les caser.

-Non...non en fait...oubliez. Ne lui dites rien ce n'est pas très important en fait. Au revoir mademoiselle.

Il avait coupé court à la conversation. Il ne savait même pas pourquoi il s'était résigné finalement. Si Tom ne l'avait pas appelé c'est que très certainement il n'avait pas eu envie de reprendre contact avec lui. Il s'était monté la tête pour rien en fait. Rien. Tout ça n'était rien de toute façon. Alors pourquoi ressentait-il cette pointe amère de déception ?


***


Tom était rentré de son rendez-vous, satisfait. Ses clients allaient acheter la maison qu'il leur avait fait visiter. C'était une bonne journée.

-Monsieur Kaulitz !

-Oui ? Qu'y a-t-il Lana ?

-J'ai eu un coup de fil tout à l'heure de la part d'un certain Bill. Il n'a pas laissé de message en particulier et m'a même demandé finalement de ne rien vous dire mais...je...enfin dans sa voix j'ai senti qu'il aurait aimé vous parlez alors...

Tom était plus qu'étonné. Bill l'avait appelé sur son lieu de travail. Pourtant il n'avait pas changé de numéro de portable. Peut-être que Bill n'avait plus le sien en tête ou alors il n'avait pas osé.

-Oh...euh...merci Lana.

-De rien monsieur Kaulitz.

Il s'enferma dans son bureau et tourna comme un lion en cage. Si Bill l'avait appelé ici c'était certainement qu'il aurait aimé qu'ils se revoient. Seulement en était-il capable ? Se revoir alors qu'il savait qu'il n'avait plus aucune chance lui ferait plus de mal que de bien c'était sûr. Pourtant le brun avait fait un pas vers lui ce qui n'était pas négligeable.

Il s'assit sur sa chaise de bureau et prit la petite carte de visite dans ses mains. Elle était posée sur son bureau prés du téléphone depuis trois jours maintenant. Il avait hésité mais maintenant il ne pouvait plus reculer. Il ne voulait plus le faire. Il voulait essayer...

Il composa le numéro consciencieusement. Une sonnerie, puis deux, puis trois...

-Allo !

-Bill ? Salut, c'est Tom.

-Oh Tom ! Salut comment tu vas ?

-Bien merci et toi ?

-Ça va super j'te remercie.

-Je...ma secrétaire m'a dit que tu avais appelé.

-Ah oui ?

Apparemment cette secrétaire ne faisait pas ce qu'on lui demandait. Mais ça l'arrangeait pour le coup.

-Je suis désolé de ne pas t'avoir appelé avant mais j'avais du boulot alors...

-Oui je comprends tu n'as pas à te justifier.

-Tu...ça te dirait qu'on se voit pour discuter un peu ? Tenta Tom.

Il sentait ses mains moites d'appréhension. Il se croyait vraiment remonté au début de leur relation.
De son côté Bill n'était pas mieux. Il s'écaillait déjà le vernis qu'il avait mis sur ses ongles la veille. Il n'aurait plus qu'à tout refaire.

-Oui ça serait vraiment bien.

Super la réponse Bill. Il se tapait la main contre le front dans un tic nerveux. Tom souriait à l'entente de sa phrase.

-Quand ? demanda Bill pour faire oublier réplique précédente.

-Je ne sais pas. Quand tu veux.

C'était au tour de Bill de sourire à présent. Tom disait toujours ce genre de phrase lorsqu'il n'était sûr de rien. S'il avait été plus assuré il aurait donné un rendez-vous avec un horaire précis.

-Ça serait bon ce soir?

Bill n'avait jamais été très patient et il voulait absolument le revoir. Il voulait savoir si oui ou non, quelque chose était encore possible.

-Ce soir c'est parfait.

Tom n'avait pas eu à réfléchir très longtemps. Si Bill voulait qu'ils se revoient il n'y avait aucun problème à ça. Même si ça devait être en tant qu'ex et non plus en tant que couple.
Bill hésita un instant et finalement se lança. Après tout un peu de provocation ne leur ferait pas de mal.

-Chez toi ou chez moi ?

Tom hallucinait à l'autre bout du combiné. Bill l'avait fait exprès ce n'était pas possible autrement. Sa respiration s'accéléra. Il ne savait pas encore ce que tout cela allait donner. Mais après tout avec Bill il savait qu'il ne risquait pas grand-chose. Quoiqu'à la réflexion il pourrait y perdre son c½ur.

-C'est comme tu veux.

-Ça ne te dérange pas si on se voit chez toi ? Moi je suis encore dans les cartons et tout n'est pas installé.

Tom réalisa de suite qu'en fait Bill avait dû lui poser la question plus pour qu'il lui propose directement de venir chez lui parce que chez le brun c'était encore le souk. Il se frappa mentalement d'avoir eu des pensés si dissolues envers Bill.

-Oui bien sûr y a pas de problème.

Il lui donna l'adresse et l'heure à laquelle il finirait son travail ce soir et lui donna rendez-vous une petite heure plus tard histoire qu'il puisse se préparer à le recevoir correctement. Ils se quittèrent rapidement ensuite, l'un et l'autre ayant l'appréhension de se revoir le soir même mais malgré tout une très grande envie.

***


Bill avait trouvé facilement. Il était venu en métro de son appartement jusque chez Tom. Il n'avait pas eu le temps encore de louer une voiture depuis son retour et puis pour ce qu'il en ferait de toute façon...
Il avait passé toute la fin de l'après midi à se préparer pour être le plus présentable qui soit lorsque Tom lui ouvrirait la porte de chez lui. Il voulait l'éblouir, le troubler, lui faire envie...Et maintenant qu'il y était en y repensant bien il aurait peut-être dût mettre ses santiags plutôt que ses bottes à lacets qui faisait peut-être un peu trop pour sa soirée avec Tom. De toute façon il était trop tard.

Tom venait de lui ouvrir la porte. Ce dernier le détailla sans pouvoir s'en empêcher. Bill n'avait jamais été plus beau qu'à cet instant. Il portait un sous pull noir avec sa veste en cuir qu'il lui avait acheté il y a trois ans de ça s'il s'en souvenait bien. Bill l'avait tellement bassiné avec ce vêtement. Il lui semblait apercevoir des bretelles argentées en dessous des pans de la veste. Et puis il était chaussé de bottes tout simplement sexy à souhait. Tout en lui était sexy à ce moment là. Au regard que Tom eut et à la tête qu'il fit, Bill sût qu'il avait fait son petit effet. Il passa doucement sa main dans ses cheveux lisses et ébènes pour chasser sa gêne.

-Bonsoir Tom.

Tom cligna des yeux pour se donner contenance et lui sourit chaleureusement. Il s'était dit qu'il avait dû passer pour le pire des lourdauds c'était sûr.

-Bonsoir Bill. J't'en prie entre.

-Merci.

Et il passa la porte laissant derrière lui l'odeur que Tom avait pu inhaler la dernière fois au restaurant. Son odeur mélangée à son parfum. C'était lui. Il était là dans son hall d'entrée et il enlevait tranquillement sa veste de son dos ne sachant pas où la poser. Tom le trouvait adorable d'un coup, semblant un peu perdu dans son monde.

-Donne, j'vais la pendre.

Il ajouta malicieusement :

-J'ai une place prévue pour. Et ouais, chaque chose à sa place...

Il faisait allusion à un des détails qui les faisait si souvent se disputer, le fait que Tom laissait toujours traîner des affaires un peu partout et que Bill le sermonnait régulièrement à l'époque à propos du rangement. Bill saisit immédiatement l'allusion et sourit aussi, répondant :

-Je vois ça !

L'atmosphère qui régnait dans l'appartement était très cosy. Tom avait semblait-t-il déposé des bougies un peu partout pour le rendre plus familier. Il avait préparé un apéritif sur la table basse du salon. Bill souriait. C'était vraiment très beau chez Tom. Bill avait un souvenir particulier de leur dernier apéritif. C'était là que tout avait commencé....ou plutôt fini. Son sourire se fana.

-Assieds-toi j't'en prie.

Bill s'installa sur le canapé ivoire.

-J'ai pris chinois. J'ai pas eu le temps de faire quelques courses pour te préparer un truc potable.

Bill sentait bien que Tom essayait de se montrer prévenant et même appliqué dans leur échange.

-Chinois c'est parfait ! J'adore. Tu le sais de toute façon ! Lui sourit-il à nouveau.

Oui il le savait et c'est bien pour ça qu'il avait eu l'idée de passer dans le resto chinois préféré de Bill pour prendre le repas.

-C'est très beau chez toi.

-Tu trouves ?

-Oui. J'adore la photographie sur le mur. Poursuivit-il l'air de rien.

Cette photo était l'un des précieux cadeaux que Bill lui avait fait pendant de leur vie de couple. Elle représentait leur idéal comme ils le disaient souvent auparavant. Bill l'avait prise lors de leur voyage au Maldives. C'était un magnifique couché de soleil se perdant dans l'immensité océanique.
Tom rit à la réflexion sournoise du brun.

-Pas mal pas vrai ? C'est un ami qui m'en a fait cadeau. Répondit-il sur le même ton.

Tom se demanda soudain s'il avait bien fait de lâcher ça de but en blanc. Bill avait l'air de ne pas savoir comment réagir à la situation. Il le regardait toujours souriant ce qui sembla apaiser le blond.
Mais de son côté, Bill était déstabilisé. Tom avait parlé de lui en tant qu'ami, mais Bill ne voulait pas de son amitié. Il savait très bien que s'il était venu ici c'était dans un but précis et avec ce que venait de dire Tom tout s'effondrait. Il essaya de se donner bonne figure bien qu'au fond de lui il était décontenancé.

La conversation se poursuivit l'air de rien. Ils se racontèrent alors leurs quelques mois passés sans donner de nouvelles. Comment Bill trouvait Paris. Le milieu ultra fermé de la mode, qui tentait de plus en plus d'embarquer les gens dans les soirées Jet-Set. Tom le regardait faire de grands gestes essayant de lui expliquer tout ce dont il avait vécu. Cette expérience l'avait fait mûrir un peu plus encore et le rendait riche de nouveaux horizons. Son métier lui plaisait énormément. Tout semblait magnifique sortant de la bouche de Bill. Bill parlait abondamment mais avait noté le regard adorateur que Tom posait sur lui. Ses yeux allaient de ses yeux à sa bouche, le blond le détaillait sans discrétion. Bill se sentait comme caressé du regard et devait se faire violence pour ne pas perdre le fil de la conversation. Tom avait toujours eu sur lui le pouvoir extrême de le troubler rien qu'avec son regard, il se sentait comme mis à nu, dévoré, il s'était toujours senti beau à travers les yeux de Tom.

Tom lui parla à son tour de son agence. Comment il était parvenu à convaincre la banque de lui donner une chance pour monter sa propre affaire. Puis son ascension plus qu'impressionnante dans le milieu de l'immobilier. Tout n'avait été que concours de circonstances et la chance avait vraiment été avec lui. Il parla brièvement d'Anna et du fait qu'elle ait quitté la ville, elle n'avait pas supporté la honte et l'humiliation après son divorce et de toute façon quand Tom s'était séparé de sa collaboratrice, beaucoup de clients le suivirent, préférant de loin travailler avec lui qu'avec elle.

L'un comme l'autre avait réussi dans son domaine. Ils avaient su évoluer malgré leur séparation. Finalement cette expérience les avait plus enrichis que détruit. Du moins c'est ce qu'on pouvait résumer de la conversation qu'ils venaient d'avoir.

La soirée était finalement passée rapidement et l'aiguille atteignait déjà le chiffre 12 lorsqu'ils décidèrent de clôturer la soirée. Bill n'avait finalement pas osé parler de leur relation amoureuse. Non pas que l'envie lui manquait. Mais en réalité il s'était tellement plongé dans les différents discours de Tom qu'il en avait oublié tout ce pourquoi il avait souhaité cette soirée. Peut-être devaient-ils rester amis finalement. Ils s'étaient tellement bien entendu que ça aurait été dommage de gâcher ce moment à cause de ça. Et puis il avait peur aussi. Peur d'entendre de la bouche de Tom qu'ils ne pourraient jamais être plus que ce qu'ils étaient déjà, de bons amis. Tom n'avait, de toute façon, tenté aucun rapprochement physique, bien que plusieurs fois ils avaient été gênés de remarquer que le silence s'était imposé alors qu'ils avaient le regard plongé dans celui de l'autre.

Ils se trouvaient dans l'entrée à présent. Tom décrocha la veste en cuir de Bill et la lui tendit doucement. Il aurait aimé le retenir encore un peu, seulement toutes les bonnes choses avaient une fin. Tom se sentait quand même heureux d'avoir pu revoir Bill. Il avait tellement changé et en même temps il avait su rester lui-même. Il avait toujours cette candeur qui n'appartenait qu'à lui. Il émanait de lui une générosité naturelle. Il était juste parfait à ses yeux.

Bill remit sa veste très lentement. Il ne voulait pas partir. Il priait mentalement « retiens-moi...retiens-moi...dis moi de rester...me laisse pas partir... »

-Bon et bien... L'androgyne cherchait ses mots. J'ai passé une agréable soirée Tom. Dit-il finalement.

-Moi aussi Bill...moi aussi. Répéta-t-il.

Tom avait un sourire de circonstance. Au fond de lui il aurait aimé que Bill reste. Il aurait aimé remonter le temps et ne jamais avoir fait cette connerie. Il aurait aimé avoir été plus attentif aux attentes du brun. Mais tout cela était de l'ordre du fantasme. Rien n'était plus comme avant et rien ne le serait plus.

-J'espère qu'on aura l'occasion de reparler.

-J'en serais ravi. Répondit Tom.

Ce dernier ne voulait pas montrer son envie de plus. A cet instant il aurait donné n'importe quoi pour avoir le courage de plaquer Bill contre le mur et de l'embrasser sauvagement. Mais le courage l'avait quitté le jour où il avait laissé s'en aller la personne sans laquelle il ne vivait plus qu'au ralenti.

Bill hésitait. Il ne savait pas comment lui dire au revoir alors que tout son corps semblait s'ancrer dans le sol. Il réfléchit rapidement et se dit qu'il n'allait quand même pas s'en aller sans lui donner une bise sur la joue. Ça se faisait entre amis, non ?
Il s'approcha doucement de Tom et l'enlaça tendrement. Il sentit Tom surpris au début puisqu'il se tendit, puis finalement il se laissa aller dans l'étreinte affectueuse.

-J'étais très heureux de te revoir Tom. Chuchota Bill au creux de son oreille.

A ces mots Tom se sentit fondre comme la neige au soleil. Il resserra son étreinte. Ça lui avait tellement manqué. Sans qu'il ne s'en rende vraiment compte, son c½ur s'accéléra d'un coup. Il ferma les yeux et respira d'avantage cette odeur qu'il aimait tant. Bill lui faisait un cadeau énorme en lui permettant de le prendre dans ses bras et il en profitait un maximum. Le brun sentit les bras de Tom se resserrer sur lui. Il ne pensait pas que le dreadé allait réagir de cette façon. Lui qui pensait qu'il n'y avait plus de chance possible entre eux, il avait peut-être mal jugé les signes qu'il avait cru percevoir de la part du blond. Il calla sa tête contre celle de Tom et la fit glisser lentement comme pour retenir l'instant. Leurs joues se touchèrent les faisant frissonner d'appréhension. Bill caressa de son nez fin la pommette du blond. Leurs respirations s'accéléraient. Le temps semblait comme suspendu. Bill posa délicatement sa bouche contre la peau de Tom, rougie sous l'émotion. Il déposa un baiser tendre sur sa joue puis ne put résister à la tentation d'en avoir plus. Il fit glisser ses lèvres sur la peau douce de son visage pour atterrir sur la chair foncé et si désirable. C'était doux et chaud. Ils ne s'embrassaient pas, ils se respiraient, se sentaient, se ressentaient. L'émotion était forte. Après tout ces mois passés l'un sans l'autre, le manque avait quand même pris la plus grande place. Il voulait combler ce vide à ce moment précis. Bill appuya doucement ses lèvres sur celles de Tom qui répondit tout aussi délicatement.

Lorsqu'il détacha sa bouche de l'autre il n'osa pas faire face à son regard. Il fermait les yeux redoutant son désaccord face à tout ce qu'il demandait.

Tom lui était étourdi par toutes ces sensations. Bill venait de lui donner un baiser. Il venait de goûter à nouveau à son fruit défendu. Ses lèvres tentatrices il les dévorait des yeux à présent. Il prit le visage de Bill entre ses mains ce qui lui fit rouvrir les yeux. Tom ne savait pas quoi faire. Il semblait hésiter. Il cherchait dans les yeux de Bill s'il avait le droit de faire ce qu'il souhaitait, de franchir la limite de tout ce qui lui avait été interdit, de ce qui pour lui était de l'ordre de l'impossible. Il respirait de plus en plus fort son désir montant en flèche alors que Bill avait agrippé sa main contre sa chemise sombre lui indiquant qu'il le voulait.

Il accepterait tout ce soir. Il crispa d'avantage sa main contre le tissu montrant à Tom son désir inavoué. Ce dernier se rua alors rapidement contre cette bouche tentatrice. Il plaqua Bill contre le mur comme il l'avait imaginé quelques minutes plus tôt. Leur baiser se faisait pressant et langoureux. Ils y mettaient toute leur frustration. Les deux poussaient des gémissements montrant leur avidité à vouloir ressentir l'autre plus proche encore.

Tom remonta une main pour agripper les cheveux de Bill qui griffa son dos à travers le tissu de sa chemise. Le baiser prit une allure sauvage et de plus en plus empressée, chaque fois que Bill appuyait son piercing contre la langue de Tom, ce dernier gémissait plus fort et se frottait à lui. Chacun pouvait sentir à quel point l'autre était dur, à quel point l'autre avait envie, à quel point l'autre en avait même besoin. Leur séparation avait trop longue pour qu'ils sachent se retenir.

Alors Bill remonta une jambe contre la hanche de Tom et l'attira encore plus près. Le blond saisit son autre jambe et les passa autour de lui, se retourna et sans cesser de l'embrasser il les dirigea dans sa chambre. A peine passé le seuil de la chambre de Tom, Bill se tortilla pour descendre et une fois debout devant Tom, il cassa le baiser pour reprendre un semblant de souffle. Tom ne lui en laissa pas l'occasion et saisit ses bras pour le pousser brutalement contre le mur avant de plaquer ses mains au-dessus de sa tête et de l'embrasser avidement en poussant ses hanches contre celles du brun. Bill gémissait de douleur et de plaisir mélangés, lui-même s'excitait encore plus en sentant l'excitation de Tom. Il se défit de l'emprise du blond et cassa le baiser, soufflant :

-Putain...Je...J'ai envie de toi, Tom...Si tu savais à quel point...

Il posa ses mains sur le devant de sa chemise et l'ouvrit violemment sans ouvrir un seul bouton. Il se mordit les lèvres en faisant glisser ses yeux et la paume de ses mains sur tout le buste de celui qui allait enfin redevenir son amant. Tom avança la tête et posa brusquement sa bouche sur celle de Bill pour l'embrasser profondément. Il enfonçait sans pitié sa langue dans la bouche du brun, léchait le moindre recoin, ses main étaient partout sur Bill, celles du brun partout dans son dos, sur ses reins, sur ses fesses. Tom s'arrêtait juste pour attraper la langue de Bill entre ses lèvres pour la sucer et l'aspirer dans sa bouche et le brun tirait sur ses dreads, rompait le baiser pour rejeter la tête en arrière pendant que la bouche chaude et humide de Tom parcourait sa gorge. Il se faisait malmener mais il adorait ça. Tom lui mordait le cou, le menton, la joue, l'oreille et retirait son haut par des gestes précis mais empressés. Lui-même était fébrile, fiévreux, tremblant, il griffait Tom, marquait sa peau, crispait les doigts dans les dreads de Tom, caressait sa nuque et agrippait ses épaules.

Leurs corps se retrouvaient comme aimantés l'un par l'autre, les mains s'entrechoquaient en déshabillant l'autre, les ceintures résistaient mais la fièvre qui les animait tous deux leur fit arracher le reste de leurs vêtements. Entre plusieurs baisers, ils se regardaient, le regard noir de désir, l'envie plein les yeux, tellement fort que c'en était palpable. Bill s'arrêta un instant et articula difficilement avec la bouche de Tom qui suçotait toujours sa gorge :

-Tom...Tom...Ton lit...Viens...

Et tout en reculant, Tom répondit :

-Putain...Ouais...

Tom poussa Bill sur le lit se jeta presque sur lui, prenant possession de tout le corps sous lui, de ses mains et de sa bouche. Il ne laissait aucun répit au brun qui gémissait et se tortillait sans cesse. Ils avaient chauds, leur respiration était brûlante, leur peau était moite, ils étouffaient sous ce trop plein d'excitation mais avoir l'autre contre lui leur rendait enfin l'oxygène qui leur avait manqué tout ce temps.

D'un violent mouvement de hanche, Bill retourna Tom dos au matelas et fit glisser sa bouche pour attraper entre ses dents un téton de Tom qui se cambra et crispa les doigts dans les cheveux noirs de Bill. Ce dernier était comme pris de folie et se délectait de la peau de Tom sous sa langue, il léchait, mordait, embrassait chaque parcelle de peau qui s'offrait à lui. Il arriva à hauteur du sexe tendu de son amant et Tom frissonna en sentant l'haleine chaude frapper son pénis. Puis, sans préambule, sans petits jeux, Bill le prit entièrement dans sa bouche, il en avait eu trop envie. Trop envie de le goûter, d'avoir à nouveau le goût de Tom dans la bouche, envie de le rendre fou, encore plus qu'il ne l'était déjà. Et quand Bill remonta la tête en creusant les joues pour l'aspirer, Tom plaqua violemment ses cuisses contre sa tête en gémissant plus fort.

Tom ne savait plus où donner de la tête, il ne savait plus s'il fallait arrêter Bill ou le laisser faire, il était proche, beaucoup trop proche. Le brun dut le sentir puisqu'il s'arrêta soudain. Tom l'enlaça et l'entendit souffler avant de l'embrasser :

-T'as toujours aussi bon goût, Tom...Sens-le, sens ton goût et le mien mélangés...

Ils échangèrent un baiser passionné et sans casser l'échange Tom retourna Bill dos au matelas, se plaça entre ses cuisses et commença à se frotter à lui. Ils s'arrêtèrent pour se regarder et tout ce qu'ils voyaient c'est le désir intense qui les consumait, qui les emportait, leur état était lamentable, leur souffle court, leurs c½urs battaient furieusement, l'envie de l'autre était tellement grande qu'ils en étaient complètement chamboulés. Ils étaient devenus complètement fous, fous d'envie, fous d'amour, ça les prenait aux tripes, tellement, qu'ils étaient sûrs de jouir rien qu'en se regardant.

Tom approcha deux doigts de la bouche de Bill mais celui-ci secoua la tête et dit :

-Non...Putain non...J'en peux plus...Si tu me touches encore, je vais jouir...J'te veux toi...Juste toi...

Enième gémissement du blond et violents frissons. Tom était maintenant couché sur Bill qui avait écarté outrageusement ses jambes. Ils respiraient fort tout les deux. Leur excitation ne cessant d'augmenter d'avantage que leurs corps se frottaient l'un contre l'autre.

Bill n'en pouvant plus lui prit la tête entre ses mains pour le faire arrêter ses suçons dans le cou. Il ne tenait plus. Il le voulait tellement. Il le voulait maintenant en lui. Sans concession.

-Tom, Tom...Hum...maintenant j't'en prie. Haleta-t-il.

Ils se regardaient dans les yeux se plongeant dans l'immensité chocolat de l'autre. Bill remonta ses jambes plus haut encore permettant au sexe de Tom de se retrouver exactement au bon endroit. Ils tressaillirent tout les deux. Bill en avait rêvé et il allait enfin avoir ce qu'il voulait. Tom allait à nouveau lui faire l'amour. Il appuya ses mains dans son dos pour l'inciter à enfin le prendre mais ce qu'il lut dans son regard n'était pas ce que son corps exigeait de lui à l'instant même.

Tom le regardait droit dans les yeux. Il semblait chercher un signe. Mais quoi ? Que voulait-il de lui ? Bill lui sourit pour le rassurer et amena sa main à sa joue dans une caresse délicate.

-Tom ? Que se passe-t-il ? Chuchota-t-il.

Il avait peur que Tom pense qu'en fait tout ceci était une belle connerie. Dans son regard il pouvait voir son appréhension et ses doutes. Pourtant Bill pensait lui avoir montré qu'il le voulait. Il n'attendait que lui depuis ... depuis leur séparation. Il n'avait eu de cesse de chercher une satisfaction pour combler son manque de lui mais rien n'avait pu venir panser les plaies de ce trop grand vide.

Tom tremblait au-dessus de lui. Le brun frotta ses fesses contre son sexe en gémissant. Il ne tenait plus, il essayait de le faire craquer.

-Tom prends-moi ! Prends-moi putain ! Couina-t-il.

Tom sembla se réveiller brutalement et comprit enfin que le léger malaise qu'il ressentait était la peur. Le dreadé ne voulait pas de ça. Pas comme ça. Il savait que s'il goûtait à nouveau à Bill il ne pourrait pas s'en remettre. Il tremblait au-dessus de cet être si désiré. Bill ne semblait pas comprendre. Bien qu'il ait encore grande envie, Tom se releva et s'assit sur le rebord du lit laissant derrière lui une trainée d'air faisant frissonner le brun.

-T...Tom ?

Bill se sentait abandonné surtout à un tel moment d'excitation. Il avait fait quelque chose de mal ?
Il se rapprocha du corps transpirant de Tom et posa doucement sa main sur l'épaule du brun le faisant se crisper d'avantage.

-Tom ? Tu...tu n'veux plus ?

Bill sentait sa gorge lui serrer. Ils étaient peut-être allés trop vite. Mais leurs corps avaient parlés pour eux. Seulement il ne suffisait pas que les corps parlent pour reconstruire une relation. Et Tom ne voulait pas coucher avec Bill simplement parce que cela leur manquait. Il voulait lui faire l'amour parce qu'il l'aimait encore et que le langage du corps est le plus beau de tous pour exprimer ce sentiment puissant. Bill brisait tout sur son passage. Il le savait. Il était faible face à lui même s'il ne l'avait jamais avoué. Il avait été l'unique personne qui puisse lui faire faire des choses insensées. Et même ce soir il avait failli une fois de plus se laisser tenter par toute cette frénésie des retrouvailles. Mais il ne pouvait pas se contenter de si peu. Il ne voulait pas de retrouvailles. Il voulait Bill pour lui tout le temps tout entier.

-Je suis désolé. Dit-il simplement.

Bill ne voulait pas qu'il soit désolé. Lui ne l'était pas.

-J'm'en fiche que tu le sois ! Je...Je le suis pas, moi ! Et tu serais désolé pourquoi ? On était sur le point de faire l'amour et tu me laisses en plan Tom.

En entendant ce terme Tom senti sa respiration se bloquer pour repartir de plus belle ensuite. Avait-il le droit d'espérer ?
Bill était désarçonné face à la situation. Tom n'allait tout de même pas le laisser comme ça.

-Dis-moi ce qu'il se passe. J'ai...j'ai fait quelque chose qui t'as déplu. Si c'est le cas c'est moi qui m'excuse je...

-Non ! Tom venait de tourner vers lui. Non c'est pas toi c'est moi. Je ... j'veux pas...je te veux...je n'veux que toi. Tu comprends.

Le blond le regardait intensément dans les yeux. Il y voyait un amour incommensurable. Tom s'ouvrait à lui totalement.
Tom ne savait pas trop comment exprimer ce qu'il ressentait à cet instant. C'était difficile pour lui de tout déblatérer comme ça et en plus dans cette situation.

-Si on le fait maintenant...je sais que ça me rendra fou de ne plus t'avoir après. J'préfère ne pas avoir le droit d'être avec toi ce soir plutôt que de goûter à ce qui m'a tant manqué alors qu'après je n'y aurais plus droit. Je veux pas être juste un « coup d'un soir », Bill. Je veux plus que ça...Je te veux toi, je te veux pour plus longtemps que ce soir...

Bill le trouva désarmant de sincérité. Son c½ur tambourinait rapidement contre sa poitrine. Jamais il n'avait vu Tom exposer avec autant d'innocence ses sentiments. Il n'avait rien compris. Il le retrouvait bien là. Il sourit en pensant que Tom ne s'était même pas rendu compte que pour sa part s'il se donnait à lui ce soir c'était parce qu'il envisageait une nouvelle chance pour leur couple.

Le dreadé voyant le brun sourire se sentit vraiment démuni. Il se sentait honteux. Bill se foutait de lui et il avait bien raison. Mais ses sentiments étaient trop forts et il ne voulait pas les brader pour une nuit pour le lendemain tout regretter. Parce que si ça arrivait il le regretterait. Et il avait déjà bien trop souffert pour pouvoir en supporter d'avantage.

-T'as rien compris Tom.

Bill souriait. Il était rassuré par ce que venait de lui exprimer Tom. Il allait de suite le réconforter concernant la suite des évènements. Il l'enlaça par derrière son dos, il se tenait à genoux.

-J'veux qu'on se donne une autre chance Tom. Je n'fais pas ça pour la nuit. Je te veux pour d'autres nuits encore et encore parce que toi seul fait battre mon c½ur comme ça.

Il se mit sur le côté et lui prit la main pour la poser sur son c½ur. Effectivement Bill avait le c½ur qui battait très vite. Tom n'avait pas songé à un moment que la situation tournerait en ce sens là. Il regarda sérieusement Bill. Il le dévisageait du regard. Il était tellement beau. Sa perfection. Il lui prit alors sa main dans la sienne et la posa à son tour sur son propre c½ur. Il battait aussi vite que le sien si ce n'était plus frénétiquement encore.

Bill avait les larmes aux yeux. Jamais il n'aurait pensé qu'une telle chose lui arriverait. On pouvait retomber amoureux de la personne qu'on a toujours aimé ? Si oui alors c'est ce qui était en train d'arriver. Il se plongea dans ses bras l'étreignant de toutes ses forces. Tom le serra encore plus si c'était possible. Bill s'était mis à califourchon sur lui emboitant son corps dans celui de l'autre. Ils étaient en parfaite osmose. Bill caressait les dreads de Tom alors que le blond ne cessait de frotter ses mains contre le dos transpirant de Bill.

Leur désir avait baissé mais ne s'était pas éteint. Bill recommença doucement ses mouvements de bassin pour attiser le désir de Tom. Ils gémissaient de satisfaction. Bill l'enserrant dans ses bras, Tom plongeant sa tête contre le torse du brun. Il se retrouvait et c'était tellement bon.

Tom releva son visage de son cou et fixa Bill. Il le regardait lui aussi se mordant la lèvre inférieure d'envie. L'androgyne sentait son intimité réclamer le corps de Tom qu'il sentait pulser contre lui. Tom passa ses mains sur ses hanches le callant mieux contre lui et écartant ses jambes pour lui faciliter l'accès à son fruit défendu.

Bill sentait le sexe de Tom frotter contre ses fesses et c'était grisant. Il frissonnait à l'idée qu'il allait à nouveau lui appartenir après tout ce temps. Il n'avait eu de cesse de le chercher. Il l'avait retrouvait finalement.

Tom lui lécha la lèvre qu'il se mordait le faisant frissonner. Son souffle chaud se mélangeait à celui de Bill. Ils se fixèrent sachant qu'ils allaient enfin se retrouver.

-Reviens-moi ! Souffla Tom contre ses lèvres, les yeux brillants.

Bill lui sourit, ses yeux commençant déjà à se remplir de larmes de joie. Il souleva son bassin et commença à s'empaler de lui-même sur le sexe érigé de Tom. Il ressentait chaque centimètre du désir de Tom. Et c'était tellement bon. Il ouvrit la bouche en grand pour respirer d'avantage d'air alors qu'il arrivait à la garde du sexe du blond. Il lui avait maintenu les hanches tout le long de la pénétration et l'avait pressé d'avantage contre lui. Il voulait tout ressentir.

-Haaa...

Bill gémit de plaisir. Il n'en revenait pas. Dés leur union il ressentait du plaisir. Tom prit sa bouche en y léchant les contours. Il lui donna un baiser mouillé et des plus sexuels plongeant sa langue dans sa bouche pour plus de contact. C'était tellement fort ce qu'il ressentait à ce moment là que plus rien ne l'arrêtait.
Bill ondula du bassin lui indiquant qu'il devait donner des coups de hanche. Et c'est ce qu'il fit. Il s'étreignait toujours plus mettant leur corps au supplice du plaisir. Plus Tom donnait des coups de hanches plus Bill gémissait la tête partant en arrière.
Le blond le touchait partout, suçant ses bouts de chair roses sur son torse lui faisant perdre la tête encore plus.

-Han Tom, Tom, Tom ! Oh oui...prends-moi encore...

Ils étaient serrés l'un contre l'autre ne souhaitant pas défaire leur union nouvelle. Tom sentait son sexe enserré dans un étau de chair brûlant. Il avait l'impression que plus il poussait plus le corps de Bill le réclamait, n'en ayant jamais assez.

-Bill, putain...

Il plongea sa tête dans son cou respirant son odeur. Il l'avait retrouvé. Il ne le lâcherait plus. C'était fini, il le savait. Il n'y aurait jamais plus que lui. Bill. Il sentit celui-ci arrêter ses coups de hanches. Il releva la tête. Le brun lui souriait le regard hagard de plaisir. Il lui prit sa tête entre ses mains et l'embrassa avidement les faisant basculer sur le matelas.

Bill poursuivit ses baisers dans son cou en se mouvant toujours sur Tom. Il lui lécha un téton puis son torse laissant une trace humide sur son passage qui faisait frissonner Tom. Son sexe pulsait entre leur deux corps, humide et dur n'attendant plus que des caresses. Il se redressa posant ses mains sur son torse pour prendre appui. Il le chevauchait littéralement. Ses cheveux lui collaient au visage et son sexe lui faisait mal de na pas être touché. Plus il accélérait plus ses ongles s'enfonçait dans la chair de Tom marquant son plaisir sur ce corps si bien fait. Celui-ci commençait à ne plus pouvoir ouvrir les yeux tant le plaisir prenait le dessus.

-Hum...Han...T-Tooom...Touche-moi Tom !

Le dreadé enroula alors sa main autour du sexe de Bill lui infligeant de rapide va et vient. En même temps il essayait de ne pas perdre pied. Il donnait des coups de reins puissants vers le haut alors que Bill s'empalait d'avantage sur lui.

-Haaa Tom, Tom, Tom !

Il venait de toucher sa prostate. C'était exactement cette sensation qu'il voulait retrouver. Tom partout autour de lui. Dans son corps, dans sa tête jusqu'à son âme. Ne pouvant plus supporter d'avantage il se remit sur lui, sa tête dans son cou, la respiration saccadée.

Tom voyant son état de plaisir intense passa son bras dans son dos et le retourna pour se retrouver sur lui. Bill avait les yeux fermés la bouche haletante. Il prenait un plaisir extrême et c'était grâce à lui. A son corps. C'était parce qu'il était avec lui qu'il ressentait tout ça. Cet être si merveilleux lui avait pardonné. Il voulait finalement retenter quelque chose avec lui. Il se sentait chanceux et plus heureux qu'il ne l'avait jamais été. Il l'admirait tellement qu'il avait arrêté ses mouvements. Bill rouvrit les yeux et tomba sur ceux en larmes de Tom.

-Tom ?

-Je t'aime !

C'était sorti tout seul. Il n'avait pu s'en empêcher. Tout simplement parce que c'était ce qu'il ressentait depuis toujours. Il fallait qu'il lui dise. Bill ne s'attendait pas à ça. Tom avait vraiment dû souffrir de leur séparation pour se mettre à nu si subitement. Il semblait être redevenu un gamin face à son plus beau cadeau. Le brun caressa son visage du bout de ses doigts touchant ses larmes avec tendresse.

-Je t'aime aussi Tom. Depuis toujours. Lui sourit-il les larmes lui montant lui aussi aux yeux.

Ils s'embrassèrent à en perdre la raison. Tom plongeant Bill un peu plus dans les abysses du plaisir. Ils transpiraient d'avantage sentant l'orgasme arriver.
Tom resserra le corps de Bill contre lui, ce dernier l'entourant totalement de ses jambes, ses pieds poussant contre ses fesses pour l'amener plus profondément en lui.

-Ha ! Tom ! Je...han...

Tom savait que Bill n'allait pas tarder à venir. Il glissa sa main entre leurs deux corps et prit son sexe dans sa main et le pompa rapidement. Il l'embrassa avec amour et Bill ne put plus lui résister. Son corps se crispa sur celui de Tom et il se libera entre eux alors qu'il gémissait dans sa bouche les larmes aux yeux, tremblant de tout son être.

Bill se laissa aller dans le matelas. Tom se releva son sexe toujours en lui. Il continua ses mouvements compulsivement. L'image qu'il avait devant lui, lui faisait perdre la raison.

Bill avait les yeux fermés le corps transpirant laissant voir les fruits de son plaisir sur son ventre. Il avait les jambes entièrement ouvertes et se laissait totalement prendre par Tom. Son torse se soulevait rapidement signe de son activité intense. Tom ne résista pas plus longtemps lorsque Bill rouvrit ses yeux, le fixa intensément en resserrant son intimité sur lui et se mordant la lèvre et en l'encourageant par des paroles vicieuses.

Il sentit la jouissance de Tom dans le creux de ses reins. Il lui avait enfin donné autant de plaisir qu'il en avait reçu.
Tom se laissa retomber sur son corps le laissant l'enlacer tendrement. Bill lui releva la tête et l'embrassa avec tout son amour alors qu'il resserrait encore son intimité sur son sexe pour prolonger son orgasme. C'était beaucoup pour Tom qui couina, les larmes aux yeux. Il venait de vivre un trop plein d'émotion. C'était inouïe ce qu'il venait de ressentir. Il venait d'être terrassé par un orgasme foudroyant, puissant, terrifiant. Ça n'avait pas de mot. Ou alors un seul pouvait vraiment définir l'instant. Bill.
Il commença à tressaillir, son corps ne lui obéissant plus. Il fondit en sanglot dans le cou du brun. Il l'enserra davantage par peur qu'il parte.

-Tu restes...Tu restes ici hein ?

-Chut...chut...je suis là Tom. Je suis là. Je ne pars pas. Lui chuchota-t-il.

Bill lui caressait le dos pour le rassurer. Ils n'allaient plus se quitter maintenant. Ils avaient bien trop soufferts de leur séparation. Mais le brun avait autant besoin d'être rassuré, alors il lui souffla tout bas, presque craintivement :

-Et toi, tu me laisseras plus partir non plus, hein ?

Tom secoua la tête, toujours nichée dans son cou et répondit :

-Non. Plus jamais. Plus cette fois. Tu restes ici, avec moi. Avec moi pour toujours.

-Oui, avec toi.

-Et même si on s'engueule, même si la routine s'installe, même si on est malades, fatigués, de mauvaise humeur, même si on devient pauvres, même si-

Pendant son discours, Tom avait relevé la tête et fixait sérieusement Bill et ce dernier l'écoutait en souriant. Il l'interrompit :

-Je me fous de ce qui va se passer par la suite, on aura des joies, on aura aussi des peines, Tom. On aura du bon et on aura du mauvais. Mais maintenant j'ai compris.

-T'as compris quoi ?

Bill déposa un baiser léger sur sa bouche et l'attira de nouveau contre lui, mettant toute la ferveur et l'amour dont il était capable :

-J'ai compris que la réussite d'un couple dépend des deux personnes qui font ce couple. Peu importe ce qui va nous arriver, je me fous vraiment de ça, je m'inquiète pas, parce que je sais que de toute façon, tout ce qui vient à partir de maintenant, je veux le vivre avec toi. Et seulement avec toi.

Ils échangèrent un long baiser qui scellait enfin leurs retrouvailles. Oui, peu importait ce qui allait arriver, ils y étaient préparés, ils l'avaient déjà fait et avaient tiré des leçons de leurs erreurs, ils avaient vécu le pire et le meilleur, ils avaient vécu avec et sans l'autre et étaient définitivement convaincus que sans l'autre la vie ne valait pas la peine d'être vécue. Tom cassa le baiser et chuchota tout contre la bouche de l'amour de sa vie les mêmes mots qu'il lui avait soufflé plus tôt :

-Reviens-moi...

Et Bill lui répondit simplement :

-Je suis déjà revenu...

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Comments :

  • chaos87th

    26/08/2011

    J'avais pas vu qu'il y avait un prologue.
    En tout cas je ne suis pas déçut.
    Ils se sont séparés pour mieux se retrouver.

  • th-in-disney-world

    05/10/2010

    J'avais déjà lu cette mini fic sur le blog "pas-sur-la-bouche"
    J'avais adoré. D'ailleurs je l'ai relu cet été.

    Laura67

  • 26JUIN1992

    01/01/2010

    J'ai aimé ta fiction
    Une fois de plus, tes écrits sont géniaux.
    Putxn, quand ils se sont séparés, j'étais limite en pleure comme une madeleine
    Mais j'aime la fin.

  • k

    13/11/2009

    Ah ben voila c'est déja mieux =DD !!

    Merci pour cette fiction les filles il est super =) Bisoux !

  • Pucca97217

    20/09/2009

    Je crois que l'épilogue c'est mon chapitre préférée.
    J'ai eu un sourire béat tout le long.

  • Ah-t0miik-x3

    01/08/2009

    Magnifique *-* j'ai pas d'autre mots qui me viennent là *-*

  • Thunderbolt-Real-Ya0i

    11/07/2009

    C'est tro chouuuuuuuuuuuuuuuu

  • Calypso

    02/06/2009

    YESSSS YESSS YESSSSSSSSS
    Jsuis trop contente je pensais pas que tu les ferai se remettre ensemble, jsuis contente de voir que tu as un coeur finalement ;)

    *note à moi-même : ne plus jamais mettre de commentaire débile avant de vérifier si la fiction est fini pour de vrai* gnignigni

  • Siix.

    31/05/2009

    Oh mon Dieu, je me rappelle de cette fiction !!!!!! C'est l'une de mes préférées dans toutes celles que j'ai pu lire jusqu'à maintenant !
    Elle est " magnifique " et bien écrite. Et l'histoire était vraiment touchante & intense.
    Franchement, bravo à vous deux d'avoir écrit une aussi belle fiction !
    Il me semble avoir laisser un commentaire sur x-pas-sur-la-bouche-x

    See you soon.

  • os-love-yaoi

    20/05/2009

    Allez, avouez tout. Ou est-ce que vous avez planquées la caméra ? Hum ?

    C’est fou comme cette fiction me fait penser à ma propre histoire. Et pas seulement ‘penser’ à vrai dire, à quelques détails près, c’est exactement ce que j’ai vécu, enfin pour toute la partie jusqu'à la séparation.

    Pfiou, ça c’est de la fiction qui me touche autant de le dire. Je sais exactement ce que ressent Bill pour l’avoir moi-même vécu et j’avoue que de découvrir le point de vue de Tom ne m’enchante pas parce qu’il me force à admettre que tout n’est pas que de sa faute… arf.

    Bref, je ne vais pas comparer plus avant avec ma vie :)

    Tom m’a sincèrement exaspéré pendant la pseudo guerre, c’est clair qu’il s’y prend comme un manche pour reconquérir Bill !

    Après je vais surtout parler de l'épilogue puisque c'est le passage le plus frais dans ma mémoire.

    J'ai eu mal pour eux. Mal pour Tom en l'imaginant lire les articles sur Bill dans la presse. Les mêmes articles qui le décrivaient en Don Juan. J'ai eu mal pour lui quand on a comprit que Bill était avec quelqu'un.

    Comment est-ce qu'un simple texte, sortit tout droit d'un monde imaginaire, peut nous toucher autant?

    Même maintenant j'ai encore une boule dans la gorge. Je serais tentée d'ajouter que j'ai les yeux humides mais je déteste trop montrer mes larmes pour ça.

    C'étaient 6 chapitres magnifiques. Une histoire simple qui ressemble tellement à une histoire vrai. Oui, tout ça est tellement réaliste.

    Je suis contente que ça ce finisse bien, moi et les happy end on est de grandes amies :)

    Le dernier Lemon était juste... whoua... bavant certes mais pour une fois ce n'est pas ce qui m'a importé le plus. C'est la réconciliation, la redécouverte, le renouveau, en bref, le 're'. Qu'ils s'offrent l'un à l'autre.
    Ils s'aiment tellement, je n'aurais pas supporter qu'ils continuent chacun de leur côté. Ça m'aurait rendue folle comme lorsque je regarde les Parapluies de Cherbourg^^
    (et ce n'est pas peu dire). Il y a déjà tellement de fin triste dans la vie de tous les jours, pas besoin d'en rajouter. Les histoires sont là pour faire rêver, les seuls larmes que je leurs autorise à faire verser sont des larmes de bonheur :) (comme celles qui menacent de s'échapper inopinément des mes yeux très prochainement)...

    Bref, je ne sais plus trop quoi dire. J'avais plein d'idée pendant que je lisais et puis là, pof! plus rien. Note à moi même : la prochaine fois je prend des notes!!

    Merci pour cette magnifiquement émouvante fiction qu'est "reviens-moi".

    P.S: tu ne me reconnais peut être pas mais je suis Eilan, sur norkaia, l'une des filles qui devraient se faire enfermer pour cause de folie grave à la suite de commentaire étrange sur "adultère" ^_^'

    Allez je zoute, je dois encore manger avant de retourner en cour.

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